‹ Traditions populaires comparéesChapitre 317 sur 386 · LE POULETOT DE LA RACE BOVINE · texte numérisé non relu

LE POULETOT DE LA RACE BOVINE

gardez-vous de le contrarier dans ses ébats ; le Fouletot est on ne peut plus susceptible, il fuirait, et il ne reviendrait plus.

Et, sans le provoquer, sachez qu’il ne pardonne que difficilement l’oubli du troupeau. Souvent ce fidèle gardien, qui ne s’abandonne jamais au sommeil, voyant la bergère endormie , l’a punie de son défaut de vigilance, en attirant au fond des bois la plus belle de ses vaches : souvent il l’a fait longtemps chercher à la jeune imprudente; souvent il l’a retenue malicieusement jusqu’à la nuit, afin que la coupable fàt accueillie dans sa famille par ube grêle de violentes réprimandes. A la fin, cependant, content de la leçon qu’il vient de donner à l’insouciante pastourelle, le Fouletot, qui dans le fond ne manque pas d’une certaine bonté, ramène ordinairement lui-méme la génisse au logis , rassasiée de nourriture et le pis chargé de lait.

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