R. 5] LES ROCHERS. — LA LÉOPOLDSSTRASSE, ETC
forêt qu'elle traverse et qu'elle domine ainsi que sur les Rochers que l'on voit sous un aspect tout différent. En 15 ou 20 min. on gagne le vieux Château d'où Ton peut descendre à Bade en 25 ou 30 min.
par l'un des nombreux chemins ou sentiers indiqués ci-dessus.
S 4. La chemin de l'Écho on la LéopoldBstrasse.
30 min. — Charmante promenade du matin.
Près de l'entrée du jardin du nouveau Château s'ouvre à 1*0. une route qui, après avoir contourné le Pflulterloch, laisse à dr. le Herrengut (15 min.) (bel écho vis-à-vis du château), puis à g. la jolie maison de campagne appelée Krippenhof, traverse une belle forêt et descend enfin dans la plaine sur la route d'Oos, au delà du tiret de l'usine à gaz, vis-à-vis de la gare du chemin de fer. La Léopoldsstrasse (ainsi se nomme cette roule) offre d'agréables points de vue sur Bade, la vallée, le vieux Château et la plaine.
Un sentier qui part du tir monte directement, à travers la forêt, au vieux Château et à la croix de Keller.
5 5. L'allée des Soupirs (10 min. ), la Chaire du Diable (I h.; voiture avec 30 min. d'arrêt et retour, ou renvoi de la voiture, 2 fl.30 kr. ; i2kr. par quart d'heure en sus): la Gorge an Lonp (1 h. 15 min .), Ebersteinburç (1 h.
30 min., voiture 4 fl. pour 6 h., 6 fl. pour tu h.)
A l'extrémité de la rue de Sophie ou du Graben, après avoir laissé à dr. le bureau de police et le bailliage , on tourne à dr. , et, longeant l'église de l'hôpital, puis le mur de l'ancien cimetière (V. ci-dessus), on arrive à un carrefour où s'ou-
vrent, au delà de la prison, deux routes; l'ancienne route de Gernsbach, à dr. et en face une belle allée de saules, appelée l'Allée des Soupirs (Seufzerallee) , à l'extrémité de laquelle on rejoint la route de Gernsbach, près du pont du Rotenbach. La route de g.
(10 min. de Bade) appelée le chemin des Turcs, parce qu'elle fut ouverte par des prisonniers turcs, conduit au nouveau Château et au vieux Château. Au point où elle se sépare de celle de Gernsbach, se trouve la Gymnastique de la ville.
5 min. plus loin s'ouvre, surladr., un joli chemin plus ombragé et plus agréable que la route qu'il rejoint à la Teufelskanzel. A g., audessous des Rochers, s'étend le petit bois appelé le Petit bois Pierreux (Steinwœldchen) , au delà duquel se montre le Saut du Lièvre (Hasensprung), d'où l'on découvre une belle vue sur la ville, sur le Haeslig, sur le Mercure, et sur les hauteurs du Beutig, du Friesenberg, du Fremersberg etdel'Yberg, de l'autre côté de la vallée de l'Oosbach; àdr.
se relèvent les coteaux du Haeslig et de Lange-Geren que domine le Mercure.
En 30 ou 40 min. on atteint la base d'un rocher tout couvert d'une luxuriante végétation. Ce rocher s'appelle la Chaire du Diable {Teufelskanzel), parce que, selon la tradition, le diable y aurait prêché. Un peu plus loin, du côté opposé, se dresse la Chaire ou le Rocher de l'Ange (Engelfelsen) , d'où, selon la même tradition, un ange aurait révélé les vérités du christianisme à la foule attirée par les prédications de Satan. Il faut monter au sommet de la Teufelskanzel, car on y jouit d'une vue
charmante sur le joli vallon que l'on vient de remonter, la ville de Bade et la vallée par laquelle passe la route du Fremersberg.
Après avoir contourné la base de la Chaire du Diable, on rejoint la route de Gernsbach, et, laissant à dr. le chemin du Mercure, puis à g. celui d'Ebersteinburg, on la suit pendant quelque temps, mais à peine a-t-on commencé à descendre (belle vue sur la vallée de la Murg) que l'on aperçoit une borne, indiquant que le sentier qui s'ouvre à g. descend à la Gorge au Loup {Wolfsschlucht) , gorge pittoresque dominée par une paroi de rochers que couronne une croix de pierre élevée à la mémoire d'un paysan mort dans ce précipice.
Cette petite excursion ne saurait être trop recommandée.
Quand on a exploré la Gorge au Loup, il faut revenir sur ses pas pour prendre, à dr., la route d'Ebersteinburg, et, laissant à g. les chemins qui conduisent aux Rochers ou au vieux Château, on atteint en 15 ou 20 min.
Ebersteinburg, village situé à 473 met. entre le Batter et la montagne, haute de 541 met. et boisée jusqu'au sommet, que couronnent les ruines du château du même nom (15 min.). Ce château, fondé à une époque reculée, mais inconnue, fut détruit, en 1337. par Eberhard le Pleureur, dans une querelle que ce seigneur eut avec le comte Wolf, qui le possédait alors.
En 1660, la souche mâle d'Eberstein s'étant éteinte, les margraves de Bade héritèrent de leur riche succession et des ruines du vieux château de leur famille.
Pendant Tété on trouve des rafraîchissements dans l'intérieur des
ruines, d'où Ton découvre un beau panorama sur les vallées du Rhin, de l'Oos et de la Murg (il faut monter au sommet de la tour). Au pied de la montagne se trouvent le château de plaisance, nommé la Favorite, et la petite ville de Kuppenheim (§ 18). Des chemins conduisent, à travers la forêt, d'EbersteinburgàGaggenau, àRothenfels, et à Kuppenheim (V. § 18). Enfin, on peut d'Ebersteinburg revenir à Bade soit, en 1 h. 30 min., par les Rochers et le vieux Château (F. § 3) , soit en 2 h. par la croix de Keller (45 min.) et (15 min.) le vieux Château , soit enfin directement (1 h.) au nouveau Château, par une route qui vient aboutir au Hungerberghofen suivant le versant oriental du Batter. C'est la voie la plus directe d'Ebersteinburg à Bade. — Il faut, si l'on veut choisir ce chemin, revenir sur ses pas presque jusqu'à la route de Gernsbach et prendre à 5 min., à dr. , le chemin Nach den Felsen, puis le laisser à dr. à 5 min. environ pour suivre le chemin de g.
S 6. La Croix et l'image de Keller.
2 h. aller et retour.
A 20 min. de la Maison de conversation, par la route d'Oos, 2 min.
après avoir laissé à g. la route de la Maison de chasse, on voit s'ouvrir à dr. entre le Batter et le Hardtberg, une route dont le poteau indicateur porte les noms suivants : Dollen, Kellersbild, Kellerskreuz , Ebersteinburg , Altes Schloss. Si l'on prend cette route, on ne tarde pas à passer entre dçg carrières de pierres et le village de Dollen. On peut la suivre ou mieux encore monter à travers la forêt, par de beaux ravins solitaires, dans
[R. 5] EBERSTEINBURG. LA