ETTENHEIM
qu'en 1714. En 1740, les débordements du Rhin endommagèrent tellement ses fortifications , que l'Autriche résolut de ne plus les entretenir. En 1793' les Français la bombardèrent. Au commencement de ce siècle, on a tenté de relever ses fortifications, puis on les a démolies.
L'église Saint-Étienne a été construite du xi* au xv* s. On y remarque un beau jubé et surtout un maître-autel qui, daté de 1526 . remplit le chœur dans sa largeur et dans sa hauteur. Les belles sculptures sur bois de ce maître- autel (Couronnement de la Vierge) sont de Hans Lievering; les tableaux d'autel sont de Durr, de Freiburg.
Alt-Breisach communique avec Neuf-Brisach (7/10 mil.), situé sur la rive g. du fleuve par un pont fixe. Après avoir traversé le Haut- Rhin, qui ne forme pas tout à fait les limites du duché de Bade et de la France , on passe devant le fort Mortier. De Neuf-Brisach à Colmar (16 kil.), service de voitures correspondant avec le chemin de fer français (R. 2).
Au pied du dernier coteau de la Forêt-Noire, à dr. de la station de Riegel, se trouve Malterdingen (1449 hab.). A peu de distance, du môme côté , on remarque au-dessus de Hecklingen les ruines du château de Uchtenegg. On franchit l'Elz à
Kensingen (hôt. : Lœwe , Salm) , ch.-l. de canton, V. de 2313 hab., qui a appartenu aux seigneurs d'Usenberg et à l'Autriche jusqu'au démembrement de l'Empire. — Sur la dr. s'ouvre le vallon d'où descend la Bleiche que l'on traverse à
Herbolsheim, V. de 2063 hab. On
laisse à dr. Ringsheim (1466 hab.) , puis en aperçoit du même côté, a l'entrée de la vallée de l'Undiz, Ettenheim, ch.-l. de canton, V. de '2931. hab. , où, le 15 mars 1804, Napoléon, alors premier consul, violant le territoire de la Confédération germanique, fit enlever le duc d'Enghien qui, enfermé d'abord à Strasbourg, fut conduit à Vincennes, jugé par une commission militaire, condamné à mort et fusillé dans les fossés du château. Au delà d'Ettenheim se trouve Âltdorf, V.
de 1296 hab. (beau château et belle collection de M. de Tûrckheim).
OrschweieTj station dont les voitures desservent Ettenheim (4/10 de mille).
[Une route qui remonte la vallée de PUhdiz, appelée le Mùnsterthal, conduit à Steinach (R. 9) par Mûnchwyler (1 h. d'Ettenheim), Saint- Landolin (aub. et bain) dont les sources miraculeuses jaillissent du tombeau de ce saint; Ettenhvimmûnster (ruines de l'ancien monastère) ; Streitberg, où l'on rejoint la route de Wagenstadt et de la vallée de la Bleiche, et au delà duquel on laisse à g. la route du Schutterthal; Schweighausen (1091 habit.) et Welschsteinach.]
A peine a-t-on quitté la station d'Orschweier que l'on aperçoit à dr.
sur un rocher isolé le château et la petite ville de Mahlberg (1 103 hab.).
Kippenheim, v. de 1930 hab. — Un petit monument en fonte y a été élevé sur une colline au tailleur Stulz (V. Bade).
14 3/10 mil. Dinglingen, v. de 1316 hab. , où vient aboutir la route de terre de Strasbourg à Freiburg
(4 mil. de Kehl). — On y traverse sur un beau pont la Schutter qui descend de la jolie vallée de ce nom à l'entrée de laquelle se trouve située (30 min.) Lahr (hôt. : Sonne, Krone), petite V. industrielle et commerçante (fabriques de tabac et de chicorée) de 7103 hab., cheflieu de canton , dont la vieille tour est bâtie sur les ruines d'un ancien château romain , et dont • l'église (jadis l'église d'un cloître de Bénédictins) contient plusieurs tombeaux On jouit d'une belle vue de la Schutterlindenburg , où l'on a élevé un monument en souvenir de la constitution badoise. — On peut, de Lahr, aller visiter les ruines du château de Hohengeroldseck , détruit, en 1697 , par le maréchal de Créqui. Pour s'y rendre, il faut remonter la vallée par Kuhbach jusqu'à (1 h. environ) Reichenbach (871 hab.) , monter par une belle route de voiture au point culminant du passage où se trouve une auberge isolée, appelée Schœnberg, laisser là la route de voiture qui descend à Biberach (1 h.) , dans la vallée de la Kinzig (F. R. 9), tourner à g. près du Ludxcigstein , colonne en pierre surmontée d'un L et dont l'inscription porte que cette route fut construite en 1827, sous le gouvernement du grand -duc Louis, et s'élever (40 min.) jus- . qu'aux ruines du Hohengeroldseck.
— N. B. A 10 min. environ du Ludwigstein le chemin se bifurque.
Les deux embranchements conduisent au château, mais celui de dr.
estle plus facile.— Ce château fut le berceau de la célèbre et puissante famille de ce nom, dont le dernier rejeton mourut en 1634. Quelquesuns de ses murs encore debout ont près de 3 mèt. d'épaisseur et 10 mèt.
de hauteur. On y jouit d'une vue admirable. — En face de Geroldseck se dressent sur un sommet élevé les ruines du Lûtielhard. — De Hohenperoldseck on peut descendre à Biberach (3 h. de Dinglingen) dans la vallée de la Kinzig (R. 9).
