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II. CLASSE

FORAMINIFERA, FORAMINIFÈRES

Rhizopodes réticulés, à pseudopodes fins f dépourvus de capsule centrale, mais enfermés dans une membrane d' enveloppe chitineuse, couverte de corps étrangers ou plus souvent imprégnée de calcaire.

Caractères généraux des Foraminifères. — L’apparition d’un tOSt membraneux, contenant le protoplasme, dans lequel on observe d’ordinaire un ou plusieurs

' D' Em. Bessels, Mémorandum on the most important discoveries of the Northpol Expédition (Annual Report of the Navy, Washington, 1873).

FORAMINIFÈRES

noyaux, caractérise les Foraminifères et les distingue des Gymnodictyotes. Le test présente toujours un orifice ou foramen par lequel le protoplasme s’épanche; il a donc la forme d’une poche qui peut être isolée (Gromia, Lieberkuhnîa) ou demeurer unie à des poches semblables s’ouvrant toutes les unes dans les autres; le test est alors divisé en plusieurs chambres diversement groupées : monothalame dans le premier cas, il est dit dans le second polythalame. Chaque cloison d’un test polythalame porte l’orifice de communication des deux chambres qu’elle sépare, le foramen. C’est de l’existence de ces foramens que le nom des Foraminifères a été tiré par d’Orbigny. Ehrenberg désignait les mêmes animaux sous le nom de Polythalames.

niature du test. — Clîitineux chez beaucoup d’espèces d’eau douce, telles que les Gromia et chez quelques espèces marines telles que certaines Miliola, le test est souvent, au moins en partie, constitué par des corps étrangers : fines particules de vase, grains de sable, fragments de lave, spiculés d’Eponges, coquilles d’espèces plus petites de Foraminifères, fragments brisés de coquilles de Mollusques, etc. Ces matériaux sont ordinairement associés en proportions variables, mais les diverses espèces présentent quelquefois aussi une tendance marquée à se servir plus particuliérement de certains d’entre eux. Les Pelosinase couvrent de vase; les Haliphysema, Marsipella, Aschemonella de spiculés d’Éponges, que les Pilulina associent à du sable fin; les Litüolidæ s’habillent de sable plus ou moins grossier. Chez les Pilulina, Technitella, Bathysiphon il n’existe entre les spiculés d’Éponge ou le sable fin qui forment le test aucun ciment de nature spéciale, mais ordinairement une substance excrétée unit entre eux ces matériaux. Elle est de nature organique chez les Astrorhiza et les Rhizammina, et se rapproche de la chitine chez les Pelosina ; le plus souvent elle est plus ou moins fortement imprégnée, soit de sesquioxyde de fer et de sesquioxyde d’alumine, soit de carbonate de chaux, soit même de silice. Le ciment est peu abondant chez les Astrorhiza-, il prédomine assez pour que les corpuscules étrangers soient totalement enfouis dans sa masse chez les Trochammina, Psammosphæra, Storthosphæra, Marsipella dont les deux surfaces sont lisses; enfin les corps étrangers disparaissent, et le test est uniquement formé d’une base organique imprégnée de substances calcaires chez le plus grand nombre des espèces.

Les substances minérales formant le test ont pu être analysées chez les grandes espèces. Dans un groupe de spécimens A Orbitolites complanata analysés par J. Gibson, la masse minérale contenait 0, H de silice, 87, 91 de carbonate de chaux, 10,50 de carbonate de magnésie; d’autres exemplaires ont, en outre, présenté des traces d’alumine et de sesquioxyde de fer. La composition des coquilles fossiles des Nubecularia est peu différente.

Il parait certain que la nature du test peut varier dans la même espèce suivant les conditions dans lesquelles elle vit; il est en tout cas bien établi que des formes très analogues de Foraminifères peuvent présenter un test membraneux, arénacé ou calcaire et qu’on passe parfois insensiblement de formes à test membraneux ou arénacé à des formes à test calcaire. C’est ce qu’on observe notamment chez les Textularia.

Dans les formes à test calcaire, le dépôt minéral n’envahit pas généralement toute la substance organique, de sorte que le test demeure revêtu, tant en

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dedans qu’en dehors, d’une couche chitineuse non pénétrée de matière minérale.

Dans une première série d’espèces de Foraminifères, le test est homogène; il

parait à la lumière réfléchie, blanc, opaque, porcelané, d’un poli brillant, tandis qu’à la lumière transmise il est brun; la structure est alors finement fibreuse et granuleuse et l’on y remarque parfois de petits points enfoncés qu’il ne faut pas confondre avec les pores des Foraminifères de la seconde série (fig. 468). Chez ces derniers, le test est moins simple que chez les premiers, il se décompose ordinairement en une couche interne ou couche primitive et une couche externe ou squelette supplémentaire, de formation tardive et de structure particulière. Dans les formes perforées inférieures, la substance du test est encore amorphe et plus ou moins vitreuse et transparente; mais cette transparence parfaite chez les espèces à test mince et à perforations larges et peu serrées (Rotalia, fig. 472, p. 433) disparaît chez les espèces à test épais dont les parois sont traversées par de très fins canalicules. Après la mort, ces canalicules se remplissent d’air et peuvent rendre la coquille complètement opaque {Calcarina).

Souvent le test est marqué à sa surface d’un dessin aréolaire régulier dont chaque maille présente à son centre une perforation; il semble alors formé d’une série de prismes juxtaposés et traversés chacun par un canalicule (diverses Globigerina, Orbulina, Operculina, Ileterostegina , Cijcloclypeus, Rotalia, Aphrosina); la couche externe de la coquille est d’ailleurs fréquemment formée de pyramides semblables à des cristaux (Lagcna, Rulvinulina) ou de particules calcaires semblables à des spiculés (P/ano?’i)?</ma).

La couche formant le squelette supplémentaire passe quelquefois insensiblement à la couche primitive et ne peut en être distinguée (Operculina) ; les pores de la

Fig. 469. — A. Coupe taiigentielle partielle d’une Operculina montrant le système do canaux qui traverse son test. — a, cordon dorsal traversé par de nombreux canaux longitudinaux anastomosés; h, canaux spiraux desquels parlent les canaux g qui pénètrent dans les dloisons ; i, cônes de substance non perforée d’où partent les cloisons. — B. Représentation idéale d’une Operculina dont l’organisation est mise en évidence par des coupes en diverses directions. — a, a', a*, a®, cordon dorsal; 6, surface externe des chambres; e, C, cavité des chambres; d, cloisons formées de deux lamelles entre lesquelles court le système des canaux, g-, h, canal spiral d’où partent les canaux des chambres ; e, orifices des loges; f, orifices secondaires dans les cloisons.

couche primitive peuvent de même se continuer à travers le squelette supplémentaire; mais parfois aussi celui-ci passe au-dessus d’eux sans solution de continuité; d’autres fois, il est, au contraire, non seulement traversé par les pores,

Fig. 468. — Acervulinaglohosa; P , ses pores (d’après Max Schultze).

FORÂMINIFÈRES.

mais encore creusé d’un système compliqué de canaux qui lui sont propres {Polystomella, Operciüina, üg. 469, Numinulites, etc.).

Assez souvent les formations squelettiques secondaires se déposent seulement par places et constituent des côtes (L. striata), des épines {Lagena hystrix), ou dessinent des réseaux plus ou moins compliqués (L. tubifero-squamosa). Même lorsqu’elles sont continues (Globigerinæ,',Nummulitid.e), elles peuvent présenter des épaississements locaux ou des plages sans perforations d’où résulte pour la coquille une ornementation variée. Parmi les plus remarquables ornements de la surface des coquilles de Foraminifères sont

les longues épines quelquefois flexi- t . J ^ / w

blés quoique toujours fragiles qui \. W 1 //l /i/î/ /!/

hérissent le test de nombreuses espèces pélagiques d'OrbuUna, Globigerina et Hastigerim (fig. 470). Ces épines naissent directement du test chez les Orbulines, elles prolongent les angles du réseau saillant qui entoure les pores des Globigérines et Hastigérines; pleines dans ces deux genres, elles semblent présenter chez les Orbulines un canal axial dans lequel s’engagent les pseudopodes.

