Fucus vesiculosus
Sommet d'une fronde.
marines, les digues, les estacades, etc. Il atteint jusqu'à trois décimètres de hauteur, et présente à sa base un plateau épaté qui se partage en crampons destinés à fixer très solidement la plante aux corps sousmarins. Puis il prend la forme d'un stipe arrondi, court, qui supérieu-
Fig. 329-331. — Fucus vesiculosus. Oogone entoure de paraphyses' p, et après rupture de la membrane externe a qui laisse voir la membrane interne t contenant les oogones. Poils ramifiés portant les anthéridies a.
rement se ramifie en branches aplaties, dichotomiquement divisées, présentant çà et là des poches elliptiques ou vésicules pleines d'air, destinées à soutenir la plante dans l'eau, et d'où est venu le nom spécifique. Ces vésicules sont plus ou moins régulièrement disposées à droite et à gauche
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Fig. 332, 333. — Fucus vesiculosus. Tissu du thalle, coupe transversale. Conceptacle femelle, coupe longitudinale.
d'une sorte de nervure longitudinale qui fait saillie sur la ligne médiane. 11 y a souvent deux vésicules en lace l'une de l'autre, et parfois aussi il s'en trouve une au fond de l'angle de bifurcation des frondes. Les extrémités de celles-ci se renflent çà et là en masses ovoïdes-oblongucs, solitaires ou géminées, un peu comprimées, molles, qui renferment les
conceptacles, très nombreux, légèrement saillants à la surface et portant à leur sommet un orifice en forme de point. Les anthéridies sont ovoïdesoblongues, en très grand nombre sur les divisions des poils rameux qui tapissent les conceptacles mâles. Chaque anthéridie est pourvue de deux cils inégaux, antérieur et postérieur. Dans les conceptacles femelles, les sporanges sont globuleux ou courtement ovoïdes, bien plus volumineux que les anthéridies, et contiennent aussi des octospores dont les huit éléments se disjoignent après la rupture de la membrane qui les englobait.
Cette espèce est très variable, surtout avec les localités. Elle abonde dans l'océan Atlantique boréal, depuis le Groenland et la Norwège jusqu'aux Açores et aux Indes occidentales. Il y en aune petite forme qui croit sur les côtes de la Baltique (F. balticus Agh). Elle n'est pas méditerranéenne; on la trouve cependant dans l'Adriatique. Elle existe sur toute la côte américaine du Pacifique, depuis la Californie jusqu'au Kamschatka. On ne peut affirmer qu'elle se rencontre dans l'hémisphère austral. Il y en a une forme tout à fait naine dans la vase de l'embouchure des fleuves. Le F. platycarpus Thur. est remarquable par ses conceptacles hermaphrodites; les vésicules à air y sont nulles ou peu développées. Le F. spiralis L. est une forme à fronde tordue sur elle-même. Les F. divaricalus L. et distichus Ligiitf. se rapportent aussi à cette espèce.
On emploie la plante entière, officielle dans plusieurs pharmacopées de l'Europe. Quand on veut la conserver, on la récolte en été et on la fait rapidement sécher au soleil. On peut alors la réduire en poudre. Séchée au feu, elle demeure très hygroscopique et s'altère plus facilement. On la traite par l'alcool et l'on peut, par évaporation. en obtenir un extrait consistant. On en prépare aussi des sirops, avec l'extrait dissous dans un peu d'alcool. Comme beaucoup d'autres Fucacées, celle-ci renferme du mucilage, une huile odorante, un principe amer, de la mannite et de 14 à 20 p. 100 de sels, entre autres des iodures et bromures. C'est à la fin de l'été que ces substances salines sont le plus abondantes. On a surtout vanté autrefois comme antisyphilitique et antiscrofuleux YJEthiops végétal, qu' on relirait de ce Fucus carbonisé, c'est-à-dire chauffé dans un creuset dont le couvercle portait un trou pour laisser sortir la fumée. La préparation était achevée quand on ne voyait plus de fumée. On en extrayait aussi une gelée qui peut s'obtenir par expression, ou bien par macération de la plante dans l'eau pendant une quinzaine de jours. Cette gelée s'emploie à l'extérieur et à l'intérieur comme résolutive. Mais on s'en sert beaucoup moins depuis qu'on a recours à l'iode en nature, car c'est à lui qu'on attribue les propriétés fondantes des préparations de F. vesiculosus. Il a été essayé sans grand succès contre les affections chroniques de la peau ; il a surtout été recommandé contre l'obésité. Mais son efficacité en pareil cas a été plus d'une fois contestée. D'ailleurs cette espèce sert beaucoup à l'extraction de la soude, de l'iode. On l'emploie aussi comme engrais; et dans les îles du nord de l'Ecosse, elle sert à nourrir le bétail. Mélangée à la farine,
elle se donne aux porcs dans le nord de la Scandinavie. Les pauvres, au dire de Linné, en couvrent la toiture de leurs chaumières et l'emploient même quelquefois comme aliment.
Les Fucus nodosus, ceramioides L., pygmœus Endl., cartilaginosus Sien., etc., ont les mêmes propriétés que les espèces précédentes et servent à l'extraclion des mêmes produits utiles. Le F. nodosus (fig. 334) est devenu un Ascophyllum, parce que sa fronde, dépourvue d'expansions membraneuses, a de nombreux rameaux, épais, arrondis, atténués à leur base, puis dilatés vers le milieu en une poche olivaire, et se terminant au-dessus de celle-ci par une fourche, tandis que des côtés naissent des renflements stipités, chargés de conceptacles.
Les Halidrys ont un plateau basilaire qui porte les crampons de fixation. Il en part plusieurs stipes courts qui se partagent bientôt en longues et étroites lanières. A l'extrémité de leurs divisions latérales se trouvent de longues vésicules siliquiformes et cloisonnées. C'est là l'origine du nom de 17/. siliquosa Ly.ngb., l'espèce la plus commune du genre, souvent mélangée aux Varecs dont s'extrait la soude.
Les Himanthalia ont une base qui porte les crampons, puis, à une certaine distance au-dessus, une dilatation en forme de cuvette, de laquelle part une portion cylindrique, cordiforme, surmontée bientôt d'un grand nombre de lanières. UH. lorea Lyngb. de nos côtes est aussi une des Algues dont s'extrait la soude.
Fig. 334.— Ascophyllum nodosuin.
Laminaires.
Les Laminaria sont des Halyséridées qui ont downé leur nom à une famille des Laminariées, caractérisée par une fronde de couleur olivacée, généralement fort développée, inarticulée, celluleuse, cylindrique ou plus fréquemment plane, entière ou partagée en lobes foliiTormes plus ou moins étroits et allongés. Elle est composée de plusieurs séries de phytocystes, pourvue de cryptonémates, et elle porte des sores groupés en plaques circulaires superficielles, indéfinies, répandues de chaque côté des lames. Les spores ont une forme ellipsoïde-allongée; elles sont encloses dans un périspore hyalin, entourées de parané mates claviformes, simples, non articulés, stipités, pressés, situés verticalement sur la surface plane de la fronde. Il y a des propagules qui, réunis, dans certains individus, en
masses médiocres, parmi des filaments articulés auxquels ils se fixent, sont allongés, siliquiformes. Ce sont des Algues généralement attachées aux rochers sous-marins par un amas dentiforme de crampons fibrorameux. Il y a dans la famille une douzaine de genres, tels que les Saccorhiza, Scytosiphon, Laminaria, etc.
Ces derniers ont une fronde très développée, sans nervures, entière ou palmée et portée sur un pied généralement allongé, simple, cylindrique ou un peu comprimé, plein ou fistuleux. La base scutiforme par laquelle il se fixe aux roches est bien plus dilatée et plus dure. Les sores se disposent par plaques sur la surface de la lame. A leur niveau, celle-ci est plus épaisse et présente généralement aussi une teinte plus foncée. Les spores sont ellipsoïdes ou allongées, renfermées dans un périspore hyalin. Les paranémates qui les entourent sont de forme obtuse, non articulés, disposés en paquets vers la superficie de la fronde. Ils rappellent assez bien les paraphyses des Lichens et de certains Champignons. Les spores des Laminaires sont généralement pyriformes et pourvues de deux cils vibratiles, insérés latéralement en face d'un point rouge, se dirigeant l'un en avant comme une rame, l'autre en arrière comme un gouvernail. Ce sont donc des zoospores qui finalement se fixent par leur extrémité antérieure hyaline, puis, perdant leurs cils, s'arrondissent et s'entourent de phytocystes, pour donner ensuite naissance à un jeune thalle dont la surface présente une sorte d'épiderme particulier. Ce sont des phytocystes-tubules, implantés sur le parenchyme central de la jeune fronde, perpendiculairement à sa surface. Leur paroi est mince à la base; mais elle s'épaissit au sommet en une masse mucilagineuse qui est égale à la moitié ou au tiers de la hauteur totale des phytocystes. C'est par leurs sommets mucilagineux que ceuxci s'unissent. Il y a peut-être, en outre, chez les Laminaires, une reproduct on sexuée. Ces plantes sont communes dans nos mers. Elles y croissent par touffes et forment souvent comme de grandes forêts sousmarines. Elles renferment tous les principes utiles des Varecs en général. Le LaminariasaccharinaLkux((ig. 335) aun thalle enforme de longue lame, atteignant jusqu'à 2 à 3 mètres. Sa largeur est de 15 à "20 centimètres. Il est ondulé sur les bords, à peu près parallèles, et il s'épaissit sur la ligne médiane, là ou sont groupées les fructifications. La couleur de la fronde est d'un roux verdâtre; son odeur légère, sa saveur douceâtre. Quand on l'a bien lavée à l'eau douce, elle se sèche en se recouvrant d'une elflorescence blanche qui est formée, dit-on, en grande partie de mannite.
Le L. digitata (fig. 336, 337), remarquable par la division profonde en lanières aiguësdulimbequi surmonte sonpied,aétépartagé(LeJolis)endeux
Fie. 335.
Laminaria
sacckarina .
espèces ou formes distinctes auxquelles on a donné les noms de L. flexicaulis et Cloustoni. La première est. en effet, remarquable par la flexibilité et l'élasticité de son pied cylindrique qui peut, à tout âge, être fortement plové sur lui-même sans se rompre. Sa surface est lisse, non mamelonnée, et il est plus épais vers le milieu de sa longueur. Au sommet, il se dilate et s'aplatit avant de s'étaler en lame; le passage de la portion cylindrique à celle qui est étalée se fait graduellement. La base de cette dernière est ou étroite, cunéiforme, ou cordiforme, réniforme, et elle se
Fie. 33G. — Laminaria digiteda.
dilate en arrière en oreillettes inégales et confluentes. Les crampons de la base du pied sont larges, ordinairement plus ramifiés et plus longs d'un côté que de l'autre. C'est la plus grande des espèces de notre pays. Elle est d'un brun olivâtre, plus ou moins foncé suivant l'âge, et elle noircit par la dessiccation. Elle a une fronde moins coriace que celle des autres Laminaires indigènes. Quand on la plonge dans l'eau douce, sa surface se couvre d'ampoules qui contiennent un liquide nnupieux. Sa coloration s'altère, passe au vert grisâtre, puis au blanc, avec une consistance papyracée. Hors de l'eau, le pied se dessèche en devenant lisse; il prend une
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consistance peu ligneuse et il se couvre d'une efflorescence en grande partie composée de mânnite.
Le L. Cloustoni est facile à distinguer de la plante précédente. Les
crampons qui le maintiennent aux roches sont disposés en nombreux verticilles superposés les uns aux autres, surtout dans les pieds âgés. Là où s'observent les verticilles supérieurs, le pied est plus épais que partout ailleurs, et plus bas il s'atténue en un cône renversé sur la surface duquel on voit les crampons disposés en séries longitudinales. A partir de cette base, le pied s'atténue en un long cône, et sa section transversale est partout circulaire. Une sorte d'écorce rugueuse, mamelonnée, recouvre tout le pied; et son tissu rigide est cassant, creusé de lacunes mucifères. De son sommet part en s'évasant subitement le limite à base élargie, souvent cordiforme, puis profondément divisé en nombreuses et étroites lanières. En hiverse voient sur toutes ces lanières des plaques brunes qui répondent aux organes de fructification. Piongée dans l'eau douce, toute la plante se recouvre d'un mucilage visqueux. Séchée à l'air, elle se charge d'efflorescences abondantes, amères, non sucrées, formées en majeure partie de sulfate de soude. C'est le L. Cloustoni qu'on emploie surtout en médecine et en chirurgie. Son stipe se débite en cylindres d'épaisseur et de longueur variables, que la dessiccation rend aussi minces que possible et qui, ensuite, placés dans les conduits fistuleux, dans le col utérin, etc., s'épaississent en absorbant des liquides et servent comme dilatateurs aux mêmes usages que les éponges préparées à la ficelle.
Le L. buccinalis est le type d'un genre Ecklonia. Son stipe, souvent long d'un mètre, étroit à la base, se dilate graduellement en haut et se termine par un large renflement d'où partent des lames nombreuses, plus courtes que le pied. On dit que les habitants des côtes font des trompettes de ces plantes desséchées.
Le L. esculenta appartient au genre Alaria. C'est une Algue à long thalle portant une nervure médiane, avec des déchirures du limbe qui vont à droite et à gauche jusqu'à la nervure. Le stipe porte des crampons à sa base, et au-dessus d'eux, il présente une dizaine d'expansions longues de
Fie. 337. — Laminaria digitata. Coupe transversale du tissu du centre du stipe.
20 à 30 centimètres sur lesquelles se développent les corps reproducteurs.
Le L. bulbosa est un Saccorhiza et. doit ce nom aux deux épais renflements de ses crampons. Il a un stipe large et aplati, à bord convolutés, et un limbe partagé en lanières nombreuses. Ce limbe est criblé de petites cavités du tond desquelles se dégage un faisceau de poils.
Les Macrocystis sont à peu près organisés comme les Alaria ; mais leur fronde est dépourvue de cote saillante. Sa base est grêle et simple; mais sa lame élargie, flottante, porte d'un côté une série de lobes en forme de courts rameaux qui sont dilatés à leur base en une vésicule pyriforme, jouant le rôle de flotteur. En haut, la plante se dilate en une expansion longue d'un à deux mètres. L'ensemble de la plante peut atteindre et dépasser 200 mètres de long dans les mers du Chili, où ces végétaux constituent des forêts sous-marines, parfois très étendues.
Le Chorda filum Lamx, Algue assez commune de nos côtes où on l'emploie parfois comme lacet pour la pèche, a l'apparence d'un cordeau qui peut atteindre la grosseur du doigt. Son axe creux est cloisonné de minces diaphragmes, et sa surface est chargée de poils fins qui ne se voient pas sur les individus desséchés. Ces poils sont portés par des phytocystes hexagonaux qui se distribuent avec une régularité parfaite pour constituer la paroi du tube général. Il y a des sporanges à la hase de ces phytocystes. Ce sont aussi des plantes à zoospores.
Toutes les Algues précédentes sont plus ou moins employées à l'extraction des substances utiles que nous allons maintenant passer en revue et qui sont : la phycocolle, la mannite, la soude, la potasse, l'iode et le brome.
A. Phycocolle. — Nous désignerons sous ce nom l'ensemble des matières gélatineuses qui sont fournies par les Algues et qui sont riches en un principe mucilagineux, auquel Payen a donné le nom de Gélose. De cette catégorie sont les substances dites Ichtyocolle végétale, Colle du Japon, Haï-Thao, Tliao chinois et français, Alguensine, Agar-agar, etc.
Il y a très longtemps que les habitants de l'archipel Indien et de la Chine extraient de plusieurs Algues une sorte de gelée alimentaire. Rumphius indiquait déjà, au milieu du xvme siècle, un de ces Alga coralloides, dans son Herbarium amboinense. En 1834, O'Shanghnessy, médecin dans l'Inde, fit connaître aux praticiens d'Europe la Mousse deCeylan ou de Jaffna, qui est le Sphœrococcus lichenoides Agh (Fucus lichenoides L. — F. gelatinosus Kœn. — Gracilaria lichenoides Grev. — Plocaria candida Nées) (fig. 338). C'est une Algue-Floridée, qui a de 10 à 25 centimètres de haut et qui se fixe sur les roches sous-marines par un épaississement pelté. Sa fronde est allongée, cylindrique, épaisse au plus d'un tiers de centimètre à sa hase, et allant plus haut en s'atténuant, lisse, subcartilagineuse, d'un pourpre pâle, plus ou moins teinté de verdàlre quand la plante est fraîche, devenant par la dessiccation d'un blanc jaunâtre, irrégulièrement et assez abondamment ramifiée, ordinairement
dans l'ordre dichotomique; les branches fastigiées, inférieurement peu divisées, mais plus haut partagées davantage, avec des ramules atténués,
Fie. 338. — Gracilaria lichenoides. Port.
souvent bifurques, et des divisions ultimes filiformes et divariquées. Les organes de fructification consistent en cystocarpes petits, sphériques ou courtement ovoïdes, sessiles. irrégulièrement disposés sur les branches
primaires et secondaires de la fronde, d'un rouge vif qui devient brunâtre par la dessiccation. Ce sont des sacs à sommet perforé d'un petit orifice qui conduit dans la cavité sacciformc. Celle-ci renferme des gcmmidies presque sphériques, qui sont portées sur les branches d'une sorte de colonne placentiforme, basilaire-centrale et plus ou moins ramifiée. Le tissu des divisions de la fronde, tel qu'on l'aperçoit sur une coupe transversale, comprend une sorte d'écorce dans laquelle les phylocystes sont petits, nombreux et pressés les uns contre les autres, tandis qu'au contre, ils sont lâchement unis et circonscrivent des cavités relativement énormes.
Cette plante est originaire des côtes de l'océan indien; elle croît à Ceylan, Bornéo, dans l'archipel Indien, en particulier à Java, à Timor, et peut-être en Australie. Les Malais la nomment Agar-agar-carang. On l'exporte largement en Chine des îles de l'archipel Indien. Sa saveur est saline, et son odeurcelle des Algues en général. Traitée par l'eau, elle se gonfle un peu, devient translucide. Sa coloration est alors hyaline, un peu jaunâtre. Mais peut-être a-t-elle été déjà l'objet, dans son pays d'origine, d'une certaine décoloration artificielle. O'Shangbnessv a trouvé, dans 100 parties de celte plante: gelée végétale, 54.5; fécule, 15; cellulose, 18: gomme, 4; sels minéraux, 7.5. Guibourt, faisant bouillir 30 grammes de la plante dans un kilogramme d'eau, a obtenu, après réduction, 750 grammes d'une soupe épaisse qui, additionnée de sucre et aromatisée,, lui a fourni une belle gelée consistante, semi-opaque et comme cassante, qu'il considérait comme un aliment médicamenteux fort nourrissant; sans parler du marc de la décoction qui se présentait sous forme de filaments demi-transparents, susceptibles d'être assaisonnés comme des légumes. C'est en effet là l'usage principal de cette Algue dans son pays d'origine.
D'autre part, 100 parties de Mousse de Ceylan ont produit par calci nation 11 parties d'un résidu grisâtre, partiellement soluble dans l'eau. La solution est neutre, riche en sulfates de chaux et de magnésie; mais sans chlorure de sodium. Les proportions étaient : sulfate de magnésie, 1,3; sulfate de chaux, 2.6; carbonate de chaux, 4.6; quartz et argile, 2.5. La Mousse de Ceylan ne renferme pas, dit-on, d'iode. Son principe gélatineux est la Gélose dont il sera question tout â l'heure à propos du Carragahen.
Le Gracilaria compressa Agii, auquel on attribue des propriétés analogues à celles du G. lichenoides. est le Sphœrococcus lichcnoides Grev. Il se trouve sur les côtes d'Angleterre et est d'une couleur rouge plus intense. Le G. coufervoides Grev. est aussi une espèce voisine, employée en Ecosse, notamment sa variété tenuis, qui est le Fucus edulisàe Gmelin. C'est une plante dioïque, â anlhéridies plongées dans la couche corticale de la portion supérieure de la fronde et contenant de nombreux anthérozoïdes sphériques. La plante femelle possède, outre les cyslocarpes, des tétraspores, immergées aussi dans la portion corticale de la fronde (Thuret).
Outre ses propriétés analeptiques, Y Agar-agnr est aujourd'hui très usité dans les laboratoires de bactériologie, comme support de culture pour les Schizophytes. En Angleterre, on désigne souvent ces phycocolles sous le nom de Japanese Isiuglass (Colle de poisson du Japon). La substance se présente dans le commerce sous formes de baguettes irrégulièrement comprimées, ridées, demi-transparentes et d'un blanc jaunâtre, assez flexibles, légères, pleines de cavités, sans goût ni odeur. Par l'action de l'eau froide, la baguette se gonfle en une barre spongieuse, quadrangulaire, à côté concave. Elle se dissout presque entièrement dans l'eau bouillante, et elle se prend en gelée par le refroidissement. Ailleurs, ce sont des bandes ridées qui deviennent irrégulièrement rectangulaires dans l'eau; leur substance est plus pure et plus soluble que celle de l'autre forme. On y trouve des Néodiatomées (C. Meunier) et beaucoup d'autres Algues, des genres Ceramium, Endocladia, Gelidium, Glœopeltis, Gracilaria, Porphyra, etc. (Marchand). Toutes ces Algues sont récollées par les Chinois qui les sèchent au soleil et les compriment fortement. Après en avoir enlevé les impuretés et les portions salines par un lavage prolongé, ilsdissolvent la masse dans l'eau bouillante. Elle se coagule par le refroidissement, et peut ainsi se réchauffer et se liquéfier plusieurs fois. Elle fait partie de certains ciments industriels. En Europe, on l'a substituée à la véritable Ichtyocollc qui est d'un prix bien plus élevé, et on en a préparé des gelées et des confitures qui souvent ne renferment, en outre, ni sucre, ni fruit, mais dos glycoses, des matières colorantes, etc. Les Thao de Chine ou Haï-Thao s'extraient des Algues d'une façon analogue. Ils servent surtout d'apprêt pour les étoffes de soie auxquelles ils donnent, à très faible dose, beaucoup de mollesse et de souplesse. Aussi a-t-on préparé des Thao français pour les mêmes usages, sur les côtes de Normandie et de Bretagne ; mais ils sont d'une qualité inférieure et servent principalement à apprêter les tissus de coton.
On considère le véritable Agar-agar de Singapour comme fourni par le Gigartina isiformis (fig. 360) ou Euchuma isiforme et le G. spinosa. ou E. spinosum, de la division des Rhodospermées ou Floridées (p. 305).
Le principe gélatineux qui donne à toutes ces Algues leurs qualités, avait d'abord été identifié à la pectine. Mais Payen l'avait nommé Gélose dès 1859, et l'avait trouvé composé de C, 42.77; H, 5.77; 0,51.45. 11 l'obtenait en traitant les Algues par de l'eau froide, légèrement acidulée, puis par l'eau bouillante; il avait vu qu'une partie de gélose peut donner une consistance gélatineuse à un demi-litre d'eau. Ses premières recherches avaient porté sur quelques-unes de nos Algues indigènes, le Gelidium corneum Lamx, le Plocaria lichenoides Grev. et la Mousse perlée dont nous allons maintenant nous occuper.
Garragahen
Le Carragahen, Carrageen, Mousse perlée ou M. d'Islande, est le Choudrus crispus Lyngb. (fig. 339-342). C'était le Fucus crispas L. (F. polymorphus Lamx. — F. ceramio.ides Gmel. — Sphœrococcus crispus Agii). C'est une Algue-Floridée, de la famille des Gigartinées, comme les Ett-
Fig. 339. - Chondrus crispus. Port.
chuma. La plante est vivace et est composée d'un pied étroit, un peu comprimé, qui se dilate intérieurement en une sorte de disque portant lés crampons par lesquels elle est fixée aux roches sons-marines; d'une IVonde dilatée, flabellifbrme, à divisions aplaties, dichotomes, étroites, ou souvent dilatées et débordant les unes sur 1rs autres; les bords entiers ou
produisant de jeunes frondes, plus ou moins cartilagineuses, sans nervures, lisses, luisantes, de couleur très variable, d'un vert jaunâtre ou violacé, souvent d'un pourpre rosé ou brunâtre. A l'état sec, elles sont souvent à peu près incolores dans le commerce, sans doute par suite d'une décoloration artificielle. Le tissu du thalle est formé d'une cuticule résistante, limitant en dehors une couche corticale serrée, formée de phytocystes petits et nombreux, dont la cavité est étroite et dont la paroi est épaisse, gélifiée. Sous la couche corticale, le parenchyme a des mailles lâches, inégales, irrégulières, souvent étoilées. Les phytocystes y ont une paroi très-épaisse et gélifiée, constituant ce qu'on regardait à tort comme une matière intercellulaire incolore. C'est là le siège des cystocarpes. Ceux-ci forment sur la fronde des taches circulaires ou ovales, proéminentes d'un côté, ordinai-
Fig. 310. — Chondrus crispus.
Coupe longitudinale d'un rameau fructifère.
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Fig. 3H. — Chondrus crispus. Coupe longitudinale d'une portion de thalle contenant un cystocarpe avec spores.
rement concaves de l'autre, contenant dans leur portion centrale un réseau filamenteux dont les branches portent les spores. Il y a aussi, mais plus rarement, des sores situés sur les segments terminaux de la piaule et consistant en tétraspores divisées crucialetnent. Ce qu'on a parfois nommé les œufs, sont des masses terminant des ramuscules courts, composées de 3, 4 phytocystes portés latéralement sur un des rameaux qui constituent la lame superficielle de la couche corticale. Il y a, dit-on, un article qui porte le ramuscule femelle, et sert ordinairement de phytocyste auxiliaire. Le ramuscule s'incurve vers cet article de façon à en rapprocher l'œuf. Une fois la fusion faite, toute la surface de l'auxiliaire se revêt de filaments rayonnants qui, pour se nourrir aux dépens du parenchyme du thalle, s'enfoncent et se ramifient dans celui-ci. Le sporogone est de la sorte inté-
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rieur; mais il est indiqué au dehors parune protubérance dont le sommet s'ouvre. Par là sortent les spores qui sont formées, au nombre de quatre, dans un rameau renllé issu de chaque point d'anastomose des filaments avec les phvtocystes du thalle. Il y a de la sorte un nombre variable de noyaux sporifères, séparés par du parenchyme stérile, dans un seul et même sporogone.
On a distingué près de quarante variétés de cette plante polymorphe. Elles croissent sur les côtes de la portion septentrionale de l'Atlantique, depuis la Norwège jusqu'au détroit de Gibraltar.
On retrouve la plante sur la côte orientale américaine; mais elle n'existe pas. diton. dans la Méditerranée. On en récolte beaucoup en Normandie, en Bretagne, à l'ouest de l'Irlande, notamment à Higo; à Hambourg; sur la côte australe du Massachusetts, etc. On la lave après la récolte et on l'expose au soleil pour la sécher. On la vend en fragments peu volumineux, crispés ou un peu cornés, translucides, à saveur mucilagineuse. Dans l'eau froide.
ils deviennent odorants. Bouillis pendant quelques minutes dans 20 ou 30 fois leur poids d'eau, ils forment par le refroidissement une masse gélatineuse, très riche en mucilage (53.54 p. 100), avec
2.15 de cellulose, 9.38 de matières albuminoïdes, 14. 15 de cendres et 18.78 d'eau (A.-H. Church). A l'état frais, la plante renferme en outre de la phyco-érythrine, matière rouge qui masque elle-même des grains de chlorophylle. Parfaitement desséché, le mucilage est grisâtre, corné. Il forme avec l'eau une gelée qui précipite par l'acétate neutre de plomb. On a admis (Blondeau, Church) la présence de composés soufrés dans le Carragahen; ce qui a été contesté par d'autres (Flnckiger).
Le Carragahen est émollient et dulcifianl, analeptique, très souvent recommandé contre l'anémie, les affections pulmonaires, rénales, hépatiques, la diarrhée, etc. Cependant on fait remarquer (Hanbury) qu'on « peut manger une livre de gelée de Carragahen avant d'avoir introduit dans son économie une once de substance solide. * On a combiné cette gelée au cacao et au chocolat; on en prépare des potages, des blancs-mangers, des entremets sucrés et aromatisés. On en fait aussi une sorte de bandoline pour les cheveux, des apprêts pour le papier, les étoiles de coton, les chapeaux de paille; on l'emploie à épaissir l'encre qui sert aux impressions sur toile et coton. En Amérique, il sert à clarifier la bière, le
Fig. 342. — Ckondrus crispus. Coupe transversale au niveau d'un cystucarpe. c, cuticule; r, couche corticale; m, moelle ; i, i, substance dite inter-cellulaire ; s, s, spores.
Fie. 343. Chondrus
mamillosus. Fragment de rameau fructifère, coupe Longitudinale.
café, etc. Sur les côtes européennes, on en garnit des paillasses; il est même parfois usité dans l'alimentation du bétail.
Le Chondrus mamillosus Grev. (Gigartina mamillosah Agh) (f\z,.3i3) se substitue au C. crispus. Sur certaines plages, on les récolte indifféremment l'un pour l'autre. Le C. mamillosus se distingue par sa fronde légèrement cannelée vers sa base, et surtout par ses fructifications répondant à des tubercules saillants ou stipités, qui portent les cystocarpes. Sur les côtes de France et d'Espagne, on mélange aussi au C. crispus le Gigartina acicularis Lamx, qui a des blanches cylindriques et grêles, mais qui est moins soluble dans l'eau bouillante (Daim on) que le véritable Carragahen.
B. Mannite. — Il y a peu d'Algues dont les efflorescences soient formées de matière sucrée. Le l'ait ne se produit guère que dans les Lam inaria saccharina et flexicaulis. L'efllorescence du L. Cloustoni est, nous l'avons vu, saline, amère. Le sucre se montre pendant la dessiccation, notamment sur les stipes, sous forme de houppes cristallines 1res abondantes. Elles sont constituées par des aiguilles qui atteignent jusqu'à près d'un demi-centimètre et aussi par des cristaux prismatiques déprimés, irréguliers, qu'on a supposé formés d'aiguilles accolées. Très solubles dans l'eau, ces divers cristaux se déposent dans les solutions sous forme d'étoiles très ramifiées dont le rapprochement constitue une masse spongieuse. Sur une plaque de verre, on obtient par évaporation du liquide de longues aiguilles cristallines. Ces cristaux naissent dans la paroi gélifiée des phytocystes (L. Soubeiran). On suppose (Phipson) que c'est le mucilage lui-même qui se dédouble en présence de l'eau, pour donner deux équivalents de Mannite. C'est probablement cette substance qui donne une saveur douceâtre à certains mets qu'on prépare sur nos côtes de l'ouest avec des Algues très diverses. Sinon, la Mannite des Algues n'est guère utilisée.
