BIRKENFELD
(à g.) , le point culminant de la ligne (408 mèt. au-dessus du niveau de la mer ; 319 mèt. au-dessus de* la station de Bingerbrûck). On descend par un vallon latéral vers la Nahe, qui prend sa source à 1 mil.
au N. 0., près du v. de Sellbach.
3 9/10 mil. Tùrkismùhle, station située dans un petit bassin environné de collines boisées. On longe ensuite le cours de la Nahe tantôt sur une rive, tantôt sur l'autre, en laissant à dr. le v. de Nohfelden (650 hab.), dominé par une tour ronde très-pittoresque, dernier vestige d'un ancien château. Au delà, le chemin de fer traverse un charmant bassin de prairies, avant de s'engager dans une gorge étroite, et de franchir le fort ruisseau du Traubach, descendu des montagnes boisées où se trouve (à 3/4 mil.) le haut fourneau d'Abentheuer.
4 7/10 mil. NeuWûcker Mùhle, est la station de (45 min.) Birkenfeld (hôt. : Medicus et Post), V.
d'env. 3000 hab. , ch.-l. de la principauté de ce nom que le traité de Vienne, en 1815, a donné au duché d'Oldenburg. Enclavée entre la Prusse Rhénane et la Hesse- Hombourg, cette principauté a une superficie de 37 125 hect. et une population de 43 000 hab. Le château de Birkenfeld , ruine informe, couronnant une hauteur nue et aride , au pied de la ville , fut longtemps la résidence des comtes palatins de Deux-Ponts-Birkenfeld.
A peu de distance des v. de Bleiderdingen (à dr.) et de Hoppstœdlen , sur la Nahe (à g.) , les travaux d'art recommencent. La Mausenmùhle , située entre des parois de rochers élevés , présente un charmant tableau. Après avoir franchi la rivière, on traverse le tunnel de
Mausenmùhle (154 mèt.), puis, au delà de deux autres ponts, celui de Jœhrodt (133 mèt.). Le chemin de fer franchit encore deux fois la Nahe avant d'atteindre
5 4/10 mil. Heimbach, v. situé au confluent de la Nahe et d'un ruisseau qui fait mouvoir un nombre considérable de moulins. Voit, de correspondance pour Baumholder (1 1/4 mil.).
Heimbach dépassé, on traverse le tunnel de Brxmerich (222 mèt.), on franchit trois fois la Nahe sur des ponts élevés, et, après avoir laisse à dr. le v. de Nohen, on s'engage successivement dans les deux tunnels de Bockspiel (28 mèt.) et de Kupferheck (236 mèt.).
Au delà de Kronweiler, village situé à g., on continue de longer la Nahe qui forme en cet endroit la limite entre la Prusse et la principauté de Birkenfeld. Les travaux d'art se suivent sans interruption.
On passe successivement sur trois ponts. Près du tunnel de Frauenb&rg (432 mèt.), on laisse à dr.
dans une gorge entourée de hautes montagnes, la ruine de Frauenburg , château construit par la célèbre comtesse Laurette de Sponheim, sur l'emplacement d'un vieux castel romain. Un second souterrain beaucoup moins long (65 mèt.) traverse un rocher gigantesque de porphyre noir appelé Hammersteinklipp. On franchit de nouveau la Nahe et l'on entre dans le tunnel d'Enzweiler (531 mèt.), creusé à grands frais dans un terrain d'alluvions : c'est le travail d'art le plus important de la ligne entière. Le tunnel Hommerich (412 mèt.) et un pont élevé précèdent la station de
6 3/10 mil. Oberstein (hôt. :
Heindt, Post ou Scriba), V. de
'2300 hab.t pittoresquement située au confluent de l'Idaretde la Nahe, dont la vallée étroite et rocheuse commence à prendre un caractère alpestre. Sur deux rochers voisins se dressent les ruines de deux vieux châteaux, dont le dernier, bien qu'incendié en 1855, est encore habite par des paysans. Au-dessous du premier de ces châteaux , à peu près à mi-côte, s'élève Véglise protestante, creusée, dit-on, en expiation d'un fratricide, dans le rocher qui en forme un des côtés et la toiture ( 1482). On y monte par un escalier taillé dans le roc. Une source jaillit à l'intérieur. Véglise catholique (moderne) s'élève sur la rive dr. près du chemin de fer. Les habitants d'Oberstein et d'Idar s'occupent principalement à tailler et à polir des pierres à camée trouvées dans le pays ou importées de l'Inde. Soumises à divers agents chimiques, ces pierres communes sont destinées à remplacer l'onyx , dont le prtx est trop élevé. On ne compte pas moins d'une quarantaine de moulins à polir sur l'Idarbach qui descend du Hohwald , un des escarpements du Hundsrûck.