Formes diverses du test — La forme du test des Foraminifères est

plus variable encore que sa struc- Fig. 470. — Hastiyerina Mumnjî. ture. Lorsque le test est monothalame, il peut déjcà revêtir des formes diverses; lorsqu’il est polythalame, le mode d’agencement des chambres vient ajouter un élément de plus à la variété des formes. Parmi les Foraminifères monothalames, \q Microcometes paludosus des eaux douces a un test sphérique. Cette forme se retrouve aussi chez quelques Foraminifères marins calcaires {OrbuUna) ou arénacés {Psammosphæra, Sorosphæra, Stortosphæra, Thiirammina).

D’autres ne possèdent qu’un seul axe de symétrie qui passe d’une part par l'extrémité fermée du test en forme de bourse, d’autre part par son extrémité ouverte pour la sortie des pseudopodes (Gromidæ, Hormosina et autres arénacés voisins des Imperforés, tels que Peloaina, Webbina, Uyperammina, Jaculella, Rhabdopleura) ou se prêtent même à la fixation {Haliphysema, Botellina). Le test calcaire et perforé des Lagenidæ appartient aussi à cette catégorie.

Par le fait du développement de prolongements munis chacun d’une ouverture à son extrémité, le test peut prendre une forme radiée. Ces prolongements sont simples {Rhabdammina, Astrorhiza) ou ramifiés [Dendrophrya) et peuvent s’anastomoser entre eux de manière à former un réseau irrégulier (Sagenella).

Un grand nombre de coquilles monothalames de Foraminifères sont symétriques par rapport à un plan ; il faut y rattacher les formes nombreuses qui s’enroulent en une conchospirale dont l’équation générale est :

s, coquille calcaire, chargée d’épines flexibles ; a, enveloppe alvéolaire semblable à celle des Radiolaires.

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Dans cette équation a représente le demi-diamètre de la chambre centrale, a la hauteur du premier tour, p le rapport entre les hauteurs de tour de deux circonvolutions successives. Pour a = ^ ^ ^ cette conchospirale devient une spirale logarithmique. On trouve ces spirales aussi bien parmi les Foraminifères imperforés {Cornuspira) que parmi les perforés {SpirilUna) et les arénacés (Ammodiscus).

Les formes simples, monothalames, à test porcelané, arénacé ou perforé, peuvent être considérées comme le point de départ d’autant de séries de formes polythalames généralement faciles à relier entre elles.

Dans les coquilles à plusieurs chambres, la séparation de celles-ci peut être plus ou moins complète. Les Nubecularia ont ainsi leurs chambres incomplètement séparées. Ces chambres se disposent d’abord en spirale assez régulière, mais comme l’animal est fixé, elles prennent ensuite une disposition quelconque; le test est souvent presque arénacé. Chez les Miliolidæ à test membraneux ou porcelané la séparation des chambres est à peine plus accusée; leur enroulement est spiral et régulier; la coquille est symétrique par rapport à un plan chez les SpirolocuUna, chaque chambre ayant la longueur d’un demi-tour de spire et étant séparée de la suivante par un simple rétrécissement du calibre du test. Une chambre nouvelle ne recouvre que la face externe de la loge précédente chez les Spiroloculina, les faces supérieure et inférieure demeurent libres et visibles, de sorte que l'on aperçoit distinctement 'autant de chambres à la face supérieure qu’à la face inférieure du test. Dans les autres genres, la dernière chambre formée empiète plus ou moins sur la face supérieure ou la face inférieure des précédentes; elle recouvre complètement l’une de ces faces chez les Büocidina, de sorte qu’on n’aperçoit jamais que deux loges : chaque loge ne recouvre qu’incomplètement les précédentes dans les espèces rangées par d’Orbigny dans les genres Triloculina, Adelosina, Quinquelociilina entre lesquels il existe de si nombreux passages que Williamson et, après lui, Brady les ont réunis dans un seul genre, le genre Miliolina. Parker et Jones sont allés plus loin; ils unissent ces formes aux Biloculines et aux Spiroloculines pour en faire le genre Miliola (fig. 471). Chez les Vertehralina et les Articulina, à la disposition spirale des chambres succède une disposition linéaire; la partie libre et droite des Vertehralina demeure enroulée chez les Haiierina, mais les loges qui au début correspondaient chacun à un demi-tour de spire comme chez les Miliolines se mettent à quatre ou cinq pour former un tour. Le commencement de la spirale est occupé par une grande loge sphérique chez les Ophthalmidiim. Dès le début, un certain nombre de loges sont nécessaires pour former un tour de spire chez les Peneroplidæ dont certaines formes sont entièrement spirales, d’autres ayant une partie droite comme le Vertehralina. Les dernières loges des Peneroplis peuvent s’élargir peu à peu en formant un arc de cercle de plus en plus étendu. Cet arc atteint et dépasse 180“ chez les Orhicidina, si bien que ses extrémités peuvent être ramenées sur un même diamètre de la coquille, ou arriver au contact en faisant ainsi un tour entier; dès lors les loges se succèdent en formant une série de cercles concentriques. On trouve chez les Orhiculina tous les passages entre ces divers états, de sorte que leurs formes assez nombreuses en apparence peuvent être rattachées à une seule et même espèce, VOrhiculina adunca.

Les Orhiculina reproduisent au cours de leur développement diverses formes de

FORAMINIFÉRES. 4'id

Peneroplis, de même que les formes les plus complexes de Müiola revêtent souvent, en se développant, l’aspect de formes adultes plus simples. Chez les Orbiculina, des cloisons secondaires, normales à la surface d’enroulement, divisent les chambres en chambrettes carrées, semblables entre elles; cette disposition, absente chez les Peneroplis, atteint au contraire son plus haut degré de développement chez les Orbitolites. Là le contour du test devient plus rapidement encore que chez les

Fig. 471. — Miliola tenera (d’après Max Schultze).

Orbiculina parfaitement circulaire ; aussi la plus grande partie de son étendue estelle formée de chambrettes disposées en cercles concentriques. Les Orbitolites ont présenté successivement en se développant la forme des Peneroplis et des Orbiculina-, elles conservent ordinairement un noyau spiral fort net (0. marginalis, Lmk, 0. tenuissima, Carpenter). Elles se distinguent des Orbiculina par la rapidité avec laquelle la disposition cyclique des loges succède à l’enroulement spiral et par l’épaississement graduel du test qui présente par suite l’aspect d’un disque biconcave. Les loges d’abord spirales se disposent en bandes irrégulières chez les Alveolina qui ont souvent une forme ovoïde; elles sont enfin en couches concentriques irrégulières chez les Keramosphæra qui sont exactement sphériques.

Dans toutes ces formes les chambrettes déterminées par les cloisons perpendiculaires aux parois du test communiquent entre elles dans une même rangée par des orifices latéraux constituant ensemble une sorte de canal annulaire, et d’une j rangée à l’autre par les orifices, qui mettaient la rangée la plus ancienne en comj munication avec l’extérieur avant ta formation de la rangée qui lui est immédia-

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tement superposée. Ces orifices forment sur la tranche libre de VOrhitolites duplex une double ligne bien régulière.

La plupart des Astrorhizidæ sont des Foraminifères arénacés des grands fonds. Dans les formes les plus simples, le test est sphérique ou ovoïde; il est formé de grains de sable grossier, solidement cimentés chez les Psarmnosphæra et les Saccammma ; de sable fin ou de vase sans ciment recouvrant une couche chitineuse chez les Storthosphæra et Pelosina; de spiculés d’Éponges feutrés, mélangés de sable, sans ciment calcaire, chez les Pilulina et Technitella. Les pseudopodes sortent chez les Psammosphæra par des pores du ciment du test irrégulièrement disséminés et placés chez les S<or</iosp/(æra au sommet de petites saillies coniques irrégulières; ils se développent au dehors par un orifice unique dans les autres genres. Ces genres qui se correspondent, au point de vue de la forme, sont le commencement d’autant de séries dans lesquelles la composition du test demeure la même, la forme subissant des modifications analogues (voir la Systématique, p. 437).

