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DE NAMUR A PARIS

308 kil. — Chemin de fer. 7 convois par jour. Trajet en 8 h. 50 min. et 10 h. 30 min. environ, pour 35 fr. 70 c. et '25 fr. 35 c. par les trains express, ou 82 fr. 40 c. et 24 fr. 25 c. par les trains ordinaires.

Après avoir croisé la route de Namur à Bruxelles et traversé un petit tunnel, on côtoie la rive g. de la Sambre et l'on franchit plusieurs fois cette rivière. On passe ensuite devant les châteaux de Salsinne, et au dessous de Flair inné, en laissant à dr. l'église du hameau de Beausse, et à g., Malonne, dont l'abbaye fut bâtie dans une gorge étroite entre deux collines. On aperçoit à g. une grande fabrique, avant d'atteindre

10 kil. Floreffe, v. de 1600 hab.

Son abbaye de Prémontrés, construite sur un coteau pittoresque, occupe l'emplacement d'un ancien château des comtes de Namur. Fondée, dit-on, au xii* s., elle est aujourd'hui un séminaire.

Au delà de Floreffe, on remarque, à g. le v. de Franièresf puis à dr.

le parc et le château de Soye.

15 kil. Moustier, v. qui doit son nom à un couvent dechanoinesses, fondé vers le milieu du vir s. et consacré à saint Pierre. — La vallée de la Sambre s'élargit ; les collines qui la bordent s'abaissent et s'éloignent. L'industrie remplace l'agriculture dans le paysage. Aux châteaux vont succéder les manufactures.

21 kil. Auvelais.

22 kil. Tamines. — La vallée de la Sambre devient une vaste plaine où les champs alternent avec les prairies. On franchit plusieurs fois la rivière qui fait de nombreux détours.

Après avoir laissé d'un côté la manufaclure de glaces (la première qui ait été fondée en Belgique) établie dans l'ancienne abbaye de Sainte- Marie A'Oignies, de l'autre une fabrique de soude, on entre dans une tranchée, au sortir de laquelle on remarque à dr. Moignelée, le dernier village de la province de Namur. On traverse ensuite la Sambre sur un pont de trois arches suivi de plusieurs beaux viaducs.

27 kil. Farciennes , v. de 1600 hab.

On passe devant le château de Beaulieu, entre Farciennes et

31 kil. Chatelineau, séparé de Chatelet par la Sambre.

En s'éloignant de cette station le chemin de fer traverse une forêt de cheminées, à Couillet, v. de 2916 hab. , croise la route de Charleroi à Philippeville près du v. de Marcinelle (dr.), et décrit une forte courbe avant de s'arrêter à

38 kil. Charleroi (hôt. : des lJaysbas, du Grand- Monarque , de V Univers) , V. forte , de 8000 hab. , située sur la Sambre , qui la traverse, et divisée en ville haute, entre- ville et ville basse. Elle n'a rien d'intéressant à offrir aux touristes, mais elle est le centre principal de l'industrie métallurgique de la Belgique. En 1 666 , elle n'était qu'un misérable village nommé Charmoy. CharlesII, roi d'Espagne, y fit construire une forteresse qu'à l'approche des Français, le gouverneur des Pays-Bas, le marquis de Castel- Rodrigo, fut obligé de faire sauter avant qu'elle fût terminée. Dix ans plus tard, Louis XIV bâtissait la partie appelée entre-ville

et la ville basse , qu'il entoura de fortifications. Depuis lors Charleroi eut le sortde toutes les places fortes : elle a été souvent assiégée, bombardée, prise d'assaut. — De la station, où viennent aboutir les chemins de fer de Bruxelles, Erquelines, Louvain, Namur, Couvin et Vireux, on aperçoit à dr. une maison de détention construite en briques, de 1852 à 1854, dans le style gothique, d'après le système cellulaire.

De Charleroi à Erquelines, le chemin de fer suit les contours de la Meuse et franchit quinze fois cette rivière. On laisse bientôt à g. l'embranchement de Vireux.

46 kil. Marchienne - au - Pont (forges, laminoirs, hauts fourneaux), v. au delà duquel on aperçoit, à g., les ruines de Vabbaye d'Aine (xvin# s.). On quitte les terrains de formation houillère pour entrer dans ceux du grès rouge. Les rochers et les bois se multiplient ainsi que les usines.