Les produits de cette industrie se vendent aux foires de Francfort et de Leipsick. Il s'en exporte, dit-on, pour 75000 fr. par an.
D'Oberstein à Kirn, on suit les bords de la Nahe. Au fond de la vallée qui s'élargit peu à peu, quatre rochers se sont détachés de la montagne ; l'un est isolé : c'est la Pierre tombée {dergef 'aliène Felsen) :
les trois autres se sont groupés de telle sorte qu'un paysan s'en est lait une cabane. La voie ferrée franchit la Nahe sur un pont élevé et pénètre ensuite, à côté de la Pierre tombée, dans un rocher perpendi-
culaire d'une centaine de mètres, formé de cailloux et de sable agglutinés. Au sortir du tunnel, on traverse la Nahe sur un viaduc élevé et l'on se trouve dans un bassin riant et bien cultivé. On laisse à dr. Nohbollenbach et on longe la rive dr. de la Nahe jusqu'à
7 3/10 mil. Fischbach,?. où vient aboutir la route de Trêves par Berncastel (V. R. 35). Traversant la Nahe, on sort bientôt après définitivement de la principauté de Birkenfeld pour rentrer en Prusse. On remarque un grand nombre de moulins à polir l'agate entre Fischbach et
9 mil. Kirn (hôt. : Post, Rhein- Ixnder), V. de 1800 hab., située sur la rive g. de la Nahe, qui y reçoit le Hahnenbach, et dominée par les ruines du vieux château des rhingravesde Kirburg, détruit en 1734 par les Français, et entouré de plantations depuis 1861 (restaurant). Kirn fut jusqu'à la Révolution la résidence des comtes de Salm-Kirburg. Son ancien couvent a été transformé en maison d'école; sa vieille église romano-gothique (xv« s.) sert aux deux communions. — A peu de distance, dans le vallon boisé du Hahnenbach, se trouvent les ruines des châteaux (30 min.) Stein-Callenfels et Stockimhahne , deux anciens nids de voleurs, détruits par les Français en 1734. Un peu plus loin (au N.), le château de Wartenstein a été reconstruit, de 1717 à 1730, sur les débris de l'ancien château du même nom.
Au dessous de Kirn la vallée se rétrécit. Le chemin de fer, traversant un tunnel de '200 mèt., continue de descendre la vallée de la Nahe, sur la rive g. de cette rivière. Avant
[R. 25] KIRN. — DHAUN.
SOBERNHEIM. 245
d'atteindre la vallée latérale arrosée par le Simmernbach, on voit à g., en face du Hellberg, sur une hauteur abrupte (le Johannisberg), l'église gothique Johanniskirche , entourée d'un petit groupe de maisons.
Le long des deux rives de la Nahe, s'étend le v. de Hochstxtten ; puis, à g. , en face du v. de Simmernunter-Dhaun, se dresse, au sommet d'une éminence boisée , le château de Dhaun. Bâti au vu" ou au vni* s., ce château appartint longtemps aux wildgraves et aux rhingraves de Dhaun, famille qui s'éteignit en 1750. 11 passa alors à une ligne collatérale, celle de Grumbach, qui le posséda jusqu'à la Révolution. Il avait été reconstruit de 1655 à 1724 et agrandi en 1729.
Les Français s'en emparèrent et le vendirent en détail. On le démolit en partie pour vendre les matériaux. Plus tard , un prince de Salm-Salm paya une rente à un des copropriétaires, afin que l'on respectât ses ruines. H appartient aujourd'hui au docteur Wahrendorf de Trêves. On voit encore, sur une porte de la salle des Chevaliers, un bas-relief représentant un singe qui offre une pomme à un enfant.