Il n’y a pas de démarcation nette entre les Astrorhizidæ et les Lituolidæ, seulement chez ces dernières le test arénacé prend des formes plus définies; il est ordinairement polythalame et les loges affectent des dispositions analogues à celles qui caractérisent les divers genres de Foraminifères imperforés ou perforés. Les corps étrangers qui forment le test sont adhérents à une membrane chitineuse ou agglutinés par une substance minérale sécrétée par l’animal; mais la nature de ces corps et la plus ou moins grande abondance du ciment permettent de distinguer quatre séries : les Litüolinæ emploient à constituer leur test des grains de sable grossier qui le rendent rugueux; les Trochamminæ ne se servent que de sable fin, fortement cimenté; le ciment prédomine sur le sable chez les ENDOTnvRiNÆ, toutes fossiles et parfois perforées; enfin le test des Loftusinæ se caractérise par sa grande épaisseur, et sa structure est cannelée ou labyrinthique; dans le seul genre vivant, celui des Cyclammina, le ciment qui unit les particules de sable fin contient une forte proportion de peroxyde de fer. L’intérieur du. test peut être libre ou labyrinthique chez les Litüolinæ. On peut dresser le tableau suivant de la correspondance des genres dans les groupes des Lituolidæ, des Perforés et des Imperforés :

Imperforés.

Perforés.

Litüolinæ non labyrinthiques.

Litüolinæ

laby¬

rinthiques.

Trochamminæ.

Endothyrinæ.

Loftusinæ.

Lagena.

Nodosaria.

Rheophax.

Ilaplosticho.

Hippoorepina.

Hormosina.

Nodosinella.

Polyphragma.

Cristellaria.

Nonionina.

Rotalia.

Unplophragmium.

Lituola.

Trocbammina.

Carterina.

Endothyra.

Bradyina.

Peneroplis.

Cornuspira.

Alveolina.

Globigerina.

Spirillina.

Orbulina.

Polytrema.

Gypsina.

Coskinolina.

Ammodiscus.

Thurammina.

Involutina.

Cyclammina.

Stacheia.

Loftusia.

Kcramosphcera.

Fusulina.

Parkeria.

ni

FORAMINIFÈRES

Les Bolivina qui commencent la série des Bulimininæ ont leurs loges bisériées comme celles des Textulaires, mais leur ouverture est en forme de fente dirigée suivant la longueur de la coquille au lieu d’être transversale; on retrouve une forme d’ouverture analogue chez les Bulimina et les Virguüna, mais ici les loges sont disposées en spirale; il en est de même chez les Bleurostomella. 11 convient enfin de réunir dans une tribu des CÀssidülinæ des Textularidæ à loges bisériées, dont le test en même temps plus ou moins enroulé en spirale {Ehrenbergina, Orthoplecta, Cassidulina) . Tous ces Foraminifères ont une coquille perforée, hyaline chez toutes les espèces actuelles, plus ou moins incrustée de sables chez les grandes formes fossiles.

L’arrangement des loges est toujours hélicoïde chez les Textularinæ, mais le nombre des loges contenues dans un même tour d’hélice peut se réduire à deux {Textidaria, Cuneolma) ou à trois {Verneuilina, TrUaxia, Chrysalidina, Valvidina). Dans le premier cas, les loges sont nécessairement disposées en deux rangées et alternées; la coquille est aplatie parallèlement au plan de symétrie des loges chez les Textularia, perpendiculairement à, ce plan chez les Cuneolina, de sorte que, dans le premier genre, les lignes de suture des loges sont sur les larges faces de la coquille, sur les faces étroites dans le second. Quand il y a trois loges dans un même tour d’hélice, la forme de la coquille se rapproche plus ou moins de celle d’une pyramide triangulaire. L’ouverture présente des formes diverses qui ont servi de caractères pour la destruction de plusieurs genres. (Voir dans la partie systématique les Textularia, Verneuilina, Valvidina, TrUaxia, Chrysalidina.)

L’arrangement des loges chez les CaiLOSTOMELLinÆ rappelle un peu ce qu’on observe chez les Biloculines [Melastomella) ou les Triloculines (Allomorphina)', l’ouverture des loges alternativement dirigée vers les deux extrémités de la coquille dans ces genres peut aussi être toujours dirigée du même côté {Ellipsoidina).

Les très nombreuses et très anciennes formes de Lagena sont le point de départ d’une série de formes polytlialames remarquable par sa parfaite continuité. On applique le nom de Lagena à tous les Foraminifères monothalames, à test hyalin, perforé, généralement allongé et présentant un orifice à l’une des extrémités de son grand axe. La section du test peut êtrp circulaire (L. glohosa, lœvis^ aspera, etc.), elliptique {L. hispida, L. staphyllearea, etc.), quadrangulaire {L. Orhignyiana), triangulaire (L. trigono-oblonga, L. trigono-maginata, L. trigono-ornata), ou même pentagonale (L. quinquelatera). Dans les formes comprimées le test se prolonge souvent en ailes latérales, parfaitement symétriques, diversement ornementées (L. marginata, L. siliqua, L. seminiformis, etc.) ; de même les arêtes des formes à sections polygonales s’élèvent en crêtes ou en bandes saillantes. La surface du test des formes à section arrondie peut être aussi ornée de côtes saillantes {L. sulcata, L. distoma, L. gracilis), de ponctuations (L. hcrlwigiana) ou de lignes disposées en réseau; le test s’allonge souvent en un goulot qui porte l’orifice à son extrémité et qui présente d’ordinaire un système d’ornementation qui lui est propre. L’orifice lui-même est, suivant les espèces, arrondi {Lagena, sens, rest., Reuss), elliptique [Eissurina, Reuss), en forme de fente ou d’étoile à 3, 6 oui! rayons; dans un assez grand nombre de formes {Entosolenia, Williamson) à l’orifice externe fait suite dans l' intérieur de la coquille un tube plus ou moins allongé que l’on a comparé à un goulot réfléchi à l’intérieur; mais ce tube interne et le goulot peuvent exister simultanéij ment dans un même individu.

PROTOZOAIRES

Les formes polythalames de Lagenidæ se rattachent aisément aux Lagena, elles se constituent, en effet, par la répétition et la disposition suivant des règles régulières de chambres dont chacune peut être considérée comme l’équivalent d’une Lagena (p. 440).

Le test perforé et sans squelette supplémentaire des Globigerinidæ est toujours composé d’un petit nombre de chambres, plus ou moins renflées et sensiblement arrangées en spirale. Les chambres peuvent s’ouvrir respectivement dans une profonde dépression centrale du côté inférieur {Globigerina typiques) ou présenter une large fissure courbe et symétrique sur le bord interne des segments {Globigerina nautiloïdes, Pullenia, Hastigerina) ; cette ouverture peut être remplacée par un groupe de perforations (Orbulina). On ne peut disposer les Globigérines en une seule série continue, mais elles forment plusieurs séries parallèles, présentant des termes correspondants; telles sont dans leurs séries respectives les formes suivantes :

1° Globigerina bulloïdes, Candeina nitida.

2“ Globigerina conglobata, Sphæroidina bulloïdes, Pullenia obliquiloculata.

3“ Globigerina æquilateralis, Hastigerina pelagica, Pidlenia quinqueloba.

Nous retrouvons un semblable parallélisme, plus développé encore, dans la famille suivante, celle des Rotalidæ, dont quelques formes reproduisent même celles de certaines Globigerinidæ. Les formes les plus simples de cette famille sont les Spirillina dont le test sans cloisons est enroulé en spirale. On passe insensiblement de formes planes à d’autres dont les tours de spire se superposent de manière à constituer un cône, et l’on arrive ainsi aux Patellina. Là les formes élevées ont leur couche externe composée de segments annulaires ou hélicoïdaux, subdivisés en petites chambres, tandis que la cavité du cône est remplie soit d’un dépôt calcaire, soit d’une masse de toutes petites chambres. Chez les Cymbalopora les chambres d’abord spirales, puis souvent annulaires, s’ouvrent toutes dans la cavité du cône qui est vide. La base du test est quelquefois enveloppée par une volumineuse chambre sphérique qui détermine une certaine ressemblance avec le Globigerinidæ. Toutes les autres formes viennent se ranger sous les quatre chefs suivants : Hiscorhina, Planorbulina, Pulvinulina, Rotalia.

Les Rotalia (fig. 472) ont donné leur nom à un type spécial d’arrangement des loges qui est dit rotaliforme. Les loges forment dans ce cas une hélice conique, très surbaissée, presque une spirale dans laquelle toutes les loges sont visibles sur une face de la coquille qui est sa face supérieure, taudis que les loges formant le dernier tour apparaissent seules sur la face opposée qui est la face inférieure et présente souvent un ombilic.