50 kil. 1 andelies, v. de 643 hab.

— Le chemin de fer traverse un tunnel de 420 mèt. de longueur.

56 kil. Thuin, V. de 4874 hab. , bâtie en amphithéâtre' sur la rive droite de la Sambre, fabrique des draps communs, des étoffes de laine, et exploite des carrières de marbre et du minerai. 11 s'y trouve aussi des usines et des hauts fourneaux.

59 kil. Lobbes , v. de 2737 hab. , conserve une abbaye fondée au vu» s., reconstruite au xiiie puis au xvi-. Les bâtiments actuels datent en partie du xvme s. Un oratoire, transformé en église paroissiale et dominant une hauteur à côté du village, remonte au xi* s.

66 kil. Ghoylabuissière.

68 kil. Solre-sur- Sambre, v. de 1449 hab.

[R. 47] CHARLEROI. — ERQUELTNES. — MAUBEUGE. 411

72 kil. Er quelines , v. de 67 1 hab., dernière station belge. Les passeports, que l'on était autrefois tenu d'exhiber, ne sont plus de rigueur; tout Français peut entrer en Belgique ou en sortir sur la simple constatation de son identité.

Les bagages des voyageurs en destination de Paris ne sont pas visités à la frontière; cette formalité s'accomplit à Jeumont uniquement pour les bagages qui ne doivent pas faire tout le trajet.

71 kil. Jeumont (buffet), v. de 826 hab. , a conservé une tour de son ancien château fort (xm- s.)

On traverse, 2 kil. plus loin, Marpent (673 hab.), dont l'église, (xve s.) renferme une statue de la Vierge, objet d'un pèlerinage (carrières de marbre, scierie et fabrique de glaces importante) ; puis on laisse successivement à dr. Recquignies, Boussois (352 hab.) et Assevent (138 hab).

80 kil. Maubeuge (hôt. : du Grand-Cerf, du Nord), ch. -l.de c, V.de 10557 habitants, sur laSambre, doit son origine à un monastère fondé par sainte Aldegonde au vii's.

Elle fit partie au ixa s. de la Lotharingie; Louis XI la prit et la brûla en 1478; après lui, les Français la perdirent, la reprirent, la perdirent de nouveau, et s'en assurèrent enfin la possession par le traité de Nimègue (1678). Vauban l'entoura alors de fortifications. Le prince de Cobourg l'assiégea en vain, en 1793; mais en 1815 elle se rendit aux Alliés, après une défense héroïque. Les branches principales de l'industrie de Maubeuge, sont : la quincaillerie, la fabrication des aciers et des glaces , etc. Les seuls monuments remarquables sont :

Yéglise, qui a conservé, dans un cu-

rieux reliquaire du xv*s., le voile et l'un des souliers de sainte Aldegonde ; Yhospice civil (ancien couvent des sœurs grises); l'hôpital des Kanguennes (vieilles femmes) , le collège communal (ancien collège des Jésuites), et, à l'angle des rues du Chapitre et de l'Arsenal, le pilori ou Pierre-Hourderesse de la justice abbatiale. Maubeuge est la patrie du peintre Jean Gossaert, surnommé Mabuse ou Maubeuge, — On laisse à dr. l'embranchement de Maubeuge à Bruxelles, par Mons (F. R. 48), puis à g. Louvroil , v. de 727 hab.

85 kil. Hautmont, V. de 3335 hab. , possédait autrefois une abbaye de Bénédictins, convertie aujourd'hui en usine. Le haut fourneau du Nord y produit annuellement 9 ou 10000 tonnes de fonte moulée et 2 ou 3000 tonnes de fonte brute.

Au delà du bois du Quesnoy, on aperçoit , à dr. , Hargnies ou Quartes, le Vieux-Mesnil (330 hab.) ; à g.

Boussières (773 hab.); Saint-Bemi, puis à dr. Bâchant (688 hab.) etÂymeries (219 hab.)

94 kil. Aulnoye, village de 172 habitants, conserve les restes d'un ancien château et possède un haut fourneau.

