I. CLASSE
MYXOSPORIDIES
Les Myxosporidies (Psorospermies des Poissons, des auteurs) sont parasites d'un petit nombre d’invertébrés tels que V Echinocardium cordatum, les Ams, la Pyralis viridiana, et parmi les Vertébrés habitent en abondance la peau, les branchies et la plupart des organes internes des Poissons {Myxobolus Müllen, des Cyprins). Le système nerveux paraît seul jusqu’ici en être exempt. Les Myxosporidies des téguments se logent dans des pustules de 2 ou 3 millimètres de long, souvent saillantes à la surface du corps; on les y trouve enfermées dans une membrane plasmatique dont l’origine est inconnue et qui appartient peut-être à leur hôte. Les pustules en question contiennent des êtres de forme et de grandeur très variable (de 67 à 300 (j.), dépourvus de membrane d’enveloppe, mais dont le protoplasme dans les grandes espèces peut se décomposer en un ectosarque et un entosarqiie. Ce protoplasme est capable, au moins dans certains cas, d’exécuter des mouvements amiboïdes {Myxidium Liehcrkiihni, de la vessie natatoire du Brochet) et même de produire sur toute sa surface de fins et rigides pseudopodes (même espèce). Il contient de fines granulations graisseuses, solubles dans l’alcool, et des cristaux d’hématoïdine. Il présente, en général, plusieurs corps nucléaires. Ces corps nucléaires sont les points de départ de la sporulation qui se produit, pour une espèce donnée, chez les individus de toute taille. Autour d’eux se différencie une petite masse sphérique de protoplasme qu’on peut appeler sporoblaste. Le noyau de chaque sporoblaste se divise chez le Myxidium Lieberkuhni en 6 petits noyaux, tandis que le sporoblaste lui-même s’entoure d’une fine membrane. Son protoplasme se condense alors légèrement et se divise en deux masses trinucléées dont chacune constitue finalement une spore fusiforme, contenant trois noyaux placés en ligne droite l’un au-dessous de l’autre. Tandis que se forme la membrane de cette spore, les noyaux qui avoisinent les pôles s’amoindrissent et disparaissent; mais auparavant il s’est constitué au voisinage de chacun d’eux un corpuscule opaque, le corpuscule polaire. Ces spores ont environ 20 (a de longueur.
Chez les diverses espèces, la forme et la dimension des spores décrites d’abord comme des êtres indépendants sous le nom psorospermies, sont très variables; leur longueur peut tomber à 8 jj-, et leur forme peut être ovoïde, ou discoïdale; leur enveloppe est généralement formée de deux valves, entièrement séparables sous l’action de l’acide sulfurique, entre lesquelles se trouve une ouverture au moins à l’un des pôles; elle se prolonge assez souvent en un appendice caudal simple ou bifurqué. Mais le trait le plus intéressant de leur organisation est la présence à leur pôle aigu quand les pôles sont dissemblables, à leurs deux pôles quand ils sont semblables, des corpuscules polaires. Ces corpuscules sont au nombre d’un ou deux à chaque pôle. Ils sont de forme ellipsoïdale. Chacun d’eux contient un délicat filament enroulé eu hélice, qui se déroule subitement, et sort du corpuscule sous l’action de divers réactifs : les alcalis caustiques, la glycérine, etc., ou sous celle de la pression, de sorte que ces corpuscules présentent une frappante ressemblance avec les nématocystes que nous verrons bientôt si développés chez les Polypes. D’après les observations de Lieberkühn et celles de Balbiani, les spores mûres s’ouvriraient pour livrer passage à leur contenu, masse amiboïde qui se transformerait directement en
PROTOZOAIRES
Myxosporidies. Mais des observateurs plus récents ont signalé la formation de corpuscules falciformes à leur intérieur.
Genres : Mt/xobolus, Butschli. Parasite des branchies de divers Cyprins, M. Mülleri. — Myxidium, Butschli. De la vessie natatoire du Brochet, M. Lieberkiihni .