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AMIBOÏDES

Rhizopodes à pseudopodes courts et simples ou peu ramifiés, non coalescents.

Malgré leur brièveté, les pseudopodes des Amiboïdes présentent trois formes distinctes; ils peuvent être : 1° des lobes courts, à extrémités larges et arrondies, formant une part considérable du corps de l’animal (fig. 459) ; — 2° des prolongements coniques ordinairement un peu ramifiés, partant d’une région déterminée du corps (fig. 460); — 3° des prolongements coni-

Fig. 459. — Difflugia Fig. 460. — Euglypha oblon- Fig. 461. — Jeune Actmosphærium ne préseulant oblonga, amiboïde lobé ga, amiboïde acuminé qu’un seul noyau N. — Amiboïde radié (d’après

(d’après Stein). — p, (d’après Hertwig et Les- F.-E. Schulze).

pseudopodes;», noyau. ser).

ques, peu ramifiés, rayonnant en tous sens autour du corps (fig. 461). De là trois sortes d’Amiboïdes :

1° Les Lobés;

2° Les Acuminés ;

3° Les Radiés ou Héliozoaires.

AMIBOIDES.

On peut considérer ces trois formes comme correspondant à autant d’ordres de la classe unique qui compose le sous-embranchement et à laquelle il n’y a pas lieu de donner de nom distinct.

Forme du corps. — La forme du corps des Amiboïdes a pour point de départ la forme sphéroïdale et ne s’en écarte jamais beaucoup chez les Amœba giittula, les Hyalodiscus et les Héliozoaires; le corps s’allonge sans se découper en pseudopodes chez V Amœba Umax, et sa partie fondamentale conserve en général une forme sensiblement déterminée, môme quand elle fournit de nombreux pseudopodes. 11 n’est pas nécessaire pour que cette forme soit conservée, que le corps soit recouvert d’une membrane; il demeure par exemple ovoïde chez les Petalopus et les Diplophrys qui sont nus.

Propriétés du protoplasme. — Le protoplasme est généralement incolore; il peut cependant parfois prendre une teinte jaune [Acanthocystis flava) ou verte {Chondropus viridis, Astrodisculus flavescens). Sa consistance varie quelquefois avec les phases de la vie; on ne peut s’expliquer que par une variation de consistance le passage de Y Amœba radiosa d’un état de faible mobilité où il possède des pseudopodes longs et raides à un état très mobile où ses pseudopodes présentent des prolongements larges et obtus. Parfois aussi, au moment de l’enkystement, un changement de consistance se produit.

Le protoplasme demeure homogène chez les Amiboïdes les plus inférieurs; mais il se divise déjà en un ectoplasme hyalin et un endo- -.x

plasme granuleux, passant graduellement l’un à

l’autre chez les Hyalodiscus, Dactylosphæra (fig. 462),

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Gloîdiim, Placopus; cette division peut n’être que temporaire chez les Amœba et les Pelomyxa. La région moyenne du corps est seule granuleuse chez les Euglypha, Trinema, Lecythium, Platoum; tandis que toute la moitié antérieure le devient chez les Cyphoderia. Chez les Actinophrys , Actinosphærium et autres Amiboïdes à corps sphérique, à pseudopodes pointus et radiés, l’ectoplasme est au contraire granuleux tandis que l’endoplasme est hyalin et forme une sphère tantôt concentrique à celle de l’ectoplasme [Actinophrys, Actinosphærium), tantôt excentrique [Acünolophus, Acanthocystis).

Diembrane d’euveioppei squelette- — Un certain nombre d’Amiboïdes présentent un revêtement plus ou moins complet d’une substance flexible incolore, jaunâtre ou brune, qui résiste à l’action des acides étendus, à celle des alcalis caustiques même chauds, et se rapproche par ces caractères de la chitine qui revêt le corps des Arthropodes. Cette substance chitineuse se dissout dans les acides minéraux concentrés tels que l’acide sulfurique. Elle agglutine parfois des corps étrangers [Difflugia, etc.) ; d’autres fois il existe un véritable squelette de soutien constitué soit par des spiculés siliceux [Rhaphidiophrys, lig. 466, etc.), soit par une trame siliceuse continue [Clathridina, fig. 463, etc.). Les parties solides des Amiboïdes présentent d’ailleurs d’assez nombreuses modifications qui ont servi à établir leur systématique (p. 421).

Fig. 462. — ■ Dactylosphæra polypodia montrant l’ectoplasme hyalin et l’ectoplasme granuleu.'c. — N, noyau: — Pr, vacuoIecontractile(d’aprèsF.-E.Schulze).

PROTOZOAIRES

Plusieurs formes sont fixées par un pédoncule creux, siliceux {Clathndina, fig. 463) •ou simplement chitineux chez les formes sans squelette {Actinolophus).

On peut enfin ranger parmi les formations squelettiques de fines baguettes d’une substance organique élastique qui soutiennent les pseudopodes desAdmophrys, Actinosphærium (fig. 46 1), Actinolophus., Acanthocystis et Rhaphidiophrys.

Ces baguettes se prolongent à travers la masse protoplasmique du corps jusqu’à l’endosarque; elles se résorbent lorsque les pseudopodes se rétractent, notamment quand va se produire le phénomène de l’enkystement dont il sera question plus loin.

Vacuoles adventives et inclusions.

— Le protoplasme contient fréquemment des vacuoles remplies soit de liquide, soit d’une bulle d’acide carbonique {Arcella, BiffLugid). Dans ce dernier cas, les vacuoles sont utilisées par l’animal comme flotteurs, pour se déplacerdans le liquide ambiant. Les vacuoles liquides, les vacuoles gazeuses peuvent être assez nombreuses pour transformer le protoplasma en un simple réseau {Actinophrys, Actinosphærium, üg.46i).

Quelques-unes de ces vacuoles se forment autour des particules alimentaires ; d’autres contiennent une matière colorante voisine de la diatomine {Pseudochlamys patella) ou un pigment violet {Amphizonella violacea), rouge, brun ou vert (Placopus). La chlorophylle paraît exister spontanément chez les Dactylosphæra, Cochliopodium, Di/fhigia; on y trouve aussi de fins corpuscules graisseux. De l’amidon a été constaté chez les Cochliopodium bilimbosum, certaines Difflugies, mais il n’est pas certain qu’il ne venait pas du dehors. Enfin le protoplasme contient encore une foule de corpuscules réfringents dont les dimensions peuvent se réduire à celles de simples

Fig. 463. — Clathruiina elegans. Un seul individu avec un pédoncule et une coquille li-eillissée, grossi environ 350 fois. — b, la coquille; a, le corps de l’animal avec ses pseudopodes (d'après Greeff).

Fig. 464. — Fragment du corps sarcodaire de Y Activosphærium Eichhornii, vu en coupe optique, d’après Hert-wig et Lesscr. N, noyaux dans la substance médullaire, distincte de la couche corticale remplie de grosses vésicules. Dans l’axe des pseudopodes, on voit une baguette de soutien.

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