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LES GÉNIES DE L’'IILANLY-DAG

œJUXx environs de Césarée, sur la route =\#d'Indgé-Sou, se trouve une montagne "— connue sous le nom turc de lilanly-Dag, — Montagne des Serpents.

Il y a une dizaine d’années, un derviche arabe prit avec lui quatre hommes du pays et les emmena sur llilanly-Dag, dans une grotte où il prétendait qu’un trésor était caché.

Lorsqu'on fut arrivé, le derviche plaça ses compagnons à l’entrée de la grotte, traça un cercle autour de lui (1), et se mit à lire dans un livre qu'il avait apporté.

Presque aussitôt les quatre indigènes aperçurent près de l’ouverture de la grotte une jeune fille de la race des Gnomes et qui était divinement belle, En main, la jeune fille tenait une épée nue

(x) Ce cercle magique a pour objet de tenir les mauvais génies à distance.

qu’elle faisait tournoyer, menaçant d’en frapper quiconque essaierait de pénétrer dans la grotte.

« Avancez! cria le derviche; n’ayez point crainte ! vous trouverez un amoncellement d’or et de pierreries ! »

Les indigènes obéirent et purent apercevoir dans l’intérieur de la grotte les immenses trésors dont le derviche leur avait parlé.

L’Arabe continuait sa lecture, mais les indigènes n’osaient davantage s'approcher du génie à l'épée flamboyante. Tout à coup le derviche s'arrêta :

€ Avancez-vous encore, dit-il, et prenez tout autant d’or que vous en pourrez emporter. Mais gardez-vous de penser à mal agir contre le génie. »

La jeune fille cessa de faire tournoyer son épée, et les hommes commencèrent à remplir d’or et de pierreries les sacs qu’ils avaient apportés.

Malheureusement, des pensées coupables entrèrent dans le cœur des indigènes à la vue de cette femme si belle, que chacun d’eux eût voulu posséder. Le derviche le comprit et se remit à lire ; la jeune fille reprit son glaive et courut aux hommes ; elle en précipita deux hors de la grotte et les deux autres s’évanouirent de frayeur.

Le derviche dut au cercle magique et à une invocation pressante au Prophète de n’être point

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