[Une bonne route conduit de Dinglingen à Ettenheim (F. ci-dessus) par le Schutterthal en 7 h. On suit la route de Biberach jusqu'à Steinbach : la laissant alors à g. , on remonte au S. le Schutterthal, dont les habitants ont conservé un costume pittoresque. On y trouve : Selbachy v. de 1312 hab., près duquel un château moderne a été bâti sur le Daulenstein à la place d'un vieux château incendié au xvn* s. ; — Wittelbachj — Schutterthal , et Dorlinsbach. Au delà de cedernier village on ne tarde pa s à rejoi nd re la route d'Et tenheim à Steinach (F. ci-dessus).]
A Dinglingen le chemin de fer traverse la Schutter, sur le pont de laquelle Jean de Werth fut échangé en 1643 contre le général suédois, G. Horn.
Friesenheim , v. de 2116 hab. , situé à dr. de la station , à l'entrée d'un petit vallon qui renferme Oberweier et qui descend du Steinfirst (COO mèt. environ); à g. se trouve l'ancienne abbaye de Bénédictins de Schutterny dont il ne reste que l'église. Sur la dr., on aperçoit le château de Hohengeroldseck.
Niederschopfheimyv.de 1241 hab.
Le chemin de fer traverse une plaine dépouillée d'arbres, sur laquelle on aperçoit à g. Schutterwald, décrit une forte courbe pour franchir la Kinzig sur un très-joli pont en treillis de 70 mèt. de lon-
gueur et contourne la ville d'Offenburg avant de s'arrêter à la gare.
16 8/10 mil. Offenburg (hôt. :
Âdler, Fortuna, Ochs), ch.-l. de &, V. indust. de 4408 hab., située à l'entrée de la vallée de la Kinzig, ancienne ville impériale, résidence d'un bailli impérial et capitale de l'Ortenau jusqu'à la paix de Presbourg. En sortant de la gare pour aller dans la ville, on remarque, à dr., une jolie église gothique, moderne, à la flèche élancée; à g.
de la route s'étendent des promenades et des plantations. Sur la place entourée d'arbres qui termine la rue principale, s'élève, depuis 1853, la statue en pierre (par Friedrich, de Strasbourg) de Sir Francis Drake, qui, le premier, apporta la pomme de terre en Europe (1586). Les baillis de l'Empereur habitaient le château d'Ortenberg, que l'on aperçoit du chemin de fer, à 1 h. d'Offenburg, sur une éminence. Détruit parles Français dans la guerre du Palatinat, ce château resta en ruine jusqu'en 1834, époque à laquelle un seigneur russe, nommé de Berkholz, le fit reconstruire , *à grands frais, dans l'ancien style , d'après les plans du professeur Eisenïohr. — Dans l'ancien cimetière d'Offenburg, on remarque une montagne des Oliviers qui date de 1520. — N. B.
Deux omnibus vont tous les jours deux fois d'Offenburg dans le Kinzigthal. L'un part de la station, l'autre de l'hôtel du Bœuf.
A Schaffhouse et à Constance, R. 9-, — à Rippoldsau, R. lt.
On laisse, à dr., Weingarten et Ze/i, — dont les vins rouges sont estimés et près desquels on remarque les ruines du Bilenstein*
Windschlœg , station près de laquelle on traverse le Durbach, qui descend du Durbachthal que l'on voit s'ouvrir à PB. Cette rivière prend sa source à la base 0. de VEdelmannskopf (12 11 mèt.), chaînon qui sépare les vallées de la Rench et de Durbach de celle de la Kinzig.
En la remontant depuis le chemin de fer, on ne tarde pas à trouver sur ses bords le v. d'Ebersweier. 1 h. plus loin env. Durbach (hôt. Zum Jiilter), v. de 2576 hab., avec ses 38 ham. et ses 17 fermes, situé à 243 mèt., est dominé parle château de Staufenberg, que l'on aperçoit de la station. Les habitants y récoltent des vins estimés et y fabriquent de l'excellent kirschwasser. Le château de Staufenberg a été bâti a u xi* s. par Othon de Hohenstaufenberg, évôque de Strasbourg; il appartient aujourd'hui au grand-duc de Bade. L'intérieur est convenablement meublé. Son enceinte renferme une église, deux petits châteaux et quinze maisons particulières; on y jouit d'une belle vue. En face se voient encore les ruines de l'Altstaufenberg où monte un chemin ombragé. Un bon chemin conduit en 1 h. 15 min.àOberkirch, dans la vallée de la Rench (V. R. 16) par Bollenau et Deibersbach , et en 2 h. à Offenburg (V. ci-dessus), par le bain de Weiersbach et Zell. De Durbach, il faut environ 1 h. 30 min.
pour remonter jusqu'à la source de sa rivière. Du sommet de l'Edelmannskopf , que gravit un chemin vicinal, on découvre un magnifique panorama. On peut redescendre, soit à Oppenau (F. R. 16) dans la vallée de la Rench, soit dans la vallée de la Kinzig (R. 9) par celle de Nordzach.
17 9/10 mil. Appenweier (R. 4)t
LAHR. — OFFENBURG.
1 8/10 mil. D'Appenweier à Kehl
12 kil. De Kehl à Strasbourg