Ce bas-relief rappelle l'histoire d'un jeune rhingrave volé par un singe et retrouvé dans un bois voisin.
Du château de Dhaun, on jouit d'une belle vue sur les restes du Brunkenstein et la vallée du Simmernbach; sur les villages de Sobernheim , Disibodenberg et Meisenheim , sur la rive dr. de la Nahe.
Au N. E. , la vue s'étend jusqu'au Niederwald et au Taunus ; plus près, la tour du Koppenstein domine, à 574 mèt. , les sombres gorges du Soonwald ; d'un autre côté enfin, sur la montagne, dont on
est séparé par une gorge profonde, s'étalent quelques petits villages; le fond de la vallée renferme Heinzenberg et les ruines de son château.— N. B. Le petit v. de Dhaun, situé sur le penchant de la montagne qui porte le château du même nom, possède une bonne auberge (chez Eppelsheimer). 11 y a aussi une auberge près de la forge à cuivre.
Au-dessous de Dhaun, le v. de Martinstein (hôt. chez Seibel) s'étend à la base d'un rocher escarpé que couronnent les ruines d'un autre château. — 30 min. suffisent pour monter au château de Dhaun.
Au delà de Monzingen (hôt.
Pflug), V. de 1G00 hab., dans les environs de laquelle se récoltent des vins estimés, la vallée de la Nahe s'élargit.
11 mil. Sobernheim (hôt. : Ailler, Post), V. d'env. 2650 hab. , qui cultivent beaucoup le tabac. Pendant la guerre de Trente ans, elle fut pillée deux fois par les Espagnols et une fois par les Suédois ; ses anciennes fortifications ont été détruites en 1689 par les Français, qui brûlèrent presque toutes ses maisons. Son hôtel de ville (place du Marché) date du xiv* s. Sa vieille église gothique sert aux deux communions. Son pont, bâti en 1426, est devenu inutile, la rivière ayant changé son lit. De l'autre côté de la Nahe, on voit encore, près du ham. à'Igelsbach, des ruines du vieux château de Nahefels , ancienne propriété des seigneurs de Sickingen.
11 4/10 mil. Staudernheim (hôtel Salm) , v. situé sur la rive g. , dans une enclave appartenant au duché de Hesse-Hombourg (454 mètres). Il est relié à la rive droite par
un beau pont de 5 arches construit en 1850. •
Correspondance pour Meisenheim , chef-lieu de l'enclave, bourg situé sur la rive g. de la Glan.
Laissant à dr. le Disibodenberg (V. ci-dessous), on traverse le tunnel de Boos, en deçà du v. du même nom et au delà du confluent de la Nahe et de la Glan, dans la fertile vallée de laquelle on a aperçu le v.
d'Odernheim.
A g., se dressent les ruines du château de Bnpckelheim [V. ci -dessous), voisin de la station de Waldbœckelheim. On laisse ensuite à dr.
Oberhausen et à g. Niederhausen.
Près du v. de Norheim, renommé pour son bon vin, on traverse encore deux tunnels; puis, au delà de l'Ebernburg (F. ci-dessous), le chemin de fer s'enfonce dans une tranchée de 660 mèt. de longueur et de 20 mèt. de profondeur.
13 4/10 mil. Mûnsteram Stein. — Après avoir passé devant les importantes salines de Munsterhalle et de Theodorshalle (F. ci-dessous), on pénètre dans une nouvelle tranchée de 22 mèt. de profondeur et de 600 mèt. de longueur ; puis on laisse Creuznach sur la g., pour franchir la rivière sur un pont à treillis et atteindre la station, située à 10 min. à PE. de la ville.
