‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 134 sur 219 · R. 25] MUNSTER- AM-STEIN. — EBERNBURG · texte numérisé non relu

R. 25] MUNSTER- AM-STEIN. — EBERNBURG

y aboutit également). Continuant de se diriger à dr., on atteint, en 15 min., le sommet de la Gans, montagne de porphyre (323 mèt. d'altitude), d'où l'on jouit d'un panorama étendu. On a à ses pieds Munster et la Nahe ; en face le Rothenfels, que domine au loin le Soonwald; à g., Ebernburg et le Lemberg dans le fond ; à dr., Creuznach , le Hundsruck , le Niederwald , le Taunus et l'Odenwald; par derrière, une vaste plaine et le Mont- Tonnerre. A 33 mèt. au-dessous de la Gans, est le Rheingrafenstein, autre masse de porphyre, séparée de la Gans par une gorge assez profonde et couronnée des ruines d'un château (vm* s.), habité par les rhingraves et détruit, en 1689, par les Français. De ses ruines, on peut redescendre sur la rive dr. de la Nahe, en face du Munster ou dans le joli vallon de Huttenthal, qui forme l'extrémité S. 0. de la Prusse.

N. B. On peut aller au Rheingrafenstein par Munster et par un sentier qui, partant des salines, remonte la rive dr. de la Nahe. On peut aussi visiter en même temps Ebernburg.

2° Les Salines. — Le chemin de fer, une route de voitures et un sentier (25 ou 30 min. à pied) conduisent le long de la Nahe, à

Mùnster-am-Stein (hÔt. Stadt Creuznach), v. situé à la base du Rheingrafenstein et de la Gans, qui s'élèvent à pic sur l'autre rive de la Nahe. On y a établi des bains, car il possède six sources salées dont la température est de 30°, 23° 3/4 , 22° 1/2," 17° 1/2, 16° 1/4 et 15° cent.

A 30 min. de Munster, se trouvent les salines de Cari, 1733 (rive dr.

de la Nahe), et de Théodore, 1743

(rive g.) , que Napoléon avait données à la princesse Borghèse, et qui appartiennent au grand-duché de Hesse, bien qu'elles soient sur le territoire prussien. Des maisons meublées, où se logent des malades pendant Tété, se sonfcélevées, avec des établissements de bains, autour de la saline de Théodore, que domine un petit bois transformé en promenade. Plusieurs fois par semaine, on fait de la musique dans le Kurgarten , où l'on trouve un bon restaurant. Les sources qui fournissent de l'eau aux bains et aux chaudières de ces salines sont au nombre de dix. Leur température est de 15 à 25 degrés cent. Pendant les années 1848-49-50, les salines n'ont produit net en moyenne que 6700 0. ,les frais s'étant élevés à 603 328 fl.

3° Ebernburg (1 h. à pied). — On peut prendre le chemin de fer jusqu'à la station des salines ou s'y faire conduire directement en voiture. — Une auberge (Sickinger Hof) a été établie au pied de la colline escarpée qui porte le curieux château d'Ebernburg. C'est là que mettent pied à terre les touristes venus de Creuznach et qui veulent éviter le long détour de la route de voitures pour monter à Ebernburg. 10 min.

suffisent pour s'élever, par un sentier en zigzag, jusqu'à ce château, transformé depuis quelques années , avec un goût contestable, en restaurant plutôt qu'en hôtel.

Après avoir appartenu à différents maîtres, le château d'Ebernburg échut, en 1448, à la famille de Sickingen. Le célèbre Franz de Sickingen , dont la mort a été racontée (R.

28, B), y donna asile à plusieurs réformateurs de ses amis, qui appelaient leur retraite Y Auberge de la Jwsftce(HerbergederGerechtigkeit).

Mélanchthon, Bucer, Œcolampadius s'y réfugièrent; Ulrich de Hutten y composa quelques-uns de ses ouvrages les plus renommés.

Mais, après la mort de Franz de Sickingen, ses ennemis, les électeurs de Hesse et de Trêves, assiégèrent Ebernburg et l'incendièrent. Des diverses parties de ses ruines et surtout de la terrasse du restaurant (collection d'armes et de boulets trouvés dans les ruines et dans le puits, portraits de Franz de Sickingen et de Hutten , etc.), on découvre de belles vues : d'un côté , la vallée de la Nahe , où l'on remarque à g. le Rothenfels, et à dr. la Gans et le Rheingrafenstein (F. cidessus) , et, à leur pied, les salines et le v. de Mûnster-ara-Stein; de l'autre côté, la vallée de l'Alsenz, que domine l'Altenbaumberg, et, plus à dr., le Lemberg, la montagne la plus élevée des environs (434 mèt.). Du sommet boisé de cette montagne (1 h. env. d'Ebernburg; on prend un guide au v. de Bingart), on aperçoit au S. 0. les ruines du château de Montfori (on va le visiter de Bingart), détruit en 1456 par la Confédération du Rhin.

4°Le Rothenf el8.— De ce rocher de porphyre étrange et escarpé (300 mèt.), qui, presque en face d'Ebernburg, s'élève au-dessus de la rive g. delà Nahe, on jouit d'une vue à peu près semblable à celle de la Gans. Divers chemins y conduisent. On peut y aller en 2 h. par la route de Httflelsheim qu'on laisse à g. avant ce v. , pour suivre à dr. le versant N. 0. de la Hardt ; 1 h.

suffit au contraire quand on y monte de Munster ou des salines.

5° L'Ermitage (die Eremitage) , 1 h. 30min. — Cette Einsiedelei, située au-dessus de la rive dr. du

Guldenbach , a été creusée dans le roc, ainsi qu'une chapelle et une chaire. Elle n'est plus habitée aujourd'hui. On s'y rend par la route de Bingen, la Rothe Lay et le v. de Bretzenheim, qui fut le ch.-l. de la principauté du même nom, supprimée par la Révolution française.

On peut revenir par la montagne (belle vue, mais ehemin escarpé), et le v. de Winzenheim.

6° Gutenburg, Dalberg, Weissenfels, Stromberg. — Un sentier qui part du marché au Bois, près de la porte de Rùdesheim, gravit le Hinkelstein et descend au N. 0. à (1 h.) Hargesheim. Remontant alors la rive g. du Grœfenbach, on gagne (30 min.; Gutenberg, que dominent les ruinesdu château de Gutenburg, bâti par les comtes de Sponheim,et détruit par les Français en 1688.

Continuant à remonter la vallée, on traverse ensuite (30 min.) Wallhausen avant d'atteindre (30 min.) Dalberg , berceau de la célèbre famille de ce nom. Les ruines de son château sont bien conservées.

De là on monte à dr. au Spabrxicken , lieu de pèlerinage fréquenté en automne ; puis, après avoir visité les forges de Grœfenbach, on se dirige au N. vers la maison de chasse nommée Neupfalz, parWetfsenfels, le dernier èscarpement du Soonwald, d'où l'on découvre une belle vue. De là on peut descendre à Stromberg , par le vallon de Dorbach, et revenir à Creuznach par la vallée du Guldenbach , Schweppenhausen,Wendesheim, et la hauteur appelée Hungriger Wolf(Lou^ affamé). Par ce chemin, Stromberg est à 3 h. de Creuznach, mais cursion complète demande une journée.

7° Sponheim (2 h. 30 min.). —

Page 1