‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 12Chapitre 1 sur 112 · DE CE VOLUME · texte numérisé non relu

DE CE VOLUME

La première figure , tirée d'une dissertation de Ficoroni , est gravée d'après un marbre du palais Farnèse. Elle ne représente aiicune action relative a,ixx.j^charniens; elle fait seulement connaître le costume d^ anciens acteurs. C'est un esclave qui reçoit des coups de courroie de la main du marchand corroyeur lui-même^ dont c'était la fonction ( Aul. Gell. JVoct. Att. X, 3 ). Le masque de cet esclave est remarquable; c*est un vrai porte-voix;sorte de masque, au moyen duquel la vaste étendue des anciens théâtres n'empêchait, point qu'on entendît parfaitement l'acteur, qui, avec ce secours^ se fatiguait beaucoup moins que nos acteurs modernes , pour se faire entendre dans nos salles de spectacle, toutes circonscrites qu'elles sont. Cette petite fille qui soufle dans deux flûtes inégales^ détermine, suivant l'usage précieux dans l'antiquité^ le rythme de la douleur, et facilite l'acteur pour en rendre les sons avec précision. C'est par tous ces secours que les anciens étaient moins exposés à éprouver les désa-

VJ EXPLICATION DES FIGURES. f

grémens de la médiocrité et de la variation qu*amènent dans un acteur , l'âge , les dérangemens de la santé, etc. , etc. Cette figure doit être placée en tête de ce volume et des comédies d'Aristophane.

La deuxième figure répond à la page 293 de ce volume. Elle est extraite de la même dissertation de Ficoroni , et fait partie de la scène qui y est représentée. Là, c'est l'esclave qui reçoit des coups de courroie; ici, c'est le maître en colère qui ordonne, malgré l'intercession d'un de ses amis , qu'on fustige son esclave. Cette scène m'a paru pouvoir trèsbien convenir à cet endroit des Chevaliers : O {vieillard ^ me voici tout prêt à vous montrer mon zèle. On reconnaît le maître au bâton recourbé qu'il tient à sa main, et que le principal acteur avait toujours : ce bâton prête souvent .à des équivoques indécentes dans Aristophane. Le, maître est distingué en outre par son pallium ou manteau à £ranges.

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