FRESQUES ET STATUAIRE
358-367. Steinle, dix cartons coloriés pour les peintures à fresque de la chapelle du château Rheineck. — 368, 369.
Schnorr, cartons (Roland furieux). — 370-379. Rambouœ, la Divine Comédie de Dante (dessins coloriés). — 382-385.
(Pisano), 386-391. (Ghiberti) Portes en bronze du baptistère de Florence. — 401 à 407. Vischer, Tombeau de saint Sébald.
N. B. Outre la galerie des tableaux, l'Institut Stœdel possède des collections de plâtres, de gravures sur cuivre (30 ooo), et de dessins.
Une exposition permanente de tableaux modernes (à vendre) a lieu dans une des salles du fond. Les prix sont marqués sur un livre fixé à un pupitre.
Près de l'Institut Stœdel s'élève l'hôtel du baron Cari de Rothschild, en face de celui de l'électeur de Hesse (n° 42) , et de celui de la comtesse Beichenbach (n° 40).
Parmi les collections particu-
FRANCFORT
lières M. Bûrger cite celle : «le M. Antoine Brentano (un chefd'œuvre de Van Dyck , le Christ déposé de la croix ; un chef-d'œuvre de Stuerbout, des Flamands, des Hollandais) ; quelques tableaux de M. Louis Brentano (quarante miniatures et un tableau de Jean Fouquet, peintre de Charles VII), de M. Oppenheim , de M. Rothschild, etc.
Près de la porte oVEschenheim, la seule qui se soit conservée intacte depuis le moyen âge (xiv* s.) — on s'y rend par la rue d'Eschenheim, qui s'ouvre au coin de la Zeil, sur la place d'Armes, où l'on trouve , outre l'ancien palais du grand-duc vicaire de l'empire, occupé actuellement par la Société des Bourgeois (Bùrgerverein , F.
ci-dessus), à dr. le Palais Tour et Taxis, bâti en 1333, siège de la diète germanique — on peut aller visiter. l'Institut de Senkenberg, que fonda le médecin francfortois de ce nom (f 1772), et qui comprend le musée d'histoire naturelle, enrichi par les curiosités que le naturaliste Rûppel a rapportées de ses voyages en Êgypte, en Nubie et en Ahyssinie, un hôpital, un jardin botanique et un amphithéâtre d'anatomie. Ce musée, l'un des plus complets pour ses nombreuses richesses, recueillies dans presque toutes les parties du monde, est ouvert au public le mercredi, de 2 h. à 4 h. , et le vendredi , de 1 1 à 1 h. Les au très jours on paye 24 kr. d'entrée. Enfin le directeur du jardin zoologique possède une collection particulière d'animaux empaillés disposés en groupes comiques, et qui intéressera les amateurs. Ce cabinet zooplastique est situé dans la Gallengasse, près de la porte du Taunus.
Francfort est entouré de promenades agréablement variées , qui ont remplacé ses anciennes fortifications, sous le gouvernement du prince primat. Ces promenades , dessinées et plantées par Rinz , partent du Mein (à l'O.) , Untermaintbor, pour aboutir au Mein (à l'E.), Obermainthor. En les suivant dans ce sens, on y remarque successivement :
A g. , la villa de l'électeur de Hesse. Près du pont du chemin de fer (2 kr. par personne) , le Grindbrunrien jaillit sous des tilleuls séculaires ;
A g., plus loin, devant les portes Saint-Gallus et du Taunus, les embarcadères des chemins de fer de Hombourg, du Mein-Neckar, du Taunus et du Mein-Weser (bon café, Westendhall);
Plus loin, près de l'étang des poissons dorés, une petite éminence, plantée de pins et de bouleaux, et ornée d'un monument (buste ressemblant) en l'honneur du fondateur de ces promenades, le sénateur Guiollet, par Launitz ;
A dr. , la porte de Bockenheim (fiacres pour Bockenheim, 6 kr.
par personne). La chaussée de g. , ombragée de châtaigniers, conduit au jardin zoologique et à Bockenheim (15 min.); le troisième jardin à dr. est celui de M. Rothschild; il mérite d'être visité — les billets d'entrée qu'on remet au portier (pourboire) se délivrent au comptoir de la rue des Juifs ( V. ci-dessus).
