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PRINCIPE DES CONNEXIONS

même les disciples de Cuvier. On ne peut établir de comparaisons utiles qu’entre des organismes du même degré de complication. Lorsqu’il s’agit d’organismes du rang des dèmes, il y a donc lieu de rechercher de combien de zoïdes ils sont constitués , de déterminer quels sont le nombre et les rapports des mérides qui entrent dans chaque zoïde; d’étudier ensuite la composition des mérides eux -mêmes; entin l’on peut comparer ces diverses parties à celles des organismes voisins.

Deux zoïdes ne sont complètement assimilables que lorsqu’ils sont formés d’un même nombre de mérides semblablement placés et modifiés de la même façon dans leurs traits généraux; deux dèmes ne sont de même assimilables que si leurs zoïdes et leurs mérides remplissent cette triple condition. Il peut arriver cependant que les zoïdes compris dans des organismes du rang des dèmes présentent une fixité de composition que ne présentent pas les dèmes eux-mêmes. C’est ce FîK- 106. — cerveau, œil et otocyste de Pterotrachea Frederiei (d’après

Gegenbaur). — I, ganglion céphalique ; /' op

Fig. 105. — Système nerveux du Cyclostoma elegans (d’après de Laoaze- Dulhiers). — V, Ganglion cérébral; X, ganglion pédieux; Zg' et Zd', ganglions pleuraux; Zd", ganglion sus-intestinal; Zg", ganglion sousintestinal; Z, ganglion abdominal; a, connectif cérébro-pédieux; 6. (connectif cérébro-pleural; c, connectif pleuro-pédieu.x ; n, nerf acoustique; gh, commissure viscérale.

qui a lieu, par exemple, pour le céphalothorax des Crustacés malacostracés et des Arachnides, la tête des Vertébrés, etc. Dans

ganglion du nerf optique et du nerf auditif; op, nerf optique; ac, nerf acoustique; n, connectif cérébro-pédieux; n', nerfs de l’enveloppe du corps; oc, œil droit; sc, capsule oculaire; sc' , bulle; op' , renflement ganglionnaire du nerf optique; U, choroïde ; 7t', espace dépourvu de pigment de la choroïde ; k, cornée ;

cristallin; faisceau musculaire servant à mouvoir le bulbe; of, otocyste avec l’ololithe ; * faisceau.x de cils.

ce cas, le principe des connexions est rigoureusement applicable à fétude de ces

MORPHOLOGIE INTERNE

zoïdes. M. Blanchard en a même fait une application plus large en déterminant les chélicères des Arachnides comme des antennes, puisqu’elle est la généralisation de ce fait que chez les autres Arthropodes, quelle que soit la constitution du reste du corps, les antennes sont toujours innervées par les ganglions cérébroïdes, comme si le premier méride du corps se différenciait toujours de la même façon.

Appareils physiologiques. — Les organes appartenant à un même système étant susceptibles de remplir des fonctions différentes, on considère comme faisant partie d’un même appareil physiologique tous les organes de même système ou de système différent qui concourent à l’accomplissement d’une même grande fonction. Chez les Protozoaires toutes les fonctions fondamentales de la vie sont remplies par les substances sarcodiques constituant un même plastide; chez les organismes du rang des mérides un seul organe suffit assez fréquemment à l’accomplissement d’une de ces fonctions; c’est donc surtout chez les zoïdes et les dèmes que nous trouvons des appareils proprements dits. Ils sont au nombre de sept : 1° V appareil digestif; 2° V appareil respiratoire; 3° ['appareil circulatoire; 4° ['appareil sécréteur; 5° ['appareil reproducteur; 6° ['appareil sensitif; 7° ['appareil locomoteur.

Dans ['aq)pa7^eil digestif, les matières féculentes, grasses ou albuminoïdes contenues dans les aliments, sont transformées en composés solubles et assimilables.

\Japparcil respiratoire préside à l’absorption de l’oxygène, nécessaire aux combustions organiques, à l’exhalaison de l’acide carbonique résultant de ces combustions, à celle de la vapeur d’eau et parfois de divers composés gazeux accidentellement introduits dans l’organisme.

L’appareil circulatoire contient un liquide, le sang, composé d’une solution dans l’eau de matières salines et organiques, le plasma, dans lequel flottent d’innombrables plastides, les corpuscules du sang.

Le sang se charge, au contact de l’appareil digestif, de substances assimilables ; dans l’appareil respiratoire, il est mis en rapport avec le milieu ambiant qui doit lui fournir l’oxygène, et dans lequel il doit se débarrasser des matières volatiles qu’il contient en excès; il se répand enfin dans tous les organes qui y puisent leurs aliments et y déversent tous leurs produits solubles de désassimilation.

Ces produits sont repris par ['appareil sécréteur; les uns sont utilisés de nouveau, notamment pour la digestion; les autres sont purement et simplement rejetés au dehors.

L’appareil rcpirnducteur est formé par les glandes qui produisent les gamètes mâles ou femelles, spermatozoïdes ou ovules, et par les organes qui assurent l’union de ces éléments ou la fécondation.

Ces divers appareils ont leurs équivalents bien développés chez les Végétaux, quoiqu’ils y présentent une structure toute particulière. Aussi les a-t-on souvent désignés sous le nom d’appareils de la vie végétative. Au contraire, chez les Végétaux, la sensibilité est réduite aux réactions les plus immédiates des matières sarcodiques sous l’influence des excitations extérieures; en dehors des Cryptogames, dont les éléments reproducteurs sont souvent même seuls mobiles, les phénomènes externes de mouvement se ramènent le plus souvent chez les Plantes à de simples phénomènes de croissance ou de turgescence. Aussi ne saurait-il être question chez elles d’appareils sensitifs ou moteurs, comparables à ceux des Animaux. Ces derniers appareils, souvent appelés pour cela appareils de la vie animale.

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