DIVISION EN CLASSES
pocles peuvent enfin succéder des appendices susceptibles de servir à la natation, ou de se mettre accessoirement au service des fonctions de respiration ou de reproduction; ce sont les pléopodes. Les segments ou métamérides qui portent les antennes, les mandibules et les mâchoires forment une première région du corps : la tête ou céphalon-, ceux qui portent les pattes-mâchoires et les pattes ambulatoires forment une seconde région: le thorax on péréion\ enfin les segments que portent les pléopodes forment une troisième région : Vahdomen ou pléon, dont le dernier segment est appelé teUon. Les pléopodes avortent souvent, soit sur les derniers segments de l’abdomen, soit sur ses segments antérieurs et moyens, soit sur tous ses segments. Quelquefois l’abdomen est enfin suivi d’un post-abdomen dont les segments sont moins développés que les segments abdominaux proprement dits (Scorpions).
Division en classes. — Le nombre des sortes d’appendices et la composition des régions du corps qui en résulte sont caractéristiques des diverses classes d’Arthropodes, dont trois sont aquatiques et quatre terrestres. Les Arthropodes aquatiques respirent au moyen d’expansions externes des téguments et des appendices, que l’on nomme les branchies-, les Arthropodes terrestres sont pourvus d’expansions tégumentaires internes, en forme de poches ou de tubes ramifiés et qu’on nomme les trachées. Aussi divise-t-on l’embranchement des Arthropodes en deux sousembranchements : celui des Arthropodes branchifères (Branchiata) et celui des Arthropodes trachéifères (Tracheata).
Les trois classes aquatiques sont celles des Mérostomacés, des Crustacés et des Pantopodes; les quatre classes terrestres sont celles des Arachnides, des Onycho- PHORES, des Myriapodes et des Insectes.
Chez les Mérostomacés (fig. 704), la différenciation des appendices antérieurs en antennes, mandibules, pattes-mâchoires et pattes ambulatoires n’est pas encore accusée. Tous ces appendices sont locomoteurs par leur extrémité libre et contribuent plus ou moins â la mastication, tandis que les pléopodes sont lamelleux au moins chez les Mérostomacés actuels. Le corps se divise en deux régions : le céphalothorax correspondant â l’ensemble de la tête et du thorax non différenciés, et \'abdomen, suivi d’un long appendice pointu, en forme d’épée {Limulus).
Chez tous les Crustacés, il y a : 1° deux paires d’antennes dont les fonctions varient beaucoup, et qu’on doit, en conséquence, définir simplement comme des appendices prébuccaux; 2° une paire de mandibules bien caractérisées; 3° une paire de mâchoires; 4" une paire de maxilles ; 5° plusieurs paires de pattesmâchoires, de pattes ambulatoires et de pattes abdominales. La forme de ces appendices se modifie souvent d’une manière graduelle d’un segment à l’autre, de sorte que le segment qui termine la tête n’est pas nettement différent de celui qui commence le thorax. Il n’existe donc qu’un céphalothorax et un abdomen.
Les Pantopodes présentent deux paires d’appendices céphaliques et cinq paires de pattes thoraciques; leur abdomen est rudimentaire.
Les Arachnides ont, en tout, six paires d’appendices, savoir: une paire d’antennes préhensiles ou chélicères, qui fonctionnent comme des mandibules; une paire d’appendices masticateurs, qui tiennent la place des mandibules, mais qu’on désigne habituellement sous le nom de pattes-mâchoires; quatre paires d’appendices locomoteurs. Les pléopodes manquent en apparence.
Les Onychophores ont une paire d’antennes et une paire d’appendices buccaux.