‹ TragaldabasChapitre 44 sur 96 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Dénouer tresse à tresse Ses...

JACINTIIA..

Quand même... — Laissez ma main!

Oui, ma maîtresse.

JACINTIIA.

Quand môme... — Écoutez donc! vous parlerez après.

Je t'écoute.

jacintii v.

Quand même, en effet, je serais Fille à prendre jamais un amant...

0 guipure !

JACINTIIA.

Ce que je ne suis pas. . .

TRAGALDABAS, ravi.

Saints du ciel ! elle est pure !

JACINTIIA.

J'ai quelqu'un...

Aïe !

JACINTIIA.

A qui... — Comment vous dire?

Hélas !

A qui ça déplairait qu'on ne me déplut pas.

Ce quelqu'un serait donc?...

JACINTHA

Supposez-le mon frère.

Du même lit?

JACINTHA

Celui qui voudrait me distraire Des principes qu'enfant ma mère m'a donnés, Celui-là ferait bien d'être brave. Tenez, Le vrai remercîment que je puisse vous rendre Pour votre beau bouquet, c'est de ne pas le prendre. Gardez-le donc. Il est des gens dont la douceur N'est pas grande devant les galants de leur — sœur. Mon — frère est de ces gens. Quand on veut le connaître, Il suffit de passer deux fois sous ma fenêtre, Et ce ne serait pas précisément un jeu De ramasser mon gant. Mes meubles durent peu ; Sur le moindre prétexte, il bouscule et saccage. Se jeter dans le feu, s'approcher de la cage De l'hyène et passer à travers les barreaux Son bras et son visage, agacer les taureaux Quand contre leur fureur on n'a qu'un doux sourire, Sont des actes pareils à celui de m' écrire.

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