‹ Traditions populaires comparéesChapitre 356 sur 386 · ORIGINE DU CULTE DU BOEUF · texte numérisé non relu

ORIGINE DU CULTE DU BOEUF

de taureau et un corps de dragon , ou bien sous la forme humaine , ayant seulement le front armé de deux cornes naissantes, comme on représente quelquefois Moïse (i), le grand législateur et l’homme de Dieu chez les Israélites. Ces cornes sont l’emblème du génie ou de la puissance.

Bacchus fut le conquérant de l’Inde et même son législateur : il était surnommé Bicornin ou Comiger. Elevé par les nymphes et les faunes dans la chaîne du Taurus , aux environs de Nisa (2) entre le Thibet , l’Hindoustan , la Perse et la Tartarie indépendante , il a cela de commun avec le fondateur du Bouddhisme , qu’il appartient à l’Asie centrale, et qu’il était né du dieu suprême de l’univers.

Un des principes fondamentaux de la religion des Perses était la création du premier taureau , dont les hommes et toutes les espèces vivantes étaient sortis. Chez eux, le taureau était considéré comme l’agent visible de la force invisible qui meut et féconde la nature.

Dans un esprit de dévotion qui adhérait au dogme principal de la Perse ou de l’Arabie antique (je ne sais plus laquelle de ces deux nations), les hommes portaient sur leurs tètes de petits taureaux

(1) La fameuse statue de Miclicl-Angc, à la basilique de Stc-Marie- Majeure de Rome, eonstate eetlc idée traditionnelle.

(2) Delà le nom de IHonysiui , le dieu de Nisa , donné au Racehus indien.

URKilNE bL’ CULTE DU BOEUF. 709

on relief , comme une marque distinctive de ce culte national. Il n’est pas impossible que quelquesunes de ces images aient été apportées et perdues dans nos climats occidentaux , lors dos grandes migrations qui les ont couverts.

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