CHANSON DE LA MARIÉE
O cruelle vie étrangère, que t’ai-je fait ?
Tu as enchaîné à double chaîne mon mari.
Mon mari s’en est allé, jai pleuré amèrement.
Pleurons ! que les yeux de toutes couleurs soient dans les larmes! Que cet éloignement du pays soit le premier !
Je me promène au sommet des monts élevés.
J'ai perdu mon chéri, je suis à sa recherche.
J'ai confiance en ta santé, mon adoré,
Je suis encore à en avoir des nouvelles.
Je vous désire avec ardeur, mais je ne vous vois point.
Ma mère accoucha de moi pendant un jour noir ;
J'ai été conçue de diverses affictions,
Pourquoi m'avoir brûlée dans la douleur d’un étranger (le mari). Tu m'as fait brûler dans ta flamme; tu m'as réduite en cendres; Tu m'as rendue l’esclave du premier venu!
Mon adoré, envoie-moi trois roses qui viennent de toi ; Je ne suis ni rassasiée ni fatiguée de ta douce langue.