DE FRANCFORT A HOMBOURG
2 mil. — Chemin de fer ouvert en novembre 1860. Tous les jours 5 convois.
Trajet en 45 min. — Prix : | fl. 36 kr. et 21 kr.
L'embarcadère se trouve à la porte Saint-Gallus. Après avoir dé-
passé Bockenheim (F. R. 20), le chemin de fer, faisant un grand circuit, prend la direction du N. E. et, passant par Rœdelheim et Oberursel, se dirige en droite ligne sur
2 mil. Hombourg — (hôt. 1" classe : Europxischer Hof, Russischer Hof, Englischer Hof, Hessischer Hof, Vier Jahreszeiten (Quatre-Saisons) Kaiserlicher Hof, Bellevue. Table d'hôte à J h. et à 5 h., de 1 fl. à 1 fl. 30 kr. , vin compris; chambre, 1 fl. et au-dessus en été, 30 kr. et au-dessus en hiver. 2e classe : Hollœndischer Hof, Goldener Adler, Goldener Engely Stadt Vrank- /urf , etc. ; nombreuses maisons garnies, appartements à la semaine et au mois. — Voitures : le prix des fiacres est réglé par un tarif. On les prend à la course ou au quart d'heure et à l'heure. On peut louer aussi des voitures particulières dans les hôtels, des omnibus appelés Éléphants, des chevaux et des ânes) — capitale du landgraviat de Hesse-Hombourg, résidence du landgrave souverain, est une V. de 6000 hab., située sur l'Eschbach, à 138 mèt. au-dessus de la mer et à la base orientale du Taunus. C'est pourquoi on l'appelle Homburg vor der Hœhe, Hombourg avant la hauteur.
Le Landgraviat de Hesse Hombourg, le plus petit État de la Confédération germanique, après Lichtenstein , se compose de la seigneurie tle Hombourg, située au N. de Francfort- sur -le- Mein , entre la Hesse électorale et le Nassau, et de la seigneurie de Meisenheim, située entre la Prusse (prov. du Rhin), la Bavière rhénane et l'Oldenbourg (Bi rkenfeld). Sa superficie est de 27 5 kil. carrés; sa population de 25 000 hab., dont les deux tiers sont réf.
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Hombourg possède quatre sources minérales, très-efficaces dans le traitement de certaines maladies (maladies de l'estomac, du foie, de la peau, goutte, rhumatismes, etc.), la source Éiisabeth (10* 5/8 cent.), la source de l'Empereur (11° cent.) , la source Ferrugineuse (10° cent ), la source Saint-Louis (10° à 11° cent.). La source Saline ou des Bains a disparu à la suite de forages faits pour améliorer la source Louis. On les prend en bains et en boisson (F. les Barris d'Europe par Adolphe Joanne et le Dr Le PiLEUR).Ces eaux attirent chaque été à Hombourg un certain nombre de malades, mais c'est surtout le jeu qui anime et enrichit cette petite ville assez insignifiante. En 1841 , les fermiers des eaux, MM. Blanc frères, y ont fait construire un grand et beau Kursaal (architecte, M. Métivier; décorateur, M. Conti; ouvrages en stucs, frères Viotti, de Milan).
Ce magnifique bâtiment, situé au centre de la ville (à dr. en montant) et séparé de la rue principale par un square orné d'orangers et de fleurs, a 70 mèt. de façade et 30 mèt. de profondeur. Une grande salle de bal , placée au centre , sépare les deux ailes. Le vestibule supporte sur une voûte plate un salon, admirablement décoré, nommé le salon des Princes, et communiquant avec la tribune du landgrave qui donne sur la salle de bal. Ce salon est réservé pour les réunions privées et les concerts des artistes qui viennent s'y faire entendre.
La grande salle de bal a 80 mèt.
de long sur 15 de large, et 12 mèt.
de hauteur. A chaque extrémité, règne un double rang de colonnes d'un aspect imposant; les colonnes
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inférieures sont en marbre de Nassau et les colonnes supérieures ainsi que les murs sont en stuc marbré , ouvrage des meilleurs artistes d'Italie. Des deux tribunes, l'une est destinée à la musique et l'autre au public Cette salle peut contenir près de mille personnes.
Le plafond est peint en fresques brillantes, dans le goût de la Renaissance.