Dans les Nummulinidæ la coquille est finement perforée et formée de loges dis- ' posées en spirale ou plus rarement en cercles concentriques, de manière que l’ensemble, toujours symétrique, présente un contour discoïdal, lenticulaire, ovoïde ou fusiforme. Il existe dans les formes élevées un squelette supplémentaire traversé par un système plus ou moins complexe de canalicules. Les Nummulinidæ. se répartissent en quatre tribus : les Fusulininæ, les Polystomellinæ, les Nummu- LiTiNÆ et les Cycloclypeinæ. Les Fusulininæ sont des fossiles de la période permocarbonifère. Leur test perforé -et sans squelette supplémentaire reproduit presque exactement les formes du test porcelané des Alveolina; les loges sont disposées en spirale de manière que le dernier tour recouvre complètement les précédents.

FORAMINIFÈRES

Les Nonionina qui commencent la tribu des Polystomellinæ ont un test aussi simple, de forme nauliloïde, s’ouvrant par une fente arquée, auquel s’ajoute chez les Polystomella un squelette supplémentaire, traversé de canaux qui s’ouvrent anté-

Kig. 4~2. — Rotalia veneta (d’après Max Schultze).

rieurement le long des lignes de suture des loges; ces lignes sont parfois interrompues par des saillies transversales entre lesquelles se trouvent les orifices (P. striatopunctata).

On peut considérer les Nummulinæ comme ayant pour point de départ les Archæodisons du terrain carbonifère, coquilles lenticulaires formées par l’enroulement en spirale d’un tube non segmenté, de diamètre régulièrement croissant, enroulé sur lui-même un peu dissymétriquement et présentant des prolongements latéraux ou prolongements aliformes sur les deux faces de la coquille. Chez les Amphistegina ce tube est divisé en segments étroits et équitants, dont l’expansion aliforme inférieure est partagée par une profonde constriction. Toutes les spires sont extérieurement visibles chez les Operculina (lig. 469, p. 426) dont le test est mince et aplati, les chambres nombreuses et indivisées et représentée par l’ouverture comme dans les genres précédents une simple fente à l’extrémité du dernier segment. Les chambres sont transversalement cloisonnées chez les Amphistegina dont l’ouverture est

PROTOZOAIRES

constituée par une rangée de pores sur la face septale visible. Enfin les Nummuliteft (fig. 473) ont un test biconvexe, à tours de spire nombreux et dont chacun

enveloppe complètement le précédent. Les cloisons nombreuses sont doubles et parcourues par un système de canaux communiquant avec ceux du squelette supplémentaire.

Ditaxisnie. — Il convient de désigner sous le nom de ditaxisme une particularité que les auteurs ont jusqu’ici désignée sous le nom de dimorphisme

Fig. 473. - Craie à xNummulites mon- ^“1 a maintenant une autre signification. Le ditatrant des sections horizontales de la xisme consiste en Ce que farrangement des loges,

Nummulina distans (d’après Zittel).

après s’être effectué suivant une loi déterminée, s’effectue ensuite dans la même coquille suivant une loi différente : ainsi la disposition des loges, après avoir été spirale, devient linéaire chez les Peneroplis (fig. 474),

les Articulina, les Vertebralina, etc. Souvent les deux arrangements superposés reproduisent les arrangements caractéristiques de deux genres différents dont les traits se trouvent ainsi réunis dans la même coquille. Les formes ditaxiques se rencontrent surtout dans les familles des Textüla- RiDÆ (p. 439) et des Lagenidæ (p. 440). Dans la plupart, sinon dans la totalité des coquilles ditaxiques, l’arrangement terminal des loges est plus simple que l’arrangement initial.

Dimorphisme. — Aussl bien chez les Foraminifères imperforés que chez les Foraminifères perforés les espèces de genres Fig. 474 — Penerophs, nombreux (BUociiUna, fig. 473 ; Lacazina, Fabularina, Trilo-

forme dilaxique a loges ' / o .

d’abord disposées en spi- cuHna, TrilUna, PentelHna, fig. 476; Adelosina, Alveolina, Nodoraie, puis en ligne droite. Dentalina, Siphogenerina, Amphistegina, Nummulites et

peut-être OrbuUna), se trouvent sous deux formes présentant le même mode d’ornementation et la même apparence extérieure, mais différant entre elles par la taille et

Fig. 475. — Les dïux formes A et B de la Hiloculina murrhyiiu. — SA, SB, ligues passant par les centres des loges dont l’ordre d’apparition est indiqué par des chiffres romains; I, H, extrémités de l’avantdernière loge.

par les caractères des loges initiales (Munier-Chalmas). Les petits individus constituant la forme A ont une grande loge initiale; les grands individus constituant la forme B ont une loge initiale souvent assez petite pour être difficile à distinguer à la loupe.

FORAMINIFÈRES

Dans les formes A et B la disposition des loges qui entourent la loge initiale est aussi différente. Ainsi dans la forme A des Biloculines la grande loge initiale est sphérique et munie d’un canal latéral; la seconde loge et les suivantes affectent immédiatement la forme et la disposition caractéristique des Biloculines; dans la forme B

476. — Les deu.K formes A et B de la Pentellina saxorum. — SA, SB, SC, SD, SE, linjiies passant par les centres des loges ; les chiffres romains indiquent l’ordre de formation des loges (d'après Munier- Chalmas et Schlumberger).

la petite loge initiale est encore sphéroïdale; mais elle est entourée de cinq loges dont la première a seule une section circulaire, les autres sont triangulaires et suivies de loges dont la forme se modifie peu à peu jusqu’à la forme définitive. C’est seulement à la douzième loge que cette forme est atteinte. Jusque-là les dix loges précédentes se disposent en spirale autour de la première, de manière à rappeler la disposition qu’on observe dans la forme dite quinquéloeuline.

La signification de ce singulier dimorphisme est encore inconnue, l^ésicuies contractiles; noyaux. — Il y a encore beaucoup de recherches à faire relativement aux vésicules contractiles des Foraminifères; celles des espèces à test calcaire sont fort peu connues. On n’a pu môme en observer chez toutes les Gromidæ; on a reconnu cependant celles des Microgromia et des Diaphorodon.

On peut en dire autant des noyaux. 11 n’existe qu’un seul noyau plus ou moins complexe chez les IJiaphoropodon, Sheaphear délia, etc. Chez la Gromia oviformis le nombre des noyaux augmente avec l’àge de 1 à 60, dont un demeure ordinairement plus gros que les autres. En ce qui concerne les espèces à test calcaire, ils ont été observés d’abord par Max Schultze chez une Lagena, dans les Jeunes chambres de la Rotalia veneta et de certaines Texlulaires; ce sont probablement des noyaux que Strethill Wright a pris pour des œufs chez diverses Miliolina, (h’bulina, Rotalina et Truncatulina. Depuis, en employant des réactifs colorants, Franz Eilhard Schulze et B. Hertwig ont mis en évidence un nombre variable de noyaux suivant les individus chez les Lagena (unj, Quinqueloculina fusca (un), Sqnrolocutina hyalina (de un à sept), Pulvînulina (de un à quatre). Le nombre des noyaux n’est que rarement égal à celui des chambres, il est ordinairement de beaucoup inférieur; on ne trouve souvent que deux ou trois noyaux chez la Polystomella

PROTOZOAIRES

striato-punctata et un seul chez les Globigérines et les Textulaires, quel que soit le nombre des chambres. Ce noyau unique se trouve sans doute d’abord dans la chambre initiale, mais il émigre ensuite et peut se trouver dans l’une des chambres moyennes. Les noyaux présentent en général une membrane d’enveloppe et un contenu assez variable, décomposable en deux substances, l’une hyaline, l’autre granuleuse et facile à colorer par le carmin dans le gros noyau des Globigérines; on y voit un grand nombre de vésicules claires chez les Gromia et Polystomella.

