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LE RHIN DE COBLENZ À DÙSSELDORF

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[R. 38] VALLENDAR. — BENDORF. — SAYN.

G. Neuendorf, v. où se réunissent les petits radeaux amenés par les affluents du Rhin, la Murg, la Kinzig, le Neckar, le Mein, la Lahn; de leur réunion se forment ces grands radeaux que l'on remarque souvent sur le fleuve.

Dr. Urbar, v. qui récolte un bon vin rouge ; Klein-Besselich, ancienne maison de l'ordre des Templiers, transformée plus tard en un couvent d'Augustines, aujourd'hui propriété particulière de M. Stedmann (la chapelle est ornée de curieux tableaux), et Mallendar, petit v. situé au pied du Besselich ;

Au milieu du Rhin, l'île de JVtederwerth, sur laquelle se trouve situé le v. du même nom. On y aper-, çoit encore les restes et l'église (1500) d'un ancien couvent de Cisterciennes. Un étroit canal qui en coupe l'extrémité forme la petite île de Grasswerth ;

G. À peu près au milieu de l'île de Niederwerth, Wallershetm, la Schœnbornlust , ancienne maison de plaisance des électeurs de Trêves, qui servit de résidence, pendant l'émigration , aux princes de la maison de Bourbon, ainsi qu'à leurs principaux partisans, et un peu plus loin , Kesselheim ;

Dr. Presque en face de Wallersheim et en partie cachée par l'île , Vallendar (hôt. : Stadl Coblens Capitain, Albert), la Valentia des Romains, V. agricole et industrielle de 3200 hab. , dont la belle église a été bâtie, en 1836, par Lassaulx, et dont la vieille tour date du xv* siècle. La vallée qui s'étend derrière cette ville renferme les ruines d'un ancien couvent de femmes, Schœnstatt, servant actuellement de manufacture de draps.— Weitersberg, vers l'extrémité de l'île;

G. Sébastian Engers et Kalten Engers ;

Dr. Bendorf (hôt. : Rheinischer Hof, Beringer), V. industrielle (forges de fer) d'environ 2250 hab. Elle possède une basilique romane assez curieuse et un établissement médical du docteur Krlenmeyer. Une route conduit en quelques minutes à Sayn, v. situé dans une vallée étroite, près du confluent du Saynbach et du Brexbach , et qui mérite une visite des piétons. On y voit, en effet (à 30 min. du Rhin) , les ruines du vieux château des comtes de Sayn, détruit dans la guerre de Trente ans par les Français, et le beau château bâti en 1847 par le prince de Sayn-Wittgenstein-Berleburg, fils d'un général russe, qui y a réuni une intéressante collection de tableaux en grande partie modernes (Horace Vernet, Winterhalter, Gudini Wappers, Léopold Robert, Decamps, Isabey, Catel, Steinbrûck, etc.). Ce château ne peut être visité qu'une fois par semaine pendant l'été, le jeudi jusqu'à 5 h. 1/2 (5 sgr. d'entrée) , à moins que le prince ne soit absent.

Près de là se trouve la Sayner Hutte (hôt. : Post, Burg Sayn), qui a appartenu successivement à l'archevêché de Trêves, au Nassau et à la Prusse. Les bâtiments, construits en 1830, sont presque entièrement en fonte. D'autres établissements du même genre (Concordia Hutte, a" Ester* sche Maschinenfabrik) se sont élevés dans les environs. La Sayner Hûtte intéressera les étrangers qui la visiteront. On y fabrique, en effet, des canons, des boulets, des cloches, des meubles, des ornements d'architecture, etc. — L'an 1202, trois frères, comtes de Sayn , avaient fondé au-dessus de ce

village une abbaye de Prémontrés, aujourd'hui sécularisée. L'église de cette abbaye est remarquable par son architecture. Elle possède un coffret de métal doré et curieusement orné, qui renferme un bras, de saint Simon, dont Bruno de Bonn, depuis évêque de Cologne, la gratifia en 1204. — Le Renne berg, appelé aussi Friedrichsberg , qui domine Sayn, a été, sous le gouvernement du Nassau, transformé en un parc très-fréquenté , pendant l'été, des habitants de Coblenz. On y découvre de charmants points de vue. Enfin, à 1 h.

de Sayn, en remontant la vallée étroite et pittoresque du ruisseau du même nom, on trouve le château à'Isenburg , berceau d'une famille qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours.

Dr. Près de l'embouchure du Saynbach, Mùhlkofen, à 30 min. de Sayn (F. ci -dessus); puis Engers, v. dont le château, bâti en 1758 par l'électeur de Trêves, appartient au gouvernement. Il a remplacé une forteresse que Cuno de Falkenstein avait fait construire, en 1380, pour maintenir les gaugraves du Westerwald. A en croire certains antiquaires, les débris de murailles que l'on remarque audessus du v. , dans le lit du fleuve, sont des restes d'un pont romain.

Ce serait là que César aurait passé le Rhin pour aller combattre les Sicambres. Des carrières d'une pierre ponce fort recherchée pour les constructions sont exploitées dans les environs. Le château d'Engers (xviu* s.), converti en une école militaire, est dominé par les ruines d'une tour ronde , dernier reste d'un château fort du xiv* s. Sur les pentes boisées qui s'élèvent au N.

E. d'Engers, se montre le clocher de Heimbaeh, v. près duquel on aperçoit l'ancienne abbaye de Rommersdorf, appartenant aujourd'hui au duc d'Aremberg. La salle capitulaire et les cloîtres, qui datent de 1200, sont remarquables par leur architecture.

G. Urmitx, le Gute Mann, ancien ermitage augmenté d*une chapelle moderne, et Weissenthurm, v. qui doit son nom à une tour carrée bâtie par l'archevêque Cuno de Falkenstein (xiv« s.) pour indiquer la frontière de ses domaines. Son église, construite en 1836 par Lassaulx , est ornée de fresques par Gassen. D'après certains antiquaires, ce serait à Weissenthurm et non à Engers que César aurait passé le Rhin. Hoche le franchit en cet endroit le 18 avril 1797, pour aller battre les Autrichiens à Heddesdorf.

Près de la route, au S. O. du village, un obélisque a été élevé à la mémoire de ce général , mortpeuaprès, à Wetzlar , à l'âge de 29 ans, et enseveli avec Marceau à Coblenz (F.

R. 36). Ce monument porte l'inscription suivante :

l'armée de sambre-et-meose

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