‹ Traditions populaires comparéesChapitre 93 sur 386 · G FÊTES DL' SOLEIL · texte numérisé non relu

G FÊTES DL' SOLEIL

de voir tant d’étoiles attachées et scintillantes au front des montagnes d’ Arlay , de Bréry , de Blandans , de Menétru, de Château-Chalon, et à déplus humbles éminences, à Nevy , Voiteur et Domblans , demanderait ce que cela signifie , et n’obtiendrait du commun des hommes aucune solution. Seulement on l’assurerait que c’est un divertissement qui se pratique de temps immémorial, de père en fils. Mais qu’apprendrait-il du motif de ces fouailles{\. ) ou torches de bois résineux qu’on agite dans l’air en faisant des roues de feu? Rien. Peut-être trouverait-il sur son chemin quelque personne un peu plus instruite, sans l’être assez, qui lui dirait bonnement que ces flambeaux allumés font allusion à ceux des bergers de Bethléem se rendant à la crèche pour offrir leur hommage à la Nativité du Sauveur du monde. Mais , s’il allait ensuite s’en informer près des savants , il saurait par eux qu’il vient d’assister à une commémoration de fête purement païenne , dont les cérémonies se perdent au sein des religions les plus antiques de l’univers.

Ces roues flamboyantes se remarquent, en effet, aux mains des divinités hindoues, qui représentent surtout le soleil ou la lumière , tel que Sourya ; ainsi qu’aux mains de Soubra-Mahnya , héros du soleil, etc. (2).

(1) t'ucalia en latin des hus sièeics.

(2) Dp» lieliij. de l'atdiq. , planclies 3 , 8, 9, 16 , 49, 50, 51, 65 , 66 . 88.

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