LE BISON 1)E BESANÇON
Bisutitl . MU aifliua (ut io Alberti levtn cnmgit) VE«u!rri: , a quo Biso^rrii et Vsto.iTiONiie nomcm : uodr lucols dicti Vca05Tt« pro Bimxtcs io ooticia utriu» que inperii . propter afÜBitatera UUeranun B- et V. apttd Tcteres ut es màmoruin ioacrlptioDibua cul ligcreeai. ( Cmrru t- Vesontio. p i. >
Tne médaille d’argent, que le sol de Besançon a rendue à la lumière, a décidé Jean-Jaoques Chifïlet , auteur de l’histoire de cette cité impériale en 1618, à chercher dans le nom du Bison , espèce de bœuf autrefois connue dans la Germanie et dans les Gaules , le nom des Bisontins ses compatriotes. Ce savant s’était persuadé que le bison de la médaille était comme les armes parlantes de cette cité gauloise ( 1 ) .
(1) r.'éliiit l'iistiKC ili's VI 1rs rl (1rs ronirrrs, dès 1» plus iiiiutc antiipiitc , comme ou le voit par les médailles grecques telles que celles qu'on frappait dans In Bcotie , lesquelles portaient ordinairement d'un côté la ligure de Io femelle d'un liisoii nourrissant son veau , ou simplement In tête et la crinière d'un bison, tfn sait que la liéotio Irnail son nom de /(«ns, parce que, suivant la fable, Cadnius avait
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LE BISON l)E BESANÇON. 7 H
Il dit ce que c’était que cette espèce de bœufs sauvages, hisontes , dont le poète Oppianus a donné la description dans son traité de la chasse , où il les représente ravageant les plaines de la Bistonie , aux extrémités de la Thrace môme.
Pline (I) fait naître ces animaux dans la Scythie et la Germanie. Solin les admet jusque sur les plages septentrionales; Erasmus Stella en donne à la Prusse ; et Jule.s César en met aussi dans les Vosges (2), limite du territoire des Séquanes, dont Besançon paraissait être déjà la capitale , à l’époque de la guerre des Gaules comme il l’a été depuis. Mais cette espèce bovine, originaire do l’Asie , SC trouvant sous rinflueucc d’un climat trop dilférent, s’est éteinte en Europe. Elle y avait (‘té introduite par les migrations indiennes et scythiques , en suivant la vaste chaîne du Taurus , depuis les sources du Gange jusqu’à l’extrémité de l’Asie-Minoure. La dénomination de Taurux doit déjà paraître assez remarquable. Le bixon est trèscommun sur les bords du Sind et du Gange ; il y (“St assoupli au joug de la charrue.
Quand l'Orient déborda sur l’Occident, hîs émi-
«'■tc conduit par un de ces nniinaux dans la contrée o(i il bâtit la ville ^ de Tlièbes. — En France, le a pour blason une vache. I.e’^
Dcarnais, corarae les Ibères lem-s voisins, pourraient bien être venus de la cbainc du Tanrun asialiipie (1 ' Livre VIII , eli lf>.
(3) Hc Bcll'i Ciiltico , lib. vi