14 mil. Creuznach (hôt. dans l'île et près de l'Ile des Bains : Établissement des bains (Kurhaus), Englischer Hof, Oranienhof, Hof vonHolland, Kauzenberg, Ebernbury, Rheinstein, etc. ; nombreuses maisons garnies; dans la ville : Adler, Pfœlzer Hof, Berliner Hof, sur la rive dr. de la Nahe, près de la Badeinsel); — le Cruceniacum des Romains, V. de 10000 hab., est si-
tuée à 110 mèt. d'altitude sur la Nahe, qui la partage en deux parties réunies par un pont de pierre, et y forme deux îles. La partie occidentale, bâtie au pied du Kauzenberg et arrosée par l'Ellerbach, a des rues étroites et montueuses :
c'est la vieille ville. La partie orientale, la ville moderne, compte déjà un grand nombre de magnifiques hôtels et de belles maisons.
L'histoire de Creuznach ressemble beaucoup à celle de toutes les villes du Palatinat. Après avoir appartenu aux Romains (Drusus y bâtit un fort), elle est prise par les Alemanni, par les Huns, puis par les Franks, qui en restent longtemps possesseurs. Les rois franks ayant établi des comtes {Grafen) dans ce district (Cou), on les appela des Gau grafen ou gaugraves, et de ces comtes du Nahegau descendirent les rhingraves, les wildgraves et les comtes de Sponheim. — Louis le Pieux s'y fait bâtir un palais (l'Osterburg), détruit en 803 par les Normands. Pendant tout le moyen âge, Creuznach a pour maîtres les comtes de Sponheim, qui l'élèvent au rang de ville. A l'extinction de cette famille, qui avait étendu ses possessions de la Nahe à la Moselle, c'est-à-dire en 1437, elle échoit aux électeurs palatins. Prise successivement par les Espagnols (1620), les Suédois (1632), et les Français (1644), qui la donnent aux comtes palatins de Simmern, elle revient en 1652 à ses anciens possesseurs.
En 1688 et 1689 , les Français la ravagent de nouveau; puis elle fait partie du Palatinat du Rhin, de 1708 à 1807; de l'empire français, de 1807 à 1814; enfin elle est aujourd'hui à la Prusse.
Après les guerres de Trente ans
CREUZNACH.
et de la succession d'Espagne , Creuznach avait vu sa population tomber de 10000 hab. à 3500; depuis quelques années, grâce à ses eaux, dont la réputation méritée est plus qu'européenne, elle a vu augmenter de nouveau le nombre de ses habitants et renaître sa prospérité passée. Les sources salines de Mtinster, et de Charles et Théodore, étaient connues et utilisées au xvie s. ; mais la découverte des sources de Creuznach est toute récente. C'est en 1832 seulement que le propriétaire de l'île des Bains (Badeinsel) découvrit , à l'extrémité S. , la source d'Élisabeth, 12° 1/2 cent. Peu de temps auparavant, on avait trouvé la source de la Nahe, 10° cent., au milieu même de la rivière. En 1834, une société d'actionnaires acheta la partie supérieure de l'île, entoura la source d'Elisabeth d'une muraille de pierre, planta autour un jardin anglais, et enfin fit bâtir un Kurhaus (de 1840 à 1842), qui renferme une salle de conversation, un restaurant, des chambres de bains et des appartements pour les malades.
En 1838 avait été découverte la source d'Orange (Oranienquelle) , 12° 1/2 cent., utilisée en 1841. Depuis 1842, chaque année voit s'élever de nouveaux hôtels et de nouvelles maisons, soit sur la rive dr.
de la Nahe, soit le long de la rueboulevard qui conduit de la source d'Élisabeth au pont. Des boutiques et un cabinet de lecture circulaire (tel est son nom) se sont établisautour du Kurhaus; tous les matins on fait de la musique dans le jardin qui entoure maintenant l'établissement.
Le nombre des baigneurs augmente de saison en saison. Dans ces dernières années, il a dépassé 5000, et celui des fcfcins 75 000; car les Sool-
quellen de Creuznach, comme on les appelle en allemand, sont trèsefficaces, surtout dans les maladies scrofuleusesetdartreuses. Elles contiennent de l'iode et du brôme. On les prend en bains et en boisson.
La saison commence le 15 mai et ne finit qu'en octobre. Un bain coûte 10 sgr.; une chambre , dans une maison particulière, de 3 à 6 th.
par semaine; le service, de 10 à 20 sgr. par semaine.