Reproduction. — On ne possède encore que fort peu d’observations sur la reproduction des Foraminifères. Suivant Siretthil Whright la Spirillma vivipara produit des jeunes à une seule chambre. D’après les observations de Max Schultze les jeunes des Müiola et Rotalina sont déjà pourvus de trois chambres à l’intérieur des loges de leur mère. D’après le même observateur, la dernière chambre des Globigérines se détacherait pour devenir une Orbuline libre contenant une jeune Globigérine (Pourtalès); il est incontestable, en effet, qu’on rencontre deux sortes d’Orbulines, les unes paraissant contenir une Globigérine, les autres, généralement plus grandes, n’en contenant pas. La Globigérine est fixée contre la paroi de l’Orbuline, et celle-ci dans la région de fixation semble moulée sur la Globigérine qui fait parfois légèrement hernie comme si elle s’était formée avant l’Orbuline. La Globigérine ne peut guère être mise en liberté sans que l’Orbuline se détruise; les plus grandes Orbulines devraient donc être celles qui contiennent les Globigérines; c’est le contraire que fon observe. Il est donc douteux qu’on puisse interpréter comme un phénomène de reproduction la présence d’une Globigérine dans une Orbuline, et l’on doit d’ailleurs remarquer que chez les vraies Globigérines le test est toujours plus épais que chez les Orbulines avec ou sans Globigérines. De tous ces faits, M. Schlumberger conclut que les observations de Max Schultze et de Pourtalès pourraient s’expliquer par un phénomène de dimorphisme. M. Schlumberger objecte, il est vrai, à sa propre supposition que la grande loge sphérique des Orbulines devrait être la loge initiale, celle qui est résorbée; mais si l’on admet que la dernière loge des Orbulines enveloppe totalement les autres et finit par les résorber, on a tout à la fois une explication des observations que nous rappelons ici et un argument en faveur de l’hypothèse qui voit dans le dimorphisme un cas de résorption et de remplacement des premières loges des Foraminifères par une loge enveloppante ultérieurement formée L

Fam. gromidæ. — Test chitineux. Formes souvent lacustres.

A. Une seule ouverture terminale.

Lieberkuhnia, Clpd et Laclimaiin. Test grand ovoïde; bouche au fond d’une dépression de l’extrémité large, ordinairement quadrilatère. L. Wagneri, eaux douces. — Microgromia, Hertwig. Test petit, ovoïde, incomplètement occupé; bouche légèrement latérale; pseudopodes portés par un prolongement protoplasmique spécial. M. socialis, vit souvent en colonie dans les eaux douces. — Gromia, Dujardin. Test ovoïde, grand; bouche terminale, pseudopodes très réticulés; 4 espèces : G. oviformis, G. Dujardini, marines; i les autres d’eau douce. — Diaphoropodon, Archer. Test recouvert de diatomées; deux j sortes de pseudopodes dont une seule ramifiée. D. mobile, des eaux douces.

1 Bkady, Report on the Foraminifera. — Voyage of H. M. S. Challenger.

FORAMINIFÈRES

B. Une ouverture à chaque extrémité du test.

Sheaphear delta, Siddal. Shepheardella wrightiana, des eaux douces. (Synonymes : Diplophrys, Amphitrema, Ditrema.)

Fam. MILIOLIDÆ. — Test imperforé, ordinairement calcaire, mais pouvant, suivant les circonstances, devenir membraneux, se pénétrer de silice ou se couvrir de corps étrangers.

Thib. Nl'becülarinæ. Test souvent fixé, irrégulier, asymétrique, à une ou plusieurs ouvertures. — Squamulina, Schultze. Une seule chambre adhérente, renflée, avec une ouverture du côté convexe. S. scopulina. — Nubecularia, Defrance. Test adhérent, spiral, à contour irrégulier, commençant au triasique. N. lucifuga, Méditerranée.

Trib. Miuoun.«. Deux séries de chambres contiguës, appliquées l’une contre l’autre et •s’ouvrant alternativement en sens inverse. — Biloculina, d’Orbigny. Chambres embrassantes de sorte que les deux dernières seulement soient visibles. B. sphæra, B. elongata, B. depressa, vivante et fossile. — Fabularia, Defrance. Diffère des Biloculines par le cloisonnement intérieur des chambres. F. discolühes, du Calcaire grossier. — Spiroloculina, •d’Orbigny. Toutes les chambres visibles dans toute leur longueur des deux côtés de l’animal ; du Lias inférieur à l’époque actuelle. S. planulata, de nos côtes, une quinzaine ■d’espèces. — Miliolina, d’Orbigny. De trois à cinq chambres extérieurement visibles. Une trentaine d’espèces : M. seminulum, L., M. subrotunda.

Trib. Hauerimn.-e. Test ditaxique, à chambres disposées d’abord comme chez les Miliolinæ, puis en spirale ou en série linéaire. — Articulina, d’Orb. Milioline continuée par des •chambres disposées en série linéaire. Commence avec le Tertiaire. A. sulcata, tineata, sagra, etc., exotiques. — Vertebralina, d’Orb. Chambres d’abord disposées comme chez les Miliolines, puis planispirales, puis en série linéaire. F. striata, Méditerranée. — ■Ophthalmidium, Kübler. Tube spiral d’abord libre, puis présentant au moins deux cloisons à chaque tour. O. inconstans, cosmopolite. — Hauerina, d’Orb. Milioline s’enroulant ensuite en spirale plane avec plus de deux segments dans chaque tour; commence au Crétacé et vit actuellement dans les mers chaudes. H. compressa, H. ornatissima, des sables coralliens. — Planispirina, Seguenza. Hauerina, à chambres équitantes. P. contraria, cosmopolite; P. celata, Atlantique Nord.

Trib. Peneroplidinæ. Test planispiral, cyclique ou en crosse, bilatéralement symétrique. Cornuspira, Schulze. Tube planispiral indivis; du Lias à la période actuelle. C. foliacea, •cosmopolite; C. involvens, C. carinata, C. striolata, Atlantique. — Peneroplis, Montfort. Des chambres en spirale plane, pouvant être suivies de chambres concentriques ou en série linéaire. Archiacina, Munier-Chalmas. (Sous-genres : Brœckina, Munier-Chalmas. Brceckella, Munier-Chalmas.) — Orbiculma, Lamarck. Chambres subdivisées par des cloisons secondaires, embrassantes, arrangées en spirale plane, puis souvent en cercles concentriques; •contour nautiloïde, annulaire, en crosse ou comprimé. O. adunca, Atlantique. — Orbitolites, Lamarck. Chambres divisées en cliambrettes; test discoïde, d’abord constitué soit par une ou plusieurs chambres renûées, soit par une série de chambres disposées en spirale, se disposant ensuite en cercles concentriques. 0. duplex, O. marginalis, dans la Méditerranée.

Trib. Alveolix.e. Test subglobuleux, elliptique ou fusiforme, spiral, allongé dans l’axe d’enroulement, chambres divisées en loges. Alveolina, d’Orb. Genre unique; commence au Crétacé moyen. A. melo, îles du Cap Vert.

Trib. Keramosphærinæ. Test sphérique; chambres disposées en couches concentriipies. ■Kerarnosphæra, Brady. Genre et espèce uniques : K. Murrayi, S.-O. d’Australie.

Fam. astrorhizidæ. — Test toujours composé de divers éléments, ordinairement de grande taille et monothalame, souvent branchu ou radié, rarement polytlialame et alors dissymétrique.

Trib. Astrorhizinæ. Parois épaisses, formées de sable ou de vase lâchement cimentée. — Astrorhiza, Sandahl. Fusiformes, trigones ou rayonnantes avec une ouverture à l’extrémité de chaque branche. A. limicola, arenaria, crassatina, du N. de l’Atlantique. A. granulosa, angulosa, des Açores. — Pelosina, Brady. En forme de bouteille avec un seul orifice à •l’extrémité du goulot; une membrane chitineuse sous le revêtement de vase. P. variahilis, rolundatu, cylindrica, du N. de l’Atlantique. — Storthosphæra, Schultze. Irrégulière-

PROTOZOAIRES

ment granuleuses avec de nombreuses protubérances portant chacune un orilicc. .S. albida, Atlantique. — Dendrophrya , St. Wright. Arborescentes ou encroûtantes, avec rameaux dressés. D. radiata, erecla, dans l’Atlantique au niveau des basses eaux. — Syrinyammina, Brady. .Masses spliéroïdales formées de tubes rayonnants à partir d’un point central, ramiliées et anastamosées, composées de grains de sable. 5. fmgilissimu. Açores.

Trib. Pilulininæ. Test monothalame, formé de sable fin et de spiculés d’Eponges, sans aucun ciment. — Pilulina, Carpenter Presque sphériques avec une ouverture en forme de fente plus ou moins arquée. Une seule espèce : P. Jeffreysi, Atlantique Nord, 630 brasses.

