AU V.VLLO.N UE UA SEILLE
En Bretagne , province qui a tant conservé de souvenirs de l’Inde , comme nous le remarquerons de plus en plus , la Saint-Jean est solennisée comme dans le vallon de la Seille, mais le nombre des (lambeaux lui donne encore plus d’appareil au port de Brest. « Vers le soir , trois à quatre mille personnes accourent sur les glacis : enfants , ouvriers , matelots , tous portent à la main une torche de goudron enflammée , à laquelle ils impriment un mouvement rapide de rotation. Au milieu des ténèbres de la nuit , ou aperçoit des milliers de lumières agitées par des mains invisibles , qui courent en sautillant, tournent en cercle , scintillent et décrivent dans l’air mille capricieuses arabesques de feu.
« En Poitou, on entoure d’un bourrelet de paille une roue de charrette ; on allume le bourrelet avec un cierge bénit, puis l’on promène la roue enflammée à travers les campagnes, qu’elle fertilise, si l’on en croit les gens du pays.
U En Allemagne , des usages du même genre constatent la liaison qui existe entre les feux de la Saint-Jean et l’ancien culte du soleil » (1).
Ecoutons M. (lhampollion-Figeac, auteur de i\’ourelles Recherches sur les patois : « Annuellement encore , dit-il, les habitants des campagnes , flans le Dauphiné, célèbrent la fête du soleil et allu-
''I , Muijan. PiUur.