C. Soude, Potasse. — ■ On extrayait jadis la soude des varecs ou goémons, notamment des Fucus vesiculosus, serra tus, etc., et des Laminaires, Himanthalia, Halidrys. Ces plantes incinérées constituaient la cendre de soude de varecs et, en Irlande et en Ecosse, le Kelp. C'est dans des fosses profondes qu'on brûlait les Algues, jusqu'à ce que la cendre entrât en fusion et donnât une masse semi-vitriûée, grisâtre ou brune, qu'on dissolvait et qu'on chauffait ensuite. On obtenait de la sorte de 3 à 30 p. 100 de soude. Aujourd'hui que celle-ci s'extrait du sel marin, on relire plutôt des Algues des sels de potasse, produits accessoires de l'extraction de l'iode et du brome. On distingue dans la pratique le Varec tenant, c'est-à-dire celui que. dans les fortes marées, la mer rejette à la
côte, et le V. scié, formé surtout de Fucus divers, qu'on va couper sur les roches à basse mer. Ce dernier est plus riche en soude, plus pauvre en potasse. On attribue au Kelp, la teneur suivante : Sulfate de potasse 10. "203; chlorures de potassium et de sodium, 28.494; sels divers, 2.103; iode, 0,000; matières insolubles, 57. Les cendres sont dissoutes jusqu'à ce (pie la lessive, dite dense, marque de 15 à 18° à l'aréomètre de Baume. Le résidu est traité une seconde fois par l'eau et donne une nouvelle lessive, dite faible, marquant 8°. On évapore ensuite la lessive dense jusqu'à 59° , et on en obtient du sel marin, du chlorure de potassium et des eaux-mères de seconde cristallisation, destinéesà l'extraction de l'iode et du brome. La lessive faible, évaporée à 30°, donne du sulfate de potasse, puis des chlorures qu'on épure ultérieurement et qui sont employés dans la fabrication de l'alun, du chromatc de potasse, etc. Il y a avantage à incinérer les varecs par distillation sèche, comme dans le procédé de Stanford, pour ne pas perdre une portion de l'iode par volatilisation.
E. Iode, Brome. — Les cendres des varecs étant épuisées par l'eau, cl la solution étant évaporée pour faire cristalliser les sulfates et chlorures, le carbonate de soude se concentre dans les eaux-mères, de même que les iodures. Quand elles marquent de 50 à 60° Baume, on les acidifie avec l'acide sulfurique; on obtient du sulfate de soude et un liquide clair donl on sépare l'iode par un courant de chlore; ou bien on traite le résidu salin des eaux-mères évaporées à sec par l'acide sulfurique et le peroxyde de manganèse; ou encore on traite les eaux-mères par une solution de sulfate de cuivre et de sulfate ferreux. Dans le procédé Duflos, on obtient un précipité d'iodure cuivreux, dont on sépare l'iode en le chauffant avec le peroxyde de manganèse et l'acide sulfurique.
Il y a du brome dans les eaux-mères dont on a extrait les chlorures et sulfates alcalins et l'iode. On distille le liquide filtré avec l'acide sulfurique et le peroxyde de manganèse. Le brome condensé est distillé sur le chlorure de calcium; et il peut encore y avoir dans le liquide surnageant du chlorure de brome qu'on en extrait par des procédés divers.
Fucoglycine. — On a donné ce nom à un « produit végétal iodé », remède secret extrait de diverses Algues et dont on considère le mode d'action comme analogue à celui de l'huile de foie de morue. On l'a recommandé comme réparateur, antisrroluleux, tonique, dépuratif, etc. On dit que c< le chlore, l'iode, le brome, le phosphore et le soufre y sont combinés moléculairement à la matière grasse et à la matière organique soluble, si abondantes des Fucus et des Ulves » (Gress\ ).
CHLOROSPERMEES
Ce groupe, peu important au point de vue médical, comprend les Algues dites Confervacées et Siphonées.
Les Confervacées, souvent comparées à des Mousses aquatiques, sont très communes dans les eaux douces. L'une d'elles, le Cladophora réfracta Kuetz. se rencontre souvent dans les fossés et les ruisseaux desséchés où elle forme une couche de gazon blanchâtre, employé parfois à faire du papier. Le C.glomerata Kuetz. s'applique comme calmant sur les brûlures et les plaies. Le Microspora floccusa a servi aux mêmes usages.
Les Ulves (fig. 344) appartiennent à une famille voisine. L'Ulva Lac-
Fig. 311. — Ulva umbilicata.
Fig. 345. — Bryopsis plumosa.
tuca L., si commun au bord de la mer, sous forme de lames vertes et molles, est alimentaire. On en fait une sorte de salade; on l'a même mangé cuit. L'Enteromorpha compressa Grev., jadis rapporté au genre Ulva, enroulé en tubes, a été employé comme vermifuge. C'est un mets recherché au Japon, sous le nom de Aonori. Il se mange frais; ou bien on traite par l'eau les petits paquets prismatiques qui sont exportés secs et qui sont formés de ses frondes filamenteuses parallèles; on les mélange au sagou, avec du vinaigre ou du poivre.
Parmi les Siphonées, ordinairement marines, citons les Bryopsis plumosa (fig. 345) et Balbisiana, indiqués comme vermicides; le Caulerpa proliféra, parfois utitisé comme fourrage.
RHODOSPERMEES.
Nous traiterons ici de toutes les Algues de celte division dont nous avons seulement indiqué le nom ou dont il n'a pas été question au sujet de la Phycocolle et d'autres produits généraux. Les plus importantes sont les Corallines.
Corallines.
11 est impossible, quand on voit les Corallines vivantes sur nos côtes, de ne pas leur trouver les plus grandes analogies extérieures avec les Floridées
Fie. 346, 347. — Corallina of/icinalis. Port. Branche grossie.
en général. Aussi ne comprend-on guère aujourd'hui qu'onles ait longtemps rapportées au règne animal, sous le nom de Polypiers calcifères. Ce sont, en effet, des Algues qui ont donné leur nom à une tribu des
Corallinées, et dont la fronde est plus ou moins incrustée de calcaire. Cette fronde est articulée, fragile, souvent comprimée. Ses nombreux rameaux sont aplatis, surtout dans leur portion supérieure, très divisée. Leurs articles, en forme de tronc de cône, la petite base tournée en bas, sont formés de deux zones concentriques : des phytocystes corticaux, qui sont à peu près sphériques; et des phytocystes profonds, elliptiques ou filiformes, disposés en zones transversales. La distinction des zones dépend surtout du mode régulier de dépôt de la matière calcaire qui les incruste. Il est bon, pour étudier le tissu des Corallines, de se débarrasser de ce calcaire en les traitant par de l'acide cblorhydrique très étendu. Vivantes, les Corallines sont d'un rose ou d'un pourpre plus ou moins foncé, parfois verdàtres. Elles blancbissent en se dessécliant. L'action de l'air et de la lumière les colore souvent en rose plus ou moins vif, ou sombre, ou en brun.
Ces plantes ont des organes de reproduction sexués et asexués, contenus les uns et les autres dans des conceptacles dont la forme extérieure est peu variable. Seuls les conceptacles à anthéridies sont assez faciles à reconnaître à leurs caractères extérieurs : ovoides, mais surmontés d'une sorte de bec ou de goulot, perforé d'un orifice. Il y a deux sortes de conceptacles (YY. Harvey) : les uns. pédicellés, occupent le sommet des divisions des branches; les autres, sessiles. sont implantés sur le côté des articles. Lorsqu'un conceptacle doit se produire (fig. 349-351), les phytocystes qui terminent les filaments centraux du sommet des branches s'arrêtent dans leur accroissement et il ne se dépose plus de calcaire dans leur tissu. Leurs parois, simplement cartilagineuses, soulèvent la cuticule qui se détache sous forme d'une lame épaisse. Comme les filaments périphériques ne cessent pendant ce temps de s'accroître, ils forment, au-dessus du sommet du faisceau central, une muraille qui limite une chambre, étroite d'abord, à section triangulaire, plus tard bien plus large, et à section verticale ovoïde, communiquant par un orifice supérieur étroit avec l'extérieur. C'est au fond de cette cavité que les sommets des filaments du faisceau central se transforment en organes reproducteurs. L'avant-dernier phytocyste de chacun de ces filaments demeure court et est rempli d'un phytoblaste finement granuleux, de couleur jaunâtre. Une couche assez régulière, sorte de plateau orbiculaire, se trouve ainsi formée par ces phytocystes à peu près égaux et rangés à peu près à la même hauteur; et au-dessus d'eux se voient réunis les phytocystes qui. avant le développement du conceptacle. existaient au sommet de la fronde. Au fond du conceptacle se trouvent implantées des tétraspores que n'accompagnent pas des paraphyses et qu'on croit provenir de la couche des phytocystes terminaux et surtout de ceux qui sont sous-jaceuts. Ils forment, en s'élevant, de courts rameaux
Fig. 348. — Corallina of/icinalis. Conceptacle asexué.
à axe terminal allongé et épaissi. Leur contenu est d'abord de couleur jaunâtre; puis il se colore graduellement en rose, et il se partage, par des cloisons transversales et parallèles, en deux puis en quatre. Quand le périspore laisse échapper les tétraspores, celles-ci sont contenues dans un épispore qnadrilocellé. Une des logetles crève sur un point de la paroi, au bout de quelques secondes, et la spore sort brusquement par la solution de continuité de la paroi. N'étant plus distendu, le sac épisporien se rétracte vivement. De là des mouvements brusques et saccadés, des torsions brusques qui s'observent chaque fois qu'une spore est évacuée.
Fig. 349-351. — Corallina mediterranea. Conceptuel?, coupe longitudinale. Organes mâles et femelles. (Solms-Laubach.)
Les organes mâles ou anthéridies sont représentés par des filaments ténus dont le fond et les parois latérales du conccptaclesont tapissés d'une façon à peu près uniforme. Plus haut, le col du conceptacle mâle est revêtu de phytocystes incolores qui diminuent graduellement de taille en se rapprochant de l'orifice extérieur. Quant à la couche anthéridienne, elle est surmontée de filaments plus allongés, légèrement claviformes, et de corpuscules mâles supportés par un très long pédicelle fort ténu. Pour la formation de ces corpuscules, le processus, fort peu compliqué, consiste en ce que le protoplasma finement granuleux que renferme le filament anthéridien, se rassemble vers le sommet légèrement renflé. Alors la
membrane du filament se résorbe complètement; et ainsi se trouve mis à nu un pollinide ovoïde qui entraine avec lui une sorte de fil, de nature protoplasmique, qu'on a considéré à tort comme un agent moteur; car le corpuscule ne possède aucun mouvement qui lui soit propre.
Dans les conceptacles dits à oogones, ceux-ci sont nombreux, pressés les uns contre les autres en couche épaisse, et ils s'étirent en un trichogyne de longueur variable, qu'un étranglement sépare de l'oogone. C'est la portion basilaire de celui-ci qui renferme l'oosphère, et celle-ci contient un noyau.
A l'époque où le pollinide vient de se fixer au trichogyne, les parois de l'un et de l'autre sont résorbées au point de contact; ce qui permet au contenu du pollinide, le phytoblaste et le noyau, de se déverser dans le trichogyne. On suppose qu'alors ce contenu arrive jusqu'à l'oosphère pour la féconder, quoique le fait n'ait pas encore été observé exactement. Quoi qu'il en soit. à partir de ce moment, l'oosphère passe à l'état d'oospore; il s'y forme une membrane délicate de cellulose qui est aussi appliquée étroitement contre la paroi de l'oogone, sauf en haut, au niveau de l'étranglement, où celte membrane, épaisse et libre, sépare complètement l'oospore du trichogyne. Celui-ci s'atrophie plus ou moins rapidement à partir de ce moment, et il finit par disparaître totalement. Tous les oogones ne sont pas d'ailleurs fécondés : ce n'est que le plus petit nombre. Après la fécondation, l'oogone femelle produit des tubes qui s'unissent aux phytocystes environnants, dils cellules auxiliaires, qui servent à nourrir les filaments du sporogone. Ces phytocystes développent à leur tour des filaments qui s'anastomosent avec d'autres cellules dites auxiliaires, et ainsi de suite, jusqu'à ce que toutes ces cellules auxiliaires aient constitué par leur ensemble une vaste enveloppe disciforme dont la périphérie développe une couronne de branches sporifères; branches auxquelles on a trouvé (Schmitz) de grandes ressemblances avec des tétrasporanges.
Jusqu'à sa maturité, le sporogone demeure recouvert par les téguments de son conceptacle protecteur. Après quoi, il s'ouvre par un pore spécial, et il laisse par là échapper les spores. Celles-ci sont nues et immobiles d'abord; puis elles se recouvrent d'une membrane cellulosique, et elles entrent en voie de germination, sans période de repos ni de vie latente.
Quoique tous ces phénomènes n'aient pas été observés dans la Coralline officinale (Corallina officinalis), mais dans des espèces voisines, on a lieu de croire qu'ils n'y présentent point de différence essentielle. Jadis très usitée en médecine, laC. blanche ou officinale (fig. 346-348) est commune sur toutes les côtes d'Europe, fixée aux rochers marins. Elle est d'un blanc verdàtre ou plus ou moins rougeàtre. Conservée dans un lieu éclairé, elle devient tout à fait blanche, opaque, cassante; ce qui est dû à la matière calcaire uniformément répandue dans toute sa masse. On cite
encore une ancienne analyse de la Coralline faite par Bouvier et suivant laquelle celte plante renfermerait :
Gélatine
Albumine
Carbonate de chaux.
Carbonate de magnésie.
Sulfate de chaux
Chlorure de sodium.. . .
Silice
Oxyde de fer
Phosphate de chaux.
Eau
C'est le Muscus corallinus des officines. Du temps de Dioscoride, la plante était déjà vantée contre la goutte et les congestions sanguines. Mais on l'employait surtout comme anthelminthique. On en préparait à cet effet un sirop qui s'altère facilement. Pulvérisée, elle faisait partie de certaines poudres dentrifices. Le C. mediterranea (fig. 349-351) a les mêmes propriétés,
Les Jania sont très voisins des Corallines, et le Corallina rubens d'Ellis est le J. rubens Lamx. Il se trouve dans la Méditerranée et est d'un beau rouge pourpre, mais il blanchit très rapidement au soleil. Il a une odeur marécageuse, fétide; une saveur terreuse, à peine salée; il fait souvent partie de la Mousse de Corse. Le J. corniculuta (fig. 352) est également vermifuge. Ce genre se dislingue des Corallines par sa ramification dichotomique. Dans le J. rubens. les articles de la fronde sont cylindriques, régulièrement superposés. Dans le J. corniculata, les articles sont en haut renflés en une cupule qui reçoit la base atténuée du segment suivant. Il y a souvent des ramuscules au niveau de la cupule. Les deux espèces possèdent les trois sortes d'oogones reproducteurs des Pthodosporées, 1res analogues d'ailleurs à ceux des Corallines. Les conceptacles à lélraspores, plus grands que ceux à cystocarpes, sont sur des pieds distincts, taudis que les cystocarpes et les anthéridies sont situés sur un même pied. Le sporogone se développe comme celui des Corallines.
Fig. 351 Jania corniculata.
Rameau.
Mousse de Corse.
On admettait jadis théoriquement que ce célèbre médicament vermifuge était constitué par une seule plante. VAlsidium Helminlhochorton
Kuetz. {Helminthochorton officinale Lixk. — Sphœrococcus Helminthoclwrtos Agh. — Gigartina Helnrinthocliortos Lamx) (fig. 353). C'est une petite Algue de la famille des Rhodomélées, qui a un ou quelques centimètres de hauteur et qui possède un slijie formant unesorte de rhizome qui est souvent chargé de parcelles de gravier, et porte inférieurement des rhizoïdes, et en haut des rameaux filiformes, lonsrs de 2 à i centimètres. Ces rameaux sont divisés dichotomiquement, avec des nœuds au niveau des divisions. Plus on s'élève et plus les ramuscules deviennent courts, de sorte que leur réunion au sommet des divisions forme des petits pinceaux. Leurs phytocystes constituants sont allongés au centre et plus ou moins cubiques à la périphérie. Au sommet des rameaux se développent les cystocarpes, disposés en spirale. La plante croit en Corse et sur un grand nombre de rivages méditerranéens. Elle est d'un gris rougeâtre à la surfaceet plus ou moins blancbe à l'intérieur. Sa saveurest salée, et elle aune odeur marine peu agréable. Sèche, elle devient dure et difficile à broyer; mais elle demeure souple et flexible dans un endroit humide. On en prépare des poudres, des infusions, un sirop et une gelée, et on recommande de la choisir légère et privée autant que possible de graviers. On en possède une analyse déjà ancienne, due à Bouvier, mais qui ne paraît pas avoir été faite avec de VAlsidium pur, car celui-ci ne contient pas, dit-on, de gélatine :
Fig. 353.
A Isidi ii m
Helminthoi horton.
Squelette végétal
Gélatine végétale
Chlorure de sodium
Sulfate de chaux
Carbonate de chaux
Phosphate de chaux, fer, magnésie et silice.
L'usage de cette plante comme vermifuge est des plus anciens : on admet qu'on l'employait déjà du temps de Théophrasle. On croit que c'est elle que Pline désignait vaguement sous le nom de Muscus marinus. On a aussi écrit que vers le milieu du xvnr siècle, une colonie grecque vint s'établir en Corse et y apporta la tradition des vertus vermicides de cette Algue. C'est, dit-on. Stephanopoli, médecin grec, qui découvrit en 1778 la précieuse plante sur les rocbers maritimes de Pile et en rappela les propriétés à ses compatriotes, La plante fut décrite en 1780 par Schwendiman dans sa thèse: Helminthochorti historia, natura, rires, et en 1782 par Latourette dans une dissertation spéciale sur la prétendue Mousse de Corse. On savait déjà cependant que le médicament de
ce nom était le plus souvent un mélange d'Algues très diverses (on en a compté jusqu'à quatre-vingts), et même que YAlsidium pouvait y faire empiétement défau t. En 1834, Lesson écrivait que : « toutes petites espèces de Fucus capillaires, telles que Céramiées, Diatomées, Gigartinées,Corallinées, jouissent de propriétés vermifuges; le Fucus le plus en vogue est YHclminthocliorton.Suv 500 parties, M. Fée en a trouvé 130 qui appartiennent à YHehninthocborton ». En 1808, Debeaux, séjournant à l'hôpital de Baslia, y récolta de nombreuses Alguesqu'il employa comme Mousse de Corse avec un succès complet, sans qu'il s'y trouvât un atome à'Alsidium. C'était un mélange de dix-sept Algues, notamment de Corallina officinalis, de Gelidium corneum, des Jania rubens et corniculata et du Grateloupia filicina.
Il ne se trouve pas davantage à'Alsidium dans un grand nombre d'échantillons de Mousse de Corse vendus dans des pharmacies de Paris et de Marseille. Au contraire, le médicament récolté aux environs d'Ajaccio est presque entièrement formé à'Alsidium, c'est-à-dire pour les neuf dixièmes; le reste consistant en Jania. Caulerpa et Bryopsis. Debeaux a aussi récolté des Algues diverses à Tché-Fou, en Chine, pour en préparer un vermifuge qui lui a toujours réussi. Dans ce mélange, Areschoug a constaté la présence des Grateloupia conferla et filicina, Gelidium corneum, Rytiphlœa capensis, Enteromorpha compressa, Bryopsis plumosa et arbuscula. H y a longtemps déjà que nous avons dressé pour notre collègue, le professeur J. Regnauld, la liste des Algues qui font le plus souvent partie de la Mousse de Corse. En complétant aujourd'hui cette liste, nous trouvons, outre YAlsidium Helminthochorton et les plantes déjà signalées, les espèces suivantes: Lvigora riscida Agh (L. ceramioides Lamx), Sphacelaria cirrliosa Agh, Stypocaulon scoparium Koetz., Halyseris polypodioides Agh, Dictyota vulgaris Kuetz., D. Fasciola Y\v\,Pbyllitis Fascia Kuetz., Spermatochnus rhizodes Kuetz., Desmaretia aculeata Lamx, Acrocarpus crinalis Kuetz., Cystoseira barbata Agh, Wrangelia pcnicillnta Kuetz., Ceramium rubrum Agh, Phlebothamnion versicolor Kuetz., Hormoceras diaphanum Kuetz., //. circinatum Kuetz., Echinoceras ciliatum Kuetz., Gelidium corneum Lamx, Gigartina pistil lat a L\~s\x(Fucus gigartinus L.), Laurenciapinnatifida LAnx(Chondria pinnatifida Agh), L. obtusa Lamx (Cliondrin obtusa Agh), L. papillosa Grev., Eupogonium villosum Kuetz., Polysiphonia Wulfeni Agh {Géranium Wulfeni Roth), P. roseolaXcu (Hutchinsia roseola Agh), /'. pycnophlœa Kuetz., Trichothamnion coccineum Kuetz. (Dasya coccinea Agh), Bhodomela subfusca Agh (Lophura gracilis Kuetz.), Halopithys pinastroides Kuetz., Gorallina officinalis Ell. et Soi... Jania rubens Ktetz., Hypnea musciformis Lamx (Sphœrococcus musciformis Agh), Gymnogongrus plicatus Kuetz. {Gigartina planta Lamx). Aglaophyllum laceratum Mtgne.
~2r.)8 TRAITÉ DE BOTANIQUE MÉDICALE CRYPTOGAMIOUE.
Geramium .
Ce genre a donné son nom à une famille des Cêramiées dans laquelle la fronde est filamenteuse est très rameuse. Ordinairement nus. les filaments se recouvrent parfois d'une couche corticale. Au sommet de chacun des articles il se forme d'abord une couronne de petits phytocystes qui, s'allongeantsur le filament et se cloisonnant, recouvrent chaque articulation d'une sorte de manchon cortical. Les oogones sont accompagnés d'un phytocyste auxiliaire avec lequel l'œuf s'anastomose directement, au moins dans \esCeramium eux-mêmes. Quand la fécondation a été opérée par la fusion des phyloblastes des deux sexes, le phytoeyste auxiliaire bourgeonne pour former un sporogonc. Les spores se forment dans tous les phylocystes de ce dernier, sauf dans l'auxiliaire et dans le premier rameau qui en est issu. La seule espèce qui intéresse quelque peu la médecine, le C. ciliatum Agh, se distingue en ce que le milieu des articles de son thalle reste nu. Les segments terminaux sont, dans leur jeune âge, presque toujours régulièrement bifurques, et les divisions se recourbent de façon à figurer comme un forceps clos. Dans celle espèce, les cystocarpes forment des verticilles autour des nœuds qui de la sorte simulent une petite couronne d'épines. C'est une plante de l'Atlantique et du Pacifique. Elle fournit de la Phycocolle et fait notamment partie de celle du Japon.
Iridaea.
Ces Algues font partie de la famille des Cryptonémées qui ont un thalle massif dans la couche périphérique duquel est plongé l'œuf. Il bourgeonne directement et produit un ou plusieurs rameaux grêles qui s'anastomosent de toutes parts avec les phytocystes du thalle. Puis, les portions anastomosées se séparent du reste du filament et se renflent en une ampoule sur laquelle ou au voisinage de laquelle le filament produit une branche courte et renflée qu'une cloison sépare bientôt à sa base et qui devient l'origine d'un appareil sporifère tout particulier. Elle forme, en bourgeonnant tout autour, une sorte de tubercule arrondi que recouvre une couche gélatineuse. Les rameaux pressés dont est composé ce tubercule produisent des spores, ou dans tous leurs phytocystes, ou dans la plupart d'entre eux. ou seulement dans quelques-uns des supérieurs, qui se renflent en chapelets généralemement courts. Les spores sont finalement mises en liberté par des solutions de continuité du thalle, aux points où il enveloppe les amas de spores. Les Iridœa se distinguent dans la famille
par un thalle aplati en feuille simple. VI. edulis Bory (Ulva edulis DC. — Halymenia edulis Agh. — Sarcophytîs edulis) a un stipe très court, qui s'élargit presque aussitôt en une lame membraneuse, ovale, entière. à stries parallèles fines, d'autant plus courtes qu'elles sont plus voisines de bords. C'est aussi une plante à Pbycocolle.
Halymenia.
Ce sont aussi des Cryptonémées, et elles en ont les caractères généraux. Mais leur thalle est diversement découpé. L7/. florida Agh et quelques autres espèces, communes sur nos côtes, sont vermifuges et se trouvent parfois mélangées à la Mousse de Corse. Leur gelée est comestible.
Grateloupia.
Appartenant également à la famille des Cryptoncmées, ces Algues sont plus ou moins ramifiées suivant le mode penné. Le G. filicina a un thalle aplati, comprimé, penné, avec un disque rolifère. Les pinnules sont rétrécies au sommet à la base où elles sont plus allongées. Son tissu est recouvert d'une sorte d'épidémie, et les parois de ses phytocystes se gonflent et se gélifient dans l'eau. La plante habite la Méditerranée, l'Océan jusqu'à l'extrémité australe de l'Afrique, et la mer des Indes. C'est un vermifuge qui se trouve souvent mélangé à la Mousse de Corse.
Le G. conferta (fig. 354) a les mêmes propriétés. ïl se distingue de l'espèce précédente par la base renflée de son thalle dont les pinnules forment un élégant pinceau terminal au lieu d'être disposées tout le long de l'axe central. C'esl une espèce de la mer des Indes, et qu'on dit comestible.
Fig. :>i .
Grateloupia conferta.
Porphyra.
Les Porphyra sont des Algues-Rhodospermées. de la famille des Bangiées qui sont les moins compliquées comme structure de toutes les Floridées, et qui sont caractérisées par un thalle formé de phytocystes dis-
posés en une assise qui a la forme générale d'une lame à contours irréguliers. Tous ces phytocystes grandissent et se cloisonnent simultanément et également, par un développement uniforme, dit intercalaire; et la base se termine par un crampon. Il n'y a de Porphyra que dans la mer, et ils sont annuels, avec des spores qui se forment dans les phytocystes du thalle. Chacun d'eux se divise par deux cloisons perpendiculaires à la surface; et les phytocystes secondaires ainsi formés produisent chacun un phytoblaste-spore qui est mis en liberté, se recouvre d'un phytocyste et se multiplie de façon à produire un jeune thalle nouveau. Il y a. en outre, dans ce genre des organes sexuels qui sont monoïques ou dioïques. Les organes mâles présentent des pollinides dont les cellules-mères résultent de la division d'un phytocyste du thalle, extrêmement divisé par cloisonnement. Chaque logette renferme un pollinide ; la paroi de la cellulemère se gélifie, se dissout, et le pollinide est de la sorte mis en liberté. L'organe femelle est un oogone, également formé aux dépens d'un phytocyste thallin, d'abord semblable aux autres. Sur chacune de ses deux faces libres, ce phytocyste développe une éininence papilliforme qui joue probablement un rôle dans l'imprégnation. Une fois fécondé, l'œuf se cloisonne sans changer de taille ni de forme. Une première cloison se produit parallèlement à la surface: puis deux autres perpendiculairement, et il se forme ainsi huit phytocystes secondaires, disposés quatre à quatre sur deux étages superposés. Le phytoblaste de chacun de ces huit phytocystes est mis en liberté et constitue d'abord la spore qui est douée de mouvements ambyoïdes; après quoi elle se recouvre d'un phytocyste de cellulose qui devient épais et se cloisonne en développant à sa surface quelques rhizines. Elle passe la mauvaise saison à l'étal de repos et se développe en un jeune thalle au retour du printemps.
Le Porphyra laciniata Agh varie beaucoup d'apparence avec l'âge. Jeune et implanté sur les roches de l'Atlantique battues par le (lot, il constitue un gazon serré à languettes étroites et allongées. Ouand l'eau est plus profonde, les languettes deviennent des frondes plus amples, entières ou lobées, larges de 20 centimètres et plus, deux fois plus longues. Quand plus tard le tissu de la plante s'est en grande partie transformé en organes mâles ou femelles dispersés, il ne reste plus que la base indurée à laquelle on avait donné le nom de P. umbilicalis Kuetz.
C'est principalement, a-t-on dit, le P. laciniata qui servait jadis à la préparation de WEthiops végétal. Mais les Fucus servaient aussi à cet usage.
Rytiphloea.
Comme les Alsidium. les Rytiphlœa font partie de la famille des Rhodomélées Celle-ci est caractérisée par des tétraspores ordinairement
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groupées sur certaines divisions du thalle qui prennent de là une apparence particulière. Les organes mâles sont des anthéridies qui sont disposées en couches continues à la surlace de lobes aplatis et discoïdes iln thalle. C'est sur un court lobe ou rameau latéral que se développent les appareils femelles, aux dépens de l'avant-dernier segment, distingué des autres dès le début par un renflement unilatéral. Un ramuscule à un ou plusieurs phytocystes se forme par des segmentations successives, et son sommet porte l'oogone que surmonte un long Iricbogyne. L'ensemble est logé dans les segments, et l'enveloppe qu'ils forment a été comparée à une coquille bivalve. La fécondation une fois opérée, l'auxiliaire se partage en cinq phytocystes qui bourgeonnent, forment ainsi un sporogone qu'on a comparé à un buisson. L'article du segment s'ouvre assez largement, et par là s'échappent les spores au dehors.
Le R. tinctoria Agh (Fucus purpureus Clém.) a une fronde plane et légèrement comprimée. Ses rameaux sont assez épais et se divisent en nombreux ramuscules, assez courts, à sommet terminé par une sorte de forceps à branches arquées. Les anthérozoïdes sont portés à l'extrémité de ces branches, et les cystocarpes globuleux s'insèrent latéralement sur les rameaux. Le tissu de la fronde est un parenchyme lâche que recouvre une couche épidermique. Les branches sont rouges, et les jeunes rameaux roses. La plante est assez abondante dans la Méditerranée, la mer Rouge, l'Océan. Elle est riche en matière colorante. Le R. ridigula Kuetz., des côtes de la Dalmatie, a les mêmes propriétés.
Le R. capensis est arborescent, et ses ramuscules très petits forment une sorte de forceps dont une des branches se transforme en un bouquet de ramuscules stipités, portant les organes de la reproduction. Le stipe est formé d'un parenchyme réticulé. Celte Algue sert peu par sa matière colorante; mais on en prépare un vernis assez estimé.
Le Laurencia pinnatifida Lamx. (Fucus pinnatifidus L. — Chondria pinnatifida Agh) (C^. 355) est une Algue de la même famille. Sa fronde cespiteuse atteint jusqu'à près d'un demi-mètre de long. Elle se compose d'une sorte de tige qui porte des branches distiques, rapprochées, dissemblables. Les petites sont pinnatifides; les grandes bi- ou tripinnatifides, et ce sont les pinnules du dernier ordre qui portent les fructifications. Les cystocarpes sont situés latéralement sur les pinnules dont le sommet renflé en coupe porte les anthéridies. Le thalle est de consistance cartilagineuse; et sa couleur varie, suivant l'exposition et la lumière, du jaune pâle au pourpre brun. C'est un médicament vermicide, un aliment, et on en prépare une sorte de salade. Les L. papillosa Giiev.
Img. 355.
Liiurencia pinnatifida.
(Chondriapapillosa Agh) et obtusaLxu* {Chondria obtusa Agh), vermifuges, se rencontrent aussi, nous l'avons vu, dans la Mousse de Corse.
Gloiopeltis.
Ces Algues appartiennent à une division de la famille des Rhodyméniacées qui a reçu le nom d'Areschougiôcs. Ce sont des Algues qui se distinguent dans la famille par leurs cystocarpes, inclus dans le tissu de la fronde ou proéminents très peu au dehors. Les frondes s'y réduisent très facilement en gelée. Elles sont ordinairement cylindriques, pleines,
dans les Gloiopeltis, avec des branches les unes dichotomes et les autres alternes. L'ensemble de la fronde peut atteindre un décimètre. Son tissu est intérieurement formé d'un réseau de trabécules, souvent décrits comme des rameaux intérieurs. On emploie principalement trois espèces de ce genre, les G. col i forints, tenax et capillaris qui se vendent au Japon sous le nom commun de Satsuma-fanori (Suri ngar).
Le G. eoliformis (fig. 356) a une fronde dilatée, portant des rameaux qui deviennent creux avec l'âge. Elle est longue de 1-15 centimètres et épaisse de 1-6 millimètres. Le-; cystocarpes peuvent couvrir la fronde entière, sauf le pied, et ils apparaissent déjà sur des individus très petits. Au Japon, on récolte cette plante dans les mois d'août et septembre. Elle sert surtout à la préparation de la Phycocolle.
