‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 11Chapitre 95 sur 100 · XJ PÉLOPONNÈSE · texte numérisé non relu

XJ PÉLOPONNÈSE

lî* année ^ 5* de la guerre. Archonte > Euclîde.

Les Léoniins» prient les Athéniens d'envoyer \ine flotte en Sicile, pour le&défendre contre Syracuse'^; ce qui fut fait : mais on s'accommoda* Le» Mitylcniens assiégés par Lâches pour la seconde fois sont contraints de se rendre. Athènes les con* damne tous à la mort, les femmes et les enf^^ns à Tesolayage. Le lendemain , on envoie un contr'ordre , qui arrive à propos. Voyeu les Jlckarniens. Les Lacédémoniens prennent et ruinent Platée* Sédition dans Corcyre^. La noblesse penche pour Lacédémone, et le peuple pour Athènes. Les A^théniens soutiennent le peuple contre la noblesse. {Diod. , XII Thucyd. m).

in* année^ 6* de la guerre. Arehontè , Séytddorttô.

La, peste recommence à Athènes* On purifie Délos4 en transportant les corps morts. iTra-

' Léontium, ville ancienne de Sicile', qai arait éXé habitué par les Lesttigons.

' Ville alors la ]^a8 considUîrable de Sicile.

3 Corcyre, aujourd'hui Gorfou, Ile de la mer lonieane, peil loin del'Épire.

^ Dëios, île de la mer Égëè, la plus renommée des Gyokdts^ eonniie par la naissance de Diane et d'ApoUon.

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chiae' prend le nom d'Héraclëe et derient colth nie lacédémonienne. Lâchés en Sicile attire les Messiniens ^ au parti d'Athènes. Les Adiénieus enyoyent trente vaisseaux au Péloponnèse sous la conduite de Dëmosthène , d'Alcisthène et de Prodès. Ils en donnent cinquante-un à Nicias pour Mëlos 3. Ceux-ci domptent les Béotiens à Tanagre4. Dëmosthène infeste les Leucadiens ^ avec des troupes d'Achamanie^ : mais il est vaincu par les Etoliens. Les Athéniens , dans la Grande- Grèce ou la Calabre^ font le dégât au territoire des Locriens 7. Ils y prennent PérîpopolioB. Dé-

' Trachine , petit puys et ville de la Pl^tkiolMe, sur k bord du golfe Maliadc.

' Messine , TÎlle de Sicile, fameuse par son port. 3 Mélos » Ue oblongae , adjacente à celle de Cnte. ^ Tanagre, tîIIc de la Béotie sur le fleuve Asoput. ' ^.eucade , Ue de la mer lonienae. Elle tenait amtiefois à l'Aclurnsuiie :

Leucada continuam veteres habuere coloni.

iCIiiAç fréta çâreumeunt.

OyiD. Meuim. 1. XV, r. 289.

< Pays proche de l'Épure, séparé de TÉtolie par le lenre ▲clfëloâs.

7 Les Locriens, delà Grèce occupaient un territoire borné par la Doride» la ^hocide et la mer Egée. Us avaient dans la Cakbrt une colonie de leur nom.

môslhène a 9a revanche sur les Ëtoliens unis aux Lacédémoniens. (Diod* xn).

IV» année j 7* de k guerre; Archonte, Stratoclès.

Dëmosihène fortifie Pylos' , éloigne de quatre cents stades* de Lacédémone, Les Lacédémoniens jettent quelques troupes dans la petite île de Sphactérie, vis-à-vis le port de Pylos. Ils y sont interceptés sans espoir de ressource. Les Lacédémoniens entrent en négociation. On les rebute avec dureté, et Cléon est Tauleur de cet avis trèspernicieux pour les Athéniens. Cléon nommé général malgré lui , prend File avec Démosthéne. {Thuq^d. m, Diod xn). Voyez les Chevaliers. La comédie roule principalement sur cette histoire. Mort d'ArtaxerxcA Longuemain l'an 4o de son règne. Xerxès lui succède pour deux mois, et Sogdien pour sept. Les Syracusains iet les Ijocriens prennent Messine.

