‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 11Chapitre 56 sur 100 · LE CYCLOPE, SILÈNE , ULYSSE, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

LE CYCLOPE, SILÈNE , ULYSSE, LE CHOEUR

Le Gyclope paraît en faisant apparemment des soubresauts et jettant des cris d'ivrogne : vraie scène de farce. Je ne laisserai pas d'en tirer exactement ce qui peut s'en tirer, sauf la dëcencedes Bonnes mœurs, sans rien perdre que ce qui mérite d'être perdu , ne fût-ce que par la grossièreté. Euripide et ses pareils n'avaient en ceci pour objet que de divertir la populace , même paysanne ; car les spectacles étaient la manie universelle , et il fallait donner dans le bas. Mais l'on sent qu'Euripide y donne presque malgré lui , et moins tête baissée cpate le cynique Aristophane. J*en extepte un morceau infâme. « Où suis-je? Où vais-je? » dit d'abord Polyphême en bégayant. Puis ayant reconnu sa cour de satyres, il se glorifie de sa gloutonnerie en frappant sur son estomac , qu'il compare à un vaisseau richement chargé. Il déclare enfin le dessein qu'il a d'aller au régal prin-

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tannier > de ses frères les Gydopes ; et il ord<mne h Ulysse d'apporter l'outre de vin <pii est dans l'antre. Ulysse obéit et se retire.

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