Le G. capillaris a un stipe capillaire, ordinairement court, plein à l'intérieur, au-dessus duquel le thalle devient tubuleux, cylindrique, quelquefois d'une extrême ténuité. Les divisions vont en s'atténuant au sommet. Toute la plante n'a pas plus de 1-3 centimètres de long. Sa couleur est d'un brun pourpré, et sa substance est nettement gélatineuse. On récolte cette espèce à la main sur les roches marines, aux environs de Satsuma. Les Japonais la nomment Siraka-nori (ce qui signifie Algue à cheveux blancs), nom qui est également donné au Gracilaria cunferioides. On en prépare aussi de la Phycocolle.
Le G. tenax J. Agh (Shhœrococcus tenav C. Agh) est voisin du G. eoliformis et sert aux mêmes usages. Les Chinois lui donnent le nom de Lukiotsai (légume en forme de corne de cerf).
Fig. 356.
Gloiopeltis coliform is.
JJOI!
Plocamium.
Dans ce genre de Rhodhyméniacées, la fronde est comprimée, plus ou moins élégamment ramifiée en sympode assez compliqué, et les tétraspores à division zonée sont reléguées dans des ramusçules particuliers. Lors de la fructification, c'est un auxiliaire qui envoie à l'œuf une papille d'anastomose. Tout le monde, sur nos côtes, connaît le P. coccineum Kuetz. (P. vulgare Lamx. — Ceramium Plocamium Roth. — D lesseria Plocamium Agii) (fig. 357), dont on prépare tant d'élégants petits bouquets. De sa base partent en touffe des frondes presque planes, pennées dès l'origine et à ramification alternante. Sa couleur est d'un beau rouge pourpré. Outre qu'on rencontre cette espèce dans la Mousse de Corse, on l'a jadis préconisée contre bien des maux, sous les noms de Thériaque marine et de Millefeuille marine. On en tire une sorte de fard rose ; et au Kamtchatka, les habitants se teignent les joues avec cette plante infusée dans de la graisse de poissons. Sur nos côtes, on la croit encore fébrifuge et diurétique.
Fig. 357. — Plocamium coccineum.
Rhodhymenia.
Ce genre a donné son nom à la famille des Rhodhyméniacées, à laquelle appartiennent les Plocamium et dans laquelle le thalle est formé d'un faisceau central de filaments parallèles et d'une couche corticale de phytocysles plus courts, assez souvent disposés en séries rayonnantes et rameuses. Un court ramule, formé de trois ou quatre phytocystes, est terminé par l'oogone, et il est lui-même porté latéralement sur un des rameaux dont, est composée la couche corticale périphérique. Le rôle d'auxiliaire est ordinairement rempli par l'article même auquel s'insère le ramuscule; et ce dernier se courbe vers l'auxiliaire de façon à en rapprocher l'u'iil. Le sporogone, qui provient du bourgeonnement de l'auxiliaire, se développe vers l'intérieur, condensant ses rameaux en un buisson serré qu'enveloppe un tégument à sommet pourvu d'un orifice. C'est dans plusieurs des phytocystes externes de chaque branche que naissent les spores, disposées en croix ou en chapelet.
Le genre Rhodhymenia, avec ces caractères généraux, présente une
(ronde plane et des télraspores à divisions cruciales, répandues sur toute sa surface. Le jR. palmata Grev. (Halymenia palmata Agh. — Sphœrococcus palmatus Kuetz.) (fig. 359) est une Algue assez grande, de couleur rouge, tirant un peu sur le violet. Son stipe est court et se dilate bientôt en une lame allongée et subpalmée, dont les bords portent de nombreux segments oblongs, obovales parfois, plus ou moins longuement atténués à la base. Les cystocarpes forment, ça et là, des taches sur toute la surface du thalle. C'est une espèce très variable de forme et qu'on a beaucoup trop divisée. Elle est alimentaire.
Fig. 358. — Rhodhymenia ciliata.
Fig. 359. — Rhodhymenia palmata.
Le li. ciliata (Calliblepharis ciliata) (fig. 358) est annuel et fructifie d'ordinaire en hiver. Son stipe est subfiliforme et se dilate en une lame lancéolée, dichotome, pennée ou ciliée sur les bords. Les cils courts se terminent en ailettes. C'est aussi une espèce comestible, qui se trouve dans l'Océan et la Méditerranée.
Les Gracilaria dont il a été question plus haut (p. 281) appartiennent à cette famille et à la division des Sphajrococcoidées, que caractérisent des thalles massifs, parenehymateux. Il est plan dans les Gracilaria, avec des tétraspores crucialement divisées.
Gelidium.
Ce genre a donné son nom à une famille des Gélidiées, dans laquelle le thalle, de consistance gélatineuse cl plus on moins rameux, possède un filament axile qui s'enveloppe de bonne heure d'une couche corticale.
Il n'y a point de nervure dans les Gelidium proprement dits, quoiqu'elle existe dans les autres genres de la famille. Le G. corneum Lamx (Fucus comeus Huds. — Sphœrococcus corw^sAGii)(fig. 3G0) est une plante très variable de forme, qui se trouve dans l'océan Atlantique, la Méditerranée, la mer des Indes, etc. Son thalle, de couleur purpurine, est divisé en branches très nombreuses, bi, tri-ou quadripinnées, avec les plus petites divisions linéaires, rétrécies à la base, plus ou moins renflées au milieu, puis atténuées au sommet où se trouve à certaines époques une légère dilatation qui est le siège des cysto-
carpes. Le G. corneum fait partie, nous l'avons vu, de la Colle du Japon; c'est donc une Algue alimentaire, analeptique, propre à nourrir les débilités et les convalescents.
Fie. 360. — Gelidium corneum.
Gigartina.
Ce genre d'Algues a donné son nom à une famille des Gigartinces. distinguée par un thalle massif et de consistance charnue ou cartilagineuse. Elle renferme entre autres le genre Gigartina et le genre Ghondrus dont nous avons donné plus haut les caractères. Les Gigartina se distinguent des Chondrus en ce que les filaments issus de l'œuf demeurent groupés
autour d'un phytocystc central et produisent u nf dans chaque phvlo-
cyste. Le sporogone constitue de la sorte un massif sporifère unique. Les C. isiformis(i\£. :JG1) et spinosa sont des Gracilaria et produisent, nous l'avons vu (p. 360), de VAgar-agar. Un en a fait aussi des Euchumn. Le G. pistillata Lamx se trouve dans la Mousse de Corse. Le G.speciosaSoy\K.
d'Australie, est comestible. Le G. acicularis Lamx (Fucus acicularis Wulf.), de l'Adriatique, est vanté contre les maladies du poumon et des reins et comme anliscrofuleux. C'est une espèce très riche en matière gélatineuse et mucilagineuse.
VEndocladia vernicata (Acantliobolus brasiliensis Kuetz.), dont on
kM
Fig. 3G1. — Gigartina (Euchuma) isiformis.
a aussi fait un Hypnea, est également très voisin. C'est une petite plante (3-4 cent.) très ramifiée, à stipe court, presque immédiatement divisé en quatre ou cinq branches elles-mêmes ramifiées, avec les divisions ultimes chargées de petites aspérités. C'est aussi une plante gélatineuse el alimentaire.
CRYPTOCAMES CELLULAIRES.
NÉODIATOMAGËES
C'est avec raison qu'on a substitué le nom de Neodiatoma à celui de Diatoma qui avait été appliqué, à la fin du siècle dernier, à un genre de plantes phanérogames de la famille des Rhizophoracées. Les Néodiatomacées sont des Algues unicellulaires, partagées en genres très nom-
Fig. 362. — Frustulia annonicajen conjugaison. A, les deux cellules-mères fusionnant leur protoplasma; B, les deux auxospores, plus grandes que les quatre valves qu'elles ont quittées, en voie de produire des capuchons au niveau de leurs extrémités; C, les deux auxospores ayant sécrété leurs valves, et leurs capuchons s'étant]écartés (l'fitzcr).
Fie. 363. — l'innularia viridis.
A, Individu vu par la face supérieure; B, Individu vu parla tranche ; g, nodule médian; h h, nodules terminaux; m, ligne médiane ; r, stries ; n, valve externe; i, valve interne del'individu (Pfitzer).
breux et distribuées en abondance dans les eaux douces et salées de toutes les pariies du monde.
Ce sont des Algues très peu' volumineuses, le plus souvent microscopiques, qui ont la forme de petites plaques, oblongues, ovales, fusiformes, rectangulaires, etc., libres et mobiles dans les eaux douces ou salées, ou vivant en grand nombre fixées à la surface des végétaux submergés.
Un individu se présente sous forme d'un phytocysle à pbvtoblaste plus
ou moins riche en chlorophylle que dissimule ordinairement une autre substance pigmentaire, longtemps nommée Diatomine. La paroi du phytocyste est de bonne heure incrustée de silice. Elle forme ainsi une sorte de carapace dont la surface présente des lignes, des inégalités diverses, des nodules, etc., qui diffèrent d'un genre à l'autre et d'une espèce à l'autre. Le phytocyste silicifié est formé de deux valves, l'une supérieure et l'autre inférieure. L'une d'elles, plus grande que l'autre, la déborde en formant au-dessus d'elle comme une sorte de couvercle. Ces plantes présentent deux modes de multiplication : sexué et asexué. Le premier consiste en une division dans laquelle le pbytoblaste se sépare en deux parties qui s'écartent l'une de l'autre en entraînant avec elles la valve qui les recouvre. Après la disjonction, chaque nouvel individu sécrète sur sa surface nue une valve nouvelle, plus petite que l'ancienne qui la déborde. Lorsque plus tard une nouvelle division se produit, les mêmes phénomènes se reproduisent, et les nouvelles valves se trouvant être toujours plus petites que les anciennes, les individus sont d'autant plus petits qu'ils ont été précédés par une série plus considérable de générations. Quand ils arrivent à un certain minimum, il se produit une nouvelle série de phénomènes distincts. Deux individus différents se rapprochent l'un de l'autre; leurs valves s'écartent; et leurs pbytoblastes sortant tle leurs valves, se confondent en un seul corps. C'est un phénomène de conjugaison tout particulier; et cette conjugaison une fois accomplie, la masse du pbytoblaste qui en résulte se divise en deux masses secondaires qui s'accroissent isolément et deviennent en peu de temps beaucoup plus volumineuses que les valves des deux individus qui se sont conjugués. C'est de là que leur est venu le nom d'Auxospores. Chacune d'elles prend plus ou moins la forme de fuseau, et ses deux extrémités se recouvrent d'une sorte de capuchon dont l'existence est transitoire. Ses faces sécrètent alors deux valves nouvelles; et deux individus sont formés, plus volumineux que ceux qui se sont conjugués. Entre les deux valves, on admet que le phytoblaste forme une mince couche de substance contractile qui serait l'agent du mouvement de glissement en avant et en arrière suivant lequel la Néodiatomacée progresse dans l'eau, parfois avec une rapidité relativement considérable. En général, ces végétaux se meuvent en portant en avant, tantôt l'une et tantôt l'autre de leurs extrémités. On a expliqué ces mouvements (Schultze) en établissant que la carapace siliceuse est perforée d'orifices qui laissent passer des sortes de pseudopodes du pbytoblaste intérieur. On admet aussi que l'auxospore peut se former sans être précédée d'une conjugaison; auquel cas le phytoblaste d'un individu abandonne ses valves, augmente alors rapidement de volume, et sécrète à sa surface deux valves nouvelles.
Sans être directement utiles en médecine, les Néodiatomacées jouent en biologie générale un rôle considérable. La silice dont leur phytocyste est incrusté prend part à la formation de l'écorce terrestre. Grâce à cette
armure siliceuse, les Néodiatomacées se sonl conservées pendant des périodes très longues. On les rencontre en nombre infini dans les cendres des houilles de Nevvcastle, de Saint-Etienne, des bassins belges, etc. On admet que ce sont les premiers végétaux qui aient, avant la formation des continents, peuplé l'immensité des eaux. Le tond de toutes les mers est tapissé de leurs carapaces siliceuses. Le Tripoli est un amas de Néodiatomacées fossiles, rapprochées en bancs parfois gigantesques. On admet que, dans les périodes actuelles, ces végétaux microscopiques purifient les eaux douces et salées, de la même façon que les Algues plus élevées
Fie. 364. — Desmidiées. I, Xanthidium armalum; II, III, Arthrodesmus ; IV, Closterium lineatum, conjugué; V, une cellule de Cosmarium Botrytis, émettant un tube de conjugaison (De liary).
en organisation et de plus grande taille, en décomposant l'acide carbonique qui s'y trouve libre ou à l'état de combinaisons. Ce sont des agents de transformation des matériaux inorganiques en substances organiques assimilables. Il y a souvent un grand nombre de Néodiatomacées dans la Phycocolle et les Thao. Beaucoup d'auteurs ont rattaché les Néodiatomacées aux Algues-Phéophveées ou Mélanospermées.
On a rangé non loin des Néodiatomacées les Desmidiées (lig. 364) qui sont des Conjuguées unicellulaires et dans lesquelles les zygospores se forment dans le canal de conjuaaison. Puis elles se segmentent de bonne heure et donnent ainsi naissance à deux nouveaux individus. Moins qu'autrefois on rapproche aujourd'hui les Desmidiées des Néodiatomacées. Les premières sont vertes et partagées en deux segments symétriques. Il y en a de libres et d'agrégées en séries. On h considéré leur présence comme un indice de la pureté des eaux.
GYANOPHYGEES
Nous ne parlons ici de ces Algues qui n'ont pas d'importance au point de vue médical que parce qu'elles sont les analogues des Schizophytes parmi les Fungacées. Leur nom vient de la matière colorante qu'elles renferment (Phycocyaninc, Phycochrome). Les principales familles qui y sont comprises, sont celles des Oscillariacées, desRivulariacées(fig. 3G6), des Nostocacées.
Les Oscillaires sont formées de filaments qui rappellent ceux des Leptothrix,cl qui sont cylindriques, constitués par une foule dephytocystes placés bout à bout et formant comme de longues piles de disques. Ces filaments libres sont doués de mouvements lents et oscillatoires. Leur contenu est le plus souvent d'un vert bleuâtre, et l'on admet que cette teinte est due au mélange de la chlorophylle avec un principe colorant bleu. On nomme articles les phytocystes qui présentent cette coloration et sont susceptibles de se diviser transversalement. En observant les cloisons des Oscillaires de telle façon qu'elles paraissent sombres, il y a un moment où l'on aperçoit de chaque côté d'elles un espace clair, transversalement allongé où la matière bleuâtre devient très peu abondante. Il y a des Oscillaires de taille relativement grande, souvent recourbées aux extrémités, et à granulations intérieures apparentes. Il est assez facile d'y voir que le déplacement des filaments est lié â une rotation autour de l'axe. Il y a aussi des mouvements de nutation ou de flexion, qui sont attribués à des différences dans l'intensité de l'accroissement sur les diverses faces du filament. Ces courbures se produisent lentement ou çâ et là brusquement. De plus, le filament se meut en totalité en avançant ou en reculant. Mais il faut pour que ces mouvements se produisent, que l'Oscillaire puisse prendre un point d'appui sur un objet quelconque. On a attribué la cause de ces mouvements (Engelmann) à des filaments protoplasmiques qui traverseraient la membrane d'enveloppe.
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Fig. :JGÔ. — A, Oscillaria viridis. R, Oscillaria trachiformis iRabenhorst).
Il y a beaucoup d'Oscillaria dans nos eaux douces, comme les 0. viridis (iig. 365 A), trachiformis (fig. 365 B), Frœlichii, priîiceps, etc. On a décrit chez l'homme un 0. (?) intest ini Farre qui a été observé en 1844 sur des lambeaux membraneux et rubanés, provenant du tube digestif et
FiG. 306.
Rivularia Pisum
(Rabenhorst).
rejetés, après de fortes coliques, par une femme dyspeptique. Dans les eaux minérales sulfureuses, on a assez souvent observé (L. Soubeiran) YOscillaria elegans Agh, espèce à filaments très ténus, articulés, acuminés, et à endochrome d'un vert foncé.
Les Anabaina ont aussi été attribués aux Nostocacées. Ce sont des Algues constituées par des chapelets dont les grains ont la forme de sphère ou de barillet et sont placés bout à bout. Ces éléments sont à peu près de même taille; mais ils sont de temps en temps interrompus par un phytocyste plus grand, sphérique ou ellipsoïde, qu'on nomme Hétérocyste ou Cellule-limite. Les filaments sont contournés de façon diverse ou repliés en lignes brisées. Très souvent l'bétérocyste n'est pas de même couleur que les autres phytocystes; il sera, par exemple d'un vert foncé et noirâtre, quand les autres phytocystes sont d'un vert clair ou grisâtre. Tous ces éléments, dépourvus de noyau, renferment des corpuscules de teinte foncée. Il est très ordinaire de rencontrer des sujets dans lesquels les phytocystes ordinaires sont en voie de division, se dédoublant par la production d'une cloison transversale en évolution. On a constaté la présence dans les eaux minérales sulfureuses de l'A. smaragdina L. >oub., espèce à filaments moniliformes et à articles sphériques, excepté l'avant-dernier qui est cylindrique, et le dernier qui est plus renflé. L'endochrome y est d'un très beau vert.
Les Nostoc(û%. 367, 368) sont des Cyanophycées dont L'organisation rappelle beaucoup celle des types précédents, avec cette grande différence que les chapelets sont englobés dans des masses gélatineuses plus ou moins ridées ou ondulées, et qu'on peut comparer à la substance zoogléique que nous avons constatée dans certaines formes des Schizophytes. Tout le monde connaît le N. ciniflonum de Tournefort (C.
commune Vauch. — Tremella Nostoc l. — T. atrovirens Bull. — Ulva lerrestris tenerrima Batt. — Fucus Tremella Nostoc Gmel. — Linkia Xostoc Link), qu'on rencontre souvent en abondance sur les terrains humides et qui devient surtout visible, avec sa couleur olivâtre, quand sa substance zoogléique a été gonflée par les pluies. Quand l'eau a bien ramolli cette sorte de gelée, des portions des filaments inclus, comprises entre les celluleslimites, se disjoignent, s'échappent au dehors et s'allongent, pendant que les cellules-limites demeurent incluses dans la gelée. Dans l'eau, les filaments échappés se meuvent comme des Oscillaires, et l'en a même
Kig. 3t>7. — Nostoc ciniflonum (Rabenhorst).
supposé que ces mouvements ont provoqué leur sortie de la gelée. Leurs articles s'accroissent en travers et forment ainsi des disques qui se cloisonnent dans le sens de la longueur du filament. Celui-ci se trouve alors composé d'une série de courts chapelets à direction transversale. Ces chapelets secondaires, une fois arrivés à leur maximum d'élongation. s'incurvent et accolent leur phytocyste terminal à celui des chapelets Iransversaux qui sont au-dessus ou au-dessous. Il en résulte un seul filament fortement ondulé. Quelques-uns de ses phytocystes prennent les caractères des cellules-limites, et la couche gélatineuse extérieure se développe en même temps; de sorte que par l'accroissement de la gelée et la division répétée des chapelets, le Nostoc microscopique du déhut atteint graduellement le volume d'une noix ou même d'un œuf de poule.
I-'IG. 368. — A'ostoc mesenteroiiles. a, zooglée entière; b, portion d'une coupe de zooglée; c, chapelets de phytocyste^ avec cellules-limites; d, e, f, g, h, i, passage des éléments isolés à la reconstitution de la zooglée (Van Tieghem).
L'espèce commune que nous avons prise pour exemple a été fort employée comme médicament, sous les noms significatifs de Beurre de terre, B. magique, Crachat de lune, C. de mai, Salive de coucou, Excrément de coucou, Fille du ciel, Purgation des étoiles, Réalgar de l'air, Fleur de soleil, Vitriol végétal, Perce-terre, Thrône de la terre. Les alchimistes lui ont prêté les vertus les plus surprenantes. On l'a préconisée contre les cancers. Dans le nord de l'Europe, on croit qu'elle favorise le développement des cheveux. En Sibérie, on l'emploie typiquement contre les ophtalmies et l'enflure des pieds. On l'a aussi vantée comme cicatrisant des plaies. Il y a même des pays où on en fabrique une boisson qu'on prétend tonique, en la faisant infuser dans l'eau-de-vie.
Le N. mesenteroides, dont on a fait un genre spécial (Ascococcus mesenteroides Cienk. — Leuconosloc mesenteroidesX .TiEGH.)(fig.3Q8),est depuis
longtemps connu sous les noms de Gomme de sucrerie, et en Allemagne, de Froslaich (Frai de grenouilles), comme se développant dans les sucs de Betterave où M. Schreibler a étudié sa composition chimique en 1874. La même année, sa nature végétale fut déterminée en France où l'on prouva (Jubert) qu'il fallait le tuer par un antiseptique pour éviter une grande perte dans la fabrication des sucres. C'est M. Mendès qui, en 1875, le rangea parmi les Nostoc. Ses filaments sont à peu prés incolores. La plante intervertit, dans le suc des Betteraves, le sucre dont elle se nourrit ensuite. On a aussi rapproché celte plante des Sarcines et on en a même fait une Mucédinée et une Micrococeacée.
On a nommé Chroococcacées de très petites Algues vertes qui se trouvent dans les milieux humides, dans les eaux douces et même salées. Elles sont représentées par des phytocystes isolés ou unis en colonies, mais tous semblables. Leur enveloppe, mince d'abord, se gélifie facilement, à peu près comme celle des Nostoc, mais à un degré moindre. Leur multiplication s'opère par division. Comme, dans les Glœocapsa (fig. 369)
Fig. 369.
Glœocapsa polydermatica
(Rabenhorst).
Fig. 370. Chroococcus turgidus (Rabenhorst).
et les Chroococcus (fig. 370). la segmentation des phytocystes se produit suivant trois directions, les colonies peuvent avoir à peu près les mêmes dimensions dans trois sens, entourées d'ailleurs d'une gelée plus ou moins épaisse. Ces végétaux à matière verte se comportent donc ici comme font parmi les Schizophytes les Mérismopédies qu'on a aussi d'ailleurs attribuées, à une certaine époque, aux Chroococaccées. Les Glœothece et Synchococcus, voisins des Chroococcus, ne sedivisenl, au contraire, que dans deux directions, ont des colonies en forme de plaque, et sont ici. au début du moins, les analogues des Tetragcnus.
Nous arrivons ainsi aux formes les plus simples des Algues, constituées par un seul phytocyste à matière colorante, c'est-à-dire aux Protococcus qui intéressent la biologie générale par la quantité d'acide carbonique qu'ils doivent réduire quand ils renferment de la chlorophylle, comme il arrive pour l'espèce la plus commune du genre, le P. viridis. Sur les troncs d'arbres, les murs, les roches, les bois exposés à l'humidité, surtout du côté du nord, on voit souvent, en toute saison, des couches vertes énormes formées par cette espèce. Ces couches sont constituées par de nombreux phytocystes sphériques, isolés ou réunis en petits
groupes, souvent disposés par quatre (comme dans ce qu'on a nommé Pleurococcus). La paroi mince, que le chlorure de zinc iodé teinte en violet, renferme un phytoblaste qui est incolore en certains points, mais qui renferme un très grand nombre de chromatophores tangents les uns aux autres. Dans les points seulement où ils ne sont pas en contact immédiat, on aperçoit la substance incolore du phytoblaste. Le phytocyste possède d'ailleurs un noyau qui varie de place et qui contient un nucléole. La multiplication se fait par un cloisonnement du phytocyste en deux élémenls secondaires qui se divisent eux-mêmes de la même façon, par des cloisons à peu près perpendiculaires ou parallèles. Peu à peu les nouveaux phytocystes produits se séparent les uns des autres et s'arrondissent. Par l'action de l'iodure de potassium ioduré, on rend les noyaux et leur nucléole bien visibles, et le noyau adhère à la paroi du phytocyste quand celui-ci est encore jeune. Il y a aussi des grains d'amidon dans les chromatophores. Voici donc des végétaux très simples qui ont en eux tout ce qui est nécessaire à leur évolution. Sont-ce des êtres autonomes? Le fait a souvent été mis en doule.Ce sont peut-être seulement des états transitoires d'autres Algues plus compliquées.
Il y a des Protococcus rouges; tel est le P. nivalis, la plante de la neige sanglante, qui a été observée aux plus grandes altitudes, qui a donné lieu à tant de fables, et qui n'est pas, pour certains auteurs, spécifiquement distincte du P. viridis.
Tableau du Droguier de la Faculté de médecine de Paris'.
1. Castoréum. — Substance musquée, sécrétée par la paroi d'une paire de sacs glanduleux; qui s'ouvrent dans la naine préputiale du Castor Fiber L., le plus grand des Mammifères-Rongeurs, et dont le C. canadensis est une variété. Le contenu des sacs est résineux, d'un brun un peu rougeàlre, à odeur assez forte, spéciale, peu agréable. Les sacs sont oblongs, pyriformes, pédicules et ridés, longs de 8-12 centimètres. On dislingue, suivant le pays d'origine, le Castoréum du Canada ou d'Amérique, et le C. de Russie, moins commun.
2. Musc. — Produit très odorant, à parfum pénétrant, très diffusible, très persistant, sécrété par la paroi d'une poche abdominale et sousombilicale d'un Chevrotain, le Moschus moschiferus L., Mammifère- Ruminant, de l'ordre des Ongulés, à canines supérieures très développées, et dépourvu de cornes. La poche à musc, discoïde, subhémisphérique, formée par une invagination partielle de la peau, est recouverte en bas par la couche pilifère de cette dernière, et remplie d'une matière onctueuse, semi-fluide, plus tard desséchée. L'orifice du réservoir est inférieur et entouré d'une couronne de poils obliques. On dislingue, suivant le pays d'origine, le Musc Tonquin, duThibet, le plus estimé, et le M. Kabardin, de Sibérie, de qualité inférieure.
3. Corne de cerf. — Cornes du Cervus Elaphus L., Mamniifère-Kuminant-Ongulé, à mâchoire supérieure dépourvue de canines et d'incisives; à mâchoire inférieure portant finalement deux canines et huit incisives. Les cornes n'existent que chez le mâle et sont d'origine dermique, indépendantes d'abord du frontal avec lequel elles s'unissent ultérieurement et dont elles se séparent vers l'époque du rut. Se présente sous forme de cônes jaunâtres, à section blanche et lisse, dits Cornichons, ou en copeaux blancs (Corne de cerf râpée), sans saveur et â odeur fade, peu agréable; riche en phosphate de chaux.
4. Sucre de lait (Lactose). — Sucre â saveur faible, ordinairement groupé en cristaux orlhorhombiques, à sommets octaédriques, réunis sur une ficelle ou une baguette; Qbroïde et "l'un blanc jaunâtre terne. Extrait du lait des Mammifères domestiques, surtout de celui de la Vache, femelle du Bos Taurus L.. Ruminant-Ongulé, à cornes creuses H persis-
1. Ce tableau qui, pour îles raisons indépendantes de notre volonté, n'a pu être placé à la fin de notre Botanique médicale ptianérogamique, renferme une caractéristique abrégée des drogues simples décrites aussi bien dans le présent Ouvrage que dans celui dont nous venons de rappeler le litre. Pour une description [dus détaillée de ces substances, la lettre P renvoie à la page de la partie phanérogamique de l'ouvrage; et la lettre C, à celle de la Botanique cryptogauiiquc.
tantes; la base osseuse, surmontée d'une couche d'origine épi dermique.
5. Blanc de Baleine (Spermaceti). — Substance grasse, d'aspect cireux, blanche ou un peu bleutée, â saillies brillantes et cristallines, à saveur nulle, à odeur stéarique légère, extraite d'un réservoir spécial de la tète du Catodon macrocephalns Lac. ou Physeter macrocephalus, Mammifère-Cétacé-Carnivore. Le réservoir à spermaceti renferme une masse huileuse dont se sépare finalement le Blanc de Baleine. Ce réservoir, situé en haut, en avant et à droite de la tète, a pour origine la cavité dilatée de la narine droite, cavité double et débouchant ainsi dans l'évent.
6. Colle de poisson [Ichlyocolle). — Substance blanchâtre, translucide, provenant de la couche interne décolorée de la vessie natatoire de plusieurs Esturgeons (Accipenser) tels que les .4. Sturio, Huso, ruthenas, stellatus. Poissons cartilagineux-Ganoïdes-Slurionions. Elle est à peu près sans saveur et sans odeur et devient gluante au contact de la salive. Elle se présente sous des formes diverses; en plaques ou feuilles, livres, en cœur, en lyre, etc.
7. Cant h arides. — Ïnsectes-Coléoptères-Hétéromères-Trachélidiens (Cantharis vesicatoria Geoffr. — Lytta vesicatoria L.), desséchés, entiers, longs de 1 1/2 à 2 centimètres, verdâtres, cuivrés, friables, à odeur pénétrante, fétide, à contact irritant.
8. Cire. — Substance constituant les alvéoles des ruches des Abeilles domestiques (Apis mellifica L.), Insectes-IIyménoplères-Apidés; fabriquée par elles aux dépens de matières sucrées et excrétée au niveau des plaques dites cirières de l'abdomen. Masse jaune ou blanche, décolorée, molle, à toucher gras, adhérente aux doigts qui la pétrissent; insipide, à odeur spéciale, non désagréable.
9. Cochenille dit Mexique. — Corps desséchés des Coccus Cacti femelles, Insectes-Aptères de l'ordre des Ilémiptères-Homoptères; irréguliers, grisâtres, plus ou moins chargés de matière pulvérulente blanche ; légers, convexes en dessus, irrégulièrement concaves en dessous, transversalement segmentés, produisant,] quand on les mâche, une coloration rose de la salive et une saveur de moisi.
10. Cochenille de Honduras. — Caractères de la précédente, sans pulvérulence et de couleur noirâtre ; obtenue, dit-on, du Coccus Cacti préventivement lavé et chauffé.
11. Cocons de Sangsue. — Manchons ovoïdes, spongieux, formés au niveau de l'orifice génital de la Sangsue médicinale (Hirudo medicinalis L.) et de la S. officinale (H. officinalis), Annélides-Hirudinées, au moment de la ponte, pour recueillir les œufs, et formés extérieurement de fils nombreux, soyeux, bouclés, d'un blond terreux, intérieurement d'une lame sèche, gélatiniforme ; incomplètement obturés aux deux pôles.
12. Éponges. — Zoophytes-Spongiaires (Spongia communis et nsitatissima Lamk), à squelette corné, albuminoïde; légers, très poreux, plus ou moins blonds, préparés, soit en cylindres fortement enroulés d'une
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fieelle(£. à la ficelle), soit en plaques minces comprimées el imprégnées de cire jaune fondue (E. à la cire).
13. Racine à" Aconit Napel. — Portion souterraine du Delphinium NapellusW. Bs(A-conitun) Napelius L.), plante vivace, indigène, de (a famille desRenonculacées, série des Âquilégiées ; à fleurs irrégulières; formée de labase de la lige et de 1-3 racines adventives épaissies, â pivots napiformes, coniques, rectilignes ou arqués, d'un brun plus on moins grisâtre, à plis longitudinaux et à cicatrices blanchâtres des racines latérales détruites, à cassure pâle, â odeur faible, à saveur finalement irri'ante. (P. 481 ').
14. Feuilles d'Aconit Napel. — Feuilles du Delphinium Napelius II. Bn. alternes, bi-liipinnaliséquées, vertes, à segments bi-trifides, inégalement incisés-dentés. (P. 480).
