‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 78 sur 219 · TODTNAU · texte numérisé non relu

TODTNAU

Sanct-Wilhelm qui s'ouvre à g., on peut gravir la plus haute cime du Feldberg (F. ci-dessous, C). On ne tarde pas à atteindre la ligne de faite qui sépare le bassin de la Treisam de celui de la Wiese (R. 10). A la jonction de l'ancienne route et de la nouvelle s'élève un monument en pierre érigé par les communes voisines , en commémoration de l'ouverture de cette voie de communication, sollicitée pendant 30 années. Laissant à g. le sentier du Feldberg, on descend alors par Muggenbrunn et Âftersteg dans le vallon du Bregenbach qui descend du Feldberg et vient de formera g., près du ham. de Todtnauberg (auberge de l'Étoile, truites excellentes ) , une cascade de près de 100 mèt. de hauteur. Ce ruisseau se déverse dans la Wiese à

7 h. Todtnau (hôt. : Ochsen , près de l'église, Rœssle ou Post, Bœr), petite ville de 1295 hab., située à près de 650 mèt. au-dessus du niveau de la mer, la plus élevée de la vallée. Fondée au xme s., elle dut son origine à des mines d'argent dont l'exploitation a cessé; on y trouve maintenant des fabriques de brosses et de mèches, deux filatures de coton et une

papeterie qui occupent 3000 ouvriers.

[Trois chemins mènent de Todtnau à la Tour de Frédéric-Louis, bâtie sur le sommet du Feldberg. Le l«r (2 h. 30 min. à 3 h.), par le vallon de la Wiese, Brandenberg , Fahl (belle cascade du Wasserloch) , l'auberge de l'Aigle et la Todtnauer-Hùtte (F. ci-dessous); le second (3 h.), par Laubisfelsen et Todtnauberg, et la Todtnauer-Hûtte; le 3e par la route qui vient d'être indiquée jusqu'au monument commémoratif, la

crête de la montagne et la Todtnauer-Hûtte. Pour le Feldberg, F.

ci-dessous.]

On franchit à Todtnau la Wiese dont on descend la rive g., par Schlechtnau jusqu'à

Geschwxnd, ham. où l'on rejoint la route de la vallée de la Wiese (R. 10). On s'engage alors dans le vallon du Praegbach.

8 h. Prœg, ham. situé à la base septentrionale du Hochkopf (1265 mèt.), sur le Praegbach qui forme tout près une cascade de 60 mèt.

de hauteur.

De Praeg on peut aller (montée fatigante, suivie d'une descente rapide) , à (1 h.) Todtmoos (F. R. 10).

A une demi-heure de Praeg, on cesse de remonter le vallon du Praegbach que dominent à g. le Giesiboden (1245 mèt.), à dr. le Hochkopf, et le Blœssling (1300 mèt.). Après avoir atteint l'arête qui s'étend entre le bassin de la Wiese et celui de l'Alb, on descend par les ham. de Dorf, é'Innerlehen (à dr.) et de Kaisershaus, dans la vallée de l'Alb, rivière quijient d'arroser Men'zenschwand (auberge tenue par la nièce du célèbre peintre Winterhalter, originaire de ce village); et, l'Alb franchie, on en longe la rive g. jusqu'à 13 h. Saint- Biaise (F. ci-dessous).

1 4/10 mil. Burg , relais de poste.

— Près de l'auberge isolée Zum Himmelreich , on laisse , à g., le chemin qui se dirige par Buchenbach sur Sanct-Maergen.

La route qui, dans sa largeur actuelle, fut construite par le gouvernement autrichien à l'occasion du mariage de Marie -Antoinette (1 770) , remonte le cours de la Trei-

sam et passe près d'une forge de tôle (à g.) et des maisons éparses du v. de Falkensteig. Bientôt cependant elle se resserre entre les rochers que domine le château de Falkenstein, ancien repaire de chevaliers voleurs, et V Enfer commence. Mais que les voyageurs et les voyageuses timides se rassurent.

Le vallon étroit auquel on a donné, on ne sait pourquoi, un nom si effrayant, n'a absolument rien d'infernal. Un charmant ruisseau, Bes prés d'un beau vert, des collines boisées ou des rochers couronnés de bouquets d'arbres , une végétation aussi riche qu'abondante, tel est l'aspect que présente cette jolie vallée, bien plus digne d'être le séjour des anges que celui des démons. En outre , le Hœllenpass , ou défilé de l'Enfer proprement dit, n'a pas plus de 15 min. de longueur. Le rocher le plus escarpé du passage le plus étroit se nomme le Hirschensprung (Saut du cerf). — La retraite de Moreau en 1796, avec l'armée de Sambre-et-Meuse, compromise e/i Bavière, a rendu le Hœllenthal célèbre. En 1703, Villars n'osa point traverser ce passage, disant qu'il « n'était point assez diable pour le tenter. » Après avoir contourné un promontoire rocheux, la vallée s'élargit. On découvre

l 5/10 mil. VAlte-Post (aub. et relais), entourée de scieries; puis le défilé recommence. Quand on en sort, on aperçoit la jolie chapelle Si- Oswald sur une colline, et on ne tarde pas à atteindre l'excellent hôtel du Stern (F. ci-dessous, D, pour l'ascension du Feldberg), au delà du- i quel la route monte, en décrivant ; des zigzags, d'abord près de la cas- . cade du Fahrenbach , puis vers d'an-

ciens retranchements, et le Haellbach, qui descend du Hinterzarten.

Des retranchements, on découvre une jolie vue sur la vallée que l'on vient de parcourir. Enfin, à l'auberge du Rœssle, on atteint le plateau supérieur (888 mèt.). (F. cidessous, D, pour l'ascension du Feldberg.) Toutefois on continue de monter un peu jusqu'à l'auberge ZurLaffete, au delà de laquelle on descend près d'un ancien lac desséché. A l'auberge de l'Ours-Noir (Zum Schwarzen Bseren) , la route se bifurque : celle de g. conduit à Donaueschingen (F. ci-dessous, B)-, celle de dr. , la route de Schafîhouse, descend au Titisee (7 h. de Freiburg) , lac de 15 min. de largeur, long de 45 min. , situé à 850 mèt. env. , et entouré de montagnes boisées. Son écoulement forme la Gutach. A son extrémité inférieure se trouve la Brudçrhalde , d'où un chemin conduit au Feldberg par Baerenthal.

Près du Seehof , la montée recommence (belle vue en se retournant) jusqu'à Saig (aub.), hameau situé à 1030 mèt. env. à la base méridionale du Hochfirst (1190 mèt.). On y laisse à g. une route conduisant à Neustadt. C'est le point culminant du passage. On descend parla Mûhlingersteige dans le Falkauerthal, où les ruines du château d'Urach dominent la Schlossmùhle (moulin du château).

Après avoir remonté jusqu'à une petite chapelle, on ne tarde pas à atteindre

1 3/4 mil. Ober Lenzkirch (hôt. :

Post, Wilder Mann; jardin -brasserie du Binzenrain) , v. de 944 hab., qui, au commencement du xrv- s. , appartenait aux chevaliers de Saint- Jean; aussi la plupart des habitants y ont-ils conservé des noms de bap-

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