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DIE STADT BADEN

(hôt. : la Croix d'or , le Lion d'or; nombreuses maisons à louer) , v.

situé au pied du Klosterberg, à la jonction de l'Oos avec le Grobach qui descend de la vallée de Geroldsau ; il fait partie de la paroisse de Beuren (2641 hab. catholiques) qui s'étend le long des deux rives de l'Oos dans la direction du S. E.

A la dr. du pont, on peut entrer dans la cour du couvent qu'habitent des nonnes cisterciennes, qui renouvellent leurs vœux de trois ans en trois ans, si elles ne préfèrent rentrer dans le monde. Fondé en 1245, par la veuve de HermannV, Irmengarde, terminé en 1248, doté par les fils d'irmengarde et leurs descendants, sauvé, en 1689, de l'incendie par l'intercession d'une sœur, épargné lors de la suppression totale des établissements religieux de ce genre, le couvent de Lichtenthal perdit alors toutes ses propriétés; on accorda une pension annuelle aux religieuses (16 à 18).

Dans les autels latéraux de la grande église se trouvent les squelettes, richement costumés, de saint Pie et de saint Benoît les martyrs. L'ancienne église (la plus petite des deux ou le caveau), récemment restaurée et ornée de vitraux de couleur, contient les monuments funéraires de plusieurs margravesde l'ancienne maison de Bade-Durlach et des tableaux de Hans Baldung Grun. On y remarque Rodolphe le Long, étendu avec son armure sur un lit de parade en pierre.

A côté de la chapelle des tombeaux s'élève la maison des Orphelins^ fondée en 1835 par un don de M. George Stulz de Kuppenheim, tailleur, qui fit fortune en Angleterre, et auquel le grand-duc Léo-

pold accorda des lettres de noblesse sous le nom d'Ortenberg.

La montagne couverte de sapins, à laquelle le couvent est adossé, s'appelle le Cœcilienberg, ou la montagne de Sainte- Cécile. Des diverses stations de cette montagne, — et surtout du pavillon, — où conduisent des sentiers bien entretenus , et où des bancs ont été placés, on découvre des points de vue charmants sur Bade et les vallées du Rhin , de Beuern, et de Geroldsau. — Un chemin en zigzag commençant derrière le couvent, monte au pavillon. Pour le prendre, ilfautentrer dans la cour du couvent, se di riger à dr. , puis à g. , et traverser le moulin, en passant parla porte qui s'ouvre à dr. d'une grande porte cintrée surmontée d'un écusson.

Des sentiers à peine tracés conduisent du pavillon du Cœcilienberg sur la crête de la montagne. En suivant cette crête, on peut aller à Yburg , mais les forêts sont si épaisses qu'on ne jouit, durant ce trajet, d'aucun point de vue.

En face du Caecilienberg s'élève, au-dessus du v. d'Unter-Beuern, la jolie maison de campagne de (1 h. de Bade) Seelach (305 mèt.), d'où Ton jouit de beaux points de vue , et d'où Ion peut aller explorer les forêts voisines. Enfin, d'Unter-Beuern on peut monter au Schaafberg (45 min. de Bade) , ferme située (au N. E.) sur u n escarpement du Petit Staufenberg, # ou au hameau Eckhœfen (au N. O.).

On y découvre de jolis points de vue.

JV. B. On peut revenir à Bade par la rive dr. de l'Oos.

$ 2. Le Friesenberg.

30 min. — Promenade à pied.

La route qui s'ouvre entre la Maison de conversation et la villa

[R. 5] LE FRIESENBERG. -

Bénazet conduit au Selighof, à Yburg, au Fremersberg, à Steinbach, etc. L'ancienne route, fort rapide, a été abandonnée. La nou- Telle, qui décrit un vaste coutour dans un petit vallon de PUntere Friesenberg, passe devant un caférestaurant (d'où l'on peut revenir à la Maison de conversation) et rejoint l'ancienne (10 min.) près d'une croix de pierre, à peu de distance de laquelle se trouve un petit pavillon qui offre un beau point de vue. Laissant à g. la route du Selighof, on peut monter à dr. par un chemin d'exploitation dans un bois de chênes auxquels succèdent des pins.

De ce chemin qui longe la lisière du bois, on découvre, sous un de ses aspects les plus charmants, la vallée de TOos jusqu'à Lichtenthal.

Après avoir monté pendant 8 à 10 min., on peut redescendre par un bois de chênes au jardin anglais qui domine la Maison de conversation. Cette agréable promenade, qu'il est facile d'allonger en pénétrant plus avant dans les bois qui recouvrent le Freisenberg, ne demande pas plus de 30 min.

5 3. Le vieux Château et les Rochers.

45 min. à 1 h. au vieux Château, 30 min. de plus, à pied, aux Rochers : 2 h.

30 min. à 3 h., aller et retour. — Une voiture coûte, pour monter au vieux Château, 2 fl. 30 kr., si on la renvoie de suite; 4 fl., si on la garde pour redescendre; 5 fl. 24 kr., si on la garde plus de 6 h. — On trouve des ânes (48 kr.) près du nouveau Château, â la bifurcation des deux chemins où une petite écurie a été construite. — iV. B. Les | iétons peuvent monter par des sentiers qui abrègent.

Il faut 45 min. ou 1 h., à pied, pour monter au vieux Château (Altes Schloss) , dont les ruines cou -

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