15. Siaphisaigre. — Graines du Delphinium Slaphisagria L., Kenonculacée-Aquilégiée, indigène, bisannuelle, à fleur irrégulière. Masses irrégulières, polyédriques, déprimées (larges de4-8 millimètres), rugueusesréticulées, brunes, â albumen intérieur abondant, huileux; â saveur acre, chaude et irritante. (P. 479).
16. Racine <T Hellébore noir. — Rh'zome chargé de racines adventives, rarement de VHelleborus niger L., plus souvent de YH. viridis L., Renonculacée-Aquilégiée indigène, vivace, à fleurs régulières. Cordons droits ou tortueux, noirâtres, stries ou anfiactucux, avec collerettes transversales plus ou moins saillantes, â moelle centrale piquetée de points résineux. Saveur un peu amère et acre. (P. 467).
17. Badiane (Anis étoile). — Fruit multiple de Ylllicium verum H. F., Magnoliaeée-Illiciée du Tonkin; formé de follicules, ordinairement au nombre de huit, disposés en étoile au sommet d'un pédoncule commun, comprimés en car ne et déhiscents par leur h >rd supérieur ou interne, contenant chacun une graine lisse. Coques épaisses, brunes, â saveur anisée, brûlante, un peu sucrée, chaude et piquante, â odeur agréable d'anis. (P. 498).
18. Cannelle blanche. — Kcorce du Cannella alba^hww., Magnoliacée- Cannellée des îles Bahama, en forme de rouleaux, longs de 10 â 40 centimètres, larges de 2-5 centimètres; blanchâtre ou crevassée en dehors, ou dépouillée de sa couche superficielle et d'un fauve clair, à surface interne lisse, d'un blanc sale ou un peu noirâtre, â cassure nette, à saveur poivrée, aromatique, chaude, piquante, â odeur aromatique agréable. (P. 505).
19. Rose de Provins. — ■ Pétales du Rosa gallicah., Rosacée-Rosée, à fleurs généralement semi-doubles; ohcordés, membraneux, souvent rapprochés et imbriqués, d'un beau rose carminé ou strié de blanc, souvent plus ou moins noircis; â saveur légèrement astringente, â odeur agréable, caractéristique. (P. 535).
1. D'après ce que nous avons dit plus haut, cette indication rappelle; que la plante est étudiée à fond dans le Traité de Botanique médicale phanérogamique, à la page 481.
20. Kousso (Kosso). — Inflorescences, le plussouvent mâles, de YHagenia abyssinien Lame (Brayera anthelminthica K.), Rosacée-Agrimoniée arborescente, d'Abyssinie. Fleurs très nombreuses, petites, régulières, rousses, poilues, à réceptacle concave, disposées en vastes grappes ramifiées de cymes. (P. 540).
21. Racine de Fraisier. — Rhizome du Fragaria vesca L., Rosacée- Fragariée indigène; sympode cylindrique, long de 6-15 cent., tortueux ou droit, rugueux, portant souvent quelques restes de racines et terminé par un bourgeon à duvet soyeux; dur, à cassure fibreuse; brun, plus ou inoins rougeàtre intérieurement, à odeur faible, à saveur un peu âpre, astringente. (P. 545).
22. Racine de Tormentille. — Rhizome du Potentilla Tormentilla DC, Rosacée-Fragariée indigène; plus ou moins contourné, parfois ramifié, de la grosseur du petit doigt, d'un brun terreux, à surface parsemée de petites ponctuations spiraléês, triangulaires, entourant la cicatrice d'une racine adventive, à cassure granuleuse, à odeur presque nulle, à saveur très astringente. (P. 547).
23. Amandes douces. — draines du Prunus Amygdalus, var. dulcis; ovales-aiguës, aplaties, longues de 2 1/2 cent., à enveloppe rouillée. rugueuse, poudreuse, avec un embryon intérieur blanc, charnu, huileux, à saveur douce, presque inodore. (P. 505).
24. Amandes amères. — Graines du Prunus Amygdalus. var. amara; présentant les mêmes caractères extérieurs que les précédentes, avec une saveur amère, et dégageant, quand on les broie avec de l'eau, une odeur cyanhydrique. (P. 5GG).
■2'). Queues de Cerises. — Pédoncules fructifères desséchés du Prunus Cerasus L., Rosacée-Prunée indigène; grêles, longs de 2- i cent., d'un brun jaunâtre ou rougeàtre, un peu renflés aux deux extrémités, un peu astringents et sucrés, à odeur légère, dite de palissandre. (P. 563).
26. Feuilles de Laurier-Cerise. — Feuilles du Prunus Lauro-Ccrasus L., Rosacée-Prunée ligneuse, cultivée: ellipliques-obovales, courtement acuminées, longues de 8-12 cent., rigides, un peu coriaces, cassantes, d'un vert plus ou moins brunâtre, plus claires en dessous, finement dentelées, à pétiole court, un peu tordu, glabres et réticulées-nervées. à saveur un peu âpre, sans odeur quand elles sont intactes et dégageant une odeur cyanhydrique quand on les déchire ou qu'on les broie fraîches. (P. 567).
27. Racine de Benoîte. — Rhizome du Geum urbanum L., Rosacée- Fragariée indigène, vivace; brun, de la grosseur au plus du petit doigt, portant des racines adventives. et, supérieurement, une couronne de bases de pétioles foliaires; dur, à cassure fibreuse, à saveur légèrement astringente, à odeur le plus souvent faible de girofle. (P. 547).
28. Semences de Coings. — Graines dnCi/donia vulgaris Pers. (Pyrus Cydonia L.), Rosacée-Pyrée indigène. Pépins groupés en masses, d'un brun plus ou moins jaunâtre ou violacé ; chaque semence ovale, aplatie.
longue d'environ. 2 cent., à tégument extérieur brun, glabre, inodore et d'une saveur faible d'amandes amères, segonflantetdevenanl mucilagineux au contact de la salive. (P. 550).
29. Gomme arabique. — Suc durci de certains Acacia, Légumineuses-" Mimosées-Acaciées, principalement de VA. arabica L. Ce sucosi le résultat d'une transformation morbide des parois des phytocysles des parenchymes de la tige et des branches. Cette gomme se présente en petites boules d'un jaune très pâle, faciles à égrener, se dissolvant facilement dans la salive. (P. 581).
30. Gomme du Sénégal. — Suc durci de V Acacia Sénégal W. (A. Verek Guill. et Perr.), de même origine que la précédente et se présentant en grosses boules très dures, d'un jaune brun ou rougeàlre. (P. 580).
31. Cachou de Pégu. — Suc desséché, extrait des Acacia Catechu et Suma, Légumineuses-Mimosées-Acaciées de l'Asie tropicale. Se présente en masses brunes et légères, à cassure conchoïdale, à saveur âpre, astringente et légèrement sucrée. (P. 583).
32. Cachou terreux. — Même origine que le précédent. Se présente en pains cubiques, lisses et noirâtres, intérieurement d'un brun roux, friables et faciles à pulvériser. (P. 585).
33. Ecorce de Mouçcnna (Besenna). — Ecorce de V Acacia anthelminthica H. Bx (Albizzia anthelminthica Ad. Br.), Légumineuses Mimosée-Acaciée d'Abyssinie ; épaisse, grisâtre en dehors, à surface intérieure jaune, fibreuse, à cassure fibreuse, à saveur un peu acre et acidulé. (P. 585).
34. Bois de Campéche. -Cœur du bois de VHœmatoxylon campechianumL., Légumineuse-Csesalpiniée-Encsesalpiniée; en blocs lourds, homogènes, fibreux, d'un rouge veiné de brun et de violet, à odeur agréable de rose, à saveur légèrement astringente. (P. 501).
35. Casse en bâton. — Fruit cylindrique, lisse, cloisonné en travers, de la grosseur du doigt, du Cassia fistula h., Légumineuse-CsBsalpiniée- Cassiée. Chaque compartiment de la gousse renferme une semence et, autour de celle-ci, la pulpe molle, brune, à saveur sucrée el acidulée qui est la partie utile. (P. 003).
36. Séné de la Palte. — Folioles du Cassia acutifolia, Légumineuse- Csesalpiniée-Cassiée ; de forme ovale-aiguë, insymétriques à la base, à saveur faible et un peu acre, à odeur théjforme, un peu nauséeuse. ( P. 005).
37. Séné d'Alep. — Folioles du Cassia obovata, Légumineuse^Cœsalpiniée-Cassiée ; obovales, insymétriques, à grosse extrémité supérieure plus ou moins pourvue d'un acumen court. Souvent mélangées d'autres espèces de Cassia de la section Senna. (P. 607).
38. Follicules de Séné. — Gousses aplaties, tardivement déhiscentes des Cassia acutifolia, angustifolia et obovata. à paroi mince, parcheminée; plus ou moins arquées suivant les bords, arrondies aux extrémités.
avec saillies transversales brunes et quelques graines séparées les unes des autres par d'étroites fausses cloisons. (P. 605-607).
39. Tamarins. — Fruits du Tamarindus indica L., Légumineuse- Cœsalpiniée-Cassiée des tropiques; cylindriques, à coque sèche, cassante, recouvrant une pulpe du mésocarpe, noirâtre, sucrée, acidulée, parcourue de faisceaux fibreux et entourant l'endocarpe qui renferme les graines, aplaties, subquadrangulaires, lisses. (P. 594).
40. Baume de Copahu. — Oléo-résine extraite du tronc des Copaifera, Légumineuses-Cucsalpinées-Cassiées, notamment des C. officinalis, Langsdorffii, pubifera, guianensis, Martii, etc. Liquide oléo-résineux, jaunâtre, à odeur spéciale. (P. 613).
41. Semences de Fenu-grec. — Graines du Trigonella Fœnum grœcum, Légumineuse-Papilionacée-Trifoliée; trapézoïdes, comprimées, jaune-brun, avec une encoche marginale prolongée sur les deux faces en sillon oblique, avec embryon conforme, dépourvu d'albumen ; avec une saveur de pois secs et une odeur assez agréable du Mélilot. (P. 652).
42. Gomme Adraganthe en plaques. — Rubans aplatis, larges de 2-4 centimètres, arqués et onduleux, d'une matière blanche, inodore, insipide, insoluble et se gonflant dans l'eau et la salive, résultant d'une transformation des parois des phylocystes du parenchyme des tiges incisées en long de divers Astragalus, Légumineuses-Papilionacées-Galégées, notamment des A. gumniifer, verus, brachycalyx, adscendens, stromatodes, kurdicus, cylleneus, microcephalus, pycnocladus, etc. (P. 639).
43. Gomme Adraganthe vermiculée. — Même substance que la précédente, sortie des tiges par des orifices étroits et à peu près aussi longs que larges. (P. 639).
1 i. Racine de Réglisse. — Rhizomes et racines du Glycyrrhiza glabra, Légumineuse-Papilionacée-Galégée; formés de cylindres de la grosseur du doigt, flexibles, à surface brune ou grise, plissée en long, à intérieur jaune clair; d'une odeur légère, agréable, d'une saveur sucrée, un peu acre. (P. 646).
45. Fèves de Calabar. -- Graines du Pliysostigma venenosum, Légumineuse-Papilionacée-Phaséolée de l'Afrique tropicale. Semences en forme de haricot, longues de 2 1/2 à 3 centimètres, avec un longhile unilatéral, une surface noirâtre, glabre, un peu rougeàtre vers les bords, et un gros embryon intérieur, blanchâtre, à cotylédons plan-convexes; à odeur nulle et à saveur peu prononcée ou nulle. (P. 629).
46. Baume du Pérou liquide. — Suc balsamique, extrait, à San Salvador et dans les régions mexicaines voisines, de la tige du Toluifera Baisant um var. Pereirœ (Myroxylon Pereirœ Kl.), Légumineuse-Papilionacée-Sophorée. Substance liquide, épaisse, comme huileuse, brune, plus ou moins rougeàtre, à odeur vanillée, balsamique, très agréable. (P. 666).
17. Baume du Pérou en coque. — Même substance, renfermée dans des
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péricarpes peu volumineux de Cucurbitacées, de Calebasses ou de Lectjz this. (P. 666).
4-8. Baume de Tolu. - Substance analogue à la précédente, extraite,
àToluct dans les pays voisins, du Toluifera Balsamum var.genuinum; suc liquide ou visqueux, ou solide, à odeur très forte el très agréable de vanille et de benjoin. (P. 666).
49. Cannelle de Ceylan. — • Ecorce du Cinnamomum zeylanicum, Lauracée-Cinnamoraée; formée de lames épaisses d'environ 1 millimètre, enroulées et introduites les unes dans les autres, d'un brun plus ou moins fauve, rougeâtre en dedans, avec veines plus pâles, ondulées ; à odeur aromatique et sucrée, chaude et piquante. (P. 080).
50. Cannelle de Chine. — Ecorce du Cinnamomum Cassia, Lauracée- Cinnamomée; formée de lames en gouttière, de 1,2 centimètres de large, légères, cassantes, coriaces, d'un brun terreux en dehors, plus rougeâtres, ternes et finement granuleuses en dedans ; à saveur plus faible et moins persistante, à odeur moins fine que celles de la C. de Ceylan. (P. 085).
51. Camphre. — C. ordinaire, dit de Chine ou du Japon : essence concrète, extraite par distillation du bois du Cinnamomum Camphora (Laurus Camphora L.), Lauracée-Cinnamoméc. Matière blanche, translucide, craquelée, volatile, à toucher onctueux, rayée par l'ongle, à saveur chaude, brûlante, amère, à odeur spéciale, très forte. Masses courbées en forme de coupe circulaire, perforée au sommet, ou divisées en morceaux inégaux. (P. 087).
52. Fève Pichurim. — Cotylédons plans-convexes, épais, durs, à odeur et saveur aromatiques, chaudes, piquantes, rappelant celles du girolle et de la muscade. Ils proviennent des graines de deux Lauracées du genre Nectandra : le N. Pichury major (Grande Fève Pichurim) et le Ar. Pichury minor (Petite Fève Pichurim), arbres américains de la série des Ocotéées. (P. 001).
53. Sassafras. — Bois des liges et des racines du Sassafras officinalis (Laurus Sassafras h.), Lauracée-Ocotéée ; d'une teinte jaunâtre pâle, an peu rosée; sillonné de stries ténues, longitudinales; à odeur agréable, à saveur aromatique, puis un peu acre. (P. 002).
54. Baies de Laurier. — Fruits charnus, ovoïdes, d'un brun noirâtre, odorants, très sapides, du Laurus nobilis, arbuste cultivé; contenant une seule grosse graine à cotylédons épais, plans-convexes. Réservoirs nombreux d'un mélange d'essences, ('pais, vert, volatile, odorant. (P. 094).
55. Muscades. - Albumen, ruminé el contenant un petit embryon apical, du Myristica fragrans, Myristicacée tropicale, arborescente, de l'ancien monde; à saveur aromatique, chaude el piquante. (I1. 697).
56. Muscades en coqur. — Même albumen, entouré des téguments de la graine, ovoïdes, bruns, lisses en dehors el portanl des sillons inégaux peu profonds (traces du Maris). (P. 099).
57. Macis. — Arille lacinié de la graine du Mi/ristica fragrans;
jaune orangé, presque corné, odorant, aromatique, très sapide. (P. 701).
58. Beurre de Muscades. — Substance grasse, savonneuse, compacte, d'un jaune orangé plus ou moins brunâtre, extraite de la Muscade par expression. (P. 700).
59. Racine de Colombo. — Racine du Cliasmanthera palmala H. Bx, - Ménispermacée-Cbasmanthérée de l'Afrique tropicale orientale; épaisse,
fusiforme, charnue, et généralement découpée en rondelles contractées par la dessiccation ; d'un jaune pâle, blanchâtre ou un peu verdàtre ; déprimées au centre, à zones concentriques inégales, de saveur amère et d'odeur un peu rance de noix. (P. 703).
60. Coques du Levant. — Fruits de l'Anamirta Cocculus W. et Arn. (Menispermum Cocculus L.), Ménispermacée-Cbasmanthérée de l'Asie tropicale; formés de trois â sixdiupes globuleuses, un peu arquées, dures, brunes, à cicatrice pédonculaire assez rapprochée du sommet apiculé, à graine intérieure en forme de calotte, moulée sur une saillie interne et ventrale du péricarpe. (P, 709).
61. Racine de Podopkylle. — Rhizomes du Podophyllum peltatum L. Berbériilacée-Podophvlléc vivace de l'Amérique du Nord ; en forme de cordons cylindriques, un peu comprimés, épais de cinq à huit millimètres, d'un brun grisâtre ou un peu jaunâtre, avec renflements distincts d'où partent des racines adventives ; de saveur légèrement amère, et d'odeur légèrement nauséeuse. (I*. 717).
62. Opium de Smyrne. — Latex concrète extrait des fruits verts du Papaver somniferum album. Papavéracée-Papavérée annuelle. Pains assez irréguliers, plus ou moins aplatis, longs de huit à dix centimètres, enveloppés souvent d'une feuille de la plante et souvent aussi de fruits de Patience; d'un brun foncé, â section marbrée, d'aspect cireux, d'odeur vireuse, peu agréable, tout â fait spéciale (de Pavot), de saveur amère, persistante. (P. 729).
63. Opium d'Egypte. — Latex du Paparer somniferum; concrète et rassemblé en gâteaux orbiculaires, d'un centimètre de diamètre environ. d'un brun roux homogène, à surface lisse; souvent enveloppés de petites feuilles ou portant leur empreinte. Saveur très amère et odeur légèrement vireuse. (P. 731).
64. Opium indigène. — Latex concrète du Paparer somniferum nigrum ; en masses de forme variable, souvent en grains homogènes, d'un brun foncé, à surface lisse, sans grains ni bulles intérieures; souvent très riche en morphine. (P. 731).
65. Capsules de Pavot. — Fruits mûrs du Papaver somniferum album, arrondis ou déprimés, surmontés du style court et large, rayonnant ; indéhiscents et renfermant un grand nombre de petites graines blanchâtres, réniformes, albuminées, mobiles dans le péricarpe. (P. 728).
66. Semences de Pavot blanc. — Graines du Papaver somniferum album; très petites, de couleur blanchâtre; réniformes,. à surface du tégu-
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ment extérieur réticulée, â allminen charnu, huileux, très abondant, à petit embryon arqué. (P. 728).
67. Semences de Pavot noir. — Graines de l'aparer somniferum nigrum, très petites, rugueuses-réticulées, de couleur noirâtre ou violacée, â albumen abondant, huileux (donnant l'Huile d'Œillette), et à petit embryon arqué. (P. 729).
68. Fleurs de Coquelicot. — Pétales du Papaver Rhœas L., Papavéracée-Papavérée indigène; obovales, entiers, d'un rouge éclatant, ternis par la dessiccation, souvent tachés de noirâtre vers l'onglet très court; à odeur faible spéciale et un peu vireuse d'Opium, à saveur faible et mucilagineuse. (P. 733).
69. Fumeterre. - - Herbe entière du Fumaria officinalis L., Papavéracée-Fumariée indigène, annuelle, haute de 10-20 cent.; à feuilles d'un vert glauque, profondément pinnatiùdes, à lobes pinnatifides, à lobules découpés, les derniers en raquette ; à petites fleurs rosées, irrégulières, éperonnées, en grappes; à petits fruits globuleux, drupacés; le sarcocarpe finalement desséché. (P. 739).
70. Graines de Moutarde noire.-- Graines du Brassica (Melanosinapis) nigra (Sinapis nigra L.), Crucifère-Cheiranthée-Brassicinée indigène; globuleuses, un peu ovoïdes, longues d'environ 1 1/2 mill., à coque cassante, d'un brun foncé, devenant mucilagineuse en dehors par humectation et contenant un embryon charnu, sans albumen, à cotylédons condupliqués. La graine écrasée dans la bouche est piquante et provoque le larmoiement. (P. 753).
71. Graines de Moutarde blanche. — Graines du Brassica (Leucosinapis) alba (Sinapis alba L..) organisées comme celles du B. nigra, mais d'une grosseur double, à coloration d'un blanc jaunâtre, cireux, à couche superficielle mucilagineuse plus abondante. (P. 751).
72. Styrax liquide. — Baume opaque, à consistance de miel, et plus tard épais et presque solide, extrait par ébullition des copeaux de l'écorce profonde du Liquidambar orientalis Mill. (L. imberbe Ait. — Platanus orientalis Poe), Saxifragacée-Lupiidambarée ou Styracilluée de l'Asie Mineure; d'un gris jaunâtre ou verdâtre, à surface souvent brunâtre, à saveur un peu acre, à odeur suave, balsamique, persistante, rappelant celle du Baume de Tolu. (P. 770).
73. Poivre noir. — Fruits (baies) du Piper nigrum, Pipéracée-Pipérée des régions tropicales de l'ancien monde ; de la forme et de la grosseur d'un pois, sessiles, à surface noirâtre ou brune, irrégulièrement plissée, contenant une seule graine dressée, à double albumen et â très petit embryon; L'albumen extérieur farineux, blanc; â odeur aromatique quand on les brise; â saveur poivrée, acre et brûlante. (1*. 770).
74. Poivre blanc. — Fruits du Piper nigrum ; dépouillés, après macération et frottement, de la portion extérieure du péricarpe, et devenus de la sorte d'un blanc terne ou jaunâtre. ( P. 777).
75. Poivre long, — Fruits composés du Piper longum L. et du Piper officinarum DC, Pipéracées-Pipérées de l'Asie et de FOcéanie tropicales; en forme d'épi cylindro-conique, long de i-5 cent., pédoncule, d'un brun un peu rougeâtre, masqué par une poussière d'un gris terreux. Chaque fruit est une baie, construite comme celle du P. nigrum, à faible odeur aromatique, à saveur brûlante. (P. 779).
76. Cubèbes. — Fruits (baies) du Piper Cubeba L., Pipéracée-Pipérée de l'Océanie tropicale; spbériques, larges de 5-6 mill., noirâtres, plissés, ridés à la surface, contenant une graine dressée à double albumen, et supportés par un pédoncule de même longueur au moins que le fruit. Saveur acre, aromatique, un peu amère, camphrée. Odeur aromatique spéciale. (P. 779).
77. Matico. — Feuilles du Piper angustifolium R. et Pav. (Artanthe elongata Mio.), Pipéracée-Pipérée de l'Amérique méridionale tropicale; ovales-oblongues, longues de 10-14 cent., à base arrondie, insymétrique, à bords finement crénelés, à face supérieure rugueuse, à face inférieure plus pâle, grisâtre, finement rugueuse, réticulée-nervée, gaufrée; le réseau des nervures saillant, formé d'aréoles polyédriques. Odeur aromatique; saveur chaude et camphrée. (P. 780).
78. Pariétaire. — Branches fouillées et florifères du Parietaria officinalis, Urticacée-Pariétariée indigène ; couvertes de poils blancs fins; les feuilles alternes, ovales-aiguës, longues de 4, 5 centimètres, à 6-8 nervures pennées; les poils crochus, et les cystolithes formant saillie sur le limbe desséché ; les (leurs polygames en glomérules axillaires contractés. (P. 787).
79. Fleurs de Maure. — Fleurs du M al va sylvestris et plus rarement du M. rotundifolia. Malvacées-Malvées indigènes, herbacées. Ces fleurs ont un calicule de trois bractées libres, un calice-5-mère, valvaire, une corolle tordue, rose, veinée, dont les pièces sont unies à la base entre elles €tavec le tube de l'androcée monadelphe. Ovaire petit, circulaire, déprimé, formant un verticille de loges uniovulées qui deviennent autant d'achaines dans le fruit. Saveur mucilagineuse. (P. 795).
80. Feuilles de Mauve. — Celles ordinairement du Malva sylvestris; palmatilobées, incisées-cordées à la base, à long pétiole, à limbe 5-7-lobé, 5-7-nerve; les lobes plus ou moins arrondis et finement dentés; à saveur mucilagineuse et fade. (P. 796).
81. Fleurs de Guimauve. — Fleurs de VAlthœa officinalis, Malvacée- Malvée indigène; herbacée; présentant les caractères généraux et les dimensions de celles des Mauves, avec un calicule de 6-9 folioles lancéolées, unies dans un tiers environ de leur hauteur. Calice d'un vert pâle. Corolle d'un blanc terne ou un peu rosé. Odeur faible, assez agréable; saveur mucilagineuse. (P. 798).
82. Racine de Guimauve. — Celle de la plante précédente; cylindroconique, avec des divisions à peu près cylindriques; blanche, un peu jaunâtre à la surface, rayée par l'ongle, à cassure courte, granuleuse au centre
et fibreuse aux bords. Odeur faible et douce. Saveur douceâtre et abondamment mucilagineuse au contact de la salive. (P. 799.)
83. Cacao. — Graines du Theobroma Cacao, Malvacée-Bucttnériée de l'Amérique tropicale; ovoïdes-aplalies, longues de 2-3 centimètres, à téguments fragiles, d'un brun rougeâtre ; l'embryon contenu avec ou sans traces d'albumen muqueux, à cotylédons fortement repliés sur eux-mêmes et corrugués, à replis très anfractueux, de couleur brune, plus ou moins violacée ou noirâtre, â odeur faible, à saveur fraîche, puis légèrement acre et amère. (P. 792).
84. Fleurs de Tilleul. — Celles des Tilia platyphylla et sylvestris, réunies en grappes de cymes dont l'axe principal porte plusieurs bractées; l'inférieure très développée, allongée et foliacée, adnée à l'axe jusque vers le milieu de sa longueur, enlevée dans les fleurs dites mondées. Androcée formé de nombreuses étamines en faisceaux. Gynécée central, libre, surmonté d'un style capité. Odeur douce et agréable. Saveur faible, un peu sucrée, mucilagineuse au contact prolongé de la salive. (P. 800).
85. Thé vert. — Feuilles desséchées, enroulées, du Thea chinensis, arbuste asiatique, cultivé, de la famille des Ternslrœmiacées, série des Théées; ovales-oblongues, longues de 2-5 centimètres, finement dentées, à nervure principale saillante en dessous, à parenchyme traversé d'une face à l'autre par des phytocystes scléreux de soutènement, s'étendant plus ou moins d'un épidémie â l'autre, simples ou peu ramifiés. Odeur caractéristique, agréable. Saveur spéciale, un peu astringente. (P. 819).
86. Thé noir. — Mêmes feuilles, de couleur plus brune ou noirâtre; ce qui est dû à ce qu'elles n'ont été chauffées sur des plaques de tôle que longtemps après la récolte et après avoir légèrement fermenté. Leur infusion ne réduit pas les sels d'argent. (P. 821).
87. Ladanum. — Suc résineux concrète, récolté à la surface du Cistus creticus et du C. ladaniferus (Cistacées) ; d'un noir grisâtre, terne, rugueux, se ramollissant et devenant poisseux au contact prolongé de la main; à saveur faible, un peu âpre; à odeur balsamique, comparée à celle de l'Ambre gris et développée par la chaleur. (P. 835).
88. Fleurs de Violette. — Celles du Viola odorata, Violacéc-Violée indigène, vivace; irrégulières, pourvues d'un éperon (au pétale antérieur), â étamines inégales (dont deux éperonnées), â ovaire uniloculaire et à placentas pariétaux. Odeur faible, moins agréable que celle de la corolle fraîche. Saveur faible, un peu mucilagineuse ou un peu amère. (P. 839).
89. Pensée sauvant'. — Fleurs du Viola tricolor arvensis, Violacée- Violée indigène, annuelle; d'un blanc jaunâtre terne; inodores, ayant d'ailleurs à peu près les caractères de celles de la plante précédente. (P. 840).
90. Rue. — Sommités fleuries du lluta graveolens, Kulacée-Uutée indigène, à feuilles alternes, pennées, décomposées, d'un vert glauque, parsemées de ponctuations pellucides-glanduleuses, et â fleurs en cymes, 4-5-mères, jaunes, dialypétales, diplostémonées; les ovaires en partie
libres. Toutes les parties de la plante ont une odeur forte, spéciale, s'atlénuantavec le temps, et une saveur un peu amère. (P. 848).
91. Dictamne blanc. — Portion souterraine ou écorce de la portion souterraine du Dictamnus Fraxinella var. alba, Rutacée-Rutée indigène, à corolle irrégulière; en fragments droits, arqués ou tordus, cylindriques ou à peu près, avec bourrelets cicatriciels transversaux ;l'écorce jaunâtre, roulée en tubes, blanche en dedans, à odeur agréable, aromatique, à saveur très amère, se développant lentement, mais très persistante. (P.849).
9:2. Feuilles de Jaborandi. — Feuilles composées-pennées du Pilocarpus pennatifoiius Lem. et du P.Selloanus ENGL.,Rutacées-Zanthoxylées de l'Amérique du Sud extra-tropicale ; alternes, composées-imparipinnées, à 7-11 folioles à peu près opposées, ovales-oblongues, acuminées ou émarginées, entières, coriaces, cassantes, glabres en dessus, plus ou moins piquetées en dessous, parsemées de ponctuations pellucides, glanduleuses (réservoirs d'huile essentielle), à saveur faible, un peu âpre et nauséeuse, à odeur aromatique. (P. 857).
93. Ecorces d'Oranges arriéres. - Quartiers des couches extérieures (mésocarpe et épicarpe) du truit de l'Oranger amer (diras Bigaradia); à surface extérieure d'un vert sale foncé, terne et rugueuse, à surface intérieure d'un blanc jaunâtre, lisse; l'ensemble épais, coriace, à odeur aromatique spéciale, à saveur amère, brûlante et persistante. (P. 864).
94. Feuilles d'Oranger. -- Feuilles du Citrus Bigaradia; eomposéesunifoliolées, ovales-aiguës, acuminées, longues de 4-8 centimètres, à pétiole dilaté en ailes latérales, obovale, séparé du limbe par une articulation transversale; minces, coriaces, d'un vert pâle, partout ponctuées de réservoirs jaunâtres, translucides, d'huile essentielle, â odeur aromatique faible, à saveur légèrement aromatique et piquante-amère. (P. 864).
95. Bois de Gaïac. — Cœur du bois, en bûches ou copeaux, du Guaiacum officinale, Rutacée-Zygophyllée de l'Amérique centrale, avec parfois l'aubier, plus mou. d'un jaune terne. Le cœur est d'un brun foncé, très dur et très lourd, verdissant un peu au contact de l'air, pourvu de zones concentriques et de fins rayons médullaires qui les coupent; à odeur aromatique très faible et à saveur légèrement acre. (P. 882).
96. Quassia amara. — Bois, entier ou en copeaux, du Quassia amara^ Rutacée-Quassiée de la Guiane, en bûches droites, ayant généralement au plus un décimètre de largeur, avec ou sans écorce d'un gris jaunâtre; le bois lui-même léger, d'un blanc terne, un peu jaune, parsemé de nombreuses lignes déliées, transversales, qui le rendent comme moiré ; à odeur faible, non désagréable; à saveur extrêmement amère. (P. 870).
97. Quassia de la Jamaïque. — Bois, entier ou en copeaux, du Picrœna excelsa, Rutacée-Quassiée des Antilles ; les bûches beaucoup plus grosses que celles du précédent, le cœur plus léger, le moiré moins régulier, la teinte plus blanche, avec taches d'un jaune clair; la saveur amère plus intense. (P. 876).
98. Ecorce de Simarouba. — Ecorce de la racine du Simaruba amara Aubl. (S. officiiialis DC), Rutacée-Quassiée de l'Amérique tropicale; peu épaisse (2-5 millimètres), enroulée en gouttière, très fibreuse et se rompant très difficilement en travers; d'un gris terne et sale en dehors, d'un brun pâle et lisse en dedans, sans odeur et à saveur bien amère.(P. 873).