— Tecfinitella, Norman. Ovales ou subcylindriques avec un orifice arrondi, terminal. T. melo, raphanus, legumen de l’Atlantique. — Bathysiphon, Sars. Tubes légèrement coniques, droits ou un peu arqués, ouverts aux deux bouts, quelquefois irrégulièrement annelés. Une espèce : B. filiformis, rare, mais cosmopolite.

Trib. Saccammininæ. Chambres sphériques, à parois formées d’une mince couche de grains de sable fortement cimentés. — P-iammosphæra, Schultze. Une seule chambre sans ouverture générale. 1 espèce : P. fusca, cosmo|)olite. — Sorosphæra, Brady. Plusieurs chambres sans orifice général, directement unies. 1 espèce : S. confusa, Atlantique et N. Pacifique.

— Saccamwa, M. Sars. Chambres à orifices distincts, isolées ou unies par des tubes de connexion. 5. sphærica et confusa, N. Atlantique.

Trib. Rhabdammininæ. Test composé de grains de sable fortement cimentés souvent mélangés de spiculés d’éponges; tubulaire, droit, radié, branchu ou irrégulier; libre ou adhérent, avec 1 , 2 ou n ouvertures ; rarement segmenté. — Jaculella, Brady. Tubes allongés, coniques, ouverts à leur extrémité élargie, J. acuta, Atlantique N.; J. obtusa, Feroë. — Hyperammina, Brady. En forme de bouteilles plus ou moins arrondies, avec un long goulot droit ou sinueux, simple ou ramifié et ouvert à l’extrémité de chaque ramification, libres ou fixés; du Silurien à l’époque actuelle. II. friabilis, subnodosa, vagans, ramosa, cosmopolites. — Marsipella, Norman. Tubes cylindriques ou fusiformes, ouverts aux deux bouts, contenant une forte proportion de spiculés d’éponge. M. elongata, cylindrica, cosmopolites. — Bhabdammina, M. Sars. Tubes droits, disposés en rayons ou ramifiés, ouverts à leur extrémité libre. R. abyssorum, discreta, linearis, cor nuta, cosmopolites. — Ascbemonella, Brady. Chambres irrégulièrement ovoïdes, ordinairement à plusieurs ouvertures; isolées ou groupées en séries ramifiées, pouvant prendre l’apparence de tubes arborescents, vaguement segmentés. A. catenata, des abysses. — lihizammina, Brady. Tubes libres, flexibles, chitino-arénacés, simples ou ramifiés. B. algæformis, indivisa, cosmopolites. — Sagenella, Brady. Tubes de sables, ramifiés, anastamosés, ouverts, rampant à la surface des pierres ou des coquilles. S. frondescens, sur les Nullipores du Pacifique. — Boteliina, Carpenter. Tubes subcylindriques, irrégulièrement cloisonnés, avec une extrémité arrondie portant plusieurs perforations, 1 espèce : B. labyi'inthica. Canal des Feroë. — Haliphysema, Bowerbank. Tubes fixés, se divisant à leur extrémité libre en rameaux légèrement renflés, ouverts à leur extrémité et principalement formés de spiculés d’éponges. II. Tumanowiczii, ramutosum.

Fam. OTUOLiDÆ. ^ — Test arénacé ordinairement de forme irrégulière; incomplète ment cloisonné dans les formes polytlialames, de telle sorte que les chambres irrégulières ont souvent une disposition labyrinthique, reproduisant souvent la forme de Müiolidæ, Textularidæ, Lagenidæ, Globigermid.r, etc.

Trib. Litüolin.e. Test composé de grains de sable grossiers; rugueux extérieurement.

a. Chambres non labyrinthiques. — Rheophax, Montfort. Test libre, composé d’une ou plusieurs chambres disposées sensiblement en ligne droite, légèrement courbée ou un peu sinueuse, R. scorpiurus, cosmopolite depuis le Jurassique. R. fusiformis, bacillaris, nodulosa, distans, adunca, etc., cosmopolites. — Ilaplophragmium, Reuss. Test libre, polythalame, en spirale ou en crosse; apparaît dans le Carbonifère. //. agglutinans, pseudospirale, tenuimargo, foliaceum, etc. — Coskinolina, Stache. Ilaplophragmium à dernières chambres diminuant rapidement. — Placopsilinu, d’Orb. Test adhérent, à chambres plano-conve.xes. P. cœnomana, vesicularis, de nos mers.

b. Labyrinthiques. — Ilaplostiche, Reuss. Rheophax à chambres labyrinthiques, 1 espèce vivante : //. Soldanii. — Lituola, Lamarck. Haplophragmium à chambres labyrinthiques.

— Bdetloidina, Carter. Reproduisant les Placopsüina. \ espèce : B. aggregata. Océan.

F0RA.MIN1FÈRES.

Trib. TKOciiAMML\mÆ. Tcsl mince, formé de petits grains de sable fortement unis par un ciment chitineux ou minéral; extérieur lisse, souvent poli, intérieur lisse et réticulé, jamais labyrinthique. — Tliurammina, Brady. Une seule chambre sphérique avec mamelon ouvert au sommet. T. papillata, cosmopolite. — Ilippocrepina, Parker. Une seule chambre allongée, arrondie à une extrémité, pointue à l’autre, avec une seule grande ouverture de forme variable. 1 espèce : H. indiviaa, du Groenland. — llormosina, Brady. Forme des liheophax. 11. globulifera, ovicula, Carpenteri, cosmopolites. — Ammodiscus, Reuss. Tube non cloisonné, enroulé en spirale, en hélice ou irrégulièrement, mccî'/MS, A. gordialis, commençant au Carbonifère, actuellement pi’esque cosmopolite. — Trochammina, Parker et Jones. Test nautiloïde ou trochoïde, cloisonné, quelquefois fixé. T. squamata, inflata lituiformis, trullissnta, etc., de l’Atlantique et du Pacifique. — Carterina, Brady. Trochammina avec spiculés calcaires, 1 espèce tropicale : C. spiculotesla. — Webbma, d’Orb. Test adhérent, formé de chambres isolées ou réunies par des stolons, 4 espèces : W. anguLaris, alternans, clavala, hemisphærica.

Trib. Endothyrinæ. Foraminifères fossiles à test plus calcaire et moins arénacé que dans les autres types, parfois perforé, distinctement cloisonné. — Nodosinella, Brady. Forme des Bheophax. — Polyphragma, Reuss. Tubes droits, polythalames, à chambres irrégulières, fixés par une de leurs extrémités, perforés à l’autre de nombreux orifices. — Involutina, Terquem. Tube planospiral, plus ou moins perforé, enroulé de manière à former une masse lenticulaire. — Endolhyra, Phillips. Test polythalame, nautiloïde, à ouverture simple terminale. — Bradyina, Môller. Endolhyra à orifice criblé. — Stacheya, Brady. Test adhérent polythalame, irrégulier.

Trib. Loftusinæ. Test relativement grand, sphérique, ovoïde ou lenticulaire, à couches spirales ou concentriques avec chambres en grande partie occupées par le développement des parois finement arénacées. — Cyclammina, Brady. Test nautiloïde. C. cancellata, cosmopolite. — Loftusia, Brady. Test grand, spiral, allongé dans la direction de l’axe, fusiforme ou elliptique. — Parkeria, Carpenter. Test sphéroïdal ou plus ou moins comprimé, composé de couches concentriques.

Fam. textulahidæ. — Test des grandes espèces arénacé avec ou sans base calcaire perforée. Formes plus petites, hyalines et nettement perforées. Chambres disposées en deux ou plusieurs séries alternes, spirales ou confuses, souvent ditaxiques.

Trib. Textülarixæ. Typiquement bi- ou trisériées.

a. Monotaxiques.

a. Bisdriées. — Textularia, Defrance. Chambres régulièrement alternantes sur deux rangs, apparentes sur les faces larges du test, orifice normal en forme de fente arquée, à la base de la paroi interne du dernier segment. T. quadrilatera, concava, luculenta, aspera, cosmopolites. — Cuneolina, d’Orbigny. Textulaires comprimées au lieu d’être aplaties.

[i. Trisériées. — Verneuilina, d’Orbigny. Ouverture en forme de fente arquée. V. spinulosa, rare dans l’Atlantique. V. propinqua. — Tritaxia, Reuss. Ouverture simple, centrale. T. ovata, éocène parisien. — Chrysandrina, d’Orbigny. Ouverture cribriforme. — Valvulina, d’Orb. Ouverture couverte par une lèvre. V. conica, fusca, Atlantique.

b. Ditaxiques.

