FORME EXTÉRIEURE DÉS PLÂSTIDES
î tition de ces formes simples, modifiées et combinées de diverses façons. Nous aurons à étudier successivement les animaux formés d’un seul plastide, ceux composés d’une association simple de plastides, ceux qui résultent d’une combinaison d’un plus ou moins grand nombre de ces associations simples.
" Fig. 30. — Rotalia veneta, Foraminifère à loges disposées en spirale (d’après Max Schulze).
Rapport des formes de plastides avec leurs conditions d’existence; symétrie par rapport à un point, par rapport à un axe, par rapport à. un plan. — Les
plastides libres et qui ne secrétent pas une enveloppe rigide sont capables de modifier incessamment leur forme (Myxomycètes, Rhizopodes); celte forme est cependant adaptée d’une manière générale à certaines conditions d’existence. C’est ainsi que les Foraminifère s, qui vivent presque tous au fond de l’eau, disposent leurs loges en série linéaire, en hélice, en spirale (flg. 30), mais ne présentent que bien rarement la forme sphérique. Celte forme est au contraire ' dominante chez les Radiolaires, qui sont flottants, et dont le corps trouve, par ' conséquent, dans toutes les directions, les mêmes conditions de milieu (flg. 31). Les plastides couverts d’une membrane rigide, et dont le contour est par consé-
MORPHOLOGIE EXTERNE
Fig. 31. — Acanlhometra MiHleri (d’après E. llæckel).
quent déterminé, adoptent aussi une forme dominante suivant les conditions dans lesquelles ils doivent vivre. La forme sphérique n’est pas rare chez ceux qui doivent être transportés d’une façon passive par l’intermédiaire d’un milieu
fluide (spores, grains de pollen, œufs, kystes de Champignons ou d’infusoires, gemmules d’Éponges), ou vivre en parasites (Sphærophrya) ; quelques Algues monocellulaires libres sont également sphériques (Micrococcus).
Lorsque les plastides grandissent sur place, leur forme se rapproche au contraire de la symétrie par rapport à un axe ; ils s’allongent en cylindres simples ou ramifiés (Mucorinées) ; lorsqu’ils sont fixés par un point et dressés, leur forme est souvent celle d’une surface de révolution dont l’axe passerait par ce point (divers Infusoires fla-
GELLIFÉRES et TENTACULIFÈRES, fig. 32). Le corps s’aplatit au contraire, et la symétrie par rapport à un plan tend à se manifester lorsque le plastide grandit en demeurant couché sur le sol.
Les plastides mobiles ont aussi des formes correspondant à leur genre de vie : ceux qui nagent dans un milieu homogène demeurent sensiblement sphériques ou ellipsoïdaux lorsque leurs organes de locomotion sont uniformément répartis (zoospores des Vaucheria^ fig. 33 d, formes ciliées des Acinétiens); si ces organes occupent une position déterminée, comme chez les Infusoires .flagellifères et nombre des zoospores ou d’an-
Fi". 33. — Zoospores, a, de Physariim; b, de Monostroma: c, de .1 . -j j j. i
Ulothrix) d, de Œdogonium \ e, de Vaucheria (d’après Ueînke). thérOZOldeS UG CryptOgamGS, iG
corps s’allonge de manière à être symétrique par rapport à un axe (fig. 33, a, h, c). Il en est de même lorsqu’un orifice se constitue sur la membrane enveloppante pour l’introduction des aliments^ comme chez certains Infusoires ciliés (Enchelyidæ). D’autres fois le corps s’enroule
Fig. 32. — Podophrya gemmipara (d’après H. Ilerlwig).