‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 35 sur 219 · R. 2] RIXHEIM · texte numérisé non relu

R. 2] RIXHEIM

On prend la direction du S. E.

pour ne la plus quitter , et on traverse en partie la forêt de la Hart (15372 hecl.).

116 kit. Habsheim, cn.-l.de c.de 2044 hab.

125 kil. Sierentz , v. d'env. 1500 h.

129 k il. Bartenheim, v. de 2000 h.

136 kil. Saint-Louis (buffet) , v. de 1327 hab. , dernière station française et douane.

A 2 kil., sur la rive g. du Rhin, est la petite ville de Huningue, (1720h.), qui futen 18151e théâtre de l'une des plus brillantes défenses dont l'histoire ait gardé le souvenir.

Avant «l'y arriver et sur une petite place entourée d'arbres, un obélisque a été élevé à la mémoire du général Abbatucci, mort en 1796, à 26 ans, en défendant la tête du pont de Huningue , et en prononçant ces mots « pour la patrie. » Érigé en 1801 par le général Moreau, ce monument avait été détruit en 1815 par les Autrichiens ; les habitants de Huningue l'ont relevé en 1828.

Avant la réunion de l'Alsace à la France, Huningue n'était qu'un village. En 1680, Vauban en fit une place forte. Quelque temps après, les Français jetèrent un pont sur le Rhin et bâtirent une redoute sur le territoire allemand. Le traité de Ryswyck ordonna la démolition de ces travaux qui, rétablis en 1741, détruits de nouveau en 1751, furent repris pendant la Révolution. Ce fut en défendant ce pont que périt si noblement, en 1796, le général Abbatucci. En 1798, à la suite d'une capitulation , les Autrichiens qui s'éiaient engagés à ne point tirer sur Huningue, purent démolir sans être inquiétés le pont et les travaux entrepris pour le protéger, tant dans l'Ile des Cordonniers que sur la rive

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