SCENE IV
TRAGALDABAS, se„i.
Avant de m'embarquer, je crois Utile de sonder une dernière fois Ce jeune homme. Il m'a dit : A demain. Sa visite Ne peut guère tarder. Il faudrait tout de suite Inventer une épreuve — où je l'observerais. Les deux premières fois, ayant ma mort tout près. Je ne voyais plus rien. L'âme tranquillisée, Aujourd'hui j'épîrais jusqu'où mon Elisée M'appartient. Mais comment?
Il court à une fenêtre.
Ah! le voici qui vient.
Je n'aurai pas le temps... — Un passant le retient. Qu'imaginer? Si?... Non, cette idée est meilleure.
Regardant la porte de dona Caprina.
Des chiffons à choisir! elle en a pour une heure.
Appelant.
Perez !
Entre un domestique.
Il va venir un jeune homme; je sai
Qui c'est, introduisez sans avoir annoncé; Puis, vous refermerez la porte, et que personne N'entre dans ce salon à moins que je ne sonne.
Sort Perez.
Où trouver?...
Voyant un flacon sur une table.
Le flacon de Caprina.
Il le prend.
Vient-il?
Il retourne à la fenêtre.
Assez, passant! tu l'as retenu, c'est gentil, Mais assez! — Il le lâche! allons!
Il va à un miroir.
Quelque désordre.
Il se débraille et s'échevèle.
C'est bien. — Son pas!
Il prend une mine sépulcrale et fait des gestes désespérés.