Trait de botanique mdicale cryptogamique, suivi du tableau du droguier de la Facult de mdecine de Paris
Les Cryptogames, dites encore Agames et Acotylédones, ont longtemps passé pour avoir une organisation1 des plus simples et pour se reproduire sans organes sexuels distincts. Mais cette manière de voir ne serait pas acceptable aujourd'hui pour un très grand nombre d'entre elles. Il était plus exact de dire que, contrairement aux Phanérogames, elles ne possèdent pas de tleurs proprement dites; mais elles ont souvent des organes analogues à ceux que l'on appelle chez les Phanérogames des appareils reproducteurs, et elles peuvent aussi présenter des organes de protection pour les agents réels de leur reproduction.
On s'accorde assez bien aujourd'hui à distinguer les Cryptogames en Vasculaires et en Cellulaires, suivant qu'elles possèdent ou non des faisceaux de vaisseaux. On les divise aussi en Thallophytes ou Amphigè?i'-s et en Acrogènes : les unes pourvues de Spores qui reproduisent, en général, une plante semblable à celle qui portait les spores; les autres donnant naissance, au sortir de la spore, à un Proembryon ou Prothalle qui porte les organes sexuels et qui, après la fécondation des uns par les autres, produira des Oospores ou œufs renfermés dans un Oosporange el donnant naissance à une plante asexuée; de sorte que la génération esl dans les Acrogènes de celles qu'on nomme alternantes.
Nous commencerons ce livre par l'étude des Cryptogames dites vasculaires et nous le terminerons par celle des Cryptogames cellulaires.
1. Nous avons donné, dans notre Traité de Botanique phanérogamiquz, dont le pré- ^ sent ouvrage est la suite, et auquel peut se reporter le lecteur (p. 297), des notions 5jT;»ussi sommaires que possible sur l'organographic des Cryptogames.
y> BOTAMQIIK MÉDICALE. 1