DE WIESBADE ET D'ELTVILLE A LANGEN-SCHWALBACH
PAR SCHLANGENBAD.
i 9/iO mil. de Wiesbade à Eltville.
Chemin de fer. 5 convois par jour.
Trajet en 35 min. environ, pour 45 kr., 30 kr. et 15 kr. — 1 1/2 mil. d'Eltville à Schlangenbad. 2 omnibus par jour, en été seulement. — 1 mil. de Schlangenbad à Schwalbach. 2 diligences par jour, en i h. 1/4.
6/10 mil. de Wiesbade à Mosbach (F. R. 27).
1 3/10 mil. de Mosbach à Eltville (F. R. 30).
La route d'Eltville à Schlangenbad passe à Neudorf, en laissant à dr.
le couvent de Cisterciennes de Tiefenihal, sécularisé en 1803, et à g.
Rauenthal (hôt. Nassauer Hof) , v.
• dont les vins sont estimés et à 15 min. env. duquel on découvre une belle vue, du haut de la colline la Rauenîhaler Hœhe (656 mèt.) ; il est question d'y bâtir un temple à portique. — N. B. Il faut environ 30 min. de plus en passant par Rauenthal, d'où l'on peut gagner Schlangenbad par le versant de la montagne.
1 1/2 mil. Schlangenbad (hôt.:
Sassauer Hof, Victoria. Ce sont les seuls hôtels proprement dits; les autres établissements qui se donnent ce nom sont des maisons garnies où Ton ne reçoit que des baigneurs. Tels sont le Hessischer Hof et le Wiesbadener Hof, qui appartient au duc de Nassau. Le prix de chaque chambre, de 36 kr. à 3 fl.
et au-dessus, est marqué sur la porte; table d'hôte à 1 h. : 1 fl. 12 kr. ; un dîner particulier, 1 fl. 45 kr. — Restaurants : Hlwde (48 kr.
pour le dîner) , Priester (36 kr.) ; — v. de quelques maisons, situé à micôte au milieu des collines boisées du Taunus. Le Kurhaus ou établissement des bains a été fondé en 1694 par le landgrave Charles de Hesse-Cassel. Il est entouré de belles plantations d'arbres. On appelle Schlangenbad le bain des Serpents , parce qu'il s'y trouvait autrefois une grande quantité de ces animaux (Schlangen). D'après une tradition assez généralement répandue, mais erronée, l'onctuosité de ses eaux dépend d'une matière animale que viennent y déposer ces reptiles. En effet, ses eaux, quand on les touche, ressemblent à des eaux savonneuses; mais on ne sait à quel principe attribuer cette propriété qui leur est particulière.
Les sources thermales de Schlangenbad ont été découvertes, il y a environ deux siècles, par un berger qui y retrouva un jour une vache qu'il avait perdue et qui venait y chercher la santé. On en compte maintenant huit : des noms et des numéros d'ordre servent à les distinguer. Amenées par groupes de (juatre dans deux établissements thermaux bâtis l'un au-dessus de l'autre et appelés supérieur et inférieur, ou ancien et nouveau, elles y remplissent de larges et spacieuses baignoires, dont la plus grande , tout en marbre, est celle des électeurs. On ne boit que l'eau de la source qui jaillit sur la place au pied de la terrasse. Claires, transparentes, limpides, sans saveur, à peine gazeuses, ces eaux, d'une teinte légèrement bleuâtre, ont une température de 27° 1/2 cent.; aussi est-on obligé de les chauffer. Elles ne contiennent par litre que quelques centigrammes de carbonate de
soude et des sels insignifiants. Assez semblables aux eaux de Néris , en France, elles sont recommandées et efficaces dans les maladies provenant d'un affaiblissement général, ou plutôt d'une grande irritabilité nerveuse. Essentiellement calmantes, leur onctuosité les rend fort agréables, même pour les personnes bien portantes, «c Dans ces bains, on devient amoureux de soimême, » disait un Français à l'auteur des Bubbles from the Brunnens of Nassau , livre exagéré, mais rempli d'esprit et de sentiment. « Vous sortez des eaux de Schlangenbad, écrivait le docteur Fenner, rajeuni comme un phénix; la jeunesse y devient plus belle, plus brillante, et l'âge y trouve une nouvelle vigueur. »
Inutile d'ajouter, après ces éloges emphatiques, que les femmes sont en grande majorité à Schlangenbad, comme à Saint-Sauveur dans les Pyrénées. Un bain coûte de 48 kr. à 1 fi., et le nombre des baigneurs varie chaque année de 700 à 800. La saison ne se prolonge guère au delà du mois d'août. On peut aussi y faire une cure de petitlait.
Le séjour de Schlangenbad ne convient qu'aux personnes qui aiment le calme et la solitude. On n'y jouit pas de plaisirs bruyants et variés, comme à Bade ou àWiesbade.
Un peu de musique sur la terrasse qui domine la vallée, un air excellent, trop vif peut-être pour les personnes dont la poitrine est délicate, et de jolies promenades sur des hauteurs boisées, telles sont les seules distractions que ce bain peut offrir. Pour ces promenades, on trouve toujours des Anes sur la place. L'une des plus fréquentées est celle de Georgenborn, petit v.
situé à 1 h. sur le chemin de piétons qui conduit àWiesbade et d'où l'on découvre une vue étendue sur le cours du Rhin , de Worms à Bingen, et sur le cours du Mein, de Francfort à Mayence. Du rocher le Wilhemsfelsen , on jouit également d'une belle vue sur le Rheingau et le Mont-Tonnerre. On peut aller en 2 h. à Rauenthal (F. ci-dessus) ou à Kiederich (F.R. 31), en 3 h. à Eberbach (F. R. 31), etc.
En allant de Schlangenbad à Langen-Schwalbach , on laisse à dr. le Rothe Kreuz, puis, un peu au delà du- v. de Wambach, on rejoint la R. 47, de Wiesbade à Ems, par Langen-Schwalbach.
1 mil. Langen-Schwalbach ( F.