On laisse à dr. Berlaimont, ch.-l.

de c. de 2619 hab. (vestiges d'une forteresse romaine); à g. Levai, v.

de 498 hab. , en face duquel le chemin de fer franchit la Sambre sur un magnifique pont de fer. Les deux rives du ruisseau de Tarsy, qui arrose Levai , furent le principal théâtre de la bataille de Wattignies (16 oct. 1793) . A encore se montrent Sasségnies (382 hab.), Noy elles (628 hab.) et Maroilles , v. de 2142 hab. (fromages renommés), dans les éclaircies de la forêt de Mormal.

107 kil. Landrecies, ch.-l. de c.

de 4193 hab., place forte située sur la Sambre. Prise par Louis XI, en 1477, et par les troupes de François Ier, en 1543; elle résista, cette môme année, à Charles-Quint, qui l'attaquait avec 50000 hommes. Rendue à ce prince par un échange, elle fut reprise deux fois parles Français, pendant la guerre de Trente ans.

Fortifiée par Vauban, elle tomba au pouvoir des Autrichiens en 1793, et fut définitivement acquise à la France en 1794. L'église, de construction moderne, renferme le tombeau de Clarke, ministre de la guerre sous le premier empire et sous la Restauration.

Le chemin de fer dépasse successivement (àdr.) Neuvilly (2357 h.), Pots (1771 hab.), Forest (1456 hab.) et Pommereuil (1551 hab.), en face de Ors (fossés d'enceinte et débris de l'ancienne forteresse de la Male-Maison) ,v. de 1149 hab. , que Ton traverse et au delà duquel on voit à g. Basuel (15*26 hab.). Dans la dernière partie de ce trajet, la voie ferrée décrit une grande courbe vers l'O. et s'éloigne de la vallée de la Sambre qu'elle remontait, à des distances variables, depuis Erquelines.

119 kil. Le Gateau-Cambrésis , ch-1. de c. , V. de 921 2 hab. , située sur la Selle , est célèbre par le traité de 1559 , conclu entre Henri II , roi de France , et Philippe II d'Espagne.

Cette ville doit son origine et son nom à un château fort élevé vers l'an 1000 en ce lieu, par un évôque de Cambrai. Souvent dévastée du xiv€ au xvne s. , elle devint française par le traité de Ni mègue (1 678) . L'église Saint-Martin faisait autrefois partie de l'abbaye Saint-André; Y hôtel de ville date de la Renais-

sance; sur la place s'élève la statue du maréchal Mortier (né au Câteau en 1768), par Bra; l'ancien palais des évêques de Cambrai a été converti en une filature. Le Cateau possède en outre plusieurs usines, des distilleries, des tanneries , etc.

Le chemin de fer franchit la vallée de la Selle, sur un viaduc long de 175 mètres et composé de 11 arcades de 24 mèt. de hauteur sous voûte. Il laisse ensuite à g. Saint- Benin (550 hab.), Eschauffourt, Saint-Souplet (2806 hab.), à dr.

Honnechy (1360 hab.) et Mauroy (881 hab.). L'embranchement de Cambrai et Somain se détache à dr., en deçà de

128 kil. Busigny (buffet) , v. de 3412 hab. — On passe du département du Nord dans celui de l'Aisne.

A g. se montrent Molain (776 hab.), Vaux (1610 hab.) et Becquigny (355 hab.).

135 kil. Bohain, ch.-l. de c. de 5051 hab., souvent pris et repris dans les guerres contre les Anglais, les Bourguignons, les Espagnols et les Autrichiens. Il ne reste aucun vestige de son ancien château. Il s'y fabrique des cachemires et des horloges à musique.

138 kil. Fresnoy -le- Grand, V. de 4293 hab., où se voient encore plusieurs souterrains-refuges dans les maisons qui .avoisiuent l'église. — Laissant à ilr. Fot.taine-Uterte (293 hab.) , sur un mamelon isolé ; et à g. Croix-Fonsomme (400 hab.), puis Fonsomme, v. de 644 hab. , où la Somme prend sa source, on franchit cette rivière ainsi que le canal de Saint-Quentin et l'on traverse plusieurs tranchées.

147 kil. Essigny-le-Petitf v. de 380 hab.

Au delà des villages de Lesdins,

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