— Bockenheim est une ville de la Hesse électorale, située^*!!' 4e the- -, min de fer de HomhfljJrfc^.Q*:4 Itfff et très-fréquentée^rarij^Francfor- >. v tois. Elle possècMiqJthéàtre d'été
et d'excellents cafés (Fritz, Hauswald, Jansen). De Bockenheim on va en 20 min. à H au se n (jardins de Braumann), en 30 min. à Rœdelheim (Hesse-Darmstadt) , sur la Nied (château, casino, etc.), et en 45 min. au Jxgerhseuschen dans le Rebstœcker Wald ;
A dr., la porte d'Eschenheim{V.
ci-dessus Institut de Senkenberg).
Le premier chemin, à g., conduit kY Allée des Soupirs, où se trouvent de bonnes laiteries et d'où l'on peut gagner le cimetière ;
A g. , au delà de la porte d'Eschenheim , le Friedhofstceg, qui conduit, en 15 min., au nouveau Cimetière (Friedhof), où Ton remarque, entre autres tombeaux ou monuments, celui de la famille Bethmann (pourboire, 30 kr.), avec des bas-reliefs de Thorwaldsen ; ceux du conseiller Schlosser (ami de Gœthe); de la comtesse de Reichenbach, épouse de l'électeur de Hesse (f 1847); des soldats tués dans l'insurrection de septembre 1848; du comte d'Auerswald (tué le 18 septembre 1848) ; deSœmmering le naturaliste (f 1830) ;de Feuerbach le criminaliste (f 1833), etc.— N. B.
Les étrangers ne doivent pas oublier de se faire montrer la Chambre des Morts, créée dans le but de prévenir les inhumations précipitées qui mettent au cercueil la léthargie prise pour le trépas. C'est un corps de bâtiment dans lequel dix cellules, consacrées aux morts, sont disposées autour d'une petite salle habitée par un veilleur. On laisse le cadavre dans son cercueil, que l'on place sur un châssis de fer.
Au-dessus de l'endroit où l'on pose le cercueil pendent, attachés à des fils légers, dix dés de cuivre; on fait entrer dans ces dés les cinq
doigts de chaque main du mort :
au moindre mouvement qui fait remuer le fil, la sonnette par un ingénieux mécanisme avertit le veilleur qui doit ne pas dormir, sous peine de perdre sa place. Chaque cellule est chauffée par un poêle et aérée par le haut. — Du portail de ce cimetière, on a une belle vue sur la chaîne du Taunus. — A TE. se trouve le cimetière actuel des Juifs, avec beau portail et chambre des morts.
A dr. , la porte Friedberger, où l'on voit le monument des Hessois , et où on laisse à g. la route de Hombourg (V, R. 22). A 10 min.
sur cette route est le jardin Gattinger (musique, vin, bière, cidre) ;
A dr. , YAllerheiligenthor, et, à g., la chaussée qui conduit aux nouveaux Jardins (5 min.) , au café Kayser (5 min.), au Schwager'sche Felsenkeller (10 min.), au Rœderberg (belle vue et bon vin) ; à la Mainkur; à Wilhelmsbad et à Hanau.
A g. , entre TAllerheiligenthor et l'Obermainthor, le Rechnei grabat, étang peuplé de cygnes, près duquel a été inhumé le sénateur Guiollet.
L'Obermainthor est situé à l'extrémité de la Belle Vue (F. cidessus). On peut traverser le Mein en bateau pour 3 kr.
Sur la rive opposée du Mein, on peut aller se promener : — (par YAffenthor) au Bauers Felsenkeller (15 min.) ; au Henrichs Felsenkel'er (15 min.), belles vues ; à Oherrad (30 min.), et à Offenbach (V. cidessous) ;— (parle Schaumainthor):
à la Mainschan ze, jardin-restaurant (belle vue); au Sandhof (30 min.):
on peut y aller en bateau pour 6 kr.
par personne (un bateau coûte de
[R. 21] OFFENBAGH. — FRIEDBERG. — NAUHEIM. 231
48 kr. à 1 fl.); à Niederrad (45 min.), et au Forsthaus (1 h.), beau j an 1 ! ii très-fréquenté à la Pentecôte, surtout le mardi appelé le jour de la Forêt.
Un chemin de fer (11 conv. par jour, dont 4 de Sachsenhausen seulement) conduit de Francfort en 20 min. (prix : 24 kr., 18 kr., 12 kr., 6kr.) à (1/2 mil.) Offenbach (hôt. Hessicher Hof) , V. de la Hesse-Darmstadt, contenant 11 000 hab. , et célèbre par son activité industrielle. Un pont de bateaux y traverse le Mein. On y remarque le vieux château, le palais Isenburg, l'allée du canal , etc. Le jardin Schlosser est très-fréquenté. En allant de Francfort à Offenbach , on passe à Sachsenhausen (où se trouve aussi un embarcadère), dont la vigie (de 1470 à 1480) offre un beau point de vue, puis à Oberrad, v. dont les jardins publics reçoivent aussi de nombreuses visites les dimanches et jours de fête.
