RÉSIDENCES DE LA VOL'IVRE
d’établir des chemins ferrés dans une seule nuit (1) ; celle qui , du haut du roc escarpé où le prince d’Orange avait osé , en 1 304 , bâtir le château de l’Aigle, pour étendre ses ailes protectrices sur la chartreuse de Bonlieu et sur le prieuré de la Motte d’Ilay (2) , domine une contrée pittoresque , toute peuplée d’esprits sauvages et familiers.
Il ne serait pas bien d’omettre la Vouivre du Val d’Amour (3), qui visite avec un sentiment de prédilection , près de Dole , le mont Roland , où le plus illustre de nos paladins avait , dit-on , fondé un monastère en l’honneur de la vierge; ni celle de Vadans, qui fréquente au mois de septembre les territoires de Chamblay, de Chissey et de Châtelay, où le docteur D. affirmait , sur son serment le plus sacré, l’avoir déjà vue deux années de suite, à la même époque ; ni la Vouivre de Larrey (4) qui eut tant d’émules en malice parmi les nonnes de ce lieu, que le nom de Vouivre» de Larrey leur fut appliqué sans miséricorde , ce qui amena la suppression do leur couvent (5).
(1) C'est ce que l'on dit du chemin de Jean-de-Vicnne, dont on reconnaît encore les vestiges abandonnés dans la côte de Pannessicre , arrondissement de Lons-le-Saunier.
(2) Arrondissements de Saint-Claude et de Lons-le-Saunier.
(3) Département du Jura.
(4) Départ , de la Côte-d'Or.
(5) M. Vallot. Dissertation sur le nom de la Combe au serpent , insérée dans les Mémoires rfe la commiss. d'Anliq. de la Cùle-d'Or. 1834, p. 35.
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