‹ Traditions populaires de l'Asie MineureChapitre 65 sur 116 · CHANSON DE LA MARIÉE · texte numérisé non relu

CHANSON DE LA MARIÉE

Envoie-moi trois roses des fils de ton toupet, Pour m'amuser, au moins, dans les lieux écartés.

Les routes de Constantinople sont de fer et de pierre à fusil; Mon cœur est de cendre à force de regarder la route.

Ne crains-tu point mes gémissements et mes soupirs ?

Viens une fois dans ton pays ; délivre-toi du péché ;

Viens vite, mon chéri, viens vite, j’ai besoin de toi!

Une perdrix tachetée vient d’en face ; [gorge blanche ; Les cheveux qui tombent sur tes joues servent d’ombrage à la Embrasser sa belle vaut cent mille talents.

Viens vite, mon ange, viens vite, le sommeil me saisit ;

Le vent qui souffle m’apporte ton parfum.

Mon cœur désire la neige qui se trouve à la cime des monts Mon cœur désire la grenade ; il est rassasié du coing; [élevés. Mon cœur désire une rose par la main de mon gracieux.

Viens vite, mon chéri, viens vite ! tu te repentiras :

Je meurs, tu commets un péché!

Mon ange dont j'aime les yeux de diverses couleurs, Que t’ai-je dit à ton départ ?

Si tu ne me revois pas vivante,

A ton retour, fais une visite à mon tombeau ;

Que l’on t’enterre à mon côté quand tu seras mort !

(Indgé-Sou.)

VIT

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