SCÈNE IV
TRAGALDABAS, DON ELISEO, MINOTORO.
J'aurais voulu le voir Joncher le sol. /
A don Eliseo.
N'importe, il fait bon vous avoir Pour ami. Vous touchez cela, vous, les épées !
DON ELISEO.
Oui, mais vous prodiguez un peu les équipées. Il faudrait cependant vous déshabituer De passer votre vie à vous faire tuer! Vivez ! Tragaldabas, vous êtes nécessaire. Je n'aurais point passé devant votre adversaire, Vous étiez mort; et moi, qu'est-ce que je ferais? Je vais vous surveiller maintenant de plus près. Vous logez, n'est-ce pas, sur la Place-Fleurie ; J'irai vous voir demain matin. — Ah ! je vous prie Que ce duel soit secret. Vous connaissez la loi, Et mon oncle serait furieux contre moi. N'en parlez pas... — surtout aux femmes.
Le mystère Doit, s'il veut vivre vieux, rester célibataire.
DON ELISEO.
C'est vrai.