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FORME EXTÉRIEURE DES ASSOGUTIONS DE PLASTIDES

en hélice (anthérozoïdes des Mousses, des Fougères, des Prêles, des Lycopodes, nombreuses Bactériacées). Enfin, les plastifies rampants sont le plus souvent aplatis (Desmidiées, Diatomées, la plupart des Infusoires ciliés), sans que la symétrie bilatérale soit toujours la conséquence de cet aplatissement. Les Infusoires ciliés, en particulier, ne présentent ce mode de symétrie que lorsqu’ils saisissent directement leurs aliments; lorsqu’ils doivent les attirer dans leur orifice de déglutition par les battements de leurs cils, la frange ciliaire principale {zone adorale) tend à se disposer en une spirale aboutissant à cet orifice, et altère ainsi plus ou moins gravement la symétrie par rapport à un axe! des Infusoires fixés {Stentor, fig. 34,

Fipr. 34. — Stentor Ræselii. O, cytostome suivi du oytopharynx ; V, vacuole pulsatile; N, nucléus (d'après Stein).

Fig. 35. — Stylonychia mytüus (d’après Sleiu), vue par la face ventrale. Wz, zone ciliée adorale; C, vacuole pulsatile; iV, nucléus; N', nucléole; A, cytoprocte.

Vorticellidæ), la symétrie par rapport à un plan des Infusoires libres {Stylonychia, fig. 3o). Là encore on peut constater, entre les formes des plastifies considérés isolément, et les conditions dans lesquelles ils vivent, une certaine correspondance générale; mais comme toujours, lorsqu’il s’agit d’êtres vivants, aux causes extérieures qui peuvent déterminer l’apparition de certaines catégories de formes, viennent se superposer des causes internes qui en modifient profondément l’action, et qu’il n’est pas toujours possible d’apprécier. L’hérédité vient encore compliquer le problème en permettant à certaines formes de subsister alors qu’ont disparu depuis longtemps les causes qui les ont déterminées.

Foi’ines diverses et divers modes de symétrie des associations de plas-

tides. — Ces observations subsistent lorsqu’on cherche à déterminer les rapports que peuvent présenter les formes des organismes résultant immédiatement d’une association de plastifies, avec les conditions dans lesquelles ces associations simples se constituent. Toutefois les règles se dégagent ici avec une plus grande netteté.

MORPHOLOGIE EXTERNE

La très grande majorité des organismes qui vivent fixés par un point de leur

Fig. 36. Colonie de Codonocladium umbellatiim (à' après Stein).

Fig. 37. — Coupe longitudinale d’un Sycon raphanus, faiblement grossi. — O, oscule avec une collerette de spiculés; Ht, tubes radiaires qui s’ouvrent dans la cavité centrale.

Fig. 38. — Sagartia nivea (d’après Gosse).

corps et se dressent dans le milieu ambiant, se ramifientir régulièrement (fig. 36), sont symétriques par rapport à un axe {Éponges simples, fig. 37, Hydres solitaires, etc.) ou possèdent plusieurs plans de symétrie se coupant suivant un même axe {Coralliaires, fig. 38).

Lorsque ces organismes fixés demeurent couchés sur le sol ou flottent près de la surface de l’eau, ils sont aplatis, même dans le Règne végétal {Ulva, Fucus, thalle de nombreuses Hépatiques), et l’on voit souvent se manifester chez eux une tendance à la symétrie bilatérale, la dissymétrie de milieu n’existant pour de tels organismes qu’en ce qui concerne leur face tournée vers le sol, ou face ventrale, et leur face tournée vers le ciel, ou face dorsale.

Les organismes libres n’affectent guère que deux formes : 1° la forme sphérique (fig. 39) lorsqu’ils se meuvent dans un milieu homogène, leurs organes de locomotion étant uniformément répartis {Volvox, Magosphœra) ; 2“ la forme symétrique par rapport Fig. 39. —Colonie cellulaire d’un Vofüoj- à uu plan lorsque l’organisme est destiné à se

globator ieune (d’après Slein). . „ ,

mouvoir sur une surface solide, comme c est le cas pour un très grand nombre d’animaux, les Turbellariés (fig. 40), par exemple.

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