‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 59 sur 219 · OU · texte numérisé non relu

OU

N. B. On se fait inscrire à la Maison de conversation, tous les jours, de 3 à 5 heures.

Outre les hais de réunion, des grands bais et des concerts sont donnés plusieurs fois chaque mois par M. Bénazet, dans les nouveaux sa!ons magnifiquement éclairés (F.

le Mercure de Bade de la saison).

La saison de Bade commence le l«r mai et finit le 31 octobre.

Les salons de la Maison de conversation s'ouvrent tous les matins à 11 h., et ne se ferment que fort avant dans la nuit. L'entrée en est publique. On y joue, dans la grande salle, à la roulette, et, dans les salles voisines , au trente-et-quarante.

De 7 à 8 h. du matin, de 3 à S h. et de 7 à 9 h. du soir une musique militaire badoise, prussienne ou autrichienne (de Rastatt) alterne avec l'excellent orchestre des bains, devant le café de la Maison de conversation, sous le kiosque de fantaisie, construit en face du café.

Ce beau kiosque, inauguré en 1859, a coûté 60 000 fr.

Au nord de la Maison de conversation, et plus près de l'Oos, s'élèv e Ja nouvelle Trinkhalle, commencée

en 1839, d'après les plans de HObsch et achevée en 1843 (229 000 fl.). Elle se compose d'une colonnade ou portique de 90 mèt.

de long sur 12 mèt. de large, et d'un bâtiment dont l'entrée se trouve placée au milieu de cette colonnade qui, formée par seize colonnes de l'ordre corinthien en grès blanc, s'ouvre du côté de l*E. Quatorze fresques, par Gœtzenberger, le directeur de la Pinacothèque de Munich, décorent cette galerie'; ces peintures, qui n'ont pas une égale valeur artistique, représentent des légendes de Bade et de ses environs.

Le fronton placé au-dessus de l'entrée principale est orné d'une belle sculpture par Reich de Hûfingen :

la Nymphe de la source, auprès de laquelle se pressent une foule de malades. Au-dessus des portes du Nord et du Midi (à l'intérieur) des tableaux peints en noir représentent :

ceux du midi, l'assujettissement des Allemands par les Romains, le sé-

1. On trouvera chez M. Marx une brochure contenant l'explication des des que représentent ces fresques.

jour de ces derniers à Bade, et leur expulsion ; ceux du nord , l'entrée triomphale à Rastatt du margrave Louis, le vainqueur des Turcs, et l'ébauche du plan de Carlsruhe.

C'est dans le bâtiment contigu à cette belle galerie que se trouve la Trinkhalle proprement dite, vaste salle qui a 17 mèt. de long sur 17 mèt. de large, ornée de peintures à fresque et dont la voûte est soutenue par une forte colonne de marbre bigarré, d'où jaillit par deux robinets, dans deux bassins de fonte, l'eau minérale amenée des sources (V. ci-dessous).

De chaque côté s'ouvrent deux autres petites salles où M. Marx expose des tableaux à vendre. Dans Tune se tient un fromager d'Appenzell qui donne à boire du petit lait; dans l'autre se trouve un assortiment des principales eaux minérales de l'Europe dont les prix sont fixés par un tarif.

Derrière la Trinkhalle, des sentiers faciles conduisent sur les pentes du Friesenberg, qui ont été transformées en un jardin anglais, d'où l'on découvre de charmants points de vue sur la vallée de l'Oos.

Les sources, les monuments publics, le nouveau Château, le théâtre.

En entrant dans la ville par le pont le plus rapproché de Y hôtel d'Angleterre, on laisse à g., avant d'atteindre la place Léopold, le palais qui appartenait à la grandeduchesse Stéphanie; il a été bâti en 1809, par Weinbrenner. A la place Léopold (sur laquelle s'élève depuis lKbl la statue eu bronze du feu grand-duc Léopold , par Xavier Rcich) commence le Graben ou la rue de Sophie, plantée, au milieu, de marronniers à fleurs rouges, et

bordée de magnifiques hôtels parmi lesquels on remarque à dr. à l'angle de la rue Stéphanie, le pavillon et le jardin de la marquise Marie de Douglas. Le Graben conduit à l'allée des Soupirs et à l'ancienne route de Gernsbach (F. ci-dessous).

Si l'on veut aller visiter les sources et le nouveau Château, il faut prendre à g. , près de l'hôtel Victoria, la rue du Prince héréditaire (Erbprinz Strasse), et, dépassant la cour de Darmstadt, monter par la rue des Jésuites à la place du Marché. Là s'élève V église collégiale, bâtie au vu* siècle, érigée en collégiale en 1453, détruite en 1680 par les Français, reconstruite en 1753, et réparée en 1837 et en>1861; le clocher se fait remarquer par sa laideur. Cette église (ouverte le matins servait de lieu de sépulture aux margraves catholiques de Bade, et le chœur renferme quelques-uns de leurs monuments (dans le style rococo) , que le feu grand-duc Léopold a fait réparer il y a quelques années. Celui du margrave Louis- Guillaume, le vainqueur des Turcs, mort en 1707, est de Pigalle (à droite dans le chœur). — Véglise protestante, a été commencée en 1859 au S. E. de la ville, sur la rive dr. de l'Oos. Sa façade (style ogival) donne sur la Lichtenthaler Strasse.

* Au nord de l'église collégiale, est l'ancienne Galerie des Buveurs (Trinkhalle), portique à deux rangs de colonnes d'ordre dorique, qui a 48 mèt. de long. On y a réuni une collection d'antiquités romaines trouvées à Bade et dans les environs, entre autres une pierre milliaire portant le nom deMarc-Aurèle ; on y voit aussi un vieux bahut en bois.

En face de la Galerie des Buveurs

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