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ACTE TROISIÈME

Caprina que j'aurais plusieurs mots à lui dire.

La camériste sort.

Cette affaire est assez délicate à conduire...

DON A CAPRINA, entrant.

Tu veux me parler?

TRAGALDARAS, cachant le bouquet derrière son dos.

Oui!

DONA CAPRINA.

J'écoute.

TRAG ALDARAS.

11 est des jours Où c'est en vain que l'homme appelle à son secours Les plus forts arguments de la philosophie...

DONA CAPRINA.

Répète.

TRAG ALDARAS.

Où c'est en vain...

Ah çà, que signifie Ce style, et d'où te vient cet affreux pli du front Dont tu n'as pas besoin ?

TR A G A L D A R A S, démasquant le bouquet.

Ces fleurs te le diront î

Elles sont pour moi?

Certe !

Elle tend la main. Il retire le bouquet. DONA CAPRIN A.

Eh bien !

Tes carriéristes Me ricanent au nez, et mes amis sont tristes ! Aurais-tu compromis ma réputation ?

Je demande' — d'abord — une explication. De qui vient ce bouquet?

DONA CAPRINA

C'est moi que ça regarde.

D'un amant!

DONA CAPRINA.

Mais tu vas le froisser, prends donc garde.

Elle le lui ôte.

Ce serait d'un amant, tu n'es pas mon mari.

On croit que je le suis!

DONA CAPRINA.

Nous avons assez ri, Parlons. Et, s'il se peut, d'une façon civile.

Elle s'assied et lui montre un tabouret.

Ici. — Lorsque je t'ai fait venir de Séville,

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