99. Ecorce oV Angusture. — Ecorce du Gaiipea febrifuga II. Bn (G. Cusparia A. S. -H. — Cusparia febrifuga Humb.), Butacée-Cuspariée de la région d'Angoslura au Venezuela ; en rouleaux larges de 5-40 centimètres, d'un jaune gris, brunâtre ou verdàtre, pulvérulent et spongieux en dehors, d'un brun terne et lisse en dedans, avec paillettes brillantes d'oxalate de chaux à la surface; à cassure courte, â peine fibreuse; à odeur légèrement aromatique, à saveur amère ne se produisant que lentement. (P. 850).
100. Noix de Cédron. —Cotylédons de l'embryon du Quassia Cedron H. Bn (Simaba Cedron J.-E. Pl.), Butacée-Quassiée de l'Amérique équinoxiale; plans-convexes, allongés, un peu arqués, durs, lourds, d'un blanc terne, un peu jaunâtre; à saveur très amère, un peu nauséeuse, à faible odeur de Quassia et à odeur plus forte de Cacao au moment où l'on râpe le cotylédon. (P. 872).
101. Graines de Lin. — Semences du Linum usitatissimum, Linacée- Linée herbacée, cultivée dans presque toute l'Europe; ovales-acuminées, très comprimées, longues d'environ 1/2 centimètre, brunes, à surface lisse, luisante, avec un albumen peu épais et un embryon charnu, huileux; l'un et l'autre, à saveur oléagineuse ; le tégument séminal externe devenant, au contact de la salive, plus épais, plus mou, mucilagineux, glissant. (P. 897).
102. Coca du Pérou. — Feuilles de VErythroxylon Coca, Linacée- Erythroxylée frutescente de l'Amérique tropicale; ellipsoïdes, atténuées aux deux extrémités, minces, membraneuses, un peu flexibles, fragiles, longues de 4-8 centimètres, glabres, nervées-veinées;â face inférieure d'un brun clair, lisse avec une côte assez proéminente, et, de chaque côté d'elle, pourvue d'une aire limitée par une ligne courbe, â peu près parallèle aux bords (et due à une impression des bords pendant la vernation); â odeur faiblement aromatique, à saveur légèrement acre et «engourdissante ». (P. 900).
103. Polygala de Virginie. — Portion souterraine (rhizome et racines) du Polygala Senega, Polygalacée-Polygalée de l'Amérique du Nord; à tronc noueux, tordu, sinueux, de la grosseur d'une plume d'oie, surmonté d'une tète rugueuse, gemmifère et chargée de cicatrices pressées; toute la surface ridée et plissée, d'un jaune grisâtre terne; â odeur faible, plus ou moins rance et nauséeuse, à saveur acre et nauséeuse. (P. 906).
104. Racine de Ratanhia. — Racine du Krameria triandra, Polygalacée-Kramériée du Pérou ; cylindrinque, épaisse de 2-6 centimètres, avec ramifications nombreuses, grêles, très longues, un peu sinueuses, d'un
brun rougeatre, et d'un rouge brique là où manque la couche superficielle ; à bois compact, d'un jaune orangé plus ou moins rougeatre; la cassure grossièrement fibreuse; l'odeur spéciale assez agréable; la saveur astringente et un peu amère. (P. 909).
105. Résine d'Euphorbe. — Gomme-résine extraite des tiges de YEuphorbia resinifera Berg, Euphorbiacée-Euphorbiée cactiforme du Maroc; formée de larmes jaunâtres et ternes, mamelonnées, un peu translucides, souvent creuses, et traversées d'une épine, d'un fragment de fleur ou de pédoncule du fruit; à odeur faible, à saveur peu accentuée, puis amère et extrêmement acre, brûlante, prenant à la gorge. (P. 919).
106. Fruits et graines d'E purge. — Fruits tricoques, déhiscents, et graines ovoïdes de YEuphorbia Lathyris, Euphorbiacée-Euphorbiée indigène, herbacée. Les semences sont un peu comprimées, longues d'un peu plus d'un 1/2 centimètre, à surface jaunâtre, finement rugueuse, avec un arille micropylaire apical (caroncule) charnu, blanc, brunissant par la dessiccation; les téguments cassants; l'albumen abondant, huileux; l'embryon à cotylédons elliptiques, minces; toutes ces parties acres et irritantes. (P. 924).
107. Graines de liicin. — Semences du Ricinus communis, Euphorbiacée-Ricinée cultivée en Europe; ovoïdes, longues de 8-1G millimètres, un peu comprimées, lisses, brillantes, d'un gris plus ou moins rougeatre, chinées d'une façon variable de brun noirâtre, surmontées d'un arille micropylaire subglobuleux, lisse, charnu, blanc. Albumen huileux abondant. Embryon à cotylédons elliptiques, nervés, de la largeur de l'albumen. Odeur et saveur douceâtres, un peu vireuses, puis acres. (P. 923).
108. Tapioka. —Fécule de Manioc, extraite des racines des Manihot utilissima et dulcis H. B\, Euphorbiacées-Jatrophées d'origine américaine, cultivées dans toutes les régions tropicales. Grains grumeleux, très irréguliers, mamelonnés, d'un blanc un peu grisâtre et terne, à odeur nulle, à saveur un peu laiteuse. Le Tapioka proprement dit est plus anguleux, à facettes presque cristallines et brillantes. Ces fécules se gonflent et se ramollissent au contact de la salive. (P. 930).
109. Pignons dinde. — Graines de Jalropha CurcasL.(Curcas purgans MED.),Euphorhiacée-Jatrophée gamopétale des régions tropicales des deux mondes. Semences ovoïdes, un peu comprimées, longues d'environ 1 centimètre 1/2, noirâtres, un peu rugueuses, comme craquelées à la surface. Arille micropylaire charnu, blanc. Albumen abondant et embryon à cotylédons foliacés, huileux. Saveur finalement très acre. (P. 928).
110. Croton Tiglium. — Graines (Petits Pignons dinde) du Croton Tiglium. Euphorbiacée-Crotonée asiatique, cultivée dans beaucoup de pays tropicaux. Semences ovoïdes, à 2-4 côtes longitudinales très mousses ; longues d'environ 1 centimètre, d'un brun jaunâtre foncé, souvent revêtues encore d'une couche jaune plus pâle. Arille micropylaire
blanc. Albumen huileux abondant. Embryon à cotylédons foliacés. Saveur finalement très acre, brûlante et corrosive. (P. 940).
111. Cascarille. — Écorce du Croton Eluteria Benn., Euphorbiacée- Crotonée des îles Bahama; roulée en tubes fins (1/2 centimètre à 1 centimètre), à surface grisâtre, souvent tachée de Lichens, fendillée en travers, brune, terne et lisse ou striée en dedans; à cassure nette, résineuse ; à odeur légèrement aromatique de girolle, plus prononcée quand on brûle l'écorce; à saveur légèrement àcreetamère. (P. 943).
112. Mercuriale. - - Tiges feuillées et souvent fleuries du Mercurialis annua, Euphorbiacée-Jatrophée indigène, à feuilles opposées, d'un vert foncé, noircissant on bleuissant plus ou moins par la dessication, ovalesaigues, crénelées, penninerves. Fleurs axillaires, très petites, dioïques, à périanthe simple, 3-mère; les mâles oo-andres; les femelles à gynécée ordinairement 2-carpellé. Fruit dioïque, didyme, à deux petites graines ovoïdes et jaunâtres. Odeur nauséeuse, surtout à l'état frais. Saveur légèrement nauséeuse et âpre. (P. 936).
113. Encens. — Gomme-résine principalement du Boswellia Carteri, Térébinlhacée-Bursérée des bords de la mer Rouge; en larmes d'un jaune pâle et terne, ou en marrons irréguliers, d'un brun noirâtre, se ramollissant dans la main ; à surface souvent enduite d'une poussière grisâtre, à. cassure nette, un peu rugueuse. Poudre blanchâtre; saveur acre et un peu amère; odeur térébenthinée agréable. (P. 954).
114. Myrrhe. — Substance d'aspect résineux, provenant du suc concrète du Balsamea Opobalsamum II. Bx (Balsamodendron Myrrha Nées) petit arbre de l'Afrique tropicale orientale, de la famille des Térébinthacées, série des Bursérées; en masses irrégulières, inégales, mamelonnées, d'un brun rougeâtre ou orangé ; recouvertes d' une poussière jaunâtre, et translucides, fragiles, à cassure irrégulière, s'écrasant sous la dent et s'émulsionnant dans la salive ; à odeur aromatique agréable et à saveur légèrement amère. (P. 953).
115. Bdellium. — Gomme-résine extraite du Balsamea africana H. Bx (Balsamodendron africanum Arx.), arbuste rameux de l'Afrique tropicale, du groupe des Térébinthacées-Bursérées. Larmes grasses, sphériques ouovoïdes,à surface couverte d'un enduit jaunâtre, opaque et terne; la masse sous-jacente transparente, rougeâtre, se ramollissant dans la main, s'écrasant sous les dents, leur adhérant et formant avec la salive une émulsion laiteuse. Odeur térébenthinée faible. Saveur légèrement amère et aromatique. (P. 954).
UG. Mastic. — Suc du Pistacia Lentiscus, Térébinthacée-Anacardiée de la région méditerranéenne; exsudé du tronc et durci. Larmes régulièrement claviformes, arrondies au sommet, de couleur jaune pâle, transparentes, recouvertes d'une pulvérulence grisâtre, fragiles, s'écrasant sous ladent, très solubles dans l'alcool, formant avec la salive une pâte laiteuse, non adhérente aux dents. (P. 964).
117. Elémi (de Manille). — Suc épaissi, plus ou moins mou, duGaruga floribunda (Icica Abilo Blanc), Térébinthacée-Bursérée de l'archipel Indien; résineux, granuleux, semblable à du vieux miel, d'une odeur térébenthinée et citronée agréable, rappelant celle du Fenouil et de la Muscade ; incolore s'il est frais et pur, durcissant et jaunissant au contact de l'air. (P. 952).
118. T maniaque. — La T. jaune huileuse est attribuée avec doute au Bursera guianensis H. Bn (Icica guianensis Aubl.), Térébinthacée-Bursérée arborescente. Elle est formée de luttons ou de boules à surface lisse, à facettes, chargée d'une efllorescence blanchâtre, avec cassure intérieure nette, ambrée, limpide, à éclat résineux. Odeur térébenthinée, rappelant celle de la Colophane; saveur un peu amére, puis nulle. (P. 951).
119. Baume de (a Mecque. — Oléo-résine attribuée avec doute, au Balsamea Opobalsamum H. Bx. Térébinthacée-Bursérée. Matière fluide trouble, d'un blanc jaunâtre, très aromatique. (P. 954).
129. Térébenthine de Chio. - - Suc oléo-résineux du Pistacia Terebinthus, Térébinthacée-Anarcardiée de la région méditerranéenne; pins ou moins fluide, double ou teinté en jaune verdàtre, parfois en masses molles, aplaties, rarement sèches; faiblement translucide, à odeur térébinthinée, à saveur légèrement a mère S'aplatit entre les dents et se réduit en pâte sans se briser d'abord. (P. 96 i).
121. Noix d'Acajou. -- Fruits de VAnacardium occidentale, Térébinthacée-Anacardiée des tropiques; sec, en forme de haricot, long de 3 à 5 centimètres, à surface à peu près lisse, grisâtre, avec cicatrice basilaire du pédoncule. Mésocarpe rempli de cavités à huile rougeàtre, très acre. Graine conforme au fruit, sans albumen, à embryon épais, avec deux cotylédons plans-convexes, d'un blanc jaunâtre. (P. 958).
12:2. Guarana. — Pâte préparée avec les graines p'ûéasdu PauUiniasorbilis Mart., Sapindacée grimpante du Brésil; façonnée en boules, pains ou en imitation de divers animaux; d'un brun rougeàtre, terne, pesante, dure, à saveur légèrement astringente, sans odeur. (P. 967).
123. Baies de Nerprun. - - Fruits (drupes) du Bliamnus catharticus, Bhamnacée-Bhamnée indigène; globuleux, de la grosseur d'un pois, d'un noir verdàtre ou bleuâtre à la surface, avec un petit acumen stylaire et une cupule réceptaculaire à la base. Pulpe à odeur faible, à saveur douce, puis nauséeuse, avec 2-3 noyaux monospermes à l'intérieur. (P. 977).
124. Jujubes. — Fruits (drupes) du Zizyphus vulgaris, Bhamnacée- Bhamnée de la région méditerranéenne; ovoïdes, d'un rouge brun, lisses, puis ridés par la dessiccation. Base excavéeet sommet apiculé. Chair jaunerougeàtre, douce, mucilagineuse. Noyau très épais et très dur, généralemement monosperme. (P. 978).
125. Écorce de Garou. — Écorce de Daphne Gnidium, Thyméléacée- Thymélée du midi de l'Europe ; en lanières flexibles, repliées sur ellesmêmes; la surface intérieure se trouvant en dehors. Suber d'un brun
chocolat, lisse, portant de nombreuses cicatrices. Couche moyenne très fibreuse, d'un jaune pâle. Surface interne jaune foncé, lisse. Odeur de savon commun. Saveur acre el brûlante, persistante. (P. 983).
120. Laque en écailles {Gomme-laque). — Matière résineuse, produite à la surface d'un grand nombre d'arbres divers (Légumineuses, Euphorbiacées, Artocarpées, Rhamnacées) par le Coccus Lacca Kerr, insecte hémiplère-coccidé. Lames minces, d'un jaune rougeàtre ou brun, lisses, parfois piquetées de trous fins, de bulles d'air; fragiles, se pulvérisant sous la dent, sans se ramollir, sans saveur ni odeur. (P. 998).
127. Laque en bâtons. — Même substance, formant un manchon autour d'un rameau de Ficus sur lequel elle a été produite. La surface est mamelonnée, et l'épaisseur renferme un certain nombre de cadavres des Coccus producteurs. (P. 998).
128. Cônes de Houblon. — Fruits composés de VHumulus Lupulus, Ulmacée-Cannabinée, indigène et cultivée chez nous; ovoïdes, longs de 2 à 3 centimètres, avec bractées imbriquées, foliacées, portent des masses jaunes punctiformes de Lupulin, glandes particulières. Odeur forte, spéciale; saveur amère. (P. 1001).
129. Lupulin. — Glandes des cônes du Houblon (Hum ulus Lupulus), formant une poussière jaune, amère, aromatique, dont les grains sont autant de glandes, en forme de cupule constituée par les phystocystes sécréteurs, et dont la cuticule supérieure a été relevée par le liquide excrété, accumulé au-dessous d'elle. (P. 1003).
130. Haschich. — Inflorescences femelles et feuilles du Cannabis saliva, var. indica, Ulmacée-Cannabinée, cultivée dans l'Asie tropicale. Feuilles palmatilobées, à 3-5 lobes ; rudes, poilues. Fleurs unisexuées, en cymes contractées; apétales, à un seul ovaire surmonté de deux branches stylaires et uniovulé. Le fruit est le Chènevis. Odeur spéciale nauséeuse ; saveur légèrement aromatique. (P. 998).
131. Glands de Chêne. - - Fruits (achaines) du Quercus Robur, Castanéacée-Quercinée indigène, arborescente; ovoïdes, lisses, d'un brun pâle, accompagnés ou non de leurcupule hémisphérique. Graineunique, àgros embryon non albuminé ; les cotylédons charnus, plans-convexes; la radicule courte et supère. (P. 1005).
132. Ecorce de Chêne. — Ecorce du Quercus Robur, en lames épaisses de 2-5 millimètres, plates ou en gouttières ou en tubes enroulés; lisse et luisante, grise en dehors, avec lenticelles transversales; d'un brun jaunâtre en dedans, à cassure nette et fibreuse, blanchâtre, à odeur de tan, â saveur astringente, parfois un peu sucrée. (P. 1000).
133. Noix de galle noire. - - Bourgeons du Quercus lusitanica, var. infecloria, Castanéacée-Quercinée de la région méditerranéenne; hypertrophiés par suite de la piqûre et du dépôt de l'œuf du Diplolepis Gallœ tinctoriœ, insecte hyménoptère. Corps globuleux, souventalténués brièvement â la base, d'un gris olivâtre plus ou moins foncé, avec saillie obtuse
des bractées déformées. Le parenchyme central, amylacé, renferme l'œuf ou l'animal en état de développement, ne communiquant point avec l'extérieur. (P. 1000).
134. Noix de galle blanche. — Même production que la précédente, mais perforée pour la sortie de l'insecte producteur. Plus riche relativement en tannin que la Galle noire. (P. 1010).
135. Clous de Girofle. — Boutons de VEugenia aromatica H. Bn (Caryophyllus aromaticus L.), Myrtacée-Myrtée des régions tropicales asiatiques, océaniennes et africaines. Pédicelle épais, un peu aplati, supportant en haut le calice à quatre sépales libres, courts, épais et rigides, plus intérieurement les pétales qui se recouvrent, et un nombre indéfini d'étamines. Le haut du pédicelle est creusé de la cavité ovarienne. Odeur très aromatique, spéciale; saveur chaude, piquante, spéciale. (P. 1015).
136. Feuilles d'Eucalyptus. — Feuilles de l' Eucalyptus Globulus , Myrlacée-Lcplospermée arborescente d'Australie ; dimorphes, ou régulières, ou, sur d'autres branches, insymétriques, plus ou moins falciformes ; coriaces, entières, d'un vert pâle, cassantes, parsemées de réservoirs pellucides d'essence et recouvertes d'un enduit blanchâtre ou un peu bleuâtre. pruïneux. Odeur aromatique très bute, se développant beaucoup quand on froisse on brise les feuilles. Saveur chaude et camphrée. (P. 1019).
137. Piment de la Jamaïque (Toute-épicé). — Fruits (baies) desséchés du Pimenta officinal is \Ayi)L. (Myrtus P imentaL.)^l\r[acéc-M\viée de l'Amérique tropicale; globuleux, larges de 5-8 millimètres, couronnés d'une cicatrice ou des restes du calice et du style, â 2 loges ordinairement monospermes; d'un brun terne; un peu bosselé, à odeur aromatique faible, à saveur chaude et piquante, analogue à celle du girofle. (P. 1012).
138. Ecorce de racine de Grenadier — Écorce de la racine du Punica Granalum, Myrtacée-Punieée d'Orient et de la région méditerranéenne; en plaques ou tubes enroulés, à surface extérieure plus ou moins rugueuse; le suber épais et brunâtre, souvent corrodé; la surface intérieure d'un jaune fauve, finement strié. Cassure courte et granuleuse. Odeur presque nulle. Saveur astringente. La salive et le papier mouillé sont colorés en jaune par cette écorce que le sulfate de fer colore en bleu violacé. (P. 1023).
139; Millepertuis. — Sommités fleuries de YHypericum perforatumL., Hypéricacée indigène, vivace, à feuilles opposées, ovales-lancéolées, ponctuées de réservoirs pellucides d'huile essentielle; à fleurs jaunes, pentamères, polypétales, polyandres ; l'ovaire supère, à 3 placentas pariétaux. (P. 1027).
140. Feuilles de Saponaire. — Feuilles du Saponaria officinalis, Caryophyllacée-Lychnidée vivace, indigène; ovales-lancéolées, atténuées aux deux extrémités, longues de 5-8 centimètres, entières, glabres, à 3 grandes nervures longitudinales. Les feuilles sont opposées sur des branches glabres, noueuses et marquées de 4-6 côtes longitudinales, d'un
jaune brun ou un peu rougeâfre; le tout d'une odeur faible, d'une saveur un peu amère. et développant au contact de la salive un peu de mucilage visqueux. (P. 1175).
141. Racine de Saponaire — Racines et branches souterraines de la plante précédente, en cylindres longs en général d'un décimètre au plus et de la grosseur au plus du petit doigt; brunes, tuberculeuses ou lisses, ridées longitudinalement, à cassure courte, avec un parenchyme cortical blanchâtre, séparé du bois par une zone brune. Saveur mucilagineuse, puis nauséeuse, acre. (P. 1176).
142. Racine de Saponaire d'Egypte. — Piaciue attribuée avec doute au Gypsophila Strulhium, Caryophyllacée-Lychnidée d'Orient; longue d'un demi-mètre et plus, blanchâtre, avec la surface d'un gris jaunâtre, riche en saponine et formant avec l'eau bouillante des infusions acres qui, comme celles de la Saponaire officinale, font fortement mousser le liquide. (P.117G).
143. Fruits et feuilles de Ciguë. — Diachaines et feuilles du Conium maculatum {Grande-Ciguë), Ombellifère-Carée indigène, bisannuelle. Les fruits sont ovoïdes, courts, comprimés perpendiculairement à la cloison, avec 2 méricarpes obtusément 5-gonaux; les côtes primaires obtuses ou filiformes, â bandelettes nombreuses, très minces, irrégulières ou nulles; le carpophore simple ou un peu bifide; le stylopode formé de 2 masses presque entières et comprimées de haut en bas. Les feuilles alternes, glabres, ont un limbe décomposé-imparipenné, à 5-11 divisions; leurs segments nombreux ovales-oblongs, aigus, inégalement incisés-den tés. Ces feuilles peuvent être fixées à un fragment d'axe, vert et portant des taches vineuses inégales. Odeur forte, vireuse, accentuée quandon chauffe avec un alcali. Saveur souvent faible, nauséeuse. (P. 1058).
144. Racine d"Ache. — Sous ce nom, on vend généralement, non la racine de VApiuin graveolens (Ache des marais), mais celle de la Livèc lie ou Ache de montagne (Angelica Levisticum All. — Ligusticum Levisticum L.), Ombellifère-Peucédanée-Angélicée indigène, vivace; racine épaisse, noirâtre en dehors, blanche en dedans, d'une odeur aromatique pénétrante et d'une saveur acre, un peu sucrée; de la grosseur du pouce quand elle est desséchée, ridée en long et en travers, souvent pourvue en haut de quelques renflements superposés. (P. 1049).
1 5 5. Racine de Persil. -- Racine du Carum Petroselinum II. Bx (Petroseiinum sativum IIoi-tm.). Ombellifère-Carée de l'Europe méridionale, cultivée; subcylindrique, de la grosseur du petit doigt ou moins, droite ou arquée, renflée au sommet, grise, â plis longitudinaux droits ou obliques; l'écorce épaisse; le centre jaune, non ligneux; à odeur aromatique assez agréable, chaude; â saveur légèrement acre. (P. 1053).
146. Fruits de Carvi. — Fruits (diachaines) du Carum Carvi, Ombellifère-Carée herbacée, cultivée; longs d'un 1/2 centimètre, ovoïdesoblongs, assez fortement comprimés perpendiculairement â la commissure,
légèrement rétrécis au niveau de celle-ci; les méricarpes à section transversale à peu prés circulaire, avec 5 côtes primaires mousses, pâles; une seule bandelette dans chaque vallécule.Coluinelle ténue et 2-partite. Saveur chaude. Odeur très aromatique. (P. 1050).
147. Anis vert. Fruits (diachaines) du Carum Anisum H. Bn (PimpineUa Anisum L.), Ombellifère-Carée annuelle, cultivée; ovoïdes, couronnés des styles réfléchis, resserrés latéralement; les méricarpes à 5 cotes filiformes, subégales, avec plusieurs bandelettes dans les vallécules. Couleur d'un gris verdàtre; duvet tomenteux; saveur spéciale, attisée, agréable; odeur aromatique. (P. 1053).
448. Fruits de Fenouil. - - Diachaines du Fœniculum capillaceum Gil. (F. vulgaire GjERTN.), Ombellifère-Peucédanée vivace, indigène; elliptiques, légèrement arqués, longs de 10-15 millimètres, à pédicelle souvent un peu incliné; cylindroïdes, cannelés, à 8 côtes dont 2 doubles, carénés au somme tel élargis à la base. Couleur d'un vert pâle et blanchâtre; odeur aromatique; saveur agréable et finalement un peu acre. (P. 1049).
1-40. Racine de Fenouil. — Racine de la plante précédente; ordinairement divisée en cylindres de 4-5 centimètres de long, àécorce mince, d'un gris terne, avec enduit pulvérulent et des stries sinueuses. Surface interne de l'écorce d'un brun clair. Moelle bl. niche, nacrée et compacte. Saveur et odeur aromatiques, faibles. (P. 1050).
150. Fruits de Phellandrie. - Diachaines de l'Œnanthe Phellan- (Iriiini. Ombellifère-Peucédanée indigène; ovoïdes, oblonus, atténués au sommet, longs de 3-4 millimètres, avec côtes obtuses, épaisses, blanchâtres intérieurement. Graine à section souvent noirâtre sur le sec. Saveur faible, un peu nauséeuse; odeur légèrement vineuse. (P. Httrl).
151. Fruits d'Angélique. — Diachaines de YAngelica Archangelica L. (Archangelica officinalis Hoffm.), Ombellifère-Peucédanée bisannuelle, cultivée. Méricarpes séparés, elliptiques-ovales, plans-convexes, longs de 5-10 millimètres, d'un jaune pâle, à cinq côtes primaires; les bandelettes des vallécules nombreuses el très minces. Saveur aromatique, agréable, nn peu acre; odeur légèrement aromatique. (P. 1048).
152. Racine d'Angélique. — Portion souterraine de la plante précédente, avec souvent la base de la tige épaisse et, au-dessous d'elle, le pivot conique, rapidement atténué, de la racine, brun, plissé, ridé, avec stries annulaires, portant de longues racines secondaires, de la grosseur d'une plume, cylindriques et souvent comme tordues les unes sur les autres. Odeur musquée, analogue à celle des fruits. Saveur aromatique, chaude, piquante, puis acre et pénible. (P. 1048).
153. Asa fwtida. — Gomme-résine du Peucedanum Asa-fœtida H. B.\ (Ferula Asa fœtida L.), Ombellifère-Peucédanée de la Perse, et de quelques autres Peucedanum voisins, en larmes brunes et plus souvent en masses dures et ternes, d'un jaune plus ou moins brun ou noirâtre, avec taches amygdaloïdes. opalines, blanchâtres, visibles surtout sur la
coupe. Odeur alliacée, repoussante. Saveur acre el désagréable. (P. 1038).
154. Gomme-Ammoniaque. — Gomme-résine des l'cucedanum A mmoniacum et Aucheri H. Un (sect. Dorema), Ombellifères-Peucédanées de la Perse et des pays voisins; en larmes isolées, opaques, blanches ou brunes, ou en masses irrégulières, jaunâtres, ternes ou presque cristallines, avec les larmes empâtées dans la gangue. Odeur caractéristique faible; saveur acre et finalement brûlante. (P. 1042).
155. Opoponax. — Substance gommo-résineuse, due à un Peucedanum (?), ou au Lierre (?) dont elle a l'odeur ; en masses légères, friables, d'un brun terreux, nuancées de jaune pâle, à cassure granuleuse, à odeur forte d'Ache, à saveur acre. (P. 1041).
150. Fruits d'Aneth. — Diachaines du Peucedanum Anethum II. B.\ (Anethum graveolens L.), Ombellifère-Peucédanée annuelle, cultivée; unis en un fruit largement ovoïde, long de 4-7 millimètres, couronné des stylopodes, à méricarpes fortement comprimés sur le dos, avec trois côtes primaires saillantes; les latérales dilatées en aile mince. Bandelettes larges et solitaires. Odeur forte, aromatique, musquée; saveur de menthe et d'anis. (P. 1045).
157. Fruits de Coriandre. — Diachaines du Coriandrum sativum L., Ombellifèrc-Carée annuelle, cultivée ; à peu près globuleux, longs de 4-5 millimètres, d'un jaune brun, formés de deux méricarpes concaves en dedans, de même que les graines à contour orbiculaire; à cinq côtes primaires flexueuses, peu saillantes, et quatre côtes secondaires bien plus proéminentes, droites. Saveur aromatique peu agréable. Odeur infecte de punaise, se modifiant un peu dans le fruit sec. (P. 1006).
158. Fruits de Cumin. -- Diachaines du Cuminum Cyminum, Ombellifère-Daucée annuelle, cultivée. Méricarpes unis en un fruit oblong, atténué aux deux extrémités, comprimé latéralement; subarrondis, un peu comprimés sur le dos et rétrécis vers la commissure, à cinq côtes primaires égales, peu saillantes, et cinq côtes secondaires plus proéminentes, hérissées de papilles plus prononcées. Odeur et saveur spéciales, très fortes, aromatiques. (P. 1005).
159. Racine de Tliapsia. - - Ecorce de la racine du Thapsia garganica L., Ombellifère-Daucée de la région méditerranéenne; en rouleaux gros comme le doiijl ou davantage, souvent surmontés du collet garni de plusieurs séries de longs poils gris jaunâtre; épaisse, d'un gris jaunâtre pâle et terne, avec lignes circulaires, â cassure compacte, granuleuse, blanchâtre et comme farineuse, à odeur nulle el â saveur légèrement acre. Le contact prolongé irrite la peau et les muqueuses. (P. 1003).
100. Sagapenum. — Suc ^ommo-résineux d'origine inconnue, attribué â une Ombellifère (Ferula persica ?); en fragments irréguliers, d'un brun rougeâlre, translucides, lisses, pâteux, à odeur assez analogue â celle de l'Asa fœtida. (P. 1014).
161. Galbanum. — Gomme-résine extraite du Pcucedanum galbanifluum H. Bn (Ferula galbaniflua Boiss.), Ombcllifère-Peucédanée du Turkestan et de la Perse; en larmes formant par leur rapprochement des boules peu volumineuses, irrégulières, jaunâtres, translucides; se ramollissant au contact de la main, devenant gluante dans la bouche, aromatique, eamphréc-térébenlhinée; à odeur spéciale aromatique et un peu vireuse. {P. 1043).
162. Fleurs de Sureau. — Fleurs du Sambucus nigra, Bubiacée-Sambucée ligneuse, indigène; petites, d'un blanc jaunâtre, à ovaire infère, î]-loculaire; les loges uniovulées; â corolle gamopétale supère, 5-mère; à androcée isostémoné. Saveur un peu amère et mueilagineuse; odeur aromatique assez intense. (P. 1109).
163. Racine de Garance. - - Bhizome et racines adventives du Rubia tinctorum, Rubiacée-Rubiée cultivée; minces, flexibles, rougissant au contact de l'air, â cassure courte et serrée. Les portions de tige et de branches ont au centre un canal médullaire. Savcnr légèrement amère; odeur nulle. (P. 1076).
164. Ipecacuanha ondulé (mineur). — Racine du Richardia scabra L. (Richardsonia brasiliensis Gom.), Bubiacée-Spermacocée de l'Amérique tropicale; en cylindres grêles (3-8 millimètres), sinueux, ondulés, llexibles, d'un gris terreux pâle, âcassnre compacte, farineuse et blanche; à odeur terreuse; â saveur très faiblement nauséeuse. (P. 1088).
165. Ipecacuanha annelé {mineur). — Bacine de VUragoga Ipecacuanha L. (Cephœlis Ipecacuanha Rich.), Rubiacée-Uragogée de l'Amérique méridionale ; en cylindres tortueux, annelés, à écorce farineuse épaisse, d'un gris-brun en dehors, â médilullium central cylindrique, résistant. Cassure courte, compacte et farineuse; saveur faible, puis acre et nauséeuse; odeur nauséeuse, légèrement irritante. (P. 1085).
166. Ipecacuanha strié (majeur). — Bacine de VUragoga emetica II. Bx (Psychotria emetica Mut.), Bubiacée-Uragogée de la Colombie; à cylindres épais de 4-9 millimètres, étranglés çà et là, d'un gris brun, striés longitudinalement, à saveur un peu acre et nauséeuse. (P. 1087).
