‹ Trait©♭ de zoologieChapitre 126 sur 347 · I. CLASSE · texte numérisé non relu

I. CLASSE

GYMNODICTYOTES

Rhizopodes réticulés, dépourvus de capsule centrale, de membrane d'enveloppe, de coquille calcaire et de squelette siliceux ou organique.

Les formes les plus simples d’êtres vivants chez qui on observe des pseudopodes réticulés sont nues, au moins pendant une partie de leur vie; il est impossible de décider durant cette phase si on doit les ranger parmi les Rhizopodes ou parmi les Champignons. Mais, en général, ces formes s’enkystent dans certaines circonstances, notamment au moment de ta reproduction; le critérium que nous avons adopté pour établir une limite, d’ailleurs artificielle, entre le Règne animal et le Règne végétal leur est alors applicable. Si la membrane du kyste est formée ou imprégnée de cellulose, l’être qui l’a produite sera pour nous un Végétal. C’est ainsi que les Vampyrella et la Protomyxa aurantiaca sont rattachés par les botanistes à l’ordre des Champignons oomycètes. Peut-être faudra-t-il aussi rattacher aux végétaux le Myxastrum radians, Hæckel. S’il ne se produit pas d’enkystement ou si le kyste est chitineux, l’être à déterminer doit être classé dans le Règne animal. Nous

1 De mj, et S-.xrJWTÔ;, réticulé.

PROTOZOAIRES

considérerons en conséquence, jusqu’à plus ample informé, comme des animaux la Protogenes primordialis, Hæckel, la Monobia confluens, Schneider (fig. 467) et le Myxodictyum sociale, Hæckel. On n’a pu mettre en évidence chez ces Rhizopodes ni noyau, ni vésicule contractile; ce sont, par conséquent, des Monères typiques.

Les Protogenes vivent à l’état isolé, les Monobia et les Myxodictyum demeurent associés par leurs pseudopodes et forment ainsi des colonies comprenant parfois un assez grand nombre d’individus. C’est auprès d’eux que viendrait se ranger le Bathybius Hæckeli décrit par Huxley comme du protoplasme amorphe, à pseudopodes anastomosés en réseau, assez abondant dans la vase des mers profondes pour y former une sorte de tapis vivant, si Huxley lui-même n’avait reconnu depuis, que ce prétendu protoplasme n’était qu’un précipité gélatineux de sulfate de chaux produit par l’alcool dans l'eau de mer. Cependant on a observé depuis à l’état vivant des masses protoplasmiques auxquelles on a donné le nom de Protobathybius L et l’existence d’êtres protoplasmiques d’assez grande dimension n’a rien de contraire à ce que nous savons des conditions de croissance du protoplasme; le Fuligo Fig. 467. — Monobia confluens sepUcum n’cst guère autre chose pendant la plus

(Aimé Schneider).

grande partie de son existence. Nous admettons donc, dans la classe des Gymnodictyotes, les quatre genres Protogenes, Hæckel, Protobathybius, Bessels, Myxodictyum, Hæckel, Monobia, Schneider.

1. Protogenes, Hæckel. — Corps sphérique réduit à une sphérule entourée de fins pseudopodes. — P. primordialis, Méditerranée. — P. porrecta.

2. Protobathybius, Bessels. — Corps en forme de réseau protoplasmique. — Détroit de Smith (Groenland).

3. Myxodictyum, Hck. — Masses protoplasmiques sphéroïdales unies par des pseudopodes assez courts très ramifiés. — M. sociale, marin.

4. Monobia, A. Schneider. — Masses protoplasmiques peu régulières s’unissant par de fins pseudopodes peu ramifiés. — M. confluens, des eaux douces.

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