‹ Traditions populaires comparéesChapitre 34 sur 386 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

l’eSPKIT m REVERMONT.

sui» I rfifanl dr 1 air. un f>lphr . inuitift qu un révc.

Vh;to« Ht oo.

Une |)ersonne digne do loi , très-digne de foi , je vous en réponds , m’a rapporté bonnement (je ne dis pas qu’elle me l’a conté ) qu’étant un jour on Revermont (t), dans les parages de la pierre des Fées de Simandre , avec un jeune villageois des environs de Chavannes ou de l’ancienne Chartreuse de Séligna , elle ouit à plusieurs reprises , dans l’air , un bruit dont elle lui demanda la cause ; mais son compagnon ne répondant rien , elle lui avait dit : « Vous êtes donc sourd ? Quoi ! vous n’entendez pas ?

« — Si , si , fait-il , j’entends parfaitement.

« — Hé bien ! d’où partent ces cris ? v

Le pauvre garçon , craignant d’étre raillé de sa crédulité , ou taxé de superstitieux , n’osait rien ajouter d(! plus.

(1) nôparirmciil ilc l'.Viii.

l’esprit Dr REVEKMONT. f)9

» Diles-iuoi donc d’où vient celle voix ?

« Hé bien ! Monsieur, vous voulez absolument le savoir , c’est la voix de l’Esprit. »

Le rapporteur de ce colloque me faisait observer à ce sujet que si c’eût été dans la nuit de Noël , il n’aurait pas eu besoin de s’informer de la cause de ce bruit , car personne n’ignore , dans le Reverrnont et dans le Bas - Bugey , que le roi Hérode voyage alors à travers l’atmosphère , et qu’il y vocifère comme un damné ; mais c’était au mois de juin , en plein jour , en rase campagne , et les montagnes, avec leurs échos, se perdaient azurées Pt vaporeuses <lans l’éloignement.

Page 1