167. Racine de Ca'iuça. — Bacines des Chiococca racemosa, anguifuga et densifolia, Bubiaeées-Chiococcées de l'Amérique tropicale; épaisses, à ramifications nombreuses, avec une écorce épaisse de 2-6 millimètres, rugueuse et d'un gris brun, ;i stries transversales et à petites verrucosités nombreuses; la surface interne brune, tachetée souvent de jaune ; le bois léger, fibreux et d'un blanc grisâtre. Saveur de l'écorce un peu acre ; odeur presque nulle. (P. 1080).
168. Café. — Graines, avec ou sans l'endocarpe parcheminé, du Coffea arabica, Bubiacée-Cofféée, arbuste africain ('?), cultivé dans tous les pays tropicaux; elliptiques, longues de 8-12 millimètres, à face dorsale convexe, à face ventrale plane ou concave, avec un sillon longitudinal médian à bords incurvés; l'albumen dur et corné; l'embryon dorsal et
DKOr.UIER DE LA FACULTÉ. 337
excentrique vers l'extrémité inférieure de la graine. Odeur faible; saveur un peuàprc ou presque nulle dans la graine non torréfiée. (P. 1078).
169. Gambir. — Suc concrète des Ourouparia Gambir H. Bn et acida H. Bn, Bubiacées-Cinchonées grimpantes de Malacca et de la Malaisie; en cubes compacts, rugueux, de 3-4 centimètres de côté, d'un brun foncé terne; la masse finement poreuse ou crevassée. Saveur amère. très astringente, un peu douceâtre. (P. 1105).
170. Quinquina Calisaya (Q. jaune type). — Ecorce jaune du Cinchona Calisaya Wedd., Bubiacée-Cincbonée de la Bolivie ; plate ou roulée, sans ou presque sans suber, d'un orangé sombre, fibreuse, à cassure transversale irrégulière. Odeur spéciale; saveur astringente-amère. (1*. 1097). Beaucoup d'autres Cinchona américains donnent des quinquinas jaunes de qualité inférieure.
171. Quinquina rouge (type). — Ecorce du Cinchona succirubra Pav., de l'Equateur ; en lames plates ou en gouttières, d'un rouge vif ou brique; épaisse (jusqu'à 1 cent. 1/2), à surface externe subéreuse, dure, à surface interne lisse, égale, finement et régulièrement fibreuse, à cassure transversale compacte, avec une zone fibreuse et, sous le suber. une zone épaisse, dite résineuse, d'un brun plus ou moins noirâtre ou violacé. Odeur faible; saveur astringente assez prononcée. (P. 1095). Beaucoup d'autres Cinchona américains donnent des quinquinas rouges de qualité inférieure.
172. Quinquina gris de Lima. — Ecorce des Cinchona micrantha K. et Pav., niiida B. et Pav., ovata B. et Pav., et de quelques autres, souvent dits Huanuco, usités sous la vague dénomination de Q. gris ; roulées en tube, souvent recouvertes d'un suber d'un blanc sale, pulvérulent, ou de Lichens, à fissures longitudinales et parfois transversales. Surface intérieure brune, lisse, finement fibreuse. Odeur un peu aromatique; saveur astringente et légèrement amère. (P. 1099).
173. Quinquina Loxa (type). — Ecorce du Cinchona officinalis et de ses variétés, du Pérou et de l'Equateur; en tubes roulés, simples ou doubles, de la grosseur des doigts ; à surface extérieure brune, un peu lisse, mais tachée de Lichens grisâtres, avec fentes transversales nombreuses, assez régulièrement espacées, et plis fins longitudinaux. Surface intérieure lisse, finement striée, d'un brun orangé. Odeur assez aromatique; saveur astringente, légèrement amère. (P. 1091).
174. Noix vomique. — Graines du Strychnos Nu.v vomica, Solanacée- Slrychnée de l'Asie et l'Océanie tropicales; nummuliformes, larges d'environ 2 centimètres, grises, à surface satinée ou un peu irisée, à albumen corné, gris, translucide, avec petit embryon excentrique. Saveur très amère; odeur nulle. (P. 1212).
175. Fèves de Saint-Ignace. — Graines du Strychnos lgnatH, des Philippines; très irrégulières, longues de 2 1/2-3 centimètres, ovoïdesoblongues, à facettes inégales; la surface d'un gris brunâtre, chargée
de poils courts et jaunâtres souvent enlevés. Albumen corné, d'un gris brunâtre. Embryon à cotylédons ovales-lancéolés. Saveur très amère; odeur nulle. (P. 1214).
176. Ecorce de Fausse- Angiisture. — Écorce du SlrychosNux vumica (n° 174), analogue à celle de l'Angusture vraie, mais plus épaisse, pesante, compacte, à cassure droite et nette. Surface intérieure blanche, grise ou brune. Surface extérieure couleur de rouille claire ou d'un jaune plus ou moins orangé, souvent marquée de taches blanches irrégulières, saillantes et verruqueuses. Saveur extrêmement amère, perçue au moment môme où l'éeorce touche la langue humide. (P. 1214).
177. Feuilles de Morelle. — Feuilles du Solanuni nigrum, Solanacée-Solanée indigène, annuelle; ovoïdes-aiguës ou acuminées, â base arrondie ou subcordée, à limbe descendant légèrement sur les côtés du pétiole; le bord sinuéou découpé de quelques dénis peu saillantes. Face supérieure finement pubescente. Face inférieure glabre ou moins pubescente, avec 5-8 nervures secondaires saillantes, anastomosées. Saveur faible; odeur vireuse. (P. 1 191).
178. Tiges de Douce-amère., Branches du Solanum Dulcamara, Solanacée-Solanée indigène, vivace et grimpante; en tronçons de la grosseur d'une plume, longs de 2-5 cent., â surface d'un jaune brun ou verdâtre, verruqueuse ou exfoliée, avec coussinets alternes, saillants, gemmifères; flexibles, à moelle centrale rétractée. Saveur légèrement amère et douceâtre; odeur légèrement vireuse. (P. 1290).
179. Fécule de Pomme de terre. — Fécule extraite des tubercules du Solanum tuberosum, Solanacée-Solanée américaine, cultivée; pulvérulente, blanche, avec points scintillants, formée de grains très inégaux, irrégulièrement ovoides, â bile excentrique, avec zones inégalement concentriques, parfois â plusieurs biles. (P. 1192).
180. Fruits de Piment (P. de jardin). -- Fruits (baies) du Capsicum annuum, Solanacée-Solanée de l'Amérique méridionale, annuelle, cultivée; variables de forme, souvent coniques ou subovoides, etc., légers, souvent d'un rouge vif, â couche extérieure coriace, lisse, ridée par la dessiccation, avec graines nombreuses, réniformes, logées dans la pulpe intérieure. Saveur chaude, piquante et acre. (P. 1199).
181. Piment de Cayenne. — Fruits (baies) du Capsicum fastigiatum Bl.. Solanacée-Solanée, crue américaine, cultivée dans l'Asie et l'Océanie tropicales; petits (1-3 cent.), étroitement ovoides-oblongs, à sommet aigu ou un peu mousse, d'un jaune orangé brillant; à saveur très chaude, très piquante et très acre. (P. 1199).
182. Feuilles de Belladone. — Feuilles de VAtropa Belladona, Solanacée-Atropée indigène, vivace ; à limbe ovale-aigu ou acuminé, atténué des deux côtés sur le pétiole; entières, glabres, â nervures secondaires pennées, alternes, finement réticulées; â saveur légèrement acre, à odeur faiblement vireuse. (P. 119:'.).
183. Fruits de Belladone. — Baies de VAtropa Belladona, sphériques, déprimées, presque noires, lisses, à suc vineux, avec apicule très court et une trace de sillon vertical, répondant à la cloison de séparation des deux loges polyspermes. Calice persistant à la base du fruit ; vert, foliacé, étalé, 5-mère. (P. H 94).
184. Racine de Belladone. — Rhizome (creux) et racines (pleines) de VAtropa Belladona; h écorce d'un gris un peu jaunâtre ou brunâtre, à sillons longitudinaux; blanchâtres intérieurement et plus ou moins marbrés de blanc, â cassure courte, assez nette. Saveur douceâtre, un peu mucilagineuse; odeur nulle ou très faiblement vireuse. (P. 1195).
185. Racine de Mandragore. — Racine des Mandragora officinarum, vemalis, microcarpa, Solanacées-Atropées de l'Europe méridionale; à pivot simple ou bifurqué, un peu tortueux,avec dépressions assez profondes; l'écorce jaunâtre, compacte, avec un axe ligneux, dur, à cassure courte, compacte, à odeur légèrement vireuse, presque sans saveur â l'état sec. (P. 1224).
18G. Feuilles de Nicotiane. — Feuilles du Nicotiana Tabacum, Solanacée-Nicotianée cultivée, d'origine américaine; sessiles, les inférieures courtement pétiolées, ovales-oblongues ou obovales, entières, molles, couvertes de poils visqueux et de petites glandes sessiles, à nervures secondaires alternes, réticulées. Odeur caractéristique, très légère sur des feuilles non fermentées; saveur faible. (P. 1200).
187. Feuilles de Stramoine. — Feuilles du Datiïra Stramonium, Solanacée-Dalurée indigène, annuelle; pétiolées, â limbe glabre, ovale-aigu, inégalement arrondi ou subaigu à sa base insymétrique, dont une moitié est parfois plus ou moins saillante-auriculée. avec un sommet aigu ou courtement acuminé, de même que les lobes inégalement incisés-dentés. Nervures secondaires pennées, alternes, concaves en dessus. Odeur et saveur spéciales, vireuses, disparaissant souvent par la dessiccation. (P. 1203).
188. Fruits de Stramoine (Pomme-épineuse). --Capsules du Datura Stramonium ; ovoïdes, obtuses, accompagnées de la base réfléchie du calice en forme de manchette, chargées d'aiguillons coniques et présentant les sillons verticaux équidistants, suivant lesquels s'opère la déhiscence. Graines nombreuses, réniformes, aplaties, noires, séparées en groupes par quatre cloisons dont deux fausses. (P. 1201).
18'.). Feuilles de Jusquiame. — Feuilles de VHyoscyamus niger, Solahacée-Hyoscyaraée herbacée, indigène; pétiolées : les supérieures sessiles, ovales-triangulaires, â grandes divisions triangulaires, inégales; molles, plus ou moins ondulées; lanervure médiane dilatée â sa base, blanchâtre comme les nervures secondaires peu nombreuses, inégalement espacées et irrégulièrement ramifiées. Duvet visqueux sur les deux faces d'un vert pâle. Odeur vireuse; saveur faiblement vireuse. (P. 1200).
190. Semences de Jusquiame. — Graines * de VHyoscyamus nigre,
ovoïdes-réniformes, longues de 2 millimèlres, finement rugueuses-réticulées, grisâtres, à albumen charnu et à embryon arqué. (P. 1208).
191. Racine de Jusquiame. — Racine de VHyoscyamus niger; pivotante, simple ou peu rameuse, grisâtre ou d'un jaune pâle, terne, plissée fortement en long et parfois en travers, souvent surmontée de la base de la lige ; à cassure fibreuse, à moelle abondante, avec un cercle ligneux radié, jaune. Odeur et saveur vireuses, fort affaiblies par la dessiccation. (P. 1208).
192. Fleurs de Bouillon-blanc (Molène). — Fleurs du Verbascum Thapsus, Scrol'ulariacée-Yerbascée indigène, herbacée, et de quelques espèces voisines; â large corolle jaune d'or, rotaeée, presque régulière, portant cinq étamines dissemblables, dont trois sont chargées de poils roux; à odeur suave, douce; à saveur douceâtre et légèrement mucilagineuse. (P. 1229).
193. Feuilles de Digitale. — Feuilles du Digitalis purpurea, Scrofulariacée-Digitalée indigène, bisannuelle ; ovales ou ovales-oblongues, aiguës ou un peu mousses au sommet, sessiles, mais â limbe atténué de chaque côté en une languette étroite qui borde la nervure médiane concave en dessus, et qui simule un large pétiole; les bords découpés de crénelures mousses, séparées par des sinus peu profonds, mais aigus; couvertes d'un duvet mou et pâle; les nervures pennées et anastomosées, saillantes en dessous. Odeur légère, assez agréable, disparaissant en grande partie par la dessiccation. Dans la poudre des feuilles, cette odeur rappelle un peu celle du thé et de certaines pâtisseries. Saveur amère. (P. 1225).
191. Feuilles de Pervenche. — Feuilles du Vinca ininor, Apocyuacée- Vincée indigène; ovales-aiguës, longues de 2-5 centimètres, d'un vert jaunâtre, pins pâles en dessous, entières; les bords légèrement réfléchis; coriaces, lisses, â saveur légèrement astringente et amère. (P. 1272).
195. Argel. — Feuilles du Solenostennna Argel, Asclépiadacée- Gynanchéedes bords de la mer Rouge; lancéolées, coriaces, penninerves, à pétiole rudimentaire ; longues de 2-4 centimètres, d'un vert grisâtre, plus pâles en dessous, ponctuées sur la coupe de taches résineuses de latex concrète. (P. 1279).
196. Racine de Jalap (Jalap tubéreux). — Racines adventives napiformes de VExogoniiim Jalapa H. Rn (E. Purga Renth. — Ipoinœa Jalapa Nutt.), Convolvulacée du Mexique, notamment des environs de Xalapa; lourdes, compactes, brunes, rugueuses, à rides longitudinales nombreuses, avec cicatrices transversales pâles des radicules ; souvent entaillées profondément, à cassure cornée, grisâtre, à odeur de pommes cuites, parfois un peu nauséeuse, à saveur acre. (P. 1263).
197. Résine de Jalap. — Hésine delà racine précédente, brunâtre, vernissée, piquetée, friable, à cassure anfractueuse et cristalline, brillante; s'écrasant en une poudre fine, jaune. Odeur de la racine ; saveur douceâtre, puis rance, acre, irritante. (P. 1266).
DROGUIER DE LA FACULTÉ. 34i
198. Scammonée d'Alep. — Gomme-résine extraite de la racine épaisse du Convolvulus Scammonia, Convolvulacée de la région méditerranéenne; en pains ou en larmes; masses chargées d'une poussière grise, masquant plus ou moins leur teinte brun noirâtre ; lourdes, compactes, friables, à cassure irrégulière et luisante, formant au contact de la langue humide un enduit grisâtre, boueux. Odeur de brioches, souvent un peu rance. Saveur finalement acre et persistante. (P. 1260).
100. Racine de Turbith. — Racines de V 1 pomœa Turpethum, Convolvulacée vivace de l'Asie et de l'Océanie tropicales; cylindriques, tordues en forme de cordes grisâtres, à cicatrices plus ou moins rugueuses, à odeur faible, à saveur légèrement nauséeuse. (P. 1201).
200. Fleurs de Bourache. — Fleurs du Boraijo officinalis, Boraginacée-Boragée indigène, annuelle ; à corolle rotacée, généralement bleue, rarement rose, portant cinq étamines et dix appendices de forme variable, appartenant cinq à l'andocée et cinq à la corolle; le calice, parfois absent, à cinq divisions allongées, couvertes de poils blancs, brillants et rudes. Odeur faible ou nulle; saveur mucilagineuse. (P. 1:282).
201. Feuilles de Bourache. -Feuilles du Borago officinalis; longuement pétiolées, elliptiques-ovales, entières ou sinuées, penninerves; la face supérieure d'un jaune verdâtre; l'inférieure plus pâle; toutes deux couvertes de poils rudes, insérés souvent sur des saillies du limbe, blancs, brillants. Saveur mucilagineuse. (P. 1282).
202. Racine de Consolide. — Portion souterraine du Sijmphytum officinale, Boraginacée-Boragée- indigène, vivace, herbacée; consistant en un rhizome épais, qui porte des divisions épaisses et trapues chargées de cicatrices de feuilles, et des racines adventives, cylindriques, de la grosseur du doigt, à surface noirâtre, à intérieur blanchâtre ou jaunâtre, comme cireux, riche en suc mucilagineux qui abonde quand on mouille le médicament. (P. 1284).
203. Racine d'Orcanette. — Bacine de YAlkanna tinctoria, Boraginacée-Boragée vivace, de la région méditerranéenne; à écorce sèche, mince, d'un rouge sombre intense; le bois semblable â un faisceau tressé de branches rugueuses, rouges en dehors et intérieurement blanchâtres. Colore la salive et le papier humide en rouge souvent intense. (P. 1288).
204. Feuilles de Pulmonaire. — Feuilles du Pulmonaria longifolia, Boraginacée-Boragée indigène, vivace; lancéolées, entières, rudes, à taches grisâtres, inégales, souvent peu visibles; mucilagineuses. (P. 1288).
21)."). Racine de Cynoglosse. - - Bacine ou écorce de la racine du Cgnoglossum officinale, Boraginacée-Boragée herbacée, bisannuelle, indigène; à tronçons bruns en dehors, â cassure compacte, avec bourrelet noir basilaire, à odeur légèrement vireuse ; à saveur douceâtre et légèrement mucilagineuse. Fraîche, la plante a l'odeur de croûte de pain. (P. 1280).
200. Écorce de Monesia (Guaranliem). — Ecorce du Lucuma glycy-
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phlœa, Sapotacée arborescente du Brésil; épaisse, très lourde, dure, brune, marbrée de noir et de blanc, à cassure compacte et rugueuse. Saveur sucrée, douce, puis légèrement acre et passagère. (P. 1317).
207. Gutta Percha. — Suc concrète du Palaquium Gulta H. Bn (Isonandra Gutta Hook. — DicJiopsis Gutta Benth.), Sapotacée arborescente de Singapore (et secondairement d'une cinquantaine d'autres Sapotacées des régions tropicales des deux mondes); en masses irrégulières, brunes, rayables au couteau; à odeur spéciale rappelant un peu celle du caoutchouc ; extensibles et non élastiques; le centre assez souvent blanchâtre et moins dur. (P. 1313, 1500).
208. Gomme-gutte. - - Latex concrète des Garcinia Morella et Hanburyi, Clusiacées-Clusiées arborescentes de l'Asie tropicale ; en blocs ou cylindres durs, d'un jaune orangé foncé, à cassure nette, subconchoïdale, jaunissant fortement la salive, et à saveur finalement très acre, prenant â la gorge. (P. 1029).
209. Benjoin. - Suc résineux, balsamique, en blocs ou en larmes, du Styrax Benzoin, Styracée ligneuse de Siara et de Sumatra, à pâte résinoïde, brune ou jaune, transparente, tachée de larmes blanches et opaques. Odeur vanillée, analogue à celle du Baume de Tolu; saveur légèrement acre à l'arrière-gorge. (P. 1324).
210. Styrax Calamité (Slorax). -- Résine odorante extraite du Styrax officinale, Styracée ligneuse de la région méditerranéenne; â pâte opaque, rougeàtre ou verdàlre, légère, cassante, .ivre grains fins et nombreux d'un blanc jaunâtre. Odeur de Benjoin ; saveur gluante, après écrasement des grains sous la dent. (P. 1308).
211. Manne en larmes. — Suc concrète du Fraxinus Ornus (Ornus europœa) et d'autres Frênes, arbres de la famille des Oléàcées-Fraxinées ; extrait en Càlabre et en Sicile, en blocs allongés, aplatis d'un côté, d'un blanc jaunâtre, â surface rugueuse et scintillante, cassante, soluble dans la salive, avec saveur sucrée-miellée. Odeur également miellée. (P. 1306).
212. Manne en sortes. — Même suc, en larmes petites, irrégulières, jaunâtres, sales et ternes, onctueuses et gluantes, avec impuretés. Saveur sucrée et légèrement acre. (P. 1307).
213. Verveine. — Sommités fleuries et feuilles du Verbena officinalis, Yerbénacée-\ erbénée indigène, herbacée et vivace ; à rameaux létragones, à feuilles opposées, sessiles, oblongues, atténuées â la base, pinnatifides, à lobes dentés et crénelés. Fleurs petites, irrégulières, en épis. Odeur très faible; saveur très amère. (P. 1255).
214. Fleurs de Lavande. — Sommités fleuries du Lavandula vera, Labiée-Ocimée méridionale, suffrutescente, souvent cultivée, à épis de glomérules chargés de fleurs bleuâtres, aromatiques-camphrées, à saveur légèrement amère. (P. 1234).
215. Fleurs de Stœchas. — Inflorescences du Lavandula Stœchas, Labiée-Ocimée de la région méditerranéenne; spiciformes, oblongues,
denses, formées de glomérules pressés, avec bractées larges, acuminées, jaunâtres, veinées de violet; surmontées d'un bouquet de quelques bractées foliiformes, violacées. Odeur aromatique; saveur aromatique-amère. (P. 1230.)
216. Feuilles de Menthe poivrée. — Feuilles du Ment ha piperita, Labiée-Menthée vivace, souvent cultivée ; opposées, ovales-lancéolées, serrées, peiminerves, d'un vert glauque terne; cassantes, à nervures chargées d'un duvet clair, blanchâtre. Odeur aromatique; saveur aromatique, forte et fraîche. (P. 1239).
217. Hijsope. — Sommités fleuries de VHyssopus officinalis L., Labiée-Menthée suffrutescente, de la région méditerranéenne; à feuilles opposées, sessiles, étroites-lancéolées, entières; à [leurs ordinairement bleues, en glomérules axillaircs. unilatéraux. Saveur aromatique, piquante, menthée; odeur aromatique, légèrement camphrée. (P. 1237).
218. Feuilles de Mélisse. — Fouilles de Métissa officinalis, Labiée- Menthée méridionale, cultivée, vivace ; ovales-obtuses, légèrement cordées, crénelées, rugueuses en dessus, presque glabres en dessous, à nervures pennées, saillantes, un peu jaunâtres. Odeur aromatique, faible à l'état sec; saveur aromatique, menthée et citronnée. (P. 1244).
219. Romarin. — Feuilles du Rosmarimis officinalis, Labiée-Monardée méridionale, frutescente; opposées, sessiles, linéaires, acuminées, réfléchies sur les bords, coriaces, rigides, cassantes, vertes en dessus, pâles et finement tomenteusesen dessous; à odeur aromatique-camphrée, disparaissant en partie sur le sec, à saveur aromatique-amère. (P. 1247).
220. Sauge. — Feuilles et sommités fleuries du Salvia officinalis, Labiée-Monardée méridionale, cultivée, frutescente. Feuilles opposées, ovales-oblongues ou oblongucs-lancéolées, entières, finement pubescentes, blanchâtres, nervées-réticulées. Fleurs blanches ou d'un bleu violacé, en épis terminaux de glomérules. Saveur aromatique, chaude, légèrement acre; odeur fortement aromatique, spéciale. (P. 12 45).
221. Lierre terrestre. — Branches fouillées du Nepeta hederacea, La.biée-Népétée indigène, herbacée et vivace. Feuilles opposées, pétiolées, ovales-obtuses, cordées, crénelées, finement pubescentes, à odeur aromatique faible, à saveur légèrement amère. (P. 1250).
222. Fleurs d'Ortie blanche. — Fleurs du Lamium album, Labiée-Lamiée indigène, vivace; en glomérules axillaircs, à corolle bilabiée, blanche, portant 4 étamines dklynames. Saveur mucilagineuse, un peu amère. (P. 1253).
223. Petit Chêne (Germandrée). — Sommités fleuries du Teucrium Chamœdrys, Labiée-Ajugée, herbacée et vivace, indigène; à feuilles opposées, oblongues-lancéolées, crénelées; à fleurs roses, irrégulières, en cymes axillaires paucillores; la corolle labiée fendue au côté postérieur suivant sa hauteur. Odeur presque nulle; saveur amère, à peine aromatique. (P. 1254).
224. Serpolet. — Branches fleuries du Thymus Serpylluni, Labiée- Menthée vivace, indigène; à petites feuilles opposées, sessiles, oblongueslancéolées, entières et ciliées; à fleurs rosées en glomérules axillaires ou groupés vers le sommet des rameaux. Saveur chaude, légèrement acre; odeur aromatique, agréable, forte, spéciale. (P. 1243).
225. Feuilles d'Airelle ponctuée. — Feuilles du Yaccinium Vitisidœa. Ericacée-Vaccincée indigène, frutescente; obovales, inférieurement atténuées, coriaces, finement crénelées; les bords réfléchis. Face supérieure rougeâtre ou violacée, souvent maculée ; face inférieure plus pâle, finement ponctuée de noir. Saveur légèrement astringente. (P. 1300).
226. Feuilles d'Uva-Ursi (Busserole). — Feuilles de YArctostaphylos Uva-ursi, Ericacée-Arbutéc indigène, frutescente; obovales, atténuées à la base en pétiole très-court ; entières, coriaces, glabres, pcnnincrves-réliculées, finement chagrinées, vertes ou un peu brunâtres, ou rougeâtres, astringentes, à odeur faiblement aromatique. (P. 1209).
227. Racine de Valériane. — Portion souterraine, complexe (rhizome, base des brandies aériennes et racines adventives) du Valeriana officinaiis, Yalérianacée-Yalérianée indigène, vivace; avec restes de feuilles dont l'aisselle porte des rameaux souterrains, gemmifères; à odeur « de chat » caractéristique, à saveur aromatique, un peu nauséeuse, légèrement sucrée. (P. 1112).
228. Racine de Gentiane (Grande Gentiane, G. jaune). — Portions souterraines du Gentiana lutea, Gentianacée-Gentianée indigène, vivace, des régions montagneuses. Base de la tige, plus au moins creuse, se continuant avec une racine épaisse, souvent bifurquée plus ou moins haut, avec écorce portant des cicatrices espacées, taillées à pic, à cassure courte, peu fibreuse. Couleur d'un jaune brun plus ou moins rougeâtre, devenant plus grisâtre sur les petites divisions de la racine. Saveur très amère, quoiqu'un peu douce au début. Odeur de miel ou de pain d'épice. (P. 1290).
229. Petite Centaurée. — Sommités fleuries de VErythrœa Centaurium, Gentianacée-Chironiée indigène, bisannuelle ou vivace; à axes anguleux, fistuleux, â feuilles opposées, ovales ou linéaires, entières, 3-5-nerves à la base; à fleurs petites et roses, rarement blanches, régulières, disposées en cymes bipares composées, terminales. Ovaire â deux placentas pariétaux. Saveur très amère, persistante; odeur assez agréable, un peu miellée dans la plante sèche. (P. 1293).
230. Feuilles de Ményanthe (Trèfle d'eau). — Feuilles du Menyanthes trifoliata, Gentianacée-Ményanthée vivace, aquatique, indigène; allernes, trifoliolées, â long pétiole dilaté inférieurement en gaine; les folioles ovales ou obovales, glauques, à saveur amère. (P. 1294).
231. Bourgeons de Peuplier. — Bourgeons hibernaux de Populus nigra, Salicacée arborescente, indigène; ovoïdes-aigus, plus ou moins arqués, à axe court portant un jeune chaton, entouré de 4-8 bractées imbri-
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quées, fauves ou brunes, engluées d'une substance résineuse-visqueuse, d'un jaune verdàtre, à odeur balsamique, à saveur aromatique-amère. (P. 1180).
232. Semences de Courge (Potiron). — Graines du Cucurbita Pepo, Cucurbitacée-Cucurbilée annuelle, cultivée; ovales-elliptiques, aplaties, marginées, à petite extrémité terminée en court bec oblique, répondant au bile et au micropyle, avec triple tégument; le moyeu blanc épais; l'interne mou et verdàtre, subsistant seul souvent sur les embryons mondés du commerce. Embryon volumineux, à deux cotylédons aplatis, buileux, à saveur douceâtre, puis un peu acre ; à odeur faible, souvent un peu rance. (P. 1101).
233. Coloquinte. — Fruit du Citrullus Colocynthis, Cucurbitacée-Cucurbitée herbacée d'Orient; sphérique (baie cortiquée), souvent dépouillé de sa couche superficielle, rempli d'une pulpe blanche, desséchée, dans laquelle sont plongées les graines obovales, comprimées, lisses et glabres. Pulpe extrêmement amère. (P. 1161).
234. Racine de Bryone. — Racine du Bryonia dioica, Cucurbitacée indigène, vivace; épaisse, cylindrique ou fusiforme, souvent découpée en tranches transversales; d'un blanc jaunâtre, à écorce rugueuse, plissée par la dessiccation; le bois, charnu, formé de zones concentriques. Odeur nulle; saveur extrêmement amère; contact irritant et déterminant l'éternuement. (P. 116-1).
235. Rhizome d'Aristoloche ronde. — Rhizome (?) presque cylindrique de YAristolochia long a, Aristolochiacée-Aristolochiée du Midi; de la grosseur du pouce, arrondi aux deux bouts, d'un brun grisâtre, aveccicatrices espacées, jaune pâle en dedans; à odeur de Réglisse, ;ï saveur finalement amère et acre. (P. 1174).
230. Rhizome d'Aristoloche ronde. — Rhizome de l'Aristolochia rotunda, Aristolochiacée du Midi; irrégulièrement globuleux, ridé, d'un brun terreux, avec cicatrices de racines et de branches aériennes ; jaune pâle intérieurement. Caractères organoleptiques du précédent.
237. Rhizome de Cabaret. — Portion souterraine de VAsarum europœutn, Aristolochiacée indigène, vivace; formée de fragments irrégulièrement cylindriques, à section polygonale, d'un jaune brun ou terne; cassants, à plis longitudinaux irréguliers. Nœuds distants, avec cicatrices des branches aériennes, et racines adventives grêles, souvent nombreuses. Cassure compacte, courte. Saveur piquante, térébenthinée; odeur poivrée assez forte. (P. 1 170).
238. Serpentaire de Virginie. — Portion souterraine de YAristolochia Serpentaria, Aristolochiacée de l'Amérique du Nord, vivace. Rhizome petit, grêle et tortueux, brun, chargé en haut des bases durcies des branches aériennes, et en bas de nombreuses racines adventives grêles, jaunâtres. Cassure compacte, jaunâtre. Odeur camphrée-térébenthinée ; saveur aromatique-amère, un peu chaude. (P. 1171).
239. Feuilles de Chicorée sauvage. — Feuilles du Cichorium lntybus, Composée-Chicoracée indigène, vivaee; oblongues. atténuées â la base, acuininées, à bords profondément et inégalement pennatiséqués, roncinés, à nervure médiane large, pubescente en dessous, blanchâtre, à nervures secondaires pennées, nombreuses, anastomosées-réticulées. Saveur franchement amère. (P. 1120).
240. Racine de Chicorée. — Racines du Cichorium lntybus, Composée- Chicoracée; découpées en fragments à écorce jaunâtre, ridée; l'intérieur d'un blanc laiteux, â cassure courte; la zone ligneuse présentant des coins bruns, aigus, et des rayons médullaires interposés. Saveur un peu amère, mucilagineuse. (P. 1120).
2-41. Fleurs de Carthame. — Fleurons du capitule du Carthamus tinctorius, Composée-Carduée cultivée, annuelle; tubuleux, à limbe un peu irrégulier, portant cinq étamines syngénèses, avec ovaire infère. Corolle de couleur rouge orangé, â odeur aromatique spéciale, à saveur légèrement amère; teignant la salive en jaune. (P. 1112).
242. Racine de Rardune. - - Portion souterraine de VArctium Lappa} Composée-Carduée indigène, cylindrique; les tronçons desséchés plus larges vers les deux bases que vers le milieu de leur hauteur, durs et légers, gris ou brun clair, â surlace rugueuse, plissée et sillonnée; les sections d'un gris jaunâtre, avec uni' ligne brune délimitant l'écorce parallèlement aux bords; les rayons médullaires linéaires et pâles; les sections transversales des faisceaux ligneux plus pâles que celles des faisceaux du liber. Odeur peu agréable; saveur mucilagineuse, puis amère. (P. 1147).
