ARTHROPODES
Artiozoaires chitinophores, à corps généimlement métaméridé et présentant des appendices articulés, mus par des muscles striés, servant au tact, à la préhension des aliments, à la mastication, à la locomotion ou même susceptibles de remplir d'autres fonctions accessoires. — Formes inférieures aquatiques, graissant à l'état de nauplius.
Caractères gcnéranx. — La présence d’un revêtement chilineuxqui respecte le plus souvent la division du corps en mélamérides dont chacun peut porter une paire
1 Gerstaecker, Arthropode, Bronn’s Thierreichs, en cours de publication.
arthropodes.
d’appendices articulés, fonctionnant comme des membres : tel est le trait caractéristique fondamental des Artiozoaires composant rembrauchement des Arthropodes. Leur revêtement chitineux s’opposant à la croissance, ces animaux le rejettent à des intervalles de temps, variables avec la rapidité de l’accroissement; ce phénomène est ce qu’on nomme une mue.
Le revêtement de chitine est continu, mais il ne présente pas nécessairement la même épaisseur sur toutes les parties du corps; s’il s’amincit le long de la ligne de jonction des métamérides, il leur permet de se mouvoir les uns sur les autres ou même de s’emboîter comme les tubes d’une lunette. Ces lignes de jonction ou incisions disparaissent naturellement, et les segments s’effacent lorsque l’épaisseur de la couche de chitine s’égalise sur toute la surface du corps, soit que celle-ci présente partout la faible consistance habituellement caractéristique des incisions, soit au contraire que les incisions acquièrent une consistance suffisante pour les rendre rigides. Le premier cas est fréquemment réalisé pour les parties du corps qui sont protégées d’une manière quelconque. Il arrive assez souvent, par exemple, qu’un repli du tégument des segments antérieurs s'étende sur un certain nombre des segments qui suivent, constituant ainsi une carapace : les segments recouverts par cette carapace demeurent mous et leurs limites respectives tendent à s’effacer {Apus, Cladocères, Ostracodes, Cirripèdes, Malacostracés) ; d’autres fois, l’animal enfonce la partie postérieure de son corps à l’intérieur d’abris d’emprunt, tels que des coquilles de mollusque (Paguridæ); cette partie perd alors plus ou moins complètement sa segmentation primitive, et il en est de même pour un grand nombre de parasites lorsque ceux-ci trouvent dans les cavités du corps de leur hôte une protection efficace. La disparition des segments peut être alors compliquée de déformations dues au développement exagéré de l’appareil génital et à la réduction ou à la transformation des appendices (p. 336). Lorsque la chitine s’épaissit sur les lignes de suture comme sur le reste du corps, les limites des segments disparaissent encore; ceux-ci cessent d’être mobiles les uns sur les autres, on dit qu'ils sont soudés. Ce sont généralement les segments antérieurs qui se soudent de la sorte ; de tels segments soudés constituent, par exemple, le large bouclier céphalique des Limules, la tête des Myriapodes et des Insectes. Chez les Araignées les segments qni portent les appendices sont soudés en une seule masse, et les segments restants forment également, en général, une masse unique. Assez souvent les segments soudés sont reconnaissables dans la période embryonnaire (Araignées), mais d’autres fois il n’est possible d’établir leur existence qne par un ensemble de considérations anatomiques ou embryogéniques (tête des Myriapodes et des Insectes).
Adaptations îles appendices; régions dn corps. — La forme et leS fonctions variables des appendices entraînent, d’autre part, des modifications plus ou moins importantes des segments qui les portent et la division du corps en régions (p. 53). Une ou deux paires d’appendices sont placées en avant de la bouche et du côté dorsal, on leur donne le nom d'antennes. Plusieurs paires d’appendices entourent la bouche et concourent à la préhension ou à la division des aliments : la première paire constitue les mandibules, la deuxième les mâchoires, la troisième les maxilles, la quatrième, et assez souvent aussi les cinquième et sixième, les maxillipèdes, diago-, nopodes o\x pattes-mâchoires. Les appendices suivants servent, en général, à la marche, ce sont les pattes ambulatoires, pattes proprement dites ou péréiopodes. Aux péréio-