La plupart des excursions les plus intéressantes que l'on puisse faire aux environs de Francfort sont décrites dans la R. 22.
A Darmstadt, R. 19 ; — à Heidelberg, R. 19 ; — à Hombourg, R. 22 ; — à Mayence, R. 23 ; — à Mannheim, R. 19 j — à Wiasbade, R. 23 et 27 ; — à Paris, R. 19 et 17 ou R. 13 et 1.
DE FRANCFORT A NAUHEIM.
5 mil. — Chemin de fer appelé Main- Weser. 4 convois par jour. Trajet en 1 h. 5 min. et en 2 h. 5 min. — Prix : 1 fl. 46 kr., 1 fl. il kr., et 44 kr.
4/10 mil. Bockenheim (F. R. 20).
1 3/10 mil. Bonames, v. où descendent les voyageurs qui se ren-
dent à Hombourg (F. R. 22) par les omnibus de correspondance.
1 9/10 mil. ViVbel, 1200 hab., b.
de Hesse-Darmstadt enclavé dans la Hesse-Cassel. On y traverse la Nidda, puis on sort de la Hesse électorale pour entrer dans la Hesse-Darmstadt. Des stations ont été établies à Dortelweil, Gross-Karben et
3 5/10 mil. Niederwalistœdt , v. prèsduquel on aperçoit sur la dr. les tours de l'église d'Ilbenstadt (xn' s.).
4 6/10 mil. Friedberg (hôtel Trapp), V. libre impériale jusqu'en 1802, compte 3000 hab. Ses murailles, sa tour ronde , entourée d'un beau jardin, son vieux château et ses deux belles églises gothiques forment un tableau pittoresque.
On y remarque un beau viaduc en briques. On traverse les bâtiments de graduation en arrivant à
5 mil. Nauheim (hôt. : Kursaal, EuTopœischer Hof, Pariser Hof, Hessischer Hof, hôt . Henckel) , b.
de 1500 hab., situé dans une enclave delà Hesse-Cassel, sur J'Use, au pied du Johannisberg, à 150 mèt. au-dessus du niveau de la mer.
Ses sources salées produisent par an plus de 17 000 quintaux de sel ; elles sont en outre très-remarquables au point de vue thérapeutique.
On en distingue sept dont les principales sont: le Kurbrunnen, 19° cent. , employé seulement en boisson ; — le Grosse Sprudel , 31* cent., employé en bains et en boisson. A la suite d'un forage, abandonné depuis quatre années, car il était parvenu à 182 mèt. sans donner de résultat, cette source a jailli tout à coup la nuit du 22 déc. 1846; depuis elle n'a pas cessé de couler avec une telle abondance, qu'elle pourrait alimenter près de 1000 baignoires par jour. C'est une ma-
232 TRAINS DE PLAISIR DES BORDS DU RHIN. [R. 22j
gnifique gerbe d'eau qui s'élève en bouillonnant à 6 mèt. au-dessus du sol et qui retombe dans un bassin de rocaille où elle se brise en écume. La quantité d'acide carbonique dont elle est saturée lui donne l'aspect d'une pyramide de neige ; — le Friedrich Wilhelms Sprudel, depuis 1855 seulement. Sa température est 37e cent. Ce puits artésien, qu'on nomme aussi Sool ou Riesensprudel , jaillit quelquefois jusqu'à 20 mèt.' de hauteur; — la, source gazeuse on intermittente, 31° cent., employée seulement pour les bains et les douches de gaz. — Depuis quelque temps Nauheim attire beaucoup de baigneurs; pendant les dernières saisons leur nombre s'est élevé à plus de 3000. On y a construit une belle Trinkhalle et un Kursaal avec salle de jeu. La plus grande partie de la ville est formée de maisons neuves. La vieille tour tapissée de lierre, que l'on remarque dans la vallée, supportait jadis un moulin à vent. On fait de jolies promenades à la saline, aux ruines d'un vieux couvent sur le Johannisberg (20 min.), au Teichhaus (1/4 d'h.), à Friedberg (F. ci-dessus) et à Schwalbach (1/2* h. V.
R. 28). Pour plus de détails, F. le Guide aux Bain* d'Europe, par An.
Joanne et le docteur Le Pileur, et Y Allemagne du Xord , par Ad.
Joanne.