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BOURGEONNEMENT

Ua bouche, de sorte que l’on a pris très souvent cet orifice comme critérium de la face ventrale et qu’on a même quelquefois désigné celte dernière sous le nom de face buccale. L’animal ayant une extrémité antérieure, une extrémité postérieure, une face dorsale et une face ventrale différenciées, a par cela môme un côté droit et un côté gauche, qui sont d’ordinaire presque exactement symétriques par rapport au plan médian. Les diverses parties du corps de l’animal présentent alors, par rapport à nos points habituels de repère dans l’espace, une orientation nettemént déterminée. Nous verrons un peu plus tard qu’il ne faut pas confondre, comme on l’a fait souvent, cette orientation des parties de l’animal par rapport au monde extérieur avec leur orientation les unes par rapport aux autres. Il sera nécessaire de distinguer ces deux modes d’orientation lorsque nous serons amenés à comparer entre eux les divers groupes du Règne animal.

La symétrie par rapport à un plan, telle que nous venons de la définir existe, chez les très jeunes embryons d’Échinodermes (fig. 54, p. 40), chez les nauplius (fig. 44) ou formes embryonnaires primitives des Arthropodes, chez les Rotifères (fig. 45) et les formes embryonnaires primitives des Vers et des Mollusques qui ont reçu le nom de trochosphéres (fig. 42), et dont l’organisation présente avec celle des Rotifères de remarquables ressemblances.

Phénomènes de bourgeonnement. — Lorsque les éléments anatomiques sont parvenus, en se multipliant, à produire un des organismes simples dont nous venons de parler, cet organisme grandit plus ou moins vite, soit par suite de la croissance des plastides eux-mêmes, soit par suite de leur multiplicalion. Mais après que cette croissance s’est opérée un certain temps, en laissant l’organisme semblable à lui-même, elle prend une direction nouvelle. Une protubérance apparaît, ayant pour point de départ soit un plaslide unique, soit un ensemble de plastides. Cette excroissance grandit, et se transforme peu à peu en un nouvel organisme semblable à celui sur lequel elle s’est constituée ; c’est ce qu’on nomme un bourgeon L Les bourgeons peuvent être très diversement constitués suivant les animaux que l’on considère. En général, les diverses couches de tissus de l'organisme simple sur lequel ils se développent, prennent part à leur formation, de sorte qu’ils contiennent dès le début les rudiments de leurs futurs appareils. Les organismes résultant de ces bourgeons peuvent, une fois formés, se séparer de l’organisme parent, dont ils conservent la simplicité, ou bien l’organisme primitif et les organismes résultant des bourgeons qui se sont successivement développés, demeurent unis, et forment tous ensemble un organisme unique, de complication très variable. La forme de cet organisme dépend en premier lieu de l’arrangement des bourgeons qui ont contribué à sa formation, arrangement différent lui-même, suivant que l’organisme est libre ou fixé au sol.

1 Cette expression, empruntée au langage des botanistes, est, comme tant d’autres, une expression impropre quand on veut l’appliquer rigoureusement aux Animaux. Un bourgeon végétal est un rameau en voie de formation, portant des feuilles en train de se développer et dont les premières sont transformées en écailles protectrices. Les derniers éléments du bourgeon sont encore à peine dill'érenciés, ou même pas du tout vers son sommet. Les bourgeons chez les Animaux peuvent aussi être dans ce cas; mais ils peuvent également résulter d’une simple protid)érance née sur les parois du corps, et à la formation de laquelle prennent part les diverses catégories de tissus qui constituent l’animal.

MORPHOLOGIE EXTERNE

Disposition «les bourgeons chez les organismes fixes. — Organes et orga-

Fig. 46. — lioti'ijlUis violarxnis (d’après II. Milno Edwards). — O, liouclie; A, oriünc eloaoal commun d'un groupe d’individus.

nismes radies. — Chez les organismes fixés au sol les bourgeons peuvent présenter une orientation très variable par rapport à l’organisme sur lequel ils se développent. Tantôt l’accroissement et le bourgeonnement ne s’accomplissent que dans le sens latéral; le corps s’étale alors sur le sol, encroûte les objets sur lesquels il se développe, et, s’il demeure libre, présente souvent une face ventrale, une face dorsale ainsi qu’une plus ou moins vague symétrie bilatérale (certaines Algues, Hépatiques, certaines Lycopo- DiACÉES, etc., diverses Éponges, Polypes, Bryozoaires etTuNiciERS, fig.46). Tantôt l’accroissement se produit dans le sens vertical, et les bourgeons se forment plus ou moins obliquement, sur un organisme primitif dressé; alors le corps se ramifie en tous sens et ne présente en. général aucune symétrie déterminée; c’est la forme arborescente, si fréquente chez les végétaux supérieurs, les Eponges, les Polypes (flg. 47), les Bryozoaires (tig. 48). Cette forme arborescente n’exclut pas un certain ordre dans l’arrangement des ramifications du corps qui, si variée que soit la nature de ces ramifications,

Fig. 47. — Polype à corps ramifié (Obelia (jelatinosa). — Fig. 48. — Bryozoaire {Plumatella repeiis) forle- 0, bouche d’un Polype nourricier épanoui; M, bour- ment grossi (d’après Allman). — Lp, lophogeons médusoïdes ; Th, Ihcque d’un Polype nourricier. phore ; D, tube digestif. .

est parfois remarquablement régulier (disposition rectiligne des radicelles, disposition'

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