'Pylos de BCessënie , ville et port du Péloponnèse , vis-à-yis VWe de Spkactérie, et différente i.% Pylos de Nestor, et de PyIo3 d'Élide.

^ Enriron yingi lieues.

89* olymp. 8* an. de la guerre. Archonte, Isarchas*

Ceux de Syracuses et les autres Siciliens font leur paix. Les chefs d^ Athéniens^ à leur tetouF) sont condanmës à l'exil ou à Tamende. Brasidas , chef des Lacëdémoniens , sauve Mégare qae les Athéniens veulent surprendre. Par ordre d'Athènes^ Lamachus va au Ponts et Démosthéneè Naupacte^. Brasidas de son côté négocie auprès de Perdiccas, va le trouvei^ et gagne plusieurs villes au parti lacédémonien. Il prend Amphipolis 3. Thucjrd. rv, Diod. i4). Voyez Us Achar* niens et la Paix^

Commencement du règne de Darius Nothus/ neuvième roi des Perses , qui dure dix-neuf années. Cette époque est la date dos premières ^uées d'Aristophane. Les secondes furent jouées l'année d'après. {SchoL dfAristopK). Or, Socrate ne mourut que la première année de la quatre-vingt-

' Région de TAsie Mineure*

'Ville d'Étolie «ur le bord du goHe Coriatkwi. ObI^iM^ aujourd'hui Lèpanu*

3 Amphipolity ville de Thrace, ainsi nommée parce qa«le ûeuye de Strymon renyirojuiaiten partie.

Gbogle

(quinzième olympiade, âgé de soixante-dix ans, selon Diogène Laèrce et Eusèbe, c'est-à-dire, vingt-trois ans au moins après la représentation des Nuées : donc Aristophane ne fut pas la cause prochaine de sa mort, conraie Elien parait l'insinuer. On développera ce point de mjtique en son lieu, d'après M. Paulmier. Eclipse de soleil , le 2 1 mars> inercredià 8 h. 29, aprè& minuit. {Thucjd. liv. III).

Il* ann. g* de la guêtre. Archonte, Âmmias.

Lamachus, général pour Athènes, perd sa flotte, près d'Héraclée S par une tempête. Trêve d'un an entre Athènes et Lacédémone. Brasidas prend Scione^ avant que d'avoir appris la nouvelle de la trêve, sujet d'altercation qu'on ne peut terminer. Mendé^ passe aux Lacédémoniens. Nicias recouvre cette place. On assiège Scione; Perdiccas, aliéné des Lacédémonietis , reprend le parti d'Athènes. Le temple d'Argos brûlé par lanégligence du sacrificateur. {ITiuc. IV, Diod. XIÏ).

« Hëraclée de Thrace. •

" Scione, une Iles ciiiq TÎlIes delà Pallène, presqu'île entre les golfes de Therme et de Torone en Macédoine. * Meodé , yiUe de la région nommée Pallène.

:xi * 3o

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m*' ann. ; lo* de la gaefre. Archonte , Âlcaeas.

Gléon en Thrace prend Torone ». Il fait une retraite précipitée devant Amphipolis. Chi le poursuit ; il est tué et Brasidas aussi ; mais les Lacédémoniens sont vainqueurs. Par la mort de ces deux brouillons ^ il se fait une trêve de cinquante années entre Athènes et Lacédémone.

C'est là, à proprement parier^ la fin de la guerre du Péloponnèse. ( Thucyd. V.) On nelàisse pas d'appeler encore de ce nom la guerre qui suivit, parce que les nouveaux troubles qui rompirent la trêve , furent une suite naturelle de cette première guerre. Cette époque est remarquable pour les comédies d'Aristophane.

IV* ann. ; 1 1* de la gaerre. Arcbonte, Ârîstion.

hes villes grecques s'imaginant que les Athéniens et les Lacédémoniens de concert avaient conspiré contce la liberté du reste de la Grèce , se liguent entre elles, et défèrent le principal pouvoir à Argos , en Tôtant aux uns et aux autres.

* ToroiM, yille <ur lé golfe de même nom.

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