R. 28] LANGEN-SCHWALBACH
nue d'arbres voisine ; tous les jours table d'hôte à 1 h. Bal tous les dimanches soir; cabinet de lecture.
Nassauer Hof, Russischer Hof , Post, Herzog von Nassau, hôtel du Taunus, Wagner, etc. — Maisons garnies : Pariser Hof, Englischer Hof, Stadt Hanau, Einhorn, Tivoli, Bellevue, Victoria, Wiener Hof, etc. — N. B. Dans les maisons garnies, à l'exception du Pariser Hof, il n'y à pas de table d'hôte, mais on peut s'y faire apporter son dîner des autres hôtels. Dans les hôtels, le prix du dîner est de 1 fl. 12 kr. ; celui des chambres varie.
Schwalbach, appelé Langen ou le Long, pour le distinguer d'autres localités du même nom , a été élevé en 1819 au rang de ville. On y compte environ 2000 hab. Mais en réalité ce n'est qu'un village composé presque entièrement d'hôtels et de maisons garnies. On n'y vient guère que pour y prendre les eaux, car il est situé au fond d'un vallon supérieur dominé de toutes parts par des collines plus cultivées que pittoresques. Le climat y est rude et si froid que la saison des bains n'y commence qu'au mois de juin et finit au mois d'août. Pendant l'été il y fait une chaleur accablante. Ses eaux, qui attirent chaque année environ 3000 baigneurs, sont en effet très-efficaces dans un certain nombre de maladies. Toutefois , les touristes bien portants qui, après avoir lu les Bubblesfrom the Brunnens of Nassau, viendraient à Schwalbaph pour en admirer les beauiés naturelles, seraient singulièrement désappointés.
Près de l'extrémité supérieure de la longue rue de Schwalbach, sont groupes les meilleurs hôtels, les
promenades, les sources et la maison des bains. Les sources principales sont :
1° Le Weinbrunnen ou la fontaine du Vin. Elle doit son nom à la saveur piquante de l'acide carbonique qui la sature. C'est la plus anciennement connue et la plus ferrugineuse. Elle jaillit au milieu d'une prairie, près de la route de Wiesbade et de Schlangenbad ;
2° Le Paulinenbrunnen ou la fontaine de Pauline, ainsi nommée en l'honneur de la grande-duchesse de Nassau. Elle n'a été découverte qu'en 1828, et renferme un peu moins de fer , mais plus de nitre <et de gaz acide carbonique que les autres. Sa saveur est agréable, sa digestion facile. Elle se trouve à 15 ou 20 min. du Weinbrunnen.
Les sentiers tracés de chaque côté de la prairie qui les sépare sont , aux heures où l'on boit, la promenade la plus fréquentée des baigneurs;
3° Le Stahlbrunnen ou la fontaine d'Acier. Cette source fut découverte en 1740 par un médecin de Wetzlar. Malgré son nom, elle contient un peu moins de fer que les précédentes, mais comme elle est moins chargée de gaz acide carbonique, le goût du fer est plus prononcé.
Une colline la sépare du vallon dans lequel jaillissent le Weinbrunnen et le Paulinenbrunnen.
Schwalbach possède un certain nombre d'autres sources, le Rosenbrunnen (prèsdu Paulinenbrunnen), le Neubrunnen, VEhebrunnen, etc. ; mais elles ont été peu employées jusqu'à présent, les autres suffisent.
Toutes ces eaux se prennent plutôt en boisson qu'en bains. — On les boit suriout le matin, en se promenant et en écoutant de la musique.
La dose est de cinq ou six verres, et même davantage. Cependant, depuis 1829, on a construit à Schwalbach un établissement thermal où Ton administre des bains et des douches. Cet établissement, dont la colonnade ouverte sertde promenade par le mauvais temps, et de galerie aifx marchands ambulants, contient plus de quarante cabinets vastes et bien aérés. On se baigne : au premier étage, dans l'eau du Paulinenbrunnen; au rez-de-chaussée, dans celle du Stahlbrunnen et du Weinbrunnen. Ces eaux sont chauffées artificiellement, car elles n'ont aux sources que 8 ou 10* cent. Un bain coûte 48 kr., plus 6 kr.de pourboire.
C'est surtout pour réparer ses forces perdues que l'on vient prendre les eaux de Langen-Schwalbach.
Elles étaient autrefois réputées trèsefficaces contre la stérilité, et aujourd'hui encore , leur usage a, dit-on, favorisé plus d'une grossesse inespérée.
Il s'expédie chaque année , en Allemagne et à l'étranger, de 30000 à 40 000 cruchons goudronnés des eaux de Schwalbach, qui se conservent très-bien. Ce nombre était autrefois beaucoup plus considérable.
Les collines qui dominent Schwalbach sont sillonnées de chemins conduisant à leurs points culminants, d'où l'on découvre des vues plus ou moins étendues.— .V. B. Pour toutes les promenades ou les excursions, le prix des ânes, des chevaux et des voitures est fixé par un tarif: un âne se paye 36 kr. l'heure.
La colline la plus fréquentée est celle qui porte un pavillon de bois rustique, à 20 min. env. du Paulinenbrunnen, du côté de la route
de Wiesbade. Du haut de la Flatte, qu'il ne faut pas confondre avec le château voisin de Wiesbade, on découvre une belle vue. On va aussi visiter la forge de fer appelée Eisenhammer, et (30 min.) au N. Âdolphseck (aub. chez Kling), château bâti, selon la tradition, par le comte Adolphe de Nassau, avant qu'il fût empereur, pour y cacher une religieuse qu'il aimait et qu'il avait enlevée de son couvent. Enfin, 1 h.
plus loin, en remontant la jolie vallée de l'Aarde (la route de voitures est monotone et poudreuse) , on trouve le château de Hohenstein. Cette ancienne forteresse féodale, construite au sommet d'un rocher, appartenait aux comtes de Katzenelnbogen.
Elle a été détruite dans la guerre de Trente ans. Elle domine un petit hameau à l'auberge duquel on peut se procurer des rafraîchissements.
De Schwalbach à Eltville, parSchlangenbad, R. 29 ; — à Lorch, R. 3! ; 7 h. à pied, par le Wisperthal.
Au delà de Kernel, on descend presque constamment jusqu'à
2 mil. Hoîshausen auf der Heide, v. situé sur un plateau qui n'est rien moins que pittoresque et qui paraît à peine peuplé, les villages et les habitations étant cachés dans les ravins et les vallons.
1 1/2 mil. Singhofen, v. près duquel on remarque quelques beaux bois. On jouit d'une jolie vue en descendant dans la vallée de la Lahn à
l 4/10 mil. Nassau, ville de 1100 hab. , suf la rive dr. de la Lahn.
On passe à Dausenau, petit village où l'on remarque une tour octogone ; puis on descend la vallée de la Lahn.
9/10 mil. Ems (F. R. 37).
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