‹ Traditions populaires de l'Asie MineureChapitre 64 sur 116 · CHANSON DE LA MARIÉE · texte numérisé non relu

CHANSON DE LA MARIÉE

O cruelle vie étrangère, que t’ai-je fait ?

Tu as enchaîné à double chaîne mon mari.

Mon mari s’en est allé, jai pleuré amèrement.

Pleurons ! que les yeux de toutes couleurs soient dans les larmes! Que cet éloignement du pays soit le premier !

Je me promène au sommet des monts élevés.

J'ai perdu mon chéri, je suis à sa recherche.

J'ai confiance en ta santé, mon adoré,

Je suis encore à en avoir des nouvelles.

Je vous désire avec ardeur, mais je ne vous vois point.

Ma mère accoucha de moi pendant un jour noir ;

J'ai été conçue de diverses affictions,

Pourquoi m'avoir brûlée dans la douleur d’un étranger (le mari). Tu m'as fait brûler dans ta flamme; tu m'as réduite en cendres; Tu m'as rendue l’esclave du premier venu!

Mon adoré, envoie-moi trois roses qui viennent de toi ; Je ne suis ni rassasiée ni fatiguée de ta douce langue.

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