‹ Traduction comparée des hymnes au soleil composant le XVe chapitre du rituel funéraire égyptienChapitre 9 sur 14 · f S^HV^VII? '=^y · texte numérisé non relu

f S^HV^VII? '=^y

Salut à toi, venu en Tvm, a/janl ëlé en créateur dea Paut-Neleru ! Saluf à toi., vtfnu e« àme des âmes saintea dans l'Amenti !

La formule d'invocation qui commence ces versets : Sahit à toi I se retrouve généralement sur les petites pyramides votives qu'on dédiai l au soleil. J'en citerai un exemple dans lequel le Dieu Ra est bien représenté comme divinité suprême : Ij'^^^S ? ^«^^^qx^ 111 ~^ 1*^^ \ Salut à toi, fia, dans la double région^ seigneur du tielf père des Dieux, auteur des choses, créateur des êtres I (3Iusée du Louvre) .

Les n«' 3082, 3087 et 3152 ont simplement T T T au lieu de® m ; le n* 5450 dit : les Paut-Neteru on (r::;;:) : les Dieux. Ces variantes montrent que les deux expressions sont à peu près synonymes ; on lit, en effet, au chapitre LXXXV, ligne 6, J^ I -^ S i i ^' d ^ 111 -^ J O I , les Paul qui smit les âmes des Dieux, les âmes étemelles. Le chapitre XVII fait des Paut la propre substance du Dieu suprême :

M^S'^à IziX ^^ ^^ » '^* P^^^ ^^* *^^ ^^rP* même, ou : toujours (lig. 75). Cette idée est rendue un peu différemment à la ligne i :

?Jaié>fl^'^'l???-Sâi1'n*k .^.^ ^ n . c'est Ra qui a créé ses membres pour être ces mêmes Dieux qui sont à la suite

de Ba. Les Dieux égyptiens, en effet, n'étaient pour la plupart que des attributs solaires personnifiés. C'est ainsi que Shu et Tefnu-t représentent la chaleur excessive ; le chapitre XVII montre le soleil lançant les souffles de flamme de sa éoi/cAe^^^j^— g^ ^^i (lig. 51) : le chapitre CXXX divinise ces souffles et dit : {^—f^^%^:i> )^

Lignes XXIX et XXX. — t4 —

^ZZ^ il respire Sh% U crée Tefnu-t (lig. 2 et 3)- Le chapitre LXXXV explique bien aussi le symbolisme du Dieu Hu, qui est le soleil considéré comme faisant naitre les choses dont on se nourrit : Je suis Ra sortant du Nun, mon âme est un Dieu, je suis le créateur des aliments ( H .^ . ' •*?• <)^ et à la ligne suivante : je suis Hu (l\ ,^, J ), c'est-à-dire le Dieu des aliments (et par suite du goût). La prodigieuse imagination des Indiens, qui s*est jouée en des allégories si riches et si nombreuses, a retrouvé ce dernier symbolisme, comme on peut le voir dans une curieuse légende du Mahâ-Bhârala, qui représente le soleil entrant dans la terre au solstice d'hiver, devenant un champ et produisant, sous les rayons de la lune, les herbes, nourriture des êtres. (Vana-Parva, çloka, 136.)

- 75 — LiG.NfiS XXXI et XXXII.

ti-t^ A 1 11 o^ xv c^ V m

Salul à toi, supérieur des Dieux ^ illuminant le ciel inférieur par ses beautés! Salut à loi^ venant dans les splendeurs, circulant dans son disque !

Le n** 3082 substitue ^ i ; grandeurs à^f f beautés ^^\C^%:^^'à ^ ^ J • Celle dernière version, que j'ai adoptée, rétablit le parallélisme du verset.

Je ne sais si Ton a déjà signalé la ressemblance de l'égyptien supérieur, chef, avec le latin herus, maitre, seigneur, et le grec rfp(ùç, héros, homme élevé après sa mort au rang des Dieux. Je ne fais là d'ailleujTs qu'indiquer un rapprochement, je n'entends pas proposer une étymologie, pas plus qu'en comparant plus loin d'autres mots latins ou grecs à Certains mots égyptiens.

LniNK XXX I II. — 7() —

{.i^iie liuri/.ontaIe.

Salul à ini^ grand sur les Dieux tous, dominant au ciel supérieur , gouvernanl au ciel inférieur î

Donn^ les souffles délicieux de l'air d V Osiris Aufankh.

M. Chabas (Papyrus magique Harris, p. 94), voit danSjS^/g ciel supérieur et danSs^V ^ le ciel inférieur, idée que justifie ici Topposilion de ces deux mots.

Aux n«' 3082 et 3087, il n'y a pas ff^"^, de l'air, mais "^^-^.de la vie. On trouve de même au papyrus Prisse (19, 7) { .'f,'^^^. années de vie, ce qui montre que ^ s'emploie quelquefois pour exprimer le génitif.

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