Bigenerina, d’Orbigny. Textularia terminées par des chambres en série linéaire. R. digilata, côte Est de l’Atlantique et Méditerranée; B. capreolus, pennatula, Atlantique. — Pavonina, d’Orb. Textularia suivies de chambres unisériées, largement arquées; ouverture cribriforme, P. flabelliformis, O. indien. — Spiroplecta, Ehrb. Textularia dont les premières chambres sont disposées en spirale simple. S. americana, N. Amérique, annectens, détroit de Torrès. — Gaudryina, d’Orb. Verneuilina se continuant en Textularia. G. baccata, Atlantique. — Clavulina, d’Orb. Valvulina à derniers segments en Nodosaria; une lèvre couvrant l’ouverture. C. paidsiensis, Atlantique; C. cylindrica, Atlantique.

Trib. Buli.mimnæ. Typiquement spirales; les plus petites formes plus ou moins régulièrement bisériées, ouverture oblique, virguliforme. — Bulimina, d’Orb. Test allongé spiral, plus ou moins atténué aux extrémités; souvent trisérié. B. pyrula, du Trias supérieur à l’époque actuelle; B. elegantissima, Atlantique et Pacifique. — Virgulina, d’Orb. Test très allongé avec une tendance à devenir asymétriquement bisérié. T. schreibersiana, subsquamosa, Atlantique. — Bifarina, d’Orb. Virgulina ou Bidimina se terminant par

PROTOZOAIRES

(les articles unisériés. — Bolivina, d’Orb. Distincts des Textulaires par leur ouverture allongée, asymétrique et son insertion oblique ou subverticale, B. punctata, Atlantique tempéré, B. textilarioïdes, canariensis, Atlantique. — Pleurostomella, Reuss. Test bisérié ouverture grande, arquée ou semicirculaire avec une entaille à son bord inférieur, placée au sommet de la face septale, presque verticale du dernier segment. Les seules formes vivantes de l’hémisphère austral.

Trib. Cassidulininæ. — Test formé de séries de segments alternés, à forme Textulaire, plus ou moins enroulés sur eux-mêmes. — Cassidulina, d’Orb. Test bisérié, replié sur son grand axe et plus ou moins enroulé sur lui-même. C. lævîgata, crassa, Bradyi, Atlantique. — Ehrenbergina, d’Orb. Cassidulina ni plissée ni enroulée, courbée du côté dorsal. E. pupa, serrata, Atlantique.

Fam. chikostomellidæ. — Test calcaire, finement perforé, polythalame; segments enveloppants, tournant dans le même sens la même extrémité de leur grand axe, ou alternant aux deux bouts ou en cycles de trois. Ouverture en forme de fente courbée sur le bord du dernier segment.

Ellipsoidina, Seguenza. Test unaxial, segments ovales, chacun naissant de la base du précédent et l’enveloppant entièrement. Orifice terminal. — Chilostomella, Reuss. Segments ovales, alternant à chaque extrémité du test, 1 espèce très variable : C. ovoïdea, cosmopolite. — AUomorphina, Reuss. Segments alternant de trois côtés, de manière à laisser paraître des parties du second. — A. trigona, Tahiti, Japon.

Fam. LiVGENiDÆ. — Test calcaire, finement perforé, monathalame ou consistant en une série de chambres disposées en série linéaire, spirale ou alternante, rarement ramifiée. Ouverture terminale, simple ou rayonnée. Point de squelette interseptal, ni de système de canaux.

Trib. Lageninæ. Test monothalame. — Lagena, Walker et Boys. Genre unique, 99 espèces. L. globosa, lœvis, gracillima, etc., cosmopolites.

Trib. Nodosarinæ. Test polythalame, droit, arqué ou planospiral.

a. Monotaxiques. — Nodosaria, Lamarck. Segments à section circulaire, disposés en ligne droite {N. propria) ou légèrement courbe {DentaHna)\ orifice central. N. lævigata et D. farcimen, cosmopolites. — Lingulina, d’Orb. Nodosaria comprimées et à ouverture en forme de fente. L. carinata. — Frondicularia, Defrance. Lingidina à segments équitants, en forme de F. F. spathulata. Bermudes. — Rhabdogonium, Reuss. Nodosaria à section tri- ou quadrangulaire : R. tricarinatum, N. Atlantique. — Margimilina, d’Orbigny. Segments à section circulaire, disposés en ligne courbe, orifice marginal. M. glabra, Méditerranée, Atlantique. — Vaginulina, d’Orb. Comprimées; cloisons séparant les segments très obliques; orifice marginal. F. legumen, cosmopolite. — Rimnlina, d’Orb. Vaginulina peu comprimées avec un orifice en forme de longue fente sur la face ventrale du dernier segment. — Cristellai'ia, Lamarck. Aplaties, ensiformes ou enroulées soit en crosse, soif en spirale. C. rotulata, C. cullrata, cosmopolites.

b. Ditaxiqms. — Amphicoryné, Schlumb. Cristellina se continuant en Nodosaria. A. faix, Méditerranée. — Lingulinopsis, Reuss. Marginulina se continuant en Nodosaria. — Flabellina, d’Orb. Marginulina se continuant en Flabellina. — Amphimorphina, Neugeboren. Frondicularia se continuant en Nodosaria. — Denlalinopsis, Reuss. Rhabdogonium se continuant en Dentalina.

Trib. Polymorphininæ. Segments arrangés en spirale ou irrégulièrement autour de leur grand axe, rarement bisériés ou alternes. — Polymorphina, d’Orb. Segments à section arrondie, disposés en spirale et plus ou moins embrassants .de sorte qu’on en voit un grand nombre (P. propria) ou un petit nombre alternant sur trois faces (Guttidina), ou trois seulement {Globulina) •, parfois arrangement spiral avec une alternance irrégulière [Pyrulina), P. lactea, compressa, cosmopolites. — Dimorphina, d’Orb. Polymorphina se continuant en Nodosaria. — Uvigerina, d’Orb. Segments disposés en une hélice allongée, généralement au nombre de trois à chaque tour; orifice simple, souvent porté à l’extrémité d’un court goulot. U. pygmæa, angidosa, cosmopolites. — Sagrina, Parker et Jones. Uvigerina se terminant en Nodosaria. S. columellaris, Açores. S. dimorpha, cosmopolite.

Trib. Ramulininæ. Test irrégulier, ramifié, composé de chambres sphériques unies par de longs tubes en forme de stolons. — Ramulina. Genre unique. R. globulifera, Atlantique et Pacifique.

FORAMINIFÉRES.

Fam. globigerinidæ. — Test libre, calcaire, perforé. Un petit nombre de chambres renflées, arrangées en spirale. Ouverture unique ou multiple, bien évidente. Point de squelette calcaire, ni de canaux. Les grandes espèces toutes pélagiques.

Globigenna, d’Orb. Segments renflés, peu nombreux, disposés en spirale. G. bulloïdes, cosmopolite. — OrbuUna, d’Orb. Une seule loge sphérique avec deux sortes de perforation. O. universa, cosmopolite. — Hasligerma, Wyv. Thoms. Test nautiloïde, très mince, à segments renflés, couverts de longues épines dentelées; un grand orifice en croissant à la base du dernier segment; pélagiques. Espèce unique : H. pelagica, Atlantique et Pacifique.

— Pullenia, Parker et Jones. Nautiloïdes, à segments peu renflés; orifice en longue fente, le long de Tunion du dernier segment avec le dernier tour de spire. P. sphæroïdes, cosmopolite. — Sphæroidina, d’Orb. Segments peu nombreux, disposés en une sorte de sphéroïde; orifice arqué, quelquefois en partie oblitéré par une sorte de langue. S. bulloïdes, cosmopolite, non pélagique. — Candeina, d’Orb. Segments renflés, disposés en un test trochoïde, dont l’orifice est remplacé par des trous le long des dépressions intersegmentaires. Espèce unique : C. nilida, Atlantique Nord.

Fam. rotalidæ. — Test calcaire, perforé, libre ou adhérent, typiquement spiral ou enroulé de telle façon que la totalité des segments soit visible en dessus, et seulement ceux du dernier tour en dessous, du côté de l’ouverture, l’une des deux faces étant ordinairement plus convexe que l’autre. Formes aberrantes déroulées. Formes les plus élevées avec un squelette complémentaire et des canalicules.

