‹ Traditions populaires comparéesChapitre 301 sur 386 · ORIGINE DES MENHIRS OII PIERRES DEBOUT · texte numérisé non relu

ORIGINE DES MENHIRS OII PIERRES DEBOUT

L Dncnl , berceau de toulrn chose» par droit OMM dan» h- genre bumaln, en idée , en philaae^ie' en religion , Hc

(Laif&nTt5K. Le Civilifatenr )

Après cela, ce n’est peutétrepas assez d’avoir cru trouver un nom dans le nord de l’Europe et dans l’Asie : il est mieux encore de trouver la chose dans les mêmes régions. Or, personne n’ignore aujourd’hui que le pays de Galles, notre Bretagne, la Weslphalie, le Dannemark , la Suède , la Norwège , la Prusse ne soient fort riches en menhirs et en peulvans ; il ne faut pour cela qu’avoir lu quelques pages du livre de M. de Cambry sur les monuments celtiques. On en rencontre partout où les Scythes ont séjourné : dans l’Achaïe , dans l’île de Samos , dans la Tauride. On en rencontrerait jusqu’au fond de l’Asie, en visitant les Ostiaks , le Kamschatka, la montagne de Taï-Chau en Chine , et l’ile même de Lieou-Kieou où nous avons déjà recueilli d’autres analogies du culte. Là, c’est devant des pierres

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érigées dans les rues , dans les places publiques , sur les montagnes , et non devant leurs idoles , que les habitants vont prêter les serments de quelque importance (1). C’est aussi en présence de leurs pierres plantées, que les Cossihs de l’empire Birman tiennent leurs assemblées les plus solennelles. Le Lingam adoré à Bénarès , sous la forme d’une longue pierre debout , et sous les noms d’Ixora (2) ou de Mahadeo , n’est pas moins fréquenté des Hindoux et des Thibétains , que le terme de Priape ne l’était jadis des femmes de Lampsaque et des matrones romaines.

C’en est assez , je pense , pour interpréter l’origine du culte que nous avons vu rendre à la pierre d’ Appétit de Verdun, à celle de St-Vit de Mouthieren-Bresse, et à la pierre Lite des environs de Nozeroy. Celles-ci parlent encore pour les autres qui ont laissé les traditions se taire depuis longtemps.

(1) Abrégé de Vhitl. génér. des Voyages., liv. nt, c. 13.

(2) Ixora est comparé à Osiris que les Egj’pliens adoraient sous la figure du phallus , c’est-à-dire de la partie de son corps qui avait été sauvée par Isis, son épouse.

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