PAR CARLSRUHE ET HEIDELBERG
25 mil. — 4 convois par jour. Trajet en 4 h. 35 min. et en 5 h. 35 min., pour 7 fl. 30 kr., 5 fl. 3 kr. et 3 fl. 18 kr.
5/10 mil. De Bade à Oos (F.
12 7/10 mil. De Oos à Heidelberg (F. ci-dessus A).
11 8/10 mil. De Heidelberg à Francfort (V. R. 19).
25 mil. Francfort (V. R. 20).
- WTLFERDINGEN. 187
DE DURLACH A WILDBAD.
7 3/4 mil. — Chemin de fer de Carisruhe à Pforzheim (4 2/10 mil.). 5 convois par jour. Trajet en 1 h. 15 min. et 2 h., pour 1 fl. 18 kr., 54 kr. et 33 kr. — 3 1/2 mil. de pforzheim à Wildbad. Route de voitures. 2 départs par jour. Trajet en 3 h. 1/2, pour 1 fl. io kr.
N. B. L'embranchement de Durlach à Pforzheim, destiné à relier plus directement Carlsruhe à Stuttgart, a été ouvert en 1861 et sera continué jusqu'à Mùlhacker, où il rejoindra la ligna de Bruchsal à Stuttgart.
6/10 mil. de Carlsruhe à Durlach
A Durlacb on laisse à g. la ligne de Heidelberg pour remonter dan3 la direction de TE. la vallée de la Pfinz, à l'entrée de laquelle se trouve
Grotxingen, v. de 2091 hab. prot., situé à g. au pied de petits coteaux couverts de vignes et de vergers; on "laisse l'église à dr. Sur la g. on remarque une usine en deçà de
Berghausen, v.de 1083 hab. prot., au delà duquel le chemin de fer incline au S. avec la petite vallée qu'il remonte.
Sœllingen, v. de 1343 hab. prot.
On traverse plusieurs fois la Pfinz et on passe devant les v. de Kleinsteinbach et de Singen.
Wilferdingen (aub. Post), v. de 910 hab. prot., près duquel on remarque à g. le Remchingerhof. Le chemin de fer, laissant à dr. la vallée de la Pfinz qui descend du S., monte sur un petit plateau pour passer dans le bassin de l'Enz et de la Nagold.
Kœnigsbach, v. de 1972 hab.
prot. On laisse à g. Bilfingen, puis, au delà d'un remblai courbe qui domine Ersingen, on traverse un tunnel courbe long de 166 mèt.
Ersingen, v de 1192 hab. cath.
Ispringen. v. de 997 hab. prot.
On franchit la ligne de faîte dans un souterrain long de 900 mèt.
4 2/10 mil. Pforzkeim (hot. :Posl ou Autenrieth; Goldenes Lamm ; Schwarzer Adler), ch-1. de c. de 13854 hab. dont 11113 prot., V.
industrielle, située à 269 mèt. sur la rive g. de l'Enz, à son confluent avec la Nagold. C'était, dit-on. une ancienne colonie romaine (Porta Hercyniœ), car on a trouvé dans ses environs de nombreuses antiquités. Après avoir appartenu aux comtes de Calw, à l'abbaye de Hirsau, aux Honenstaufsen, aux comtes d'Eberstein Deux - Ponts, elle devint, de 1300 à 1565, la résidence d'une branche des margraves de Bade, comme le rappelle la fontaine monumentale qui s'élève sur la place du Marché, et qui porte la statue du margrave Ernest , mort en 1558, le fondateur de la branche i Bade Durlach Ernestine. Au xvn*s. I elle fut prise et saccagée plusieurs fois par les Français.
1 On remarque sur le portail de Véglise de lÂltstadt des sculptures symboliques (un coq et un lion aux prises avec un tigre et un Hongrois) qui semblent remonter au x* siècle, et qui représentent les luttes du christianisme et du paganisme.
Véglise du château, voisine de la gare qui domine la ville, a été bâtie au xxi", xn* et xm* s. Le style roman et gothique s'y trouvent par conséquent mélangés. Un jardin l'entoure. L'extérieur n'a rien d'intéressant. L'intérieur, un peu lourd
d'aspect, se compose d'une nef et de deux bas côtés. On y remarque de très-curieux et de très-beaux monuments funéraires des margraves de Bade-Pforzheim-Durlach , des xvi- et xvn- s. , et un monument érigé en 1834 parle grand duc de Bade à la mémoire des 400 hommes de Pforzheim qui se firent tuer à la bataille de Wimpfen.