243. Racines de Pyrèthre (d'Afrique). — Portion souterraine du Mittricaria Pyrelhrum H. Bn (Anacyclus Pyrethrum \)C), Composée-Uélianthée-Anthémidée vivaee ; cylindrique, de la grosseur du doigt, grise et rugueuse en dehors, blanchâtre ou grisâtre en dedans, garnie de lilaments radie ulaires; à saveur brûlante, persistante et amenant une abondante salivation. (P. 1134).
244. Fleurs de Camomille (romaine). — Capitules du Matricaria nobilis H. Bn {Anthémis nobilis L.), Compos-ée-Héliantbée-Anthémidée vivaee, indigène; a doubles » ou simples; le centre jaune et le rayon blanc, ou â fleurons réguliers et â demi-fleurons du rayon blancs; amers, très peu mucilagineux, â odeur légèrement aromatique. (P. 1135).
245. Feuilles d'Armoise. — Feuilles de Y Artemisia vulgaris, Composée-Hélianthée-Anthémidée indigène, vivaee; alternes, sessiles, auriculées, pinnatipartites, â 5-9 lobes aigus, incisés, multidentés; d'un vert foncé en dessus, épaissement lanugineuses et d'un blanc grisâtre en dessous; légèrement aromatiques, à saveur un peu aromatique-amère, se perdant à peu près complètement par la dessiccation. (P. 1142).
246. Semen contra (d'Alep). — Capitules jeunes de V Artemisia maritima var. pauciflora (Stœchmanniana Berg), Composée-Hélianthée- Matricariée de l'Asie tempérée; petits, ovoïdes, àinvolucre de 10-20 brac-
tées inégales, imbriquées, glandulifères sur leur ligne médiane; pauciflore.s, à saveur un peu anière et térébenthinée, à odeur spéciale, développée parle froissement. (P. 114-0).
247. Feuilles d'Absinthe (Grande). — Feuilles de YArtemisia Absinthiuin, Composée -Absinthiée-MatrîcaHée, indigène et vivace; alternes, tripennatiséquées, à divisions ultimes grêles, inégales, mousses au sommet; avec duvet blanc verdàtre, doux au toucher. Saveur extrêmement amère; odeur aromatique spéciale, très forte. (P. 1138).
248. Fleurs de Souci. — Capitules du Calendula officinalis, Composée-Calendulée indigène, annuelle, ou leurs fleurs extérieures ligulées, d'un beau jaune orangé, à saveur légèrement amère. à odeur spéciale, forte et peu agréable. (P. 1152).
249. Racine d'Année. — Portion souterraine de Yhiula Helenium, Composée-Astérée indigène, vivace. Rhizome court et épais, à racines atteignant la grosseur du doigt; gris ou d'un brun clair à la surface, rugueux, plissé, gemmifère, à section transversale d'un jaune brunâtre ; de consistance cornée, à odeur un peu aromatique-camphrée, à saveur un peu aromatiquc-amère. (P. 1128).
250. Fleurs de Pied-de-chat. — Capitules du Gnâphalium dioicum L. {Antennaria dioica G.ertn.), Composée-Astérée vivace, indigène, dioique; petits, à bractées blanches ou rosées, aromatiques. (P. 1148).
251. Fleurs d'Arnica. — Capitules radiés du Doronicum montanum Lamk (D. Arnica Desf. -Arnica montana L.), Composée-Hélianthée- Sénécionée, herbacée, vivace, indigène, des montagnes; à involucre formé de 15-25 bractées lancéolées; les fleurs d'un beau jaune plus ou moins orangé, toutes fertiles; celles du rayon ligulées, et celles du disque régulières; l'ovaire surmonté d'une couronne de longs poils blancs. Odeur aromatique spéciale, agréable. (P. 1131).
252. Fleurs de Tussilage. — Capitules du Petasites Farfara II. Bn (Tussilage Farfara L.), Composée-IIélianthée indigène, vivace; s'épanouissant avant les feuilles; à Heurs jaunes; celle du rayon légulées et celles du disque régulières; le réceptacle sans paillettes. Saveur légèrement amère; odeur céracée, assez aromatique. (P. 1150).
253. Camphrée de Montpellier. — Sommités fleuries du Camphorosma monspeliaca, Chénopodiacée-Chénopodiée-Camphorosmée su (frutescente du Midi ; à petites inflorescences spiciformes, compactes, verdàlres, grisâtres ou jaunâtres ; les fleurs cachées dans leurs bractées, apétales et 5-andres, â odeur légèrement aromatique-camphrée, â saveur un peu amère. (P. 1180).
254. Rhubarbe de Moscovie. — Section souterraine et tige aérienne surbaissée du Rheum officinale H. Bn et parfois (?) du R. palmatum L., Polygonacées-Polygonées asiatiques, ou de quelques autres espèces ou variétés; venant de l'Asie en Europe par la Russie, représentées par des fragments très variables de forme, souvent perforés, d'un brun orangé,
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avec réseau blanc superficiel à mailles losangiques et étoiles intérieures blanches; d'odeur spéciale, de saveur amère, légèrement acre; craquant plus ou moins sous la dent et colorant la salive en jaune vif. (P. 1334).
255. Rhubarbe de France. — Portion souterraine du Rheum Bhaponticum, de l'Europe austro-orientale, et de quelques autres espèces cultivées en Europe, en masses variables de forme, assez souvent cylindriques, d'un brun plus ou moins roux ou jaune, sans réseau blanc superficiel et en général sans étoiles blanches bien indiquées. Saveur amère et un peu âpre; odeur assez faible. (P. 1340).
250. Racine de Butor te. — Rhizome brun, en forme d'S, du Polygonum Bistorta L., Polygonacée-Polygonée indigène, vivace; â intérieur d'un brun plus ou moins clair, rougeâtre ou orange, à surface ridée et plissée, portant des racines adventives. Saveur douceâtre, puis très astringente. (P. 1341).
257. Semences de Sarrazin. — Fruits (achaines) du Polygonum Fagopyrum, Polygonacée annuelle, cultivée; létraédriques, glabres, bruns, contenant une seule graine dressée, à abondant albumen farineux. (P. 1344).
258. Racine de Patience. -- Racine du Rumex obtusifolinn, Polygonacée indigène, vivace; ordinairement en courts cylindres, à surface d'un brun rougeâtre, avec enduit souvent grisâtre, ridés de côtes transversales, à intérieur jaune, puis tournant au gris avec l'âge, avec cercle cambial brun. ténu. Saveur légèrement amère ; odeur spéciale faible. (P. 1334).
25U. Feuilles de Noyer. Feuilles composées-imparipennées du
Juglans reg ia, type de la famille de Juglandacées, arbre cultivé; â 7-l> folioles ovales-acuminées, presque glabres, glanduleuses-ponctuées, à odeur spéciale, caractéristique, à saveur astringente. Noircissent le fer. (P. 1340).
200. Santal ci trin. — Bois, d'après M. Pierre, d'une Méliacée-Trichiliée de Cochinchine, YEpicharis Loureiri Pierre (Santalum album Lour., non L.); léger, d'un jaune orangé pâle, avec rayons médullaires rapprochés et ondulés; à odeur aromatique, agréable, spéciale, comparée à celle des roses; saveur légèrement acre. (P. 974).
201. Bourgeons de Pin (B. de Sapin). — Bourgeons du Pinus sy h estris, Conifere-Pinée arborescente de l'Europe, l'Asie et l'Amérique du JN'ord ; groupés au nombre de 3-5 au sommet d'un rameau, inégaux, ovoïdes-cylindriques, chargés d'écaillés imbriquées, membraneuses, d'un brun clair, à franges marginales blanches. Odeur aromatique, résineuse, assez agréable. (P. 1350).
202. Térébenthine de Bordeaux. — Suc résineux du Pinus Pinaster Sol., Conifère-Pinée européenne, cultivée; mou, blond, trouble, diffluent, se séparant par le repos en deux couches : la supérieure transparente et pâle; l'intérieure résineuse et opaque. Odeur dite térébenthinée; saveur amère, acre. (P. 1350).
203. Galipot (Barras). — Suc qui, pendant l'hiver, s'écoule des incisions
faites au Pinus Pinaster et s'est solidifié sur son tronc en croûte jaunâtre, à odeur térébenthinée, à saveur amère. (P. 1350).
264. Colophane. — Substance résineuse, obtenue du Galipot fondu et purifié par fillralion. Masse transparente d'un jaune pâle; plus brune quand elle se trouve au fond des alambics après la distillation des térébenthines. Odeur térébenthinée faible. Se réduit facilement en poudre blanche. (P. 1350)!
265. Poix résine (liésiue jauue.) — Masses dures, opaques, d'un jaune sale ou brunâtre, à cassure vitreuse, obtenue en brassant dans l'eau ebaude ce qui reste au fond de l'alambic après la distillation de l'essence de Térébenthine. (P. 1353).
266. Goudron végétal. — Substance demi-liquide, noirâtre, grumeleuse, à odeur forte, spéciale, et à saveur acre et chaude, obtenue par la distillation sèche des branches des Pins, etc.
267. Térébenthine de Venise. — Liquide oélo-résineux extrait du tronc de Pinus Larix L. (Larix europœa DC), Conifère-Pinée arborescente, â feuilles non persistantes; épais, louche, blond, à odeur fine, rappelant celle du Macis; à saveur amère, acre, légèrement aromatique. (P. 1356).
268. Baume du Canada. — Térébenthine extraite en Amérique du Pinus balsamea L., Conifère-Pinée ; semi-liquide, visqueuse, s'épaississant lentement, finalement tout â fait transparente et de couleur jaune d'or, â saveur amère, acre; à odeur térébenthinée agréable. (P. 1355).
269. Sandaraque. — Substance résineuse, extraite du Caliitris quadrivalvis Vent. (Thuya articulata Vahl), Conifère-Capressinée de l'Afrique boréale; en larmes jaunes, pâles, translucides, â surface un peu terne et grisâtre, â cassure vitreuse, friable et se réduisant facilement en poudre blanche. Odeur résineuse faible; saveur amère, légèrement résineuse. (P. 1360).
270. Baies de Genièvre. — Fruits composés (achaines) du Juniperus commuais, Cdnifère-Cupressinée indigène, ligneuse; entourés par les bractées de l'inflorescence devenues charnues et épaisses, noirâtres, â odeur aromatique, â saveur sucrée et parfumée. (P. 1358).
271. Sabine. — Rameaux feuilles du Juniperus Sabina, Conifèrc-Cupressinée indigène ; chargés de nombreuses petites feuilles opposées-décussées, imbriquées, polymorphes, à saveur amère et acre, irritante, à forte odeur résineuse. (P. 1358).
272. Racine fflris. — Rhizome de l'Iris florentina et de quelques espèces voisines, européennes, cultivées; cylindrique, nu peu aplati, formant une série de renflements, à surface supérieure émondée au couteau, â surface inférieure montrant des traces punctiformes de racines adventives ; le tout blanc, â odeur agréable de violette, â saveur faible et mucilagineuse ou un peu acre. (P. 1418).
273. Safran. — Styles du Crocus sativus, Iridacée orientale, cultivée : à 3 branches stigmatifères, rougeàlres, représentant chacune un cornet
strié, fimbrié el enroulé, non fermé; flabelliformes quand elles son l étalées, plissées en long, à odeur aromatique spéciale, à saveur amère ; teignant la salive en jaune. (P. 1421).
274. Bulbes de Colchique. — Bulbes pleins du Colchicum autumnale, Liliacée-Colchicée indigène, vivace;sphériques-déprimés. pédales et portant en bas des racines adventives dont on peut voir la trace. Surface d'un gris terreux, plus ou moins brun, avec un sillon vertical au milieu d'une des faces; en baut une assez large cicatrice. Saveur acre et amère. (P. 1399).
275. Semences de Colchique. — Graines de la plante précédente; petites (2, 3 millim.), subglobuleuses, à surface rugueuse, d'un brun foncé, avec un petit arille blanc, saillant, voisin de la cicatrice du bile. Albumen abondant, corné, et petit embryon excentrique. Saveur amère. (P. 1401).
276. Céradille. — Graines du Schœnocaulon officinale A Gr. (Asanrœa of/iciualis Lindl.), Liliacée-Vératrée de l'Amérique centrale; petites (env. 1 cent.), allongées, fusiformes, subclaviformes. inégalement prolongées aux deux bouts en pointe aliforme, glabres, noires, à albumen charnu. Saveur amère. puis très acre. (P. 1406).
277. Racine d'Hellébore blanc. — Rhizome du Verâtrum album, Liliacée-Vératrée vivace, de l'hémisphère boréal des deux mondes; épais, cylindrique, à surface d'un brun plus ou moins foncé, chargée de cicatrices et de nombreuses racines adventives appliquées; l'extrémité supérieure portant une épaisse couronne de cicatrices foliaires; les intérieures cassantes et blanches intérieurement. Saveur acre. (P. 1403).
278. Squames de Scille. — Écailles (bases foliaires), entières ou découpées du bulbe volumineux du Scilla maitima L. (Urginea Scilla St.), Liliacée-Scilléedes rivages méridionaux ; plates ou un peu concaves, d'un rouge brun ou plus ou moins blanchâtres, coriaces par la dessiccation, lisses ou légèrement rugueuses, pourvues de lignes saillantes longitudinales, obtuses, se brisant avec étirement des trachées et scintillement de cristaux d'oxalate de chaux. Saveur douceâtre, puis extrêmement acre. (P. 1387).
279. Aloès succotrin. — Nom donné jadis à tort â toutes les qualités supérieures d'Aloès, de quelque espèce d'Aloe qu'elles proviennent. C'est souvent aujourd'hui l'A. spicata, du Cap, ou VA. cera L (A. lulgaris Lamk), Liliacées-Aloinées à feuilles grasses. Le suc extrait de ces feuilles est d'un brun rougeâtre translucide, brillant, cristallin. Quand il est opaque, c'est VAloès hépatique des anciens. L'odeur est douce, assez agréable ou un peu hircine ; la saveur très amère. (P. 1830).
280. Aloès des Barbades. — Suc épaissi des feuilles de VAloe vera. transporté (?) en Amérique ; d'un brun noirâtre, opaque, à odeur peu agréable, souvent expédié dans des calebasses. (P. 1384).
281. Aloès caballin. — Nom impropre, appliqué aux aloes impurs, noirs, ternes, à odeur répugnante, tirant leur ancien nom de ce qu'on les réservait jadis pour les bestiaux.
282. Racine d'Asperge. — Portion souterraine de {'Asparagus officinalis, Liliacée-Àsparagée indigène, vivace, à fruit charnu (baie); formée d'un rhizome cylindrique, d'un gris jaunâtre sale, portant des écailles (feuilles modifiées) et de nombreuses racines advcntives. très développées, de la grosseur d'une plume, à odeur et saveur légères, non spécifiques. (P. 1391).
283. Salsepareille (de la Jamaïque). — Portion souterraine du Smilax officinalis, Liliacée-Smilacée de l'Amérique centrale, à fruit charnu; à rhizome épais, avec nœuds saillants, portant de longues racines cylindriques, plus ou inoins renflées vers le milieu de leur longueur, simples, sauf au sommet où elles portent de nombreuses radicules, d'un gris plus ou moins jaunâtre ; à saveur un peu douce et sucrée, puis plus ou moins acre et amère. (P. 1392).
284. Squine. — Portion souterraine du Smilax China, Liliacée-Smilacée grimpante de l'Asie tropicale; cylindrique, inégalement bosselée, ordinairement lisse ou satinée, d'un brun pâle ou un peu rougeâtre, portant des entailles inégales et des traces de racines, à cercle subéreux épais, à odeur et saveur très faibles. (P. 1399).
285. Racine de Petit Houx (Fragon épineux). — Portion souterraine du Ruscits aculeatus, Liliacée-Asparagée indigène; à rhizome de la grosseur du doigt, d'un gris jaunâtre, portant des collerettes transversales, traces d'écaillés (feuilles modifiées), quelques bases de branches aériennes, et de nombreuses racines adventives grêles, grisâtres. Saveur douceâtre, puis légèrement acre; odeur légèrement térébenlhinée. (P. 1409).
280. Salep. — Tubercules (Ophrydobulbes) de plusieurs Orchis indigènes et orientaux vivaces; en masses ovoïdes, pyriformes ou palmées, dures, cornées, d'un brun grisâtre ou jaunâtre, à excavation supérieure répondant â la base de la portion aérienne. Subtance intérieure translucide, peu odorante, insipide, légèrement mucilagineuse. (P. 1437).
287. Vanille. — Fruit (baie imparfaitement déhiscente) du Vanilla claviculata Sw. ( V. p/a/<*/o/t<z Axr>n.),Orchidacée-Aréthusée grimpante du Mexique, introduite et cultivée dans un grand nombre de pays tropicaux des deux mondes; en baguettes molles, brunes, ridées et « givrées » parla dessiccation, â odeur balsamique très-suave, â saveur douceâtre, agréable. (P. 1438).
288. Gingembre. — Rhizome du Zingiber officinale. Zingibéracée asiatique, cultivée dans beaucoup de pays tropicaux des deux mondes; allongé, ramifié, à divisions obovales, aplaties, ('-paisses, grises, ou d'un blanc mat quand elles sont décortiquées; à odeur spéciale, aromatique ; â saveur aromatique, poivrée et brûlante. (P. 1 124)'.
289. Curcuma. — Portion souterraine, cylindrique (C. long) où ovoïdesphérique (C. rond) du Curcuma rotunda, Zingibéracée de l'Asie el de l'Océanie tropicales; dure, à écorce subéreuse d'un gris brunâtre, avec cicatrices de feuilles el de racines, intérieurement d'un jaune foncé ou
rougeàtre, à cassure courte et terne, à saveur un peu acre, à odeur de Macis, colorant la salive en jaune. (P. 1429).
290. Zédoaire ronde. — Rhizome attribué au Curcuma Zedoaria Rose. (Amomum ZedoariaVï.), Zingibéracée de l'Asie tropicale; ovoïde ou subspbérique. tuberculeux, à cassure compacte, d'un gris pâle; la surface d'un brun pâle, subéreuse, à odeur camphrée, à saveur amère-térébenthinée. (P. 1430).
291. Zédoaire longue. — Portion souterraine (racines?) de la plante précédente, en cylindres de la grosseur du doigt, à surface d'un brun clair. .Mêmes propriétés organoleptiques.
292. Galanga (mineur). — Rhizomes de YAlpinia officinarum Hnce, Zingibéracée de la (mine méridionale; cylindriques ou bifurques, ou à divisions latérales, d'un brun rougeàtre, avec anneaux circulaires, frangés et blanchâtres, répondant aux appendices détruits; entre-nœuds striés. Cassure fibreuse, d'un brun clair; odeur aromatique, camphrée; saveur poivrée et brûlante. (P. 1427).
293. Arrow-root. — Fécule du Maranta arundinacea, Zingïbéracée- Marantée américaine, cultivée dans tous les tropiques; en grains elliptiques ou ovoïdes, un peu irréguliers, secs, d'un blanc brillant, à hile transversal ou étoile. Toucher doux, mais non gras. (P. 1430).
294. Maniguette. --draines de V Amomum M elegueta Rose. (.4. Grana- Paradisi L.), Zingibéracée de l'Afrique tropicale occidentale; irrégulièrement ovoïdes-pyramidales, polygonales ou subcordées, brunes, rugueuses, arillées, albuminées, à saveur poivrée et brûlante, à odeur aromatique. (P. 1434).
295. Cardamome du Malabar. — Fruits de YElettaria repens H. Rn (E, Cardamomum Mat. — Amomum Cardamomum Whit., non L.), Zingibéracée de l'Asie tropicale; capsulaires, ovoïdes-oblongs, obtusément trigones, longs de 1, 2 centimètres, parcheminés, d'un gris pâle, brunâtre; à graines nombreuses, comprimées, d'un brun rougeàtre, aromatiques; à saveur chaude et camphrée. (P. 1432).
296. Cardamome de Ceylan. — Fruits de YElettaria major Sm., qu'on suppose être une variété de VE. repens; plus gros (2, 5 centimètres), plus grisâtres et moins aromatiques que ceux de l'espèce type.
297. Cardamome de Siam (C. en grappes). — Fruits de Y Amomum Cardamomum L., Zingibéracée du Cambodge et de Siam ; sphériques, d'un gris brunâtre, surmontés d'une cicatrice proéminente du stvle. draines brunes, très aromatiques, brûlantes. (P. 1433).
298. Acorevrai (Calamusaromalirus). — Rhizome de YAcorus Calamus, Aroïdacée-Orontiée vivace, indigène; cylindrique, un peu aplati, d'un brun rougeàtre à la surface, intérieurement d'un blanc grisâtre, spongieux, portant en dessus des côtes transversales proéminentes, répondant à l'insertion des appendices, et en dessous des groupes de cicatrices circulaires et déprimées, répondant aux racines adventives. Odeur
aromatique agréable; saveur légèrement amère et âpre. (P. 1444).
299. Sagou(Gros). — Fécule des Metroxylon Sagu Rottb. et Rumphii Mart.. Palmiers arborescents de l'Asie et l'Océanie tropicales; en grains composés, irréguliers, opaques, rugueux, de couleur blanche, grise ou rosée, se gonflant dans la salive et y devenant translucides. Hile répondant à la petite extrémité, rond ou étoile. (P. 1411).
300. Sagou (Petit). — Fécule des Metroxylon précédents, chauffée, à l'état de pâte, sur des plaques métalliques. A cette forme appartient le S. Tapioca, d'un gris brun, avec taches laiteuses et surface terne, subcornée. Hile dilaté et plus ou moins éclaté. (P. 1411).
301. Fruit de Sagontier. — Obovoïde, brun, brillant, chargé d'écaillés imbriquées (poils d'abord peltés et durcis), réfléchies. Graine unique, mobile à l'intérieur. (P. 1411).
302. Sang-dragon (en roseaux). — Suc résineux desséché du Calamus Draco W. (Dœinonorops Draco Mart.), Palmier grimpant de l'Océanie tropicale ; en cylindres ou boules enveloppés d'une feuille de Palmier, d'un brun rouge foncé, lisse, terne, â stries fines, à cassure compacte, courte, à saveur légèrement acre. Par le grattage, ces masses donnent une poudre rouge; elles tachent le papier en rouge brun. (P. 1413).
303. Sang-dragon (en masses). — Même produit que le précédent, mais de qualité inférieure, en blocs irréguliers, d'un brun rougeâtre terne, avec nombreux débris, notamment des poils écailleux qui recouvrent le fruit.
304. Chiendent (Petit). — Rhizomes du Triticum repens, Graminée- Hordéée indigène; en cordons subprismatiques, larges de 2-3 millimètres, jaunes, lisses, durs, à côtes longitudinales saillantes, avec nœuds espacés, portant des traces d'écaillés engainantes, et souvent des racines adventives grêles. Saveur légèrement sucrée. (P. 1368).
305. Canne de Provence. -- Rhizome de YArundo Bonax, Graminée- Festucée vivace, de la région méditerranéenne; cylindrique, épais (4-5 cent.), à surface luisante, jaune pâle, cannelée en long, avec anneaux saillants, transversaux, et cicatrices circulaires de racines adventives ; à cassure compacte, légèrement spongieuse, de couleur gris brunâtre, à saveur douceâtre et à odeur douce. (P. 1377).
306. Gruau d'Avoine. — Graines, sans tégument, de YAvena sativa, Graminée-Avénée cultivée; allongée, atténuée aux deux extrémités, d'un blanc un peu translucide, éburné; portant d'une part un sillon longitudinal; â albumen abondant, â petit embryon basilaire, excentrique. (P. 1370).
307. Orge (mondée). — Fruit (caryopse), sorti Acs glumelles, de YHordeum vulgare, Graminée-Hordéée cultivée; elliptique, un peu aplati, â tégument jaunâtre, â graine albuminée; l'embryon basilaire excentrique ; à saveur faible. (P. 1368).
308. Orge perlée. — Fruit précédent, décortiqué et ayant perdu son
péricarpe; devenu plus rond que l'O. mondée, et à surface farineuse, grisâtre.
309. Amidon (de Blé). — Fécule des graines du Triticum satiium, Graminée-Hordéée cultivée; en petits grains inégaux, orbiculaires ou un peu ovales-elliptiques, aplatis, à hile central, punctiforme, et à zones concentriques très peu visibles. (P. 13G5).
310. Riz. — Fruits (caryopses) de VOryza saliva, Graminée-Oryzéc cultivée; en général dépouillés en totalilé ou en partie du péricarpe; oblongs, obliquement tronqués à la base, à albumen abondant, croquant sous la dent et à cassure cornée ; à embryon basilaire, excentrique, superficiel. (P. 1371).
311. Racine de Fougère mâle. — Rbizome du Dryopteris Filix-mas (Polystichum Filix-mas Roth), Fougère vivace, indigène; cylindrique d'un brun noirâtre, ridé, surmonté en dessus de nombreuses bases de pétioles des frondes, et «-n dessous de nombreuses racines adventives, grêles et noires; â cassure compacte, courte, d'un jaune verdâtre. Saveur sucrée, puis légèrement astriogente-amère, un peu spéciale; odeur spéciale de moisi. (C. 14).
312. Polypode commun (P. de Chêne). -- Rhizome du Polypodium vulgare, Fougère indigène, vivace; grêle, cylindrique, irrégulièrement aplati, tortueux, d'un brun jaunâtre ourougeàtre, avec saillies supérieures tronquées (restes des pétioles) et, en dessous, des restes de racines ténues. Cassure courte, compacte; odeur spéciale, un peu nauséeuse; saveur sucrée et finalement acre. (C. 1).
313. Capillaire du Canada. — Frondes de VAdiantum pedatum, Fougère vivace de l'Amérique du Nord et de l'Asie tempérée; à longs pétioles lisses; les divisions du limbe pédalées, à ramifications unilatérales; les folioles oblongues, irrégulièrement parallélogrammiques ou scalènes, à bord supérieur découpé de lobules rabattus portant les sores; glabres, d'un vert gai, â odeur faible et à saveur douceâtre ou un peu stvptique. (C. 12).
314. Lycopode. — Spores (microspores) du Lycopodium clavatum, Lycopodiacée-Lycopodiée indigène; courtement tétraédriques, à arêtes pourvues d'une ligne saillante; à faces un peu courbes, chargées d'un réseau à mailles polygonales. Poudre jaune, onctueuse, flottant sur l'eau froide, brûlant avec éclair, inodore. (C. 28).
315. Lichen d'Islande. — Thalle du Cetraria islandica, Lichen des régions froides et tempérées; foliacé, coriace, enroulé, d'un vert jaunâtre ou brunâtre en dessus, blanc, dur et fovéolé en dessous, à lobes inégaux, irrégulièrement bifurques ; les bords découpés en deux lobules, portant çâ et là des plaques (apothécies) d'un jaune rougeàtre et souvent aussi des spermogonies cylindro-coniques. Saveur amère; odeur spéciale, faible. (C. 70).
31G. Agaric blanc (Polypore du Mélèze). — Polyporus officinalis
Fr., Champignon-Basidiomycète indigène; en forme de cône plus ou moins oblong, surbaissé ou claviforme, d'un blanc jaunâtre, farineux, à zones annulaires concentriques; la base ponctuée de fins orifices. Saveur douceâtre, puis bientôt d'une extrême âcreté. (G. 108).
317. Agaric de chêne (Amadouvier). — Polyporus fomentarius, Champignon-Basidiomycète indigène, réduit par compression et battage à des lames molles, d'un brun jaunâtre, légères, flexibles, à surface lisse ou un peu inégale, dédoublables en lamelles veloutées, satinées; souvent imprégné de sels qui lui permettent de brûler sans flamme d'une façon continue. Odeur et saveur nulles. (C. 107).
318. Ergot de Seigle (Seigle ergoté, S. cornu.). — Fruits du Secale céréale, déformés par un Champignon thécasporé, à sclérote, le Claviceps purpurea ; de forme cylindrique, arquée, atténués aux deux bouts, durs, d'un brun noirâtre ou violacé, à intérieur blanc, bordé de violacé, compact, corné, à odeur et saveur rances, acres. (C. 129).
319. Coralline blanche (C. officinale). — Algue-Floridée marine, indigène, calcifère, en forme de touffes ramifiées, dont les divisions sont obeoniques, aplaties, comme articulées, à écorce calcaire qui se brise et permet de plier l'axe central ténu. Les sommets des axes peuvent porter des sacs (cystocarpes) tétrasporés. Saveur presque nulle; odeur marine. ■ (C. 291).
320. Mousse de Corse. — Mélange d'Algues-Floridées marines, indigènes, brunes ou rougeâtres, ramifiées, filamenteuses, à odeur de Yarccs, à saveur salée, parmi lesquelles se trouve parfois, mais non forcément, YAlsidium Helminthochorton, très petit, d'un gris rougeâtre, formé de filaments courts et grêles, irrégulièrement dichotomes. (C. 295).
321. Carragahen (Mousse perlée). — Chondrus crispas Lixgb., Algue-Floridée marine, indigène, à thalle arboriforme, aplati, plus ou moins dilaté en éventail, plusieurs fois dichotome, crépu au sommet, glabre, lisse, subcorné, élastique, plus ou moins rougeâtre, souvent tout à l'ait décoloré, portant parfois des cystocarpes. Odeur de Yarecs; saveur mucilagineuse, parfois légèrement salée. La fronde se gonfle et devient visqueuse au contact de la salive. (C. 285).
322. Capillaire de Montpellier. — Adiantum Capillus Vcneris, Fougère de la région méditerranéenne, à frondes bipinnatiséquées; les folioles presque aussi larges que longues, insymétriquement quadrilatérales, cunéiformes à la base, serrées en haut ou avec lobes sorifères à bords arrondis et réfléchis. Odeur agréable, faible et douce. (C. 11).
323. Capillaire rouge. — Asplenium Trichomanes, Fougère indigène, à frondes une fois pinnatiséquées ; les segments ovales et arrondis, dentelés, à sores linéaires, obliques, distincts, puisconfluenls. Saveur faible. (C. 19).
324. Rue des Murailles (Sauve-vie). — Asplenium Rata muraria, petite Fougère indigène, â frondes bipinnatiséquées, avec lobes obovales-
oblongs, entiers ou lobules. Sores linéaires. Indusiuin détaché par son bord interne. Saveur et odeur presque nulles. (C. 19).
325. Capillaire noir. — Asplenium Adiantum nigrum, Fougère indigène, à frondes glabres, d'un vert foncé, bi-tripinnatiséquées, à segments lancéolés-aigus, multilobulés. Sores linéaires, puis confluents, à indusium allongé. Odeur et saveur presque nulles. (C. 20).
326. Scolopendre. — Scolopcndrium officinale, Fougère indigène, à frondes entières, oblongues ou oblongues-lancéolées, à base cordée, biauriculée; les sores linéaires, obliques, parallèles aux nervures secondaires, avec deux lames indusiales parallèles, se regardant et se recouvrant par leur bord interne libre. (C. 22).
327. Écorce de Winler fausse. — Écorce du Cinnamomdendron corticosum Miehs. Magnoliacée-Cauellée des Antilles; épaisse, arquée, d'un gris rongeàtre ou d'un brun ferrugineux, à dépressions arrondies, à cassure courte, granuleuse, un peu fibreuse. Surface interne d'un brun noirâtre, presque lisse. Odeur aromatique. Saveur chaude et piquante. (P. 509).
328. Doldo. — Feuilles du Peumus Boldus Mol., Monimiacée-Hortoniée arborescente du Chili; opposées, persistantes, elliptiques ou ovales-elliptiques, entières, rudes, ponctuées de réservoirs d'essence très odorante, à
.odeur de certaines Labiées. (P. 521).
