LE LUTOK DES VOYAGEURS. 6H
en juger par ie combat singulier que Jacob eut à soutenir , toute une nuit , à son retour de Mésopotamie, et contre qui? — contre Y Esprit de Dieu, dont il resta vainqueur. Cette victoire surprenante lui valut, de la part du vaincu , le nom d’Israël , ou fort contre Dieu.
Certainement je n’établis point de similitude éntre la lutte divine du jeune patriarche contre Urt habitant des cieux , et celles dont parle Strabon ; la lutte de Jacob est un ingénieux symbole qui nous suggère l’idée de la puissance et de la force que lé ciel promettait au peuple de Dieu , dans la personne de celui qui en serait le père.
Quant aux autres lutteurs invisibles, il est fâ<cile de reconnaître ( au caractère ntalfaisant qu’ils portent dans tous leurs actes) que si Dlen lenr pè^^met d’éprouver quelquefois les voyageurs, ils preüi nent sur eux assurément la permission ' dé lelff nuire. Peut-être est-il aussi dans les desseins de la Providence de décourager les voyageurs , afin que l’homme se plaise dans un état sédentaire , le plus favorable à son bonheur individuel.
Aussi voyons-nous beaucoup de malins ginns fréquenter les déserts de l’Arabie et les steppes de la Tartarie septentrionale , au dire de tous les voyageurs du moyen âge. Dans cette malheureuse Tartarie, où les esprits parlent surtout par la voix de la bise et des autres vents orageux, ils vous appellent par votre nom, ils vous fourvoient par des