Pforzheim fait un commerce de bois considérable , et , outre ses fabriques très -justement renommées de bijouterie, elle possède de belles forges (Benkiser), des fabriques de drap importantes, un chapitre de dames nobles, une maison de travail et un asile d'aliénés.
Elle a vu naître le savant Reuchlin.
On peut faire d'agréables promenades au Hagenschiesser Wald (par la rive dr. de l'Enz), où l'on voit des restes de murs romains , des antiquités, etc. ; au Thurmbery (S. E.), au Kupferhammer , près de la jonction de la Wùrm et de la Nagold ; à Wurmthal (1 h. 30 min.), etc.
La route de Pforzheim remonte d'abord la vallée de l'Enz, passe à Brœtzmgen (2244 hab. prot.), où elle laisse à dr. la route d'Ettlingen, puis s'élève sur les collines de la rive g. On sort du grand -duché de Bade pour entrer dans le Wurtemberg avânt d'atteindre Birkenfeld, v. d'env. 1000 hab., où la vallée se resserre peu à peu, on redescend ensuite dans la vallée de l'Enz, à
1 1/2 mil. Neuenburg (hôt. :
Post, Krone), V. d'env. 1800 hab., située sur l'Enz qui met en mouvement de nombreux établissements industriels (scieries, papeteries, forges, fabriques de faux, etc.), dominée par un château moderne
[R. 16] NEUENBURG. — MANNHEIM.
qu'habite le Beamte, et par les ruines d'un vieux château.
De Neuenburg à Herrenalb , 2 1/2 mil. Route de poste, par Schwan, Neusatz et Rothensol.
De Neuenburg à Wildbad oo continue de remonter la jolie vallée de l'Enz, qui devient de plus en plus pittoresque, on laisse à dr. la vallée boisée et sauvage qu'arrose l'Eiach (V. R. 12), avant d'atteindre (l h. 15 min.) le hameau de Hœfen (hôt. Waldhorri), 1500 hab., qui fait un commerce de bois considérable, ainsi que (30 min.) Calmbach (hôt. Rœssle), où l'on rejoint la route de Stuttgart.
I h. (2 mil. de Neuenburg), Wildbad (F. R. 12).
DE STRASBOURG A LUDWIGS H AFEN (MANNHEIM).
N. B. Depuis l'établissement des chemins de fer de la rive g. et de la rive dr., il n'y a plus de service de bateaux à vapeur entre Strasbourg et Mannheim ; d'ailleurs cette navigation n'offrait aucun intérêt. On ne voyait, le plus souvent, que la levée destinée à mettre les terres riveraines à l'abri des inondations.
A. Far la rive dr. do Rhin.
12 lcil. et 20 2/10 mil. — Chemin de fer. 6 convois tous les jours. Trajet en
4 h. 25 min. environ et en 7 h.
Prix : par les trains express, 7 fl.
33 kr. et 5 fl. 38 kr.; parles trains ordinaires, 7 fl. 12 kr., 5 fl. H kr., et 3 fl. 42 kr.
12 kil. de Strasbourg à Kehl IV.
17 7/10 mil. de Kehl à Heidelberg (F. R. 13).
Le chemin de fer, longeant à une
I certaine distance la rive g. du Neckar, se dirige en ligne dr. au N. 0.
' sur Mannheim. A Friedrichsfeld (V. R. 19) il laisse à dr. la ligne de Francfort. De cette station , on peut aller à Schwetzingen en 45 min. (V. R. 13). Une voiture à un chev. coûte 1 fl. 45 kr. (aller et retour).
20 2/10 mil. Mannheim (Hôtels près du pont : Hôtel de l'Europe;— dans la ville : Hôtels du Palatinat, Weinherg, d'Allemagne. — De 2e rang : Rot de Portugal. — Cafés :
Café restaurant Rheinlust, près du pont du Rhin; Café français; VÉtoile-d'Or > près du théâtre.— Brasseries : Lœwenkeller, près du jardin du château; Bockkeller, près de la porte de Heidelberg; Drei Glocken (Strohmarkt) , etc.
Gares rpour Darmstadt, Francfort et Heidelberg, à Mannheim; pourMayence, Strasbourg, Metz et Paris, à Ludwigshafen.
Fiacres : 1 pers. 1 2 kr. ; — 2 pers. 24 kr. ; — 3 pers. 27 kr. ; — 4 pers. 36 kr.; — malle 6 kr.; — d'une gare à l'autre (en 20 min.) 1 ou 2 pers.
