EMMENDINGEN
soit par un sentier qui longe la rive g. du ruisseau de Gûtenbach, soit par (15 min.) l'hôtel de V Étoile (F.
ci-dessus), d'où part un chemin qui, descendant dans la vallée, va rejoindre le premier sentier. Après avoir traversé la Wilde Gutach. on remonte pendant 30 min. le vallon latéral où le Zwerribach forme l'une des plus belles cascades de la Forêt- Noire. Cette cascade, qui est inférieure à celle de Tribsrg (R. 10), par son aspect pittoresque et sa masse d'eau, se compose de deux chutes ayant chacune env. 10 met. de hauteur, dominées par de sombres rochers couverts de sapins. 10 min.
suffisent pour monter de la cascade au Plattenhof. On longe ensuite le ruisseau jusqu'à sa source sur le Hornkopf ' (1250 mèt.), puis on gagne, par (10 min.) la Viehhùtte, le Kandelhof, situé à peu de distance du sommet du Kandel (1244 mèt.).
Du point culminant on jouit d'un panorama qui rivalise avec celui du Belchen (F. ci-dessus). On y découvre en effet les profondes vallées de PElz et de la Wilde Gutach, leHeuberg, l'Alp, le Zollerberg, le Feldberg , les sommets des Alpes au S.
du lac de Constance, le Belchen, la vallée du Rhin jusqu'à Strasbourg et Haguenau,les Vosges, le Jura, etc.
On peut descendre du sommet du Kandel : 1° dans la vallée de la Wilde Gutach . par le vallon du Zwerribach ; 2° dans celle de l'Elz, à Waldkirch, par les ruines de Schv^arzenberg (1 h.), Stahlhof et les usines à polissage de grenat; 3° dans celle de la
1. Le Schwarzwald de M. Eramerling (voir la bibliographie en téte du volume), auquel nous empruntons ces renseignements, ne donne pas toutes les distances de cette course que le mauvais temps nous a empêché d'entreprendre en 1862.
Glotter, aux bains de Glôtterbad, très-fréquentés en été et d'où l'on gagne, en suivant le cours du ruisseau, la station de Denzlingen.
Au delà de Gûtenbach, la route continue de monter en suivant une gorge étroite. Arrivé près de Neukirch 1009 hab.) , à la ligne de faite, d'où Ton jouit d'une vue superbe sur le château de Hohenzollern , le Jura souabe , le Feldberg , le Belchen et les principaux sommets de la Forêt-Noire, on descend par une pente rapide à
5 1/10 mil. Furtwangen (R. 9).
DE DENZLINGEN A STRASBOURG
Reprenons à Denzlingen le chemin de fer de Bâle à Strasbourg.
Près de Vorder Sexau on traverse TElz (rivière qui a été canalisée et qui s'appelle sur ce point le Léopobiscanal), puis, au delà de la route de terre, le chemin de fer se rapproche de petits coteaux boisés et laisse à g. Kollmarsreuthe, à dr. les ruines de la Hochburg(V. ci-dessous), avant d'atteindre
Emmendingen (hôt. Post), ch.-l.
de canton, V. de 2170 hab., qui possède une école où l'astronome Képler et le professeur Schœpflin firent leurs premières études. — On y remarque, devant Téglise paroissiale, la statue du margrave Charles II, et, à l'hôtel de ville, celle de Jacques III, qui éleva Emmendingen au rang de ville.
D'Emmendingen on peut aller visiter la Hochburg ou Hachberg (2 h.
aller et retour). Pour s'y rendre on passe parle petit château de Weiher et l'arête de collines qui séparent la vallée du Rhin du Brettenthal.
Dans ce trajet on laisse sur la g. , au N., le couvent cistercien de
Thennenbach, où les comtes de Freiburg avaient leur sépulture et dont l'église a été transportée pierre par pierre à Freiburg. Le château de Hachberg, qui a donné son nom à une famille de margraves de Bade, qui a soutenu un siège dans la guerre des Paysans et servi d'asile dans la guerre de Trente ans au margrave Georges-Frédéric, avait été refortifié après la paix de Westphalie, par Frédéric VI; mais, sur l'ordre de Louvois, il fut démantelé en 1C89.
Depuis quelques années une école d'agriculture a été établie près des ruines d'où l'on découvre une belle vue.
Après avoir laissé àdr. Mundingen^ v. au-dessus duquel on remarque les ruines du château de Landeck, détruit en 1525, pendant la guerre des Paysans, on passe entre Tiwningen, à g. , et Kœndringen , à dr. De belles prairies s'étendent sur la g. , entre le chemin de fer et le Kaiserstuhl. Lorsqu'on va de Strasbourg à Bâle on découvre sur la g. le Kandel , le Feldberg , le Belclien et le Blauen.
Hiegely bourg de 1610 hab., se trouve situé au confluent de l'Elz et de la Dreisam , dont le canal Léopold conduit au Rhin une partie des eaux.
C'est de Riegel que Ton part le plus ordinairemerU pour aller visiter le Kaiserstuhl, montagne isolée, d'origine volcanique, haute d'environ 580 mèt., qui s'élève entre la Forêt-Noire et le Rhin, et qui, dans un circuit de dix lieues, renferme trois villes, plus de vingt villages et une population de 34 000 hab. On l'appelle le Kaiserstuhl, ou le Siège de l'Empereur, parce que l'empereur Rodolphe de Habs-
burg y allait souvent à la chasse, et se reposait sur le plateau du sommet, appelé Todtenkopf. Du point culminant (558 mèt.), où l'on remarque neuf tilleuls, on découvre un magnifique panorama qui s'étend de Strasbourg à Bâle. On a aussi une belle vue de la chapelle de Catherine (524 mèt.).
La route de voitures de Riegel à Alt-Breisach (4 services par jour jusqu'à KœnigschafThausen, un seul jusqu'à Alt-Breisach), passe par (6/10 mille) Endingen (hôt. P/au), petite ville où l'on remarque un vieux château et un bel hôtel de ville avec de vieux vitraux; (1 2/10 milles) KœnigschafThausen (1 2/10 milles), Burkheim (ruines de château, hôtel de ville); (1 4/10 milles) Alt-Breisach (V. ci-dessous). Si l'on veut visiter le Kaiserstuhl, il faut se faire conduire seulement à Endingen et monter, par Amoltern, le couvent de Sainie-Catherine, Schellingen et Vogtsburg, aux neuf tilleuls. — Des neuf tilleuls on peut gagner, soit Alt-Breisach par Blckensohl (aub.
Stubenwirth) et Achkarren (bons vins), soit Freiburg par Oberschaffhausen, Gottenheim et Umkirch.
Alt-Breisach ( Vieux-Brisach) (hôt. Port), ch.-l. de canton, ville de 3167 hab., se trouve située à peu de distance de la base méridionale de Kaiserstuhl, sur un rocher qui domine la rive dr. du Rhin.
Ancienne capitale du Brisgau, elle était autrefois la clef de l'Allemagne.
Depuis 1331, elle appartenait à l'Autriche, lorsqu'en 1638 Bernard de Weimar s'en empara après un long siège. Les Français la possédèrent de 1639 à 1697 ; en 1700, l'Autriche la reprit, mais, en 1703, Tallard et Vauban la lui enlevèrent , et elle ne revint en sa possession
[R. 3] ALT-BREISACH .