LES ÉTOILES FILANTES
. !.« pr6trr« el Iw magirirno tirent i horoscope d* l'enfant . et déclarent qu il n'y s rien d'heureut dan^ la conjoncttun de« etoties qui ont préftidc à «a- naU ^neo , et que «e« quaiitc» autant que ses defauts euu« tribueront à «on malheur.
M*"' i>K l.autRTUtc Bt »TSS , herui de la Perse.
Comme les savants ne sont pas plus lumineux sur la question des bolides, et que le commun des hommes n’est pas obligé d’y voir plus clair, on s’est avisé de croire que les météores qui sillonnent le champ des cieux dans les nuits les plus sereines sont des âmes qui montent au séjour éternel du bonheur. On ne conçoit pas tout d’abord que les étoiles fdanles soient prises pour des âmes qui montent; mais, quand on y réfléchit un instant, il n’y a pas plus de raLson pour croire à la chûte d’une étoile qu’à l’ascension de l’âme d’un juste : à la distance où l’on voit paraître et disparaître ce phénomène, il n’est guère possible de distinguer s’il s’élève ou s’il descend.
Il n’y a pas de nuit qu’une âme vertueuse ne
T.BS ÉTOILES PILANTES. Itil
parte de la terre pour aller recevoir au ciel sa récompense, et pourtant ou n’a pas toutes les nuits le consolant spectacle de ces ascensions. Une telle considération doit alors faire comprendre que ce ne sont pas des âmes, mais dos météores qui se manifestent ainsi, puisqu’ils sont si rares.
Dans la religion des Hindous, on ne raisonne pas plus sérieusement : pour eux, les étoiles niantes ou tombantes sont aussi des âmes. Ce sont' celles des Déoutas (déités), qui descendent icibas, ou celles de créatures humaines, qui, après avoir mérité le ciel et joui pendant un certain temps de la félicité divine, sont renvoyées sur la terre, pour animer de nouveau des corps mortels.
On prétend que les souhaits que l’on forme pendant le peu de durée du trajet de l’étoile filante s’accomplissent infailliblement; mais bien peu de mortels sont assez heureux pour avoir le temps d’articuler un vœu pendant cette apparition inattendue.