En dehors du jardin des eaux, Creuznach n'offre par elle-même aucun intérêt. Son vieux pont de huit arches, surmonté de maisons, a un aspect assez original. Tout près de ce pont, on remarque, derrière Yég lise protestante (1768), la chapelle anglicane , établie dans le chœur d'une vieille église gothique, bâtie en 1332, et détruite par les Français en 1689. Ce chœur a été restauré en 1857. Véglise catholique de Saint-Nicolas ne vaut pas une visite. L'hôpital date de 1781. Le Gymnase, cloître bâti auxv-s., a eu pour recteur, au xvi#.s. , le fameux docteur Faust, dont on voit encore la maison dans la Fischergasse. On peut visiter les collections de médailles romaines de MM. Antoni, George, Graeff, Schmidt, le cabinet minéralogique de M. Dellmann , et l'atelier du sculpteur Cauer. Enfin le Casino (route de fiingen) a un joli jardin (on peut y entrer sur la présentation d'un membre). Dans l'île située au-dessous du pônt se trouve le restaurant de Kisky (Kiskysche Wœrth) , où, à certains jours de l'année, on fait de la musique. La vieille tour Butterfass, en face de l'île de Kisky, était jadis une prison.
Les environs de cette ville insignifiante abondent en belles promena-
des, dont les principales sont indi- i quées ci -dessus ou ci -dessous, et dans les routes qui aboutissent à Creuznach. Le prix des voitures pour ces diverses promenades (aller et retour) a été fixé par un tarif; mais le péage des barrières et des ponts, ainsi que le pourboire, n'y est pas compris.
A\ B. On loue aussi des ânes pour la promenade.
2 th. !5sgr.
— par Mûnster. .
A AltenbaumbergetHoch-
Au château de Dhaun. . .
Au Disibodenberg
Avant tout, il fautmonler au Kauxenberg ou Schlossberg, montagne qui domine la ville, sur la rive g.
delà Nahe (promenade d'une heure).
JLe Schlossberg , accessible au S. et au N., est couvert, d'un côté, de vignes qui produisent un vin renommé; de l'autre, d'un jardin anglais avec pièce d'eau , ouvert à tous les promeneurs, et planté par M. de Reçu m. De ses divers pavillons, et surtout des ruines du chAteau de Kauzenberg (162 mèt.) on jouit de belles vues sur Creuznach et la vallée de la Nahe, du Rheingrafenstein à Bingen. Le château , ancienne résidence des comtes de Sponheim, fut pris d'assaut en 1632 par les Suédois , que commandait en personne Gustave-Adolphe. Un lion de pierre, apporté du château
de Dhaun , y a été élevé à la mémoire d'un boucher de Creuznach , Michel Mort, qui, en 1279, dans une bataille livrée à Sprendlingen par Jean de Sponheim à l'archevêque de Mayence, se fit tuer pour sauver la vie de son prince.
A quelques pas de la porte des Moulins, les amateurs d'antiquités vont visiter, près de la route qui conduit à Planig, les ruines du château fort bâti par Drusus douze ans avant Jésus-Christ, et détruit par les Alemanni au ive s. On les appelle la Heidenmauer (mur païen).
Derrière le cimetière (porte de Mannheim) , sont deux pierres éloignées l'une de l'autre de 9 mèt., sur lesquelles on remarque des inscriptions. En 1603, l'électeur Frédéric IV sauta d'une pierre à l'autre avec son cheval. On appelle cet espace le Pfalzsprung (le saut du palatin).
On découvre de beaux points de vue à la Rothe Lay (30 min. par la route de Bingen), à Winsenheim (30 min., la première roule au-dessus du Casino), à la Ferme de Darmstadt (45 min. par la porte de Mannheim). Enfin, avant d'entreprendre de plus longues excursions, on peut faire de jolies promenades dans la petite vallée de la Lhor, arrosée par l'Ellerbach, de l'autre côté du Schlossberg.
Parmi les excursions plus éloignées, nous recommanderons les suivantes :
1° La Gans et le Rheingrafenstein. — Prèsde l'hôtel Rhemstein, un chemin praticable aux voitures monte au Tempelchen ( petit temple; beau point de vue). Un peu au delà, à dr., un autre chemin conduit par un petit bois, à un château du prince de Solm^un sentier