329. Jéquirity. — Graines de VAbrus precatorius L., Légumineuse- Papilionacée- Viciée grimpante, des régions tropicales ; pisilbrmes, rouges, tachées de noir au sommet, lisses, assez dures, avec un embryon charnu, sans albumen. Odeur nulle ; saveur désagréable. (P. 632).
330. Mélilot. — Sommités fleuries du Melilotus officinalis, Légumineuse-rapilionacée-Trifoliée, indigène, vivace; à feuilles alternes, trifoliolées; à petites fleurs jaunes en grappes, pendantes, pourvues d'une corolle inégulière. Odeur aromatique, forte à l'état sec, assez agréable, spéciale. (P. 650.)
331. Genêt à balais. — Sommités fleuries du Genista scoparia H. Bn (Spartium scoparium L. — Cytisus scoparius Link. — Sarothamnus scoparius Koch), Légumineuse-Papilionacée-Génistée indigène, frutescente; à petites feuilles supérieures 1-3-foliolées; à fleurs solitaires ou géminées, irrégulières, jaunes; la corolle papilionacée et l'androcée monadelphe. Saveur acre, s'atténuant beaucoup par la dessiccation. (P. 662).
332. Viburnum prunifolium, — Paibiacée-Sambucée de l'Amérique du Nord. Feuilles obovales, subarrondies ou ovales, glabres, nettement dentées en scie, à pétioles marginés. Fleurs en cymes composées, corymbiformes. Fruits charnus, d'un noir bleuâtre. Écorce en plaques canaliculées; légère, mince, d'un brun jaunâtre clair en dedans, extérieurement garnie d'une couche subéreuse spongieuse, plus ou moins épaisse; à saveur faible, farineuse, à odeur faible, un peu nauséeuse.
333. Cascara sagrada. — Écorce mince des branches plus ou moins grosses du Bhamnus Purshianus DC. (R. alnifolius Pursh), Rhamnacée-
Rhamn.ee frulescentc de l'Amérique du Nord, à feuilles ovales, courteinent pétiolées, denticulées, légèrement cordées à la base; les nervures pubescentes en dessous; les pédoncules floraux deux l'ois bifides; les fruits globuleux-déprimés, charnus! Écorce rigide, assez fragile, à cassure courte; grise ou plus ou moins brune en dehors, lisse ou peu rugueuse, brune en dedans et lisse, "labre. Saveur amcre, assez franche. Odeur nulle.
'Soi. Cajeput. — Huile volatile extraite des feuilles de MclaUucaLeucadendron, var. minor, Myrtacée-Leptospermée des Moluques et des îles voisines; verte ou décolorée, mobile, transparente, à odeur forte, agréable, camphrée et térébenlhinée, rappelant un pcucelledela rose; entièrement soluble dans l'alcool. (P. 1017).
335. Petite Ciguë. — Feuilles et fruits deYJEthusa Cy napium ,0mhe\lifère-Peucédanée annuelle, indigène, la plus vénéneuse de toutes, glabre, à tige verte ou uniformément teintée de pourpe ; les feuilles décomposéesternatipennées; les fleurs blanches, en ombelles composées, avec involucre nul ou réduit à une courte bractée, à involucelle de 1-5 bractéoles sétacées; les trois plus longues extérieures et descendantes. Odeur vireuse, fétide. (P. 1059).
330. Curare. — Mélange brun, concrète, opaque, plus ou moins résineux ou terne, devant surtout ses propriétés toxiques ou physiologiques au Strychnos Castelnœana \Yedd., Solanacée-Slrychnée américaine, à tige grimpante, à crocs axillaires, à grandes feuilles elliptiques, aiguës, 5-7nerves. (P. 1217).
337. Tabac rustique. — Feuilles du Nicotiana rustica, Solanacée- Nicotianée indigène, annuelle; pétiolées, ovales-obtuses, épaisses, molles, d'un vert foncé, couvertes de poils visqueux; brunissant par la dessiccation qui atténue l'odeur vireuse et désagréable. (P. 1202).
338. Plantain (Grand). - - Feuilles du Plantaqo major, Plantaginacée indigène, vivace ; largement ovales, épaisses, coriaces, à 3-5 nervures convergentes; glabres ou à peu près, légèrement amères et slypliques, un peu mucilagineuses. (P. 1186).
330. Iné (Onaie). — Graines du Strophanthus hispidus DC, Apocynacée-Nériée ligneuse, de l'Afrique tropicale, ou d'une de ses variétés glabres(S. Kombe); ovbïdes-subfusiformes, d'un jaune grisâtre, surmontées d'une longue lige grêle, qui porte un grand bouquet de poils blanchâtres formant aigrette. (P. 1270).
340. Laurier-Rose. - - Feuilles opposées ou verticillées du Nerium Oleander, Apocynacée-Nériée de la région méditerranéenne; lancéolées, entières, coriaces, glabres ou à peu près, penninerves, acres, irritantes, inodores. (P. 1267).
34 1 . Séné de Huile (S. de laPique). — Folioles du Cassia angustifolia (C. médicinal is Bisch. — C. lanceolataW. et Arn.), longuement ovaleslancéolées ou linéaires-lancéolées, longuement aiguës au sommet, glabres ou à peine pubescentes, d'un vert clair en dessus, plus ou moins glauques
en dessous. Caractères organoleptiques du C. acutifolia. (P. 606).
342. Camphre de Bornéo (Bornéol). — Camphre cristallin, extrait du Dryobalonops aromatica G.*:rtnt. (D. Camphora Col.), Diptérocarpacée- Dryobalonopsée arborescente de Bornéo et de Sumatra ; d'un blanc plus ou moins grisâtre, en petits grains dont l'odeur tient à la fois du C. du Japon, du poivre, du Patchonly et de l'Ambre gris. Saveur brûlante. (P. 812).
343. Duboisia. — Feuilles du Duboisia myop oroides, Solanacée ou Scrofulariacée-Salpiglossée océanienne; alternes, courtement pétiolées, oblongues, obtuses ou aiguës au sommet, entières, penninerves, ayant les propriétés de la Belladone. (P. 1209).
34-4. Caoutchouc (de Colombie). — Suc durci, blanchâtre , puis noirci ■ou bruni par la fumée, élastique, du Castilloa elastica Cerv., Ulmacée- Artocarpée arborescente de l'Amérique tropicale. (P. 093).
345. Menthe japonaise. — Feuilles du Mentha arvensis, var. piperascens, herbe du Japon, Labiée-Menthée vivace; ovales-aiguës, dentées, à odeur fine, non térébentbinée, sans âcreté. (P. 1241).
346. Thy m (commun). — Branches foliifères ou fleuries du Thymus vulgaris, Labiée-Menthée cultivée, odorante-aromatique, à saveur chaude. Feuilles opposées, petites, lancéolées ou linéaires, obtuses, à bords réfléchis, chargés de petits poils glanduleux, rougeàtres, sécrétant l'essence. Fleurs petites, blanches ou rosées, irrégulières, en faux-capitules (cymes)
• ovoïdes ou globuleux. (P. 1242).
347. Santal blanc. — Bois du Santalum album L. {S. myrtifolium Roxb.), Santalacée-Santalée arborescente de l'Inde; d'un jaune plus ou moins brun, à zones concentriques plus brunes ; dur, riche en huile essentielle. Saveur forte, amère-aromatique. Odeur développée par le frottement et le rapage, persistante, spéciale, comparée à celle des roses. (P. 1320).
348. Vigne. — Feuilles du Yitis cinifera, type des Ampélidées; sarmenteux, cultivé; pétiolées, palmatilobées, à base cordée et à lobes sinués-dentés; vertes ou rougissant en automne et par la dessiccation, acidulés, plus ou moins pubescentes, notamment à la face inférieure blanchâtre. (P. 1326).
349. Mais. — Fruits du Zea Maïs L., Graminée-Maydée, à gros épis composés, cylindriques. Grains (caryopses) réniformes-arrondis, comprimés, lisses, luisants; souvent jaunes, disposés en séries verticales sur l'axe épaissi de l'inflorescence femelle, souvent enveloppé de grandes bractées papyracées. Albumen dur. Embryon basilaire, excentrique. Styles longs, grêles, bidentés au sommet, pendant dans l'intervalle des bractées de l'inflorescence. (P. 1372).
350. Fausse-Oronge. — Amanita muscaria Pers. (Agaricus muscarius L.), Champignon-Hyménomycète-Agaricé indigène, très commun et très vénéneux, à stipe central, bulbeux à sa base, avec volva complet et voile réduit à l'état de collerette à la maturité. Stipe et lames hyméniales
blanches. Chapeau d'un rouge vermillon ou un peu orangé en dessus, parsemé des débris maculiformes et blancs de la volve. Saveur légèrement douceâtre, sans âcrelé ni amertume. (C. 86).
351. Polytric. — Polytrichum commune, petite Mousse indigène, vivace, à feuilles nombreuses, étroites, aiguës, non vasculaires„à axe grêle (soie), supportant une urne terminale ovoïde-anguleuse, fermée par une membrane horizontale, recouverte d'un opercule conique, lui-même chargé d'une coiffe filamenteuse, fauve. (G. 40).
352. Laminaria Cloustoni. — Algue-Halyséridée-Laminariéè indigène, à fronde formée d'un stipe brunâtre, cylindrique, pourvu à sa base d'une dilatation qui porte les crampons de fixation, et en haut d'un limbe partagé en nombreuses et étroites lanières, cordiforme à la base. Efflorescence saline etamère. (G. 280).
TABLE DES MATIÈRES
Acanthobolus brasiliensis 30G
Acetabula vulgaris 123
Achlija racemosa 24-6
Achorion Lebertii 232
Achorion Schœnleinii 229
Acrocarpées (Mousses) 40
Acrocarpus crinalis 297
Acrostichum heterophyllum 27
Aerostichum Huacsaro 9
Actinomyces Boris 183
Actinoniycosc 183
Adiantum œthiopicum 13
Adiàntum Capillus Veneris 11
Adiantum caudatum 13
Adiantum cristatum 13
Adiantum cuneatum 13
Adiantum falcatum 13
Adiantum fragile 13
Adiantum macrophyllum 13
Adiantum melanocaulon 13
Adiantum pedatum 12
Adiantum pentadactylon 13
Adiantum radiatum 13
Adiantum tenerum 13
Adiantum irapeziforme 13
Adian tum villosum 1 :'.
jEthiops végétal 300, 256
Agar-agar 281, 284
Agarics 79
Agaric Amadouvier 107
Agaric blanc 108
Agaric de Chêne 107
Agaric des pharmaciens 108
Agaric du Mélèze 108
Agaric purgatif 108
Agaricus aeerbus 99
Agaricus adustus 99
Agaricus ivruginosus 99
Agaricus albellus 104
Agaricus atbo-cyaneus 99
Agaricus albus 99
Agaricus amaricans 99
Agaricus atrotomenlosiis 99
Agaricus altenuatus 84
Agaricus aurantiacus 87
Agaricus aureus 88
Agaricus Badhami 99
Agaricus bufonius 99
Agaricus bulbosus 88, 90
Agaricus cœsareus 88
Agaricus cervinus 99
Agaricus cilrinus 89
Agaricus clavipes 99
Agaricus clypeolarius 99
Agaricus colubrinus 104
Agaricus comatus 99
Agaricus consobrinus 99
Agaricus controrersus 99
Agaricus Coron il la 99
. 1 garicus Cossus 99
Agaricus cristatus 99
Agaricus crusluliniformis 99
Agaricus dryophilus 99
Agaricus duriusculus 99
Agaricus durus 99
Agaricus fascicularis .... 99
Agaricus fastibilis 99
Agaricus fastigiatus 99
Agaricus jlavescens 99
Agaricus fragilis 99
TABLE DES MATIÈRES
Agaricus furcatus
Agaricus ebiimeus
Agaricus elseodes
Agaricus euchrous
Agaricus excelsus
Agaricus Gardneri
Agaricus geogenius
Agaricus Georgii
Agaricus gloiocephalus
Agaricus glutinosus
Agaricus insulsus
Agaricus integer
Agaricus inversus
Agaricus lividus
Agaricus Mappa
Agaricus muscarius
Agaricus neapolitanus
Agaricus nebularis
Agaricus nigricans
Agaricus obturatus
Agaricus ochraceus
Agaricus ulearius
Marasmius oreades
Agaricus Palomet»
Agaricus pantherinus
Agaricus pectinatus
Agaricus pelianthinus
Agaricus i>cr<i)iatus
Agaricus pi ityphyllus
Agaricus purus
Agaricus pustulatus
Agaricus Queletii
Agaricus rimosus
Agaricus rubellus
Agaricus rubens
Agaricus ruber
Agaricus rufus
Agaricus rutilons
Agaricus saponaceus
Agaricus sardonius
Agaricus serrulaius
Agaricus speciosus
Agaricus squamosus
Agaricus sublateritius
Agaricus sulfureus
Agaricus sylraticus
Agaricus tenuipes. .
Agaricus theiogalus
Agaricus torminosus
Agaricus tortilis
Agaricus urens
Agaricus ustalis
Agaricus vellereus
Agaricus rillaticus
Agaricus viscidus
Agaricus xanthodermus
Aglaophyllum lacération
A g ueau de Scy thie
Alaria esculenta 255,
Alectoria jubata
NT
lOi M !ll 9-2 9-2
Alga coralloides
Alga tinctoria
Algue des arbres
Algue filiforme de la bouche
Alguensine
Algues
Al]>us
Alsidium Ilelminthocliorton
Alsophila armata
Amanita
Amanita bulbosa
Amanita ce&sarea
Amanita citrina
imanita excelsa '
Amanita Mappa
Am, mita muscaria
Amanita pantherina
Amanita phalloides
Amanita rubescens
Amanita cerna
Amanita viridis
Amanites
Ambourige
Améthyste
Amphigastre
. 1 m ylobacter
Anabaina
Anabaina smaragdina
Andrxa petrophila
Angiocarpés (Lichens)
Angiopteris erecta
Anhaltia
Anthéridie 51 ,
Anthérozoïdes K 264,
Anthoceros Uevis
Aphanomyces
Apophyse
Apothécie
Apprelle
Auricularia Sambuci
Avençaô
Archégone
Arglisse sauvage ,
Armillaria
Arinillariés
Arthrobracterium Aceti
Arilirmlesmus
Ascococcus mesenteroides
Ascomycètes
Ascophora Mucedo
Ascophyllum nodosum
Aspergillus 231,
Aspergillus capitatus
Aspergillus flavescens 212,
Aspergillus favus
Aspergillus fumigatus
Aspergillus glaucus
Aspergillus niger
Aspergillus nigrescens
Aspergillus nigricans
TAULE DÉS MATIERES
Aspergillus Onjz-x
Aspidium coriaceum
Aspidium Filix-fœmina
Aspiiliiuii Filix-mas
Aspidium marginale
Aspidium Oreopteris
Aspidium spinulosum
Asplenium ambiguum
Asplenium Ceteraclt
Asplenium Adiantum nigrum.
Asplenium Filix-fœmina
Asplenium. l'etrarchœ
Asplenium Ruta-muraria
Asplenium Trichomanes
Asplenium Yirgilii
Asquc
Atlujrium Filix-fœmina
Bacille charbonneux..
Bacille comma
Bacille d'Eberth
Bacille de Friedlander.
Bacille virgule
Bacilles
Bacilles atmosphériques
Bacilles de la décomposition
Bacilles de l'Œdème malin
Bacillus 223,
Bacillus Amylobacter
Bacillus Anthracis. .
Bacillus caucasicus
Bacillus Chauv&i
Bacillus cholericus
Bacillus diptheriticus
Bacillus laclicus 1 19,
Bacillus Megaterium
Bacillus r uber
Bacillus subtilis 1 5 1 ,
Bacillus tuberculosus
Bacillus typhicus
Bacillus Uliui
Bacillus urese,
Bactéridie charbonneuse
Bactéridie des infusions
Bactéridie intestinale
Bactérie butyrique
Bactéridie glaireuse
Bactérie des vins tournés
Bactérie du foin
Bactérie du levain
Bactérie tuberculeuse
Bactéries
Bactéries atmosphériques
Bactéries de la bouche
Bacterium 223,
19G l.Vi 1 5 i
Bacterium Aceti. 149, 195
Bacterium caucasicum 1 19, 197
Bacterium Chauvxi 104
Bacterium laclicum 149
Bacterium merismopœdioides 185
Bacterium punctum 148
Bacterium Termo 148
Bacterium triloculare 1 17
Bacterium urese 142
Bseomgces neglectus 69
Bœomyces rangiferinus 69
Basidiomycètes 118
Balai. 111
Balantium chrysotrychum 26
Balantium magnificum 26
Bali 11
Barbe de vache 110
Basidiosporés 81
Basidiosporés Aeuléiféres T1U
Batrachospermum 254, 270
Beggiatoa 17:',, -lï.\, 224
Beggiatoa alba 171, 176
Beggiatoa arachnoïdes 177
Beggiatoa leptomiliformis 177
Beggiatoa Lanugo 177
Beggiatoa mirabilis 177
Beggiatoa nivea 171, 176
Beggiatoa Œrstedii 177
Beggiatoa pellucida 177
Beggiatoa punctata 170
Beggiatoa tigrina 177
Beurre magique 312
Beurre de terre 312
Blanc de champignon 79
Blanquet 104
Blastomycètes 1 86
Blechnum Spican t 26
Blé cornu 129
Blé rouillé 135
Bolbitius S5
Bolet rude 103
Bolets 99
Boletus œneus 102
Boletus arjulatus 107
Boletus aurantiacus ■ 103
Boletus Buglossum 105
Bal élus calyciformis 123
Boletus edulis 101
Boletus hepaticus 105
Boletus luridus 100, 108
Boletus obtusus 107
Boletus pachypus 102
Boletus reticulatus 103
Boletus rubeolarius 100
Boletus Satanas 100
Boletus scaber 103
Boletus tuberosus • 100
Boletus versipellis 103
Botrychium Matricariss 26
Bolrgcliium cicutarium 26
TABLE DES MATIÈRES
Botrychium Lunaria
Botrychium rutaceum
Botrgtis glauca
Boula
Boule de neige bâtarde 103,
Boule de neige des bois
Boule de neige des champs .... 103,
Boule de neige des prés 103,
Boule de neige niçoise
Boulet d'agnel
Bovista nigrescens
Bovista plumbea 108,
Braquet
Brosse de Bruyère
Brugnet fol
Bryum pulvinatum
Bulgaria inquinans
Byssus
Byssus lan uginosus
Calalos
Calliblepharis ciliata
Callithamnion
Camparol d'amadou
Cantharellus
Canlharellus aurantiacus
Cantharellus cibarius
Capillaire blanc
Capillaire de Montpellier
Capillaire doré
Capillaire noir
Capillaire rouge
Capuchon de moine
Carie des céréales
Carpogone
Carragahen
Carrageen
Carpot-yme
Caulerpa 256, 252,
Caussetta de Nice
Cellule-limite
Cellulose fongique
Cendres de soude
Cenomyce pyxidata
Cenomyce rangiferina
Cèpe bronzé
Cèpe d'automne 101,
Cèpe de Bordeaux
Cèpe d'été
Cèpe du diable
Cèpe franc
Cèpe gris
Cèpe jaune
Cèpe luride ,
Cèpe orangé
Cèpe perfide
Cèpe pleureur
lui lui
if,
Cèpe fol
Ceramium
Ceramium ciliatum
Ceramium Plocantium
Ceramium rubrum
Ceramium Wulfeni
Ceratopteris tlialictroides.
Ceriomyces crassus
Ceterach officinarum . . .
Cetraria crispa
Cetraria Delisssei ,
Cetraria erinacea
Cetraria islandica ,
Cetraria platyna
Cetraria tubuiosa
Cétrariés
Cétrarin
Chamir
Champignon découche 79,
Champignon de la Teigne scrofuleuse
Champignons des teignes
Champignon du peuplier
Champignon sanguinolent 103,
Champignons
Chanterelle 103,
Chanterelle orangée
Chanterelle pourpre
Chapeau
Charbon
Charbon des céréales
Charbon emphysémateux
Charbon essentiel
Charbon symptomatique
Charbonnier
: C hélianthes fragrans
Chèque
. Chevelure blanche des arbres
Chloreea vulpina
Chlorospermées
1 Choléra
i Choléra des poules
1 Chondria ubtusa 297,
Chondria papillosa
Chondria pinnatifida 297,
Chondrus crispus
C lion il rus mamillosus
Chorda filum
Chromogènes (Sehizophytesi
Chromosporés
Chroococcacées ,
Chroococcus lurgidus
Cibotium assamicum
Cibotium Baromets
Cibotium Chamissoi
Cibotium glaucescens
Cibotium glaucum
Cibotium Menzie&ii
Cils
Cils vibratiles
Cladina rangiferina
TABLE DES MATIERES
Cladonia bacillaris
Cladonia coccifera
Cladonia dit/ il ita
Cladoni i gracilis
Cladonia neglecta
Cladonia pyxidata
Cladonia sanguinea
Cladoniés
Cladophora glomerata
Cladothrix dichotoma
Clathrus cancellatus
Clavaires
Clavaria aurea
Clavaria Botrytis
Clavaria (lava
Cl ara ri a fnrmosa
Claviceps purpurea
Clavus seliginis
Clitocijbe
Clostcrium lineatum
Clostridium butyricum
Clou de seigle
Clytopilus Prunulus
Coccochloris
CoifTe
Coleochsete
Colle du Japon
Collema
Collémacées
Columelle
Collybia
Collybiés
Colinclle . .
Colombette
Conceptacle "
Confervcs
Conidie s:>.
Conidiphore 119,
Coprinés
Coprinus ephemeroides
Coprinus radiatus
Coprinus stercorarius
Curai Unit mediterranea
Corallina rubens
Corallines
Coralloïde des arbres
Coralloïde incarnate
Coralloïde jaune L03,
Coralloïde oebracée
Coralloïde pourpre 103,
Coralloides flava
Corda de San Franzesco
Cordons sombres
Cordiceps
Cordijliceps
Corne d'abondance du chêne
Corne de cerf
Cortinarius
Cosmarium Botrytis
Couche corticale » .
iv. t
ut m m
:il
lin
Couche épithalline 77
Couche gonidiale 55
Couche hypothalline 56
Couche médullaire 56
Couche sous-hyméniale x\
Coulemelle bâtarde 103
Coulemelle chauve 103
Cracbat de lune :îl2
Crachat de mai 312
Crapaudin gris 91
Crapaudin roux 87
Craterella cornucopioides 109
Craterelles 109
Crenothrix 223, 224
Cre n othrix Kuhniana 177
Crepidotus 85
Croquette des sapinières ]u3
Cri/plococcus fermentum 187
Cryptogames cellulaires 40
Cryptogames vasculaires 2
Cudbear 75
Cul de saoumo 100
Cyanophycées 310
Cyathea arborea 27
Cyathea medullaris 27
Cynomorium coccineum 9
Cynophallus 114
<'-yphelle 65
Cystopteris Filix-fœmina 20
Cijstoseira barbata 297
Daurade
Dasi/ii coccinea
Durai lin aculeata
Daxine
Dematium
Delesseria Plocamium
Dendrosarcos hepaticus
Derminés
Desmaretia
Desmaretia aculeata
Desmidiées 256,
Dicksonia Barometz
Diçranum condensatum
Oictyota fasciola
Dictyota vulgaris
Dictyuchus
Diphtérie
Diplacium esculentum
Diplacium malabaricum
Diplobacterium
Diplococcus 139,
Disparu caucasica I il»,
Doradille d'Espagne
Draparn ildia
Droguier de la Faculté ,
Dnjodon coralloides
lin
TABLE DES MATIÈRES
Dryodon erinaceus 110
Dryopteris Filix-mas 11
Dudresnaya 261
Durvilkea utilis. 256
Eccilia 85
Echinoceras cilialum 297
Ecidium 136
Ecklonin buccinalis 280
Elaphomyces yranulatus 128
El'atères 33, 52
Endochrome 2."> i
Endocladia 284
Endocladia vemicata 3ut>
Endospore 46, 58. 81
Enfant du diable 113
Entoloma 85
Ephébacées 63
Epiphytus Pytiriaseos versicoloris . . ï-'A
Epispermium 246
Epispore 58
Equisétacées 33
Equisetum arvense 37
Equisetum boyotense 38
Equisetum (lui'iatile 38
Equisetum yiganteum 3S
Equisetum hyemale 38
Equisetum limosum 38
Equisetum maximum 33
Equisetum palustre 38
Equisetum ramosissimum 38
Equisetum sylvaticum 37
Equisetum Telmateia 33
Ergot d'Avoine 133
Ergot de Blé 133
Ergot de Diss 133
Ergot des céréales 129
Excrément de coucou 312
Exidia Auricula-Judœ 112
Exidia ylandulosa 113
Exidies \ jo
Exospore 46, 81
Ergot d'Orge 133
Ergot de Seigle 129
Erythème trichophytique 232
Erysipèle malin 171
Erysiphe 120
Erysiphe graminis 228
Erysiphe Tuckeri 228
Esca 107
Euchuma isi forme 284, 305
Euchuma spinosum 284, 305
Eunotia 177
Eupoyonium villosum 297
Eurotium 120
Eurotium niyrum 241, 2i:i
Evernia farinosa 65
Evernia fastigiata 65
Evernia furfuracea 65
Evernia jubala 65
Evern ia Prunastri 64
Evernia vulpina 65
Fausse-Boule de neige.
Faussc-Coulmelle
Fausse-Oronge
Fausse-Pelade
Faux-Cèpe
Faux-Fayssé
Faux-Jaseran
Faux-Missié
Faux-Mousseron 1 1 13,
Fa rus
Fegatella conica
Fermentation acétique
; Ferment butyrique
Fermentation lactique
Fermentations
Ferments
Ferments alcooliques
Fermentum lacticum
Fcrrier
Fcucbière
Fièvre intermittente
Fièvre typhoïde
Fille du ciel
Fi se li eria
Fistulina Itejiatica
Fisluline 103,
Fjallayris
Flacherie
Flammula
Fleur de soleil
Fleurs de vin
Fleurs de vinaigre
Fomes fomentarius
Fumes igniarius
Fongine
Fontinalis antipyretica.
Fougère à l'aigle
Fougère femelle
Fougère impériale
Fougère mâle
Fougère Réglisse
Fougère royale
Fougères.
Fougerolle
Frai de grenouilles.
Froslaich
Frustulia
Frustulia annonica.
Frutex tartareus.. .
Fucus
Fucus acicularis. . .
TABLE DES MATIÈRES
Fucus haïtiens
Fucus eartilaginosus
Fucus ceramioides 277,
Fucus corneus
Fucus crispus
Fucus disticlius
Fucus divaricatus
Fucus edulis
Fucus gelatinosus ....
Fucus gigartinus
Fucus lichenoides
Fucus nodosus
Fucus pinnatifidus
Fucus platycarpus
Fucus polymorphus
Fucus purpureus
Fucus pygmœus
Fucus serratus
Fucus spiral is
Fucus Tremella Nosloc
Fucus vesiculosus
Funaria hygrometrica 40,
Fungoides coralliforme . .
Fungus melitensis
Fungus Pijtiriaseos versicoloris
Galera
Gastéromyètes llti,
Geaster duplicatas
Geaster (imbriatus
Geaster hygrometricus
Geaster limbatus
Geaster rufescens
Geissel des heil. Thomas
Gélatine hyméniale
Gelidium corneum
Géline
Gélose 2X1,
Gigartina afHeularis
Gigartina llelmintltocliorton
Gigartina isiform is 281,
Gigartina mamillosa
Gigartina pistillata 297,
Gigartina plicala
Gigartina speciosa 255,
Gigartina spinosa 28 i,
Girole
Glairinc 17:!,
Gleba
Glœocapsa polydermatica
Glceotkece
Glœopeltis
Gloiopellis capillaris
Gloiopeltis col i fur mi s
Gloiopellis tenax
Glu de Chêne '
Godaille
8o 1 25 11)5 lui
Golmelle franche 92
Golmotte franche 92
Gomme de sucrerie 313
Gomphidius 85
Gonidie 57
Gonimic 57
Gonocoecus 146
Gracilaria compressa 283
Gracilaria confervoides 283, 302
Gracilaria lichenoides 255, 281
Gracilaria spinosa 255
Graisse des vins 144
Grammitis Ceterach 9
Grand Coprin 103
Grande Columelle 104
Grande Coulemelle loi!, lui
Grande Souchctte 103
Grateloupia conferla 297, 299
Grateloupia jilicina 299, 297
Griffe de loup 28
Grisette 103
Grimmia pulvinata 49
Gros Pied bleu 103
Gymnocarpés (Lichens) 58
Gymnogongrus plicatus 297
Gymnogramma Calomelanos 27
Gymnogramma Ceterach 9
Gyrophora cijlindrica 67
Gyrophora erosa 67
Gyrophora proboscidea 67
Cijrophora pustulata 67
Gyrophorés 67
Haï-Thao 281, 2S1
Halidrys siliquosa 277
Halopithys pinastroides 297
Halymenia edulis 299
Halymenia florida 299
Halymenia palmata 304
Halyseris polypodioides 297
Hebeloma 85
Helminthochorton officinale 296
Helminthora 269
Iletvella crispa 1 22
Helvella lacunosa 123
[Ici relia Monachella 123
Hepatica stellata 55
Hépatique des fontaines 54
Hépatique terrestre 54
Hépatiques 51
Herba Adiantiaurei 47, 48
Herbu Equiseti majoris 38
Ilcrba Lonchitidis minoris 26
Herba Lunarix Botrytidos 25
Herba Polytriehi 27
Herbe à daucune 24
Herbe à la plique 28
TABLE DES MATIÈRES
Herbe à la rate
Herbe aux massues
Herbe aux porcs
Herbe dorée
Herbe sans couture
Hericium erinaceum
Hérisson 1 03 ,
Herpès circiné
Herpès tonsurant
Hétérocyste
Himanthalia lorea
Hirneola Auricula-Judhi
Hormiscium Cerevisise 1 <S7 ,
Hormiscium vin i
Ilormocera circinatum
Ilormocera diaphanum
Hormospora
Houppe des arbres
Hutchinsia roseola
Hydnum erinaceum
Hydnum gelatinosum
Hydnum imbricatum
Hydnum repandum
Hydnum rufescens
Hydrodictyon
Hygrocrocis nivea
Hygrocrocis Vandelli
Hygrophorus
Hyménium
Hymenogramme
Hyménomycètes 118,
Hyphes 56
Hypholoma
Hypnum crispum
Hypnum cupressiforme
Hypnum loreum
Hypnum lutescens
Hypnum squamosum
Hypnum iriquetrum
Hypnea musciformis
Hyponevris Cantharellus
Hypophyllum aromaticum
Hypophijllum Columella
Hypophyllum maculatum
Hypophijllum virosum
Eyporhodiés
llypotballe
Hypotkela repan da
III) 11(1 lll) I7i s;,
lu:,
loi
loi
Ichthyocolle végétale 281
Imbricaria parietina 77
Imbricaria saxatilis , 04
Impudique 113
Innovations 210
lnvolution 227,
Iridœa edulis 255. 299
Jania corniculata 295
Jania rubens 295
Japanese Isinglass 284
Jaunetrole 37
Jungcrmannes 55
Jungermannia alba 55
Jungermannia atbicans 55
Jugermannia pinguis 55
Jungermannia undulata 55
Kéffr 149, 197
Kelp 288
Kentrosporium 132
Koji lit
Kommabacillen 179
Lactaire brûlant
Lactaire poivré blanc.
Lactaire roux
Lactaire sanguin
Lactarius
Lactarius pgrogalus
Lactarius rufus
Lactarius Yolemus 98,
Laminaires
La m in a ri a buccinalis