Trib. Spihillinæ. Test spiral, non cloisonné, libre ou fixé. — SpirilUna, Ehrb. Genre unique. S. vivipara, cosmopolite.

Trib. Rotalinæ. Test héliçoïdal, rotaliforme, rarement déroulé ou irrégulier. — Patellina, Williamson. Chambres divisées en chambrettes et disposées en tours héliçoïdaux ou annulaires de manière à constituer un cône dont la cavité est remplie soit d’une substance calcaire hyaline, soit d’une masse de chambres comprimées. P. cornigata, Atlantique. — Cymbalopora, Hagenow. Chambres disposées d’abord en spirale et conservant cette disposition ou se superposant en une hélice conique creuse; orifices dans les dépressions qui séparent les segments, à la face inférieure du test dans le premier cas, placés au sommet de tubes s’ouvrant dans la cavité du cône, dans le second; une grande loge sphéroïdale fermant l’ouverture du cône dans les formes pélagiques. C. Poeyi, Atlantique. — Dfscorôina, Parker et Jones. Chambres assez grossièrement poreuses, s’arrangeant en hélice, de manière à former un test plan convexe ou trochoïde; orifice en forme de fente arquée. D. globulavis, rosacea, Atlantique. — Planorbulina, d’Orb. Segments très nombreux s’arrangeant d’abord en spirale, puis en anneaux plus ou moins réguliers, et formant un test adhérent, comprimé; orifices des segments s’ouvrant respectivement au dehors et protégés par une lèvre calcaire. P. medilerrcmeends, mers tempérées et tropicales. — Truncatulina, d’Orb. Test à gros pores, rotaliforme, à face inférieure plus convexe que la supérieure; un orifice en forme de fente courbe à l’extrémité du bord interne du dernier segment. T. lobulata, cosmopolite. — Anomalina, Parker et Jones. Truncatulina à deux faces semblables et ordinairement biconcaves. A. coronata, Atlantique.

— Carpenteria, Gray. Chambres peu nombreuses souvent renflées, arrangées en spirale, rayonnantes ou superposées verticalement; orifice au sommet du dernier segment, quelquefois situé sur un tube simple ou arborescent; test adhérent. C. utricularis, mers chaudes. — Hupertia, Wallich. Chambres associées en grand nombre, disposées en hélice et formant une colonnette irrégulière, supportée par une base légèrement élargie; orifice au bord externe du dernier segment. Espèce unique : R. stabilis, N. Allantlquc. — Pulvinulina, Parker et Jones. Test rotaliforme, très finement poreux, à face supérieure généralement plus épaisse, ordinairement prolongé en une sorte de carène marginale; orifice en forme de large fente sur le bord du dernier segment tourné vers l’ombilic du test; dernier segment quelquefois renflé. P. repanda, punctulata, vermiculata, Atlantique, Méditerranée. — Rolalia, Lamarck. Test rotaliforme, finement poreux; revêtement exogène principalement constitué par des lignes septales saillantes ou des granulations des sutures près de l’ombilic; grandes espèces munies de cloisons doubles et d’un système de canaux interseptaux. R. Reccarii, orhicularis, très répandus. — Calcarina, d’Orb. Rolalia pourvues de grandes épines rayonnantes, parfois ramifiées. C. Spengleri, mers chaudes.

Trib. Tinoporinæ. — Test formé de loges irrégulièrement assemblées, avec une disposition primitive vaguement indiquée; pour la plupart sans ouverture commune. — ’linoporus.

Carpenter. Test lenticulaire ou subsphéroïdal avec des épines marginales rayonnantes et une surface tuberculée; chambres centrales formant un disque planospiral. Espèce unique : T. baciilatus, Pacifique. — Gypsina, Carter. Test libre ou attaché, spbéroidal ou encroûtant, grossièrement perforé; chambres arrondies ou polyédriques; point de squelette supplémentaire, ni de canalicules, ni d’orifice général. G. globulus, mers chaudes. — Aphrosma, Carter. Test finement perforé, adhérent, plan convexe, encroûtant; bords minces et irréguliers; surface aréolée; nombreux orifices marginaux. — Thalamopora, Rœmer. Chambres nombreuses, se pressant plus ou moins irrégulièrement autour d’un axe vertical de manière à constituer une colonnette ramifiée, fixée par sa base; orifice remplacé par les pores très développés de la paroi. — Poly tréma, Reuss. Nombreuses petites chambres disposées en couches plus ou moins régulières et formant une masse encroûtante ou arborescente, à surface aréolée; masse parcourue par des canaux non segmentés, souvent remplis par des spiculés d’éponge. Point de canalicules. P. miniaceum, mers tropicales.

F.4.M. NUMMULiNiDÆ. Test calcaire et finement tubulé, typiquement libre et symétriquement spiral. Les formes les plus élevées possèdent un squelette supplémentaire et un système de canaux plus ou moins complexe.

Trib. Fusulimnæ. Test subglobuleux, cylindrique ou fusiforme, bilatéral, symétrique; chambres s’étendant d’un pôle à l’autre; chaque tour enveloppant complètement les précédents. Parois du test finement tubulées. Cloisons simples, rarement doubles; pas de vrais canaux intercloisonnaires. Fossiles. — Fusulina, Fischer. Parois des chambres simplement plissées; orifice en forme de longue fente centrale. — Schwaggerina, Môller. De véritables cloisons secondaires dans les chambres, orifice en forme de simple fissure ou cribriforme.

Trib. Polystomellinæ. Test bilatéral, symétrique, nautiloïde; types supérieurs pourvus de canaux s’ouvrant à des intervalles réguliers le long des dépressions externes des cloisons. — Nonionina, d’Orb. Squelette supplémentaire nul ou limité à la région ombilicale; ni pores septaux externes, ni barrettes transversales sur les lignes septales; orifice en fente courbe. N. umbilicatula, scapha, cosmopolites. — Polystomella, Lam. Squelette supplémentaire, pores septaux, barrettes transversales et canalicules plus ou moins développés; ces derniers s’ouvrant à l’ombilic et le long des sutures par un simple ou double rang de pores; orifices constitué par des pores disposés en V à la base de la face septale. P. striatopunctata, crispa, cosmopolite.

Trib. Nu.mmulitinæ. Test lenticulaire ou aplati, épais et finement tubulé dans les formes inférieures, pourvu d’un squelette interseptal et d’un système compliqué de canaux dans les formes supérieures. — Archæodiscus, Brady. Test lenticulaire, constitué par un tube simple pelotonné sur lui-même en tous sens, enfoncé dans une épaisse masse de substance calcaire finement tabulée; point de canalicules. — Amphislegina, d’Orbigny. Test spiral, lenticulaire, inéquilatéral; chambres équitantes à prolongements aliformes simples d’un côté, profondément lobés de l’autre; parois de la coquille épaissies près de l’ombilic, mais sans vrais canalicules. A. Lessonü, mers chaudes. — Operciilina, d’Orb. Coquille aplatie, spirale, à tours extrêmement visibles et dont les premiers sont plus ou moins embrassants; canalicules interseptaux et marginaux. 0. ammonoïdes, de nos côtes. — Ileterostrgina, d’Orb. OpercuUna à chambres allongées, étroites et subdivisées; un rang de porcs sur la face septale externe. H. depressa, îles du Cap Vert. — Nummuliles, d’Orb. Test lenticulaire, régulier, spiral à segments équitants, les prolongements aliformes d’un tour embrassant complètement les précédents; orifice simple, près de la périphérie du tour antérieur; un système complexe de canalicules. N. Cumingii, tropicale. — Assilina, d’Orb. Nummulites à prolongements aliformes des chambres, minces et assez étroitement superposés pour laisser apparaître les tours de spire.

Trib. Cycloclypeinæ. Test lenticulaire, formé de chambres disposées en cercles concentriques, avec un épaississement latéral de sa substance; cloisons doubles avec un système de canaux intercloisonnaires. — Cyclolypeus, Carpenter. Couche discoïdale simple revêtue d’une substance calcaire finement tubulée, plus épaisse au centre. C. guembelianus, Fiji. ■ — Orbitoïdes, d’Orb. Couche discoïdale de chambres, épaissie sur ses deux faces par des couches de logettes aplaties, plus ou moins régulièrement disposées.

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