L'aile g. contient des salons de conversation, trois salles pour les jeux de trente et quarante, de roulette et de commerce, et le cabinet de lecture, dont l'entrée est publique et gratuite. L'aile dr. est tout entière destinée à la restauration et au café. Elle renferme : une vaste salle à manger où une table d'hôte de cent couverts est servie à la française, dans l'été, à 1 heure et à 5 heures, et dans Fhiver, seulement à 5 heures; une salle pour les dîners particuliers et à la carte servis à toute heure ; un café-divan pour les fumeurs.
Sur la façade tournée du côté du jardin anglais, nommé jardin du Kursaal, s'étend une large terrasse pavée en asphalte, communiquant avec la salle de bal et les ailes. A dr. s'élève le kiosque, où, deux fois par jour, un excellent orchestre fait entendre une musique variée.
Les jeux de Hombourg offrent aux joueurs des avantages qu'il est inutile d'énumérer ici. En outre, ils sont ouverts toute l'année, hiver comme été. Ils rapportent donc d'énormes bénéfices aux fermiers et au landgrave, qui se fait payer fort cher l'autorisation qu'il leur accorde, et qui tient beaucoup plus à ce privilège qu'à tous ses autres droits moins lucratifs. Le 7 mai 1849»
un commissaire impérial, agissant
au nom du pouvoir central allemand, avait fait fermer les jeux de Hom bourg; le landgrave s'est empressé de les rouvrir dès qu'il a cessé de craindre le pouvoir central allemand.
Près du Cursaal (à dr. ) s'élève l'établissement des bains, qui contient vingt -quatre chambres de bain avec bains de vapeur, douches et bains de pluie.
Les sources de Hombourg jaillissent à 5 ou 10 min. du Cursaal, dans les prairies qui s'étendent audessous du jardin, et qu'on appelle le Parc des sources. Peu éloignées Tune de l'autre, elles sont rènfermées dans des bassins en pierre entourés d'élégantes balustrades. À g. est la source Louis, qui , grâce à un sondage artésien, donne mille bains par jour, et dont le niveau s'abaisse et s'élève périodiquement tous les quarts d'heure (on appelle ce phénomène , Sprudel). La source de l'Empereur, située à l'extrémité de l'allée de peupliers, vis-à-vis du vieux Cursaal, est le produit d'un forage artésien (135 mèt. de profond.). A l'autre extrémité de Tallée de peupliers, est la source Élisabeth, qui donne 11 600 lit. par 24 h. Le dégagement du gaz acide carbonique la fait bouillonner à sa surface. A côté s'élèvent un kiosque, où l'on fait de la musique tous les matins, et la vaste orangerie qui sert de promenade couverte aux buveurs. Quant à la source Ferrugineuse, l'une des plus chargées en fer que l'on connaisse, elle jaillit à peu de distance de celle de l'Empereur.
Les plus faibles de ces sources sont celles de Louis et d'Elisabeth , dont l'eau se boit à doses de deux à quatre verres par jour. Les deux
autres, étant beaucoup plus énergiques, exigent plus de précaution.
Il s'exporte chaque année plus de trois cent mille cruchons ou bouteilles des eaux de Hombourg.
A l'extrémité supérieure de la Grande-Rue (à g.) s'élève le château du landgrave, dont l'architecture tient le milieu entre celles de la caserne et de la grange. C'est le landgrave Frédéric II, à la jambe d'argent, le vainqueur de Fehrbellin (bataille gagnée le 18 juin 1675 sur les Suédois), qui le fit bâtir à la place de la Hohenburg, brûlée dans la guerre de Trente ans. On voit dans le mur, au-dessus de la porte intérieure, la statue équestre de ce landgrave qui, par une charge hardie de cavalerie, fit remporter .la victoire à l'électeur de Brandebourg.
La tour Blanche, haute de 60 mèt.
(dans la cour intérieure) , est tout ce qui reste de cet ancien château.
Sous l'escalier, on remarque dans le mur une pierre votive romaine, découverte au milieu des ruines de la Saalburg. La plate-forme offre un beau point de vue. L'intérieur du château ne mérite pas une visite.
Ce qu'il y a de plus curieux, ce sont des anciennes armures et des antiquités romaines. Les jardins seraient assez beaux s'ils étaient bien entretenus. Ils ont été dessinés par la landgrave Elisabeth, fille du roi d'Angleterre George III.
Hombourg n'offre pas aux étran- .
gers d'autres curiosités intéressantes. On peut faire d'agréables promenades dans ses environs, bien que la nature n'y soit que médiocrement belle. De l'autre côté du Cursaal , au-dessus des sources , s'élèvent des coteaux boisés, au pied desquels on a construit une belle restauration (zur Waldlust), et