‹ TragaldabasChapitre 15 sur 96 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Adieu. Je vais dormir.

Il fait un pas pour s'en aller.

MINOTORO, le retournant brutalement.

Et d'un sommeil durable !

GRIF.

Du vrai sommeil !

Comment? — Ah oui, vous supposez Que je vais vous trahir? Soyez tranquillisés, Ce n'est qu'afin d'avoir de l'argent pour me taire Que je me présentais comme devant le faire; Je n'en ai jamais eu l'intention, d'ailleurs. Je suis, de ma nature, indulgent aux voleurs.

M1NOTORO.

Voleurs !

C'est un métier auquel je m'intéresse. * Il vous y faut beaucoup de bravoure et d'adresse...

Minotoro exaspéré lève son couteau. Grif le retient. GRIF.

Écoute.

Les voleurs sont, — même meurtriers, — Une réduction fidèle des guerriers, Auxquels on fait honneur de ce qu'on vous reproche. Des héros en petit. Des conquérants de poche.

MINOTORO.

Je vais...

GRIF, le retenant toujours.

Mais s'il nous croit voleurs, alors, mon cher. Que craindre?

MINOTORO.

Il fait semblant!

il ne m'en a pas l'air.

Quel semblant?

MINOTORO, à Grif.

Laisse-moi !

GRIF.

Pourtant, s'il est sincère?

La mort d'un homme, à moins d'êlre bien nécessaire, Ou bien payée...

Allons! qu'il soit fait à ton gré.

Tu seras bien content quand il t'aura livré !

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