45 kr. ; — 3 pers. 51 kr.; — 4 pers. 1 fl. 8 kr.
Omnibus : 16 kr.; — d'une gare à l'autre 22 kr. ; — chaque malle 6 kr.; — Porteurs : 3 kr. par colis, jusqu'au fiacre.)
Mannheim, ch.-l. de c. , V. de 27 172 hab. dont 12 634 cath., située sur la rivedr. du Rhin, en face de Ludwigshafen (R. 17, A), à la jonction du Neckar et du Rhin, n'a été fondée qu'en 1606 par l'électeur Frédéric IV. Malheureusement pour elle, à peine commença- t-elle à se bâtir, qu'on la fortifia. D partie pendant la guej ans, elle s'était rel nés quand éclata j&fjfcterre de la
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succession d'Orléans. Les Français s'en emparèrent et donnèrent vingt jours à ses habitants pour la raser.
Comme ils ne se hâtaient pas d'obéir, leurs vainqueurs leur en épargnèrent la peine; ils mirent d'abord le feu aux maisons, puis ils firent sauter les fortifications et les églises. En 1794, elle était rebâtie à neuf, les Français la bombardèrent et la prirent. En 1795, les Autrichiens la bombardèrent à leur tour, brûlèrent la moitié du palais et presque toutes les maisons, car ils y lancèrent 26000 boulets et 1700 bombes. Enfin, la garnison se rendit au général Wurmsej. Depuis lors, les fortifications abattues ont été transformées en promenades.
Aujourd'hui Mannheim est donc une ville neuve. Elle a le tort de n'Ôtre bâtie ni sur le Rhin ni sur le Neckar — on ne la voit même pas du pont du Rhin — et de se composer de rues droites qui se coupent à angles droits. Toutes ces rues sont de la même largeur et bordées de maisons à peu près semblables; elles ne portent point de nom, mais les carrés qu'elles forment sont désignés par les lettres de l'alphabet. Du reste, c'est une ville parfaitement propre «dos reinliche Mannheim,» dit Gœthe. En 1720, l'électeur Charles- Philippe en avait fait la capitale du Palatinat; en 1777, elle fut réunie à la Bavière; la paix de Lunéville l'a donnée au duché de Bade. Depuis quelques années surtout, il s'y fait un commerce considérable.
Deux ou trois heures suffisent pour voir Mannheim. Le palais, bâti en 1720, et plus remarquable par sa grandeur que par son architecture— la façade a 570 mèt. de développement — contenait , diton , plus de 500 pièces. Le bombar-
dement de 1795 réduisit en cendres l'aile gauche presque tout entière.
On compte encore aujourd'hui près de 1500 croisées.
Le château fut en dernier lieu la résidence de la grande - duchesse Stéphanie. Il contient, outre les caveaux <ie la dynastie badoise, une collection de plâtres, un cabinet d'histoire naturelle et une collection d'antiquités (dans une galerie fermée par une grille et au premier étage de l'aile gauche). On y voit aussi une galerie de tableaux — (ouverte de 8 h. à midi et de 2 h.
à 5 h.; pourboire : 30 kr.) — pour la plupart assez médiocres, sauf quelques toiles de l'école flamande.
Les plus remarquables sont :
1" Salle. — 27. Teniers, un Cabaret. — 28. Weenix, Nature morte. — 116. Teniers, le Repas. — 127. Le même, le Rémouleur. — 179. Terburg , l'Ouvrière en dentelle. — 204. Âgnanx, Joseph chez Putiphar. — 231. Ryrkaert, un Médecin. - 253. Helmont, l'Alchimiste.
2« Salle. — 5. Ryckaert, Scène d'auberge. — 34. Everdingen, Paysage. — 66. Teniers, Paysans. — 197. Le mime, Festin de paysans. — 223. Ryckaert, le Savetier.
3« Salle. — 10. Rembrandt, Jésus- Christ devant Ponce-Pilate. — 77. Teniers, les Joueurs de cartes. — 175. Lebrun, Portrait. — 182. Rembrandt, deux Ecclésiastiques — 226. Charles Vernet, Marine.
k* Salle. — 1. Ruysdail, Paysage.
— 256. Holbein, Portrait. — 284. Rubens, Portrait de la mère du peintre.
5" Salle. — Hondekœter , Coqs et Poules.
6» Salle. — L. Cranach, la Mort de la Vierge et la Naissance de Jésus- Christ.
L'église des Jésuites, bâtie en 1733 à 1756, a